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Chronique jeunesse : Angelica Varinen – Tome 1 & 2

Une nouvelle série de romans policiers à destination des jeunes lecteurs !

Si Maisie Hitchins devait avoir une grande sœur, une chose est sûre elle s’appellerait Angelica Varinen ! Toute nouvelle saga de romans à destinations des 8/10 ans écrite par l’auteure française N.M. Zimmermann, Angelica Varinen est une série qui compte pour le moment deux tomes chez Flammarion.

Si vous ne connaissez pas encore cette auteure que j’apprécie beaucoup, elle a écrit tant d’ouvrages que je ne vais pas tous vous les lister, mais voici mes préférés d’elle : Une histoire terrifiante – Le miroir aux sortilèges, la collection Le grand livre de l’horreur… L’auteure étant une amoureuse du Japon, beaucoup de ses ouvrages tournent autour de la culture nippone : L’amour le Japon les sushis et moi, Le fantôme de la tasse de thé

Une jeune demoiselle très curieuse…

Le moins que l’on puisse dire sur Angelica Varinen, c’est qu’elle est très curieuse. Extrêmement curieuse… à tel point que s’en est maladif ! Impossible pour elle de ne pas avoir la réponse à un mystère ou une énigme, c’est ainsi qu’elle se fourre dans quantité de situations compliquées. Et totalement inappropriées à sa condition ! Mais qu’importe, du moment qu’Angelica trouve la réponse…

C’est ainsi que dans les deux premiers tome, Angelica réussit à résoudre deux enquêtes que même les policiers n’ont pas réussi à résoudre.

Cette chronique réunit donc mon avis sur les deux premières enquêtes. Le tome 1 – Le voleur de bijoux et le tome 2 – L’affaire de la licorne.

… et au caractère bien trempé !

L’ambiance de cette petite saga pour la jeunesse est très agréable. Dans une ère pseudo victorienne, le tout mâtiné de fantastique, le mélange fonctionne à merveille. De plus, l’auteure a créé ses propres créatures magiques, notamment Naali, la renarde arctique d’Angelica qui a la pouvoir de se téléporter.

Et puis, la jeune enquêtrice en herbe est fort bien entourée : entre ses amies qui lui demandent d’enquêter et son majordome surprotecteur, elle n’a pas le temps de s’ennuyer ! Mais dès qu’elle le peux, elle échappe à toute surveillance…

C’est ainsi que dans le premier tome, elle va se mettre en danger pour confondre les coupables de vols de bijoux, quitte à prendre de grands risques. Angelica repère un schéma étrange dans les vols qui ont lieux dans leur ville…

Dans le deuxième opus, moins de dangers, mais beaucoup de malice. L’enquête est bien tournée, on pousse les lecteurs à réfléchir eux aussi aux potentiels coupables. Et comme il est question d’une licorne, c’est encore plus intéressant !

Alors, oui, les enquêtes sont assez réussies, les illustrations sont de toutes beauté et l’histoire fonctionne très bien. Mon seul bémol est à mettre sur la personnalité même de l’héroïne, que je trouve trop présomptueuse la plupart du temps.

Angelica est très imbue d’elle-même. Sous prétexte qu’elle est douée, elle se permet des remarques désobligeantes et une attitude qui frise l’irrespect… Cet aspect du personnage le rend pour moi peu attachant, et c’est dommage car elle avait tout pour me plaire au premier abord.

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Mais comme je n’ai que cela à reprocher à la série on peux dire sans mal que ces deux premiers tomes sont une réussite. Pour ceux et celles qui aiment les mystères et l’aventure, ce sera la lecture parfaite… Le texte est très aéré, les dessins aidant à dévorer avec encore plus d’efficacité ces deux premiers tomes. En bref, on passe un bon moment.

PS : Notons au passage les très belles illustrations de Noémie Chevalier. Que ce soit la couverture ou l’intérieur des ouvrages, les dessins sont superbes !

Chronique : Agatha Raisin – Tome 2 – Remède de cheval

Une suite tout aussi fraiche et sympathique que le premier opus !

Agatha Raisin est une série 100% British qui vous fera passer un excellent moment de lecture. Si vous aimez les romans frais, drôles, aux personnages mémorables et attachants, vous êtes parfaitement tombés.

En France, il y a déjà dix tomes de parus, tous aux éditions Albin Michel. Mais en Angleterre, il y a déjà vingt-huit ouvrages de parus !

Un vétérinaire au charme fou

Enfin, après un premier tome très mouvementé, Agatha Raisin est bien installée au calme dans son petit cottage de Carsely, avec ses deux chats. Mais bien qu’elle soit enfin dans les conditions idéales pour se reposer et vaquer à ses occupations Agatha va soulever un nouveau lièvre… comment ? qui ? pourquoi ? Impossible de tout vous raconter, mais il est question d’un vétérinaire mort par accident et d’une Agatha toujours un peu trop curieuse… Alors, qu’en est-il vraiment ? Elle et son beau voisin James Lacey décident de tirer ça au clair !

Un second tome tout aussi drôle et délicieux

Une chose est certaine, ceux qui étaient tombés sous le charme de La quiche fatale seront tout aussi conquis par Remède de cheval. On a beau avoir les même genres de ficelles, c’est avec grand plaisir que l’on découvre cette nouvelle aventure d’Agatha Raisin !

Plus que pour l’intrigue, c’est surtout pour les personnages et l’ambiance que l’on a envie de connaître l’histoire. Agatha est totalement accro à James Lacey, mais lui semble totalement indifférent… cela va-t-il durer ? Et puis, il y a bien entendu l’affaire de ce vétérinaire décédé brutalement suite à une mauvaise manipulation… Sans oublier tous ces détails et autres personnages qui font de la saga ce qu’elle est : captivante et drôle à tous points de vue.

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En somme, ce second tome confirme la réussite de cette série de livres. Attention toutefois à ne pas lire les Agatha Raisin à la suite, car ils peuvent paraître assez redondants. Le mieux est d’en espacer les lectures pour en conserver toute la saveur (et ne pas les dévorer très vite ! C’est comme une gourmandise sucrée ces livres). Bref, c’est la parfaite lecture doudou/cocooning pour qui veut passer un merveilleux et doux moment de lecture !

La série de romans Agatha Raisin :

  • Tome 1 – La quiche fatale
  • Tome 2 – Remède de cheval
  • Tome 3 – Pas de pot pour la jardinière
  • Tome 4 – Randonnée mortelle
  • Tome 5 – Pour le meilleur et pour le pire
  • Tome 6 – Vacances tous risques
  • Tome 7 – A la claire fontaine
  • Tome 8 – Coiffeur pour dames
  • Tome 9 – Sale temps pour les sorcières
  • Tome 10 – Panique au manoir
  • Tome 11 – L’enfer de l’amour
  • Tome 12 – Crime et déluge
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Chronique : Autopsie – Tome 1 – Whitechapel

L’histoire de Jack l’éventreur revue et corrigée avec talent… Le tout dans une ambiance des plus réussies et de nombreuses références cachées…

Premier tome d’une nouvelle série destinée aux adolescents (mais pas seulement), AutopsieWhitechapel nous fait découvrir autrement le mythe de Jack l’éventreur… mais pas seulement !

Il s’agit du premier ouvrage de Kerri Maniscalco à sortir en France et on espère vivement voir la suite sortir chez nous prochainement…

L’ouvrage est paru chez Milan, avec une couverture des plus captivantes et terriblement explicites réalisée par Guillaume Morellec.

Une apprentie médecin-légiste à l’époque victorienne

Etre une femme curieuse des sciences et plus particulièrement des cadavres est une « qualité » peu répandue pour l’époque… Et surtout extrêmement mal vue. C’est pourtant la passion d’Audrey Rose, qui assiste son oncle dans l’étude des dépouilles, au service des forces de police. Mais depuis peu, les morts pleuvent à Londres, et Audrey Rose tente par tous les moyens de trouver le point commun entre toutes ces femmes tuées froidement… tout en faisant fi du danger pour elle-même et ses proches.

Un roman historique passionnant et bien campé

Dès les premières pages, on est plongé dans l’ambiance morbide et sombre de ce roman pas comme les autres. Pour un roman destiné aux ados, il est très noir ! Et ce n’est pas pour déplaire, bien au contraire.

L’héroïne, Audrey Rose, est indépendante, volontaire, et se bat coûte que coûte pour garder la mainmise sur sa vie malgré la surprotection de son père et de son frère… mais c’est loin d’être un acquis. Elle se bat tous les jours pour avoir le droit de continuer à disséquer et apprendre les différentes méthodes d’analyse des cadavres avec son oncle.

Outre la partie polar et suspense, vous découvrirez également un mélange de genres inattendu, mais je ne vous en dit pas plus pour vous préserver la surprise ! Et malgré le fond très sombre de cette sordide histoire, il y a même une légère romance (très plaisante).

Autre fait plaisant, Kerri Maniscalco fait de nombreux clins-d’œil à la littérature du 19ème siècle. C’est amené de façon subtile et fort intéressante, ce qui laisse présager de nombreuses autres références dans les tomes à venir…

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Alors, qui est le fameux Jack L’éventreur de cette histoire qui s’inspire très librement des faits historiques ? A vous de le découvrir en lisant Autopsie – Whitechapel !

C’est un roman enlevé, intelligent, parfois drôle dans ses dialogues (qui nouent suspense et romance), et très sombre… Ce mélange détonnant est très efficace et ne donne qu’une seule envie, lire la suite qui sera elle aussi truffée de références littéraires classiques/gothiques, je l’espère !

A découvrir dès l’âge de 15 ans minimum, mais je pense que les adultes eux-mêmes pourront apprécier ce très bon roman. A classer juste à côté de Petits Meurtres à Mangle Street pour ceux qui aiment les polars victoriens.

Pour aller plus loin :

Le site de l’illustrateur de couverture (il est extrêmement doué), Guillaume Morellec : http://guillaumemorellec.com

Chronique jeunesse : La team Sherlock – Tome 1 – Le mystère Moriarty

Un collège prestigieux aux allures d’ancien pensionnat, d’étranges disparitions… voici le début des aventures de la Team Sherlock !

Stéphane Tamaillon est un auteur pour la jeunesse et les ados, il a écrit de très nombreux romans. La Team Sherlock – Le mystère Moriarty est le premier tome d’une série mélangeant aventure et fantastique, il est paru en août 2017.

Il a notamment écrit la série L’ultramonde, Krine, ou encore la série de bd Cinémonstres. Souvent entre l’Histoire et le fantastique, les univers de Stéphane Tamaillon sont très fédérateurs.

Disparitions au collège Comte-de-Phénix…

Bienvenue dans l’extrêmement prestigieux établissement qu’est le collège Comte-de-Phénix. Il tire son nom de son ancien propriétaire… dont la légende n’est plus à faire !

Mais trêve de digressions, car depuis peu au collège, ont lieu des disparitions inquiétantes. Deux élèves ont déjà disparus dans des circonstances ont ne peux plus bizarres… C’est ainsi qu’un trio « d’amis » (au début, rien n’est moins sûr) va fonder la Team Sherlock ! Au programme, démasquer le ou la coupable qui est derrière tout cela… Et la petite équipe a déjà des idées sur le coupable idéal… Il ne « reste » plus qu’à le confondre !

Mais bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Entre technologie et clin d’œil rétro, voici donc la première aventure de la Team Sherlock…

Entre désuétude et aventure… sans oublier de nombreuses référence à la littérature !

Immédiatement, on se plonge dans l’histoire plaisante et dynamique de la Team Sherlock. L’ambiance du pensionnat austère a toujours un attrait non négligeable, surtout quand elle est bien campée… Et c’est le cas !

Il y a certaines caractéristiques des personnages qui sont stéréotypées, comme la geek en la personne d’Haruko, qui pirate tous les systèmes de sécurité imaginables alors qu’elle a à peine quatorze ans. Mais on peut mettre ça de côté, car on passe tout simplement un bon moment.

Le mélange de genres fonctionne ainsi très bien. On navigue entre aventure, enquête, références à la littérature et fantastique. Le tout est fort bien mené et aura donc de quoi plaire aux lecteurs âgés entre 9 et 11 ans.

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Ainsi, on a qu’une seule hâte après avoir terminé cette lecture, passer au second tome ! Mais il n’est pas encore paru… alors patience, et surveillez vos arrières, le danger rôde peut-être…

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Seul bémol : Je ne trouve pas la couverture du roman très engageante. Le visage des personnages tout particulièrement est assez bizarre. Surtout celui de Célandine, la jeune fille rousse. Je le trouve disproportionné… Le reste de la couverture fonctionne, c’est uniquement le visage, plus spécifiquement les yeux de Célandine qui sont étrangement agencés…

Chronique roman jeunesse : La carotte se prend le choux

Une série d’enquêtes pour la jeunesse ayant pour protagonistes des légumes… le tout agrémenté de dialogues extrêmement florissants !

Emmanuel Trédez est un auteur français spécialisé dans la littérature jeunesse. La série En avant foot, Hercule, attention, travaux !, Qui veut le cœur d’Artie Show ?, tout cela, c’est lui !

Avec les romans Le hibou n’est pas manchot et La carotte se prend le chou, les éditions nous proposent de (re)découvrir ses romans.

Paru initialement en 2008, La carotte se prend le chou s’offre un nouveau design de couverture beaucoup plus sexy que précédemment. C’est l’occasion de se lancer dans cette nouvelle lecture !

Quatre enquêtes vitaminées d’Achille Carotte

Tout est dit dans cette petite phrase d’accroche apposée sur la couverture. Nous suivons le détective Belge de renom Achille Carotte : cereal killer, disparitions, légumes apeurés (et pas en purée), suivez des enquêtes totalement débridées et bourrées de jeux de mots !

Une série d’histoires efficaces et sympathiques

Adaptées à des jeunes lecteurs dès l’âge de 9-10 ans environ (l’éditeur dit 8 ans, mais je trouve qu’il y a trop de texte et de jeux de mots pour la bonne compréhension d’un lecteur de cet âge…), les enquêtes d’Achille Carotte sont aussi drôles qu’efficaces.

En effet, on entre immédiatement dans le vif du sujet : meurtre d’un citron, histoire d’amour interdite entre deux légumes de type différent… les affaires s’enchainent pour Achille, mais elles ne ressemblent pas !

Pourquoi j’aime ? Parce que l’auteur fait preuve d’une belle créativité dans son écriture. Les jeux de mots sont légion, et lire les histoires à haute voix ajoute à leur efficacité humoristique !

« Zamais un mot plus haut que l’autre, zamais un zeste déplacé ! » dit Louison le Citron…

« Quand Achille raccrocha, il savait qu’il tenait le bambou »

« Willy le Kiwi était épuisé. Peut-être à cause de sa rhubarbe de trois jours… »

Je continue ou vous commencez à cerner l’esprit de ce recueil d’enquêtes ? En somme, ce roman jeunesse est tout simplement à découvrir d’urgence par les enfants. Ceux qui aiment les enquêtes et l’humour seront servis, ceux qui aiment l’originalité également… Bref, cette découverte du monde d’Emmanuel Trédez est une véritable petite réussite.

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Pour ceux qui ont aimé ce roman, n’oubliez pas qu’il y a également dans la même collection Le hibou n’est pas manchot. Tout aussi efficace et bourré d’humour !

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Chronique : Les enquêtes de Middleton & Grice – Tome 1 – Petits meurtres à Mangle Street

Le premier tome d’une saga policière aux délicieux accents british… en pleine ère victorienne !

Paru aux éditions City en 2015 sans faire trop de vagues, Petits meurtres à Mangle Street est un roman qui vous fera passer un délicieux moment. Le premier tome est disponible en poche octobre 2016 et gagnerait à être connu ! C’est donc l’occasion (si ce n’est déjà fait) de découvrir une série de romans aux personnages forts et attachants… même les plus détestables !

Le second tome de la série est d’ailleurs paru en mars 2017, toujours chez City. Mais il y a encore de nombreux opus à découvrir…

Des meurtres sanglants pour un détective aussi doué qu’odieux

Sydney Grice n’est pas en odeur de sainteté dans Londres, c’est le moins que l’on puisse dire à son sujet… Depuis qu’il a mené à la potence un innocent il fait partie des gens à éviter farouchement… Sauf que ce même homme est également l’un des détectives les plus doués de son époque, comme va nous le prouver ce roman policier.

Aidé par March Middleton qu’il tolère plus qu’il ne l’accepte (oui, il est aussi sexiste), Sydney va tenter de résoudre une affaire des plus étranges…

Une ambiance aux petits oignons et des personnages décapants !

On peut reprocher aux personnages d’être l’archétype du macho ou de la jeune femme intelligente et séduisante qui s’ignore, mais qu’importe. On se laisse prendre avec facilité dans l’histoire tant l’écriture – et surtout les dialogues – est drôle et piquante.

J’ai adoré découvrir et parfois détester ces deux personnages qui forment un duo à la fois intelligent et comique. L’enquête passe d’ailleurs parfois au second plan à cause (ou grâce ?) à cela !

L’intrigue policière en elle-même est intéressante, mais pas incroyable. On ne lit pas forcément ce livre pour découvrir une affaire diaboliquement bien ficelée, mais plus pour se divertir. En tout cas, ça a été mon cas. J’ai trouvé cette lecture fort distrayante (malgré force détails sanglants) et sa force réside dans ses personnages affirmés. Qu’il s’agisse du duo principal ou de la petite servante qui furète partout, tous ont un rôle à jouer, et ils le campent à merveille.

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En somme, c’est un petit coup de cœur non pas pour la partie policière, mais pour les magnifiques réparties imaginées par M.R.C Kasasian ! J’ai en tout cas hâte de découvrir la suite des aventures de Middleton & Grice… Le second tome s’intitule La malédiction de la Maison Foskett.

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Chronique : Agatha Raisin – Tome 1 – La quiche fatale

Le premier tome d’une série soooo British et craquante !

La quiche fatale est l’étrange titre du premier tome de la saga anglaise Agatha Raisin. Le premier d’une très longue série ! En France, nous avons pour le moment six tomes de parus chez Albin Michel, mais en VO, il y en a bien plus.

Pour les futurs moments de détente et de rires, vous pouvez ainsi remercier M.C. Beaton, l’auteure et créatrice de cette saga à l’héroïne curieuse et gaffeuse. Impossible de ne pas tomber sous le charme d’Agatha Raisin… je vais vous dire pourquoi !

Un besoin de calme et campagne après une vie active éreintante

C’est décidé pour Agatha Raisin : elle quitte Londres pour la campagne anglaise. Adieu l’agence de presse très cotée qu’elle a créé, les rendez-vous en chaîne, les coups de fils incessants, les dîners professionnels… Non, maintenant, c’est une vie calme et tranquille qui attend Agatha Raisin. C’est ainsi qu’elle prend une retraite anticipée et se trouve un adorable petit cottage dans un village reculé du pays, dans les Cotswolds.

Parfait… pour mourir d’ennui ! Ou mourir tout court… Comme va très vite le constater Agatha Raisin.

En effet, l’événement du village qu’est le concours de quiches va être le théâtre d’un drame. La quiche d’Agatha Raisin va tuer l’un de ses voisins ! Mais ce n’est pas elle qui a fait cela… mais alors qui donc a empoisonné la quiche de notre héroïne cinquantenaire ?

Elle qui a déjà du mal à s’intégrer au village à cause de son mode de vie trop citadin et son franc-parler, son meurtre par quiche interposée va rendre l’ambiance glaciale…

Fun, déjanté, improbable… et tellement génial !

Entre Agatha Raisin et moi, ce fut un coup de foudre immédiat. Premièrement, pour les couvertures à la fois drôles et décalées. Deuxièmement à cause du ton léger et drôle du roman… On se plonge avec délices dans l’ambiance d’une petite ville du fin fond de l’Angleterre. Merveilleux.

Dans ce premier tome, on fait la connaissance de la plupart des personnages qui seront récurrents par la suite : le couple de vieux insupportable qui n’a rien et qui veux tout (et qui fait aussi office de commère), la voisine acariâtre, l’homme à femmes, la riche propriétaire, la femme du pasteur, le policier… etc.

Tous ont leurs petits travers, défauts agaçants ou autre… mais Agatha est la pire de tous ! Commère, curieuse, insupportable par moments, exigeante… elle a tous les défauts et plus encore. Et je crois que c’est pour ça que je l’aime. Elle est juste normale, drôle, et surtout elle ose.

Elle veut absolument savoir comment sa quiche a pu tuer l’un de ses voisins, mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce n’est que sa première enquête ! En effet, elle est si curieuse que même quand ça ne la concerne pas, elle s’en mêle, parfois plus que la police…

D’ailleurs, en parler des forces de l’ordre, vous découvrirez le charmant Bill Wong, un personnage que j’ai trouvé très attachant. Il a un petit quelque chose qui donne envie de tout avouer (même si vous n’avez rien fait !).

……

Alors, ce premier tome est-il un coup de cœur ? Oui ! J’ai adoré les frasques/bêtises/répliques d’Agatha. Cette femme a beau avoir la cinquantaine passée, elle est plus jeune dans sa tête que beaucoup de « jeune ». Elle s’autorise tout, est créative, drôle… on ne peut que tomber sous son charme étrange et pimpant.

Est-ce que j’y retournerais ? Oui, d’autant qu’il y a déjà six tomes de la série parus en France chez Albin Michel et que ça n’est pas près de s’arrêter vu le succès…

PS : Agatha Raisin a été adapté en série télévisée en Angleterre. En France, c’est France 3 qui a diffusé les épisodes. J’ai trouvé que c’était une excellente adaptation des ouvrages de M.C. Beaton. Les scénarios diffèrent légèrement sur le développement des personnages, mais l’ambiance est bien retranscrite, c’est à découvrir.

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Chronique : Meurtres à la pause-déjeuner

Un roman policier à la façon italienne… bourré de suspense, sans oublier une bonne dose d’ironie !

Viola Veloce est une auteure italienne et… c’est absolument tout ce que l’on sait d’elle. En effet, elle écrit sous pseudonyme, on sait seulement que comme son héroïne, elle travaille dans une grande entreprise italienne.

Meurtres à la pause-déjeuner est son seul roman paru en France, il est édité aux éditions Liana Levi, dans la collection Piccolo.

Il était une fois… sérial killer en entreprise…

Des pieds qui dépassent dans les toilettes d’une grande entreprise, voici la terrible vision qui accueille Francesca. L’une de ses collègues vient d’être étranglée, nul ne sait par qui ni pourquoi, mais le tueur qui sévit dans l’entreprise n’en est qu’à sa première victime…

Qui peut bien en vouloir aux salariés du service de planification de cette grande entreprise milanaise ? Quel avenir attend les salariés « survivants » ? Comment Francesca va-t-elle faire face à ce terrible coup du sort, elle qui vient de subir une rupture violente et qui subit également l’inquiétude constante de ses parents ? En plus de se gérer elle-même, ce sont également les espoirs et les craintes de son entourage étouffant qu’elle doit tenir éloignés d’elle… au risque de devenir folle !

Caustique, drôle, mordant… et bien mené

Si vous recherchez un bon roman à la fois bien écrit, inclassable et très distrayant, vous êtes au bon endroit !

Meurtres à la pause déjeuner est un livre que j’ai vraiment aimé, malgré quelques petits passages à vide. Entre le roman humoristique et le genre policier, l’auteure n’a pas su choisir, mais qu’importe, au contraire. Ça donne justement à ce livre une saveur à nulle autre pareille.

On y découvre ainsi le monde « fabuleux » des grandes entreprises avec leurs syndicats, leurs mises au placard, leurs coup de pression, les suspicions entre collègues. Bref, c’est génial et très réaliste.

Au passage, c’est le personnage de Francesca que nous allons voir sous différents jours. Celui de l’entreprise, oui, mais également celui de la vie personnelle, et même sentimentale. Le choc culturel entre elle et ses parents est d’une telle violence qu’il en devient drôle. D’ailleurs, la façon dont elle se dépatouille de leurs tentatives pour lui trouver un fiancé est très amusante !

Le seul petit défaut que l’on pourrait reprocher à ce roman, c’est qu’il tourne parfois en rond. Il y a un passage à vide au niveau des trois quarts du roman qui pourrait décourager un peu. Mais tenez jusqu’au bout, car la fin vaut le détour. Vous saurez qui a tué et pourquoi, et ça, il faut avouer que c’était une idée créative.

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Alors, si vous voulez découvrir un roman original Meurtres à la pause déjeuner est absolument parfait. Décalé, mais pas trop. Bien écrit et traduit, les éditions Liana Lévi ont fait un beau travail dessus. En plus, c’est l’occasion de découvrir un peu plus la littérature italienne !

PS : Je trouve que la couverture colle parfaitement à l’ambiance du livre… Cette femme à son bureau, le regard dans le vague, entourée de couleurs un peu fades et tristes. C’est le visuel parfait.

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Chronique Jeunesse : Mamie Polar – Ramdam au musée

Tenez-vous bien, Mamie Jo mène l’enquête… et elle est en super forme !

Mamie Polar est une toute nouvelle série de romans pour la jeunesse parue chez Scrinéo Jeunesse. Deux tomes sont parus simultanément en avril 2017.

L’auteur, Régis Delpeuch, a déjà quelques livres à son actif : Quand Marcel et ses amis découvrirent la grotte de Lascaux (Scrinéo), et toute une série de romans pédagogiques.

Un troisième tome de Mamie Polar est déjà à paraître en septembre prochain, et chose utile à savoir, il n’y aucun ordre à respecter ! Vous pouvez lire l’histoire qui vous tente le plus.

Momo a disparu !

Momo, le SDF du quartier, celui qui aide tout le monde, qui est gentil, adorable, serviable… a disparu ! Pour la police, ce n’est qu’un SDF, et la disparition de Momo n’en est pas vraiment une. Mais pour Camille et Lucas, c’est un véritable drame car Momo fait partie de l’âme du quartier. Comment résoudre le mystère de sa disparition ?

Les enfants décident d’en référer à une personne dynamique, intelligente, vive d’esprit et bourrée d’humour : leur super mamie ! Mamie Jo est une fraiche retraitée qui a été directrice d’école pendant plus de vingt ans. Elle adore ses petits enfants et les prend toujours sérieux. Alors, s’ils ont un problème, elle va tout faire pour les aider à le résoudre, même si la police ne veut pas agir.

Un petit roman policier prenant, malin et plaisant

Que ce soit au niveau de l’histoire, des personnages, des dialogues, Ramdam au musée est un très bon roman pour la jeunesse. On peux le proposer aux lecteurs de 9 ans environ. Pour tous ceux qui ont envie d’une histoire dynamique et drôle avec un peu suspense, c’est parfait.

Les chapitres sont extrêmement courts (quelques pages à peine), ce qui est motivant pour les jeunes lecteurs. Il y a parfois de petits logos à côté des noms de personnages pour savoir qui est qui (très bonne idée, je trouve !), certaines phrases sont en gras pour attirer l’attention. Tout est fait visuellement pour que le lecteur soit à l’aise dans sa lecture.

L’histoire de ce petit roman est quant à elle simple mais très efficace. On découvre le monde des œuvres d’art et des trafics qu’il peut y avoir autour ! Mais très brièvement, car l’intrigue tourne énormément autour de Mamie Jo et de sa personnalité extrêmement vive. Mamie Jo ose tout, même le plus improbable, et c’est certainement pour cela qu’on l’apprécie…

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Alors, cette nouvelle série jeunesse vaut-elle le coup ? Oui ! Pour tous ceux qui cherchent des romans  policiers à lire dès 9 ans, c’est absolument parfait ! Il n’y a rien a redire, et c’est d’ailleurs pour cela que je vais lire l’autre tome de la série : Fallait pas toucher à l’école de Mamie Jo.

Chronique Jeunesse : Super Vanessa et la Crique aux fantômes

Un roman pour la jeunesse dans l’ambiance d’un des meilleurs épisodes de Scooby Doo !

Florence Hinckel, l’une des auteurs de la série ado emblématique U4 revient à la jeunesse avec Super Vanessa et la crique aux fantômes, dans la collection Pépix. Elle avait déjà écrit dans la même collection Super Louis et l’île aux 40 crânes en 2014.

En jeunesse, on lui doit également la série Le Chat Pitre (Nathan), Mémoire en mi (Syros), et une foule d’autres romans chez Rageot, ou encore Oskar.

Il se trame des choses étranges dans la petit ville de Cygne-sur mer…

Bienvenue dans une ville typique et charmante dont même le nom est source de curiosité : Cygne-sur mer. C’est ici que vie la jeune Vanessa, mais également Louis, Brutus, et une foule d’autres enfants.

Depuis l’annonce d’un tournage très important du réalisateur renommé Marc Oreille, la bourgade est en ébullition… et des événements étranges surviennent : apparitions, voix surnaturelles, etc… A quoi sont dues ces manifestations qui terrifient peu à peu la crique ? Vanessa va mener l’enquête, aidée par ses amis Louis (surnommé ici Loulou), Gus, surnommé Brutus, Marius-la-ficelle et Adam-le-Roux !

Drôle, bien ficelé, le tout avec une ambiance GÉNIALE

De l’ambiance en passant par l’intrigue et la façon dont sont campés les personnages, tout fonctionne à merveille dans ce roman.

On (re)découvre Louis, le même que dans l’ouvrage Super Louis et l’île aux 40 crânes, mais aucune obligation pour le lecteur de le lire pour apprécier et comprendre pleinement Super Vanessa et la crique aux fantômes. J’ai d’ailleurs préféré l’histoire de Vanessa à celle de Louis, et de loin !

Ici, vous aurez donc une histoire sur fond d’esprits, de fantastique et de mystère… Vous découvrirez également une amitié naissante entre deux personnes qui se détestent absolument, mais qui grâce à une simple phrase, vont réussir à se découvrir.

Quant à l’ambiance Scooby Doo dont je vous parlais en phrase d’accroche, je trouve qu’il n’y a pas mieux pour décrire en peu de mots ce roman. Tout y est : le mystère, le côté surnaturel, un duo de malfrats, une histoire d’argent et d’héritage… et une supercherie mise au grand jour !

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En somme, c’est avec enthousiasme que je vous conseille cet ouvrage pour les enfants à découvrir dès l’âge de 9 ans environ. On découvre le monde du spiritisme et du cinéma (et de ses horribles castings), tout en s’amusant. Garçons ou filles, peu importe, ils auront un plaisir fou à découvrir cette histoire !

PS : Mention spéciale à l’illustratrice, Caroline Ayrault. Ses petits fantômes à chaque début de chapitre (tous différents !) m’ont beaucoup fait sourire. En particulier les fantômes qui ont peur… ça fait peur !