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Chronique : Le landau du rat – Recueil de nouvelles

le landau du ratUn recueil de nouvelles déjantées à lire sous acide

Jacques Barbéri est un auteur français de SF qui a écrit nombres de romans, parmi les plus marquants : L’homme qui parlait aux araignées, Narcose, ou encore Le crépuscule des chimères. Un de ses auteurs de référence est Philip K. Dick.

Avec Le Landau du rat, Jacques Barberi signe un recueil de nouvelles folles, noires, et complètement hors contrôle. Cette anthologie a été réalisée par Richard Comballot, fan de la première heure (dès l’âge de dix-sept ans) et éditeur. Il fut l’un des premiers à « remarquer » l’auteur atypique et prometteur qu’était Barberi, et il lui a déjà consacré plusieurs dossiers dans la revue Bifrost ou encore Galaxies.

Cette intégrale est le deuxième recueil de nouvelles de Barberi publié chez La Volte, le premier était L’homme qui parlait aux araignées.

Des nouvelles à l’ambiance bien particulière

Lire du Barberi, c’est un peu retrouver la nostalgie que peuvent nous apporter les nouvelles de K. Dick ; et pour cause, les deux auteurs ont une chose en commun essentielle : ils se jouent de la réalité et des apparences pour muer le tout en un magma étrange, bizarre et souvent fascinant.

Parmi les nouvelles marquantes, on retiendra certainement Concordance des temps dans un lieu-dit, sorte d’Alice au pays des merveilles encore plus déjanté que l’original où l’on part en incursion dans un univers totalement psychédélique.

La grande oiseau, très belle romance sur fond d’impossible saura aussi marquer durablement les esprits par sa beauté, son atmosphère de nostalgie et d’amour mêlés.

Mais certaines des nouvelles ne relèvent pas du tout de la science-fiction, comme L’éternel retour, qui est une très courte nouvelle basée sur les souvenirs d’enfance, la nostalgie, la famille… magnifique et poignante avec une très belle chute.

Vous l’aurez compris, ce livre a de quoi contenter des goûts divers et variés en matière littéraire.

Une plume marquante et sublime

Rarement un texte a su toucher aussi bien celui qui le lit. Barberi a le don des mots, et il le montre à chaque instant. Que ce soit dans l’horreur ou la magnificence, ses phrases portent et font mouche pour atteindre le lecteur dans son âme, ou du moins dans son amour des belles phrases.

Parmi les nouvelles, vingt-sept au total (dont certaines co-écrites), vous en trouverez certainement une à votre goût.

Mélange subtil de violence, de paranoïa (et autres travers humains) et de poésie, Le Landau du rat séduira les fans de Dick, les fans de SF mais pas seulement : les amoureux de la langue française ne seront pas en reste avec ce beau recueil qui mérite une place dans toute bonne bibliothèque.

Cette chronique a été réalisée pour le site ActuSF

8/10

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Chronique Jeunesse : Histoires bizarres de Balthazar – Tome 1 – Le terrible loup-garou

Histoires bizarres de balthazar 01Un roman pour la jeunesse à l’ambiance sombre et mystérieuse entre fantastique et piraterie

Premier roman d’une série jeunesse, les histoires bizarres de Balthazar sont publiées aux éditions Bayard Jeunesse. Son auteur, Chris Mould est d’origine anglaise.

Une maison lointaine en héritage…

Notre histoire commence un jour où le jeune Balthazar Clairon trouve au pas de sa porte une grosse clé en argent : c’est celle de la maison de son grand-oncle, décédé qu’il n’a jamais connu.
C’est ainsi qu’il se retrouve le propriétaire d’une immense maison sur la petite île de La Roche-Crampon sur laquelle il va devoir se rendre pour diverses raisons administratives. Balthazar laisse donc sa famille pour quelques semaines, lui qui n’a jamais quitté sa petite ville natale se trouve livré à lui-même.

Des habitants peu chaleureux et d’étranges instructions

A peine arrivé, Balthazar ressent déjà l’étrangeté de la petite ville La Roche-Crampon, les habitants sont étranges, peu loquaces et avant que le soleil se couche, tout le monde se précipite dans sa maison. Il semblerait qu’une fois la nuit tombée une créature carnassière rôde dans les rues… un loup-garou.
Dans le même temps, notre jeune homme découvre au fur et à mesure les objets laissés par son grand-oncle, dont certains semblent attiser les convoitises…

Beaucoup de mystères et d’aventures donc dans ce premier tome. Les histoires bizarres de Balthazar sont sympathiques et plairont sans aucun doute à tout jeune garçon dès l’âge de 9 ans. L’écriture de ce petit roman table sur le genre humoristique et décalé en mêlant intrigues donnant quelque chose d’original et de plaisant.

Les petites illustrations intérieures qui parsèment le roman sont jolies et agréables. Donnant aux personnages des visages anguleux et austères qui collent très bien à l’esprit du livre.
Cependant, on regrettera le manque de soin apporté à la couverture, d’un rouge vif avec des ombres peu esthétiques, il aurait été plus sympathique à mon avis d’utiliser une des illustrations intérieures.

En conclusion, le premier tome de cette nouvelle série annonce des lectures sympathiques pour les jeunes garçons, où ils croiseront pirates, monstres, mystères et aventures. A suivre avec la sortie du second tome dans quelques mois.

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Chronique jeunesse : Les sept clés du pouvoir – Tome 1 – Lundi mystérieux

Les sept clés du pouvoir 01Un univers foisonnant à nul autre pareil

Garth Nix est un auteur jeunesse d’origine australienne. Le fantastique est son domaine de prédilection, comme il va nous le prouver avec la série haute en couleurs des Sept clés du pouvoir.

Tout commence un lundi

Arthur, un jeune garçon d’une douzaine d’année se retrouve à l’école après plus d’un mois d’absence, car hospitalisé à cause de son asthme… il a donc pris du retard, a loupé la rentrée des classes et n’a pas eu l’occasion de se faire des amis. En bref, tout commence mal. Mais ça n’est que le début.Suite à un effort en cours de sport Arthur se retrouve évanoui, pris d’une crise d’asthme dont il n’arrive pas à se remettre. C’est alors que les choses bizarres commencent, un homme étrange habillé à la mode d’il y a des siècles lui fait don d’une « Clé » et disparaît.

Un premier tome initiatique

Dès la première page, Garth Nix nous transporte dans son monde, il y est question de Testament, de Volonté Ultime, de Renifleurs et autres créatures mystérieuses et dangereuses. Il n’est pas possible de résumer ici l’univers si dense et si particulier de l’auteur, d’autant plus que son œuvre n’est comparable à aucune autre…
Personnellement, c’est justement ce qui m’a plu ici : là où d’autres romans foisonnants se perdent en explications nombreuses et peu explicites, Les sept clés du pouvoir sais imposer sa façon de fonctionner et l’on n’a alors que deux choix possibles : adhérer à fond ou détester profondément l’univers.

L’histoire en elle-même est assez classique, on y trouve un élu, une quête et un guide pour la mener à bien mais tout cela est déguisé de façon habile, passionnante.

Une seule envie, passer à la journée suivante

Tel un rite de passage, ce premier tome n’étant qu’une introduction à ce monde étrange, il est aussi un test pour le lecteur, car au commencement, il faut abandonner tout ce qui est logique et bien défini. A très bientôt donc pour la rencontre avec Les Jours à Venir, qui m’a l’air de très bon augure…Article rédigé pour le site Actusf

 

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Chronique : Mon petit mari

Mon petit mariÉtrange histoire que celle de Mon petit mari, qui nous expose à un amour peu commun : celui d’un homme d’un mètre soixante (Léon) avec une femme de plus d’un mètre quatre-vingt (Solange)… les têtes se tournent sur leur passage, mais ils n’en ont cure. Les amis de la femme s’affligent de la voir avec un si petit homme alors qu’elle pourrait avoir les plus beaux et les plus grands hommes à ses pieds… mais elle s’en fiche !

Jusqu’au jour où… Léon se met à rétrécir ! L’écart entre eux se creuse… et leurs enfants ont de plus en plus de mal au fur et à mesure qu’ils grandissent à reconnaitre l’autorité de leur petit père.

C’est ainsi que l’on plonge dans un mélange bizarre entre vie de couple et fantastique pour le meilleur et surtout pour le pire : le début du livre est vraiment intéressant mais tout part en vrille dès lors que Léon rétréci. L’auteur s’est laissé emporté dans des délires parfois louches pour ne pas dire carrément malsains (en particulier les passages montrant le peu d’autorité que possède Léon sur ses enfant, ou encore les moyens qui font qu’il a d’autres enfants après avoir rétréci). Et plus on avance dans le livre plus les personnages sont cruels envers le personnage principal, trop cruels pour être réaliste.

La majorité du roman est une mauvaise blague qui donne un intense sentiment de déception au lecteur croyant avoir fait une bonne affaire… dommage, le début était si bien parti… peut-être qu’à force de vouloir être original Pascal Bruckner s’est-il égaré.

3/10

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