Archives du mot-clé bizarre

Chronique : La mystérieuse bibliothèque de Blackwood Abbey

Hester Fox est une autrice américaine à temps plein. Elle est spécialisée en histoire et en archéologie. La mystérieuse bibliothèque de Blackwood Abbey est son second roman à paraître en France.
Son premier roman, La berceuse des sorcières, était paru chez Faubourg Marigny avant de paraître en poche aux éditions J’ai Lu.

Un étrange héritage…

La jeune Ivy Radcliffe, 23 ans, a tout perdu durant les horreurs de la première guerre. Mais il semblerait que le destin lui sourie enfin. Elle vient de recevoir le courrier d’un notaire, et ce qu’elle va découvrir lors de son entretien dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Ivy vient d’hériter d’un domaine dans la campagne anglaise. La seule condition pour en jouir étant d’y habiter de façon permanente. Ayant perdu parents et frère durant la Grande Guerre, Ivy part sans un regard en arrière.

Mais à peine arrivée dans ce qui est maintenant son domaine, Ivy sent l’ambiance pesante de l’abbaye. Elle qui adore les livres, elle découvre que le bâtiment est doté d’une des plus belles bibliothèques de la région… Mais même cela ne suffit pas à enlever à Ivy qu’il se passe quelque chose d’étrange…

Mystères et ambiance feutrée

De façon générale, j’aime beaucoup les parutions des éditions Faubourg Marigny. Elles mettent en avant des héroïnes qui traversent différents grand moments de l’Histoire. Ici, ont retrouve l’élan habituel des romans de la maison, mais pas tout au long du livre…

J’ai été transportée positivement toute la première moitié de l’ouvrage, mais passé la seconde partie, j’ai trouvé le tout très long. Impossible de me concentrer sur le destin d’Ivy qui perd peu à pied, qui mélange passé, présent, souvenirs et rêves… Mais à partir du dernier tiers du roman, j’ai trouvé l’intrigue trop facile.
Pour moi, la qualité première de ce roman était son ambiance. Sombre comme il faut, avec une introduction mystérieuse et bien équilibrée, mais ces qualités se délitent peu à peu, à l’image de la santé mentale d’Ivy.

Je n’en dirait pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue, mais j’ai trouvé le roman très bon dans sa première moitié, mais il est extrêmement dommage que la suite ne soit pas à la hauteur. L’ambiance poussiéreuse et mystérieuse qui recèle de l’ouvrage est réussie, mais cela n’est pas suffisant, et c’est bien dommage.

Pour moi, c’est presque un rendez-vous manqué. Je n’ai jamais été déçue par un roman de cette maison d’édition, et je comprends pourquoi il a été choisi. La mystérieuse bibliothèque de Blackwood Abbey coche toutes les cases du catalogue de la maison : Histoire, héroïne féminine, mystère, héritage surprenant, secrets de famille… Mais quel dommage que tous ces éléments ne donnent pas un tableau final plus original et exaltant !

Ainsi donc, ce roman d’Esther Fox m’a laissée sur ma faim, mais je ne m’avoue pas vaincue. Il est prévu que je lise La berceuse des sorcières, peut-être y trouverais-je ce qui m’a fait défaut ici.

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Hidden Pictures

Vous ne regarderez plus jamais un dessin d’enfant de la même manière après cette lecture !

Hidden Pictures est un roman à classer entre le suspense fantastique et l’horreur, l’ouvrage est paru chez Bragelonne en septembre 2022. Il s’agit du second ouvrage de Jason Rekulak à paraître en France, son premier était publié chez Actes Sud sous le titre La forteresse impossible.
Sur la couverture française, on peut lire un bon mot de Stephen King qui nous conseille vivement l’ouvrage. A-t-il raison ? Pour moi, OUI. J’ai adoré ce livre du début à la fin.

Une réinsertion en douceur

Mallory Quinn est jeune, à peine la vingtaine, mais elle a déjà un lourd passé derrière elle. Ancienne accro à l’héroïne et autres substances hautement addictives, la jeune femme est en rémission depuis vingt mois. Tout semble donc être sur la bonne voie pour elle. Et pour ajouter une autre bonne nouvelle, son parrain vient de lui trouver un job d’été parfait : garder un petit garçon de 5 ans dans une grande maison avec piscine au sein d’une petite ville chic.

Le cadre idéal pour repartir du bon pied dans la vie… Et d’ailleurs, au début tout se passe bien. Il y a juste une chose qui gêne un peu Mallory, mais ce travail est en or, et elle est prête à fermer les yeux sur les dessins de plus en plus étranges que fait le petit Teddy… Mais jusqu’à quand ?

Une intrigue diabolique, maline et captivante !

En quelques pages, Jason Rekulak m’a happée dans son monde. Cette petite ville américaine proprette, cette famille aisée dans ce beau quartier, sa piscine, son cadre idéal… J’adore les mystères, et je les trouve encore plus savoureux quand ils ont lieu dans des quartiers à l’image de Wisteria Lane. Je m’en fait une image de perfection qui cache quelque chose d’étrange, louche, voir même pourri. Comme ça va être le cas ici… Je m’arrête là pour ce qui est de vous « vendre » l’intrigue. Je vous laisse découvrir le reste par vous même. Sachez simplement que l’ambiance et l’intrigue m’ont attrapée en très peu de pages, dessins compris.

Oui, ce sont les dessins de Teddy le noeud du problème qui enfle pour Mallory. Le petit Teddy dessine des choses très classiques au début du roman, mais peu à peu ses personnages deviennent de plus en plus glauques et flippants. C’est cette montée en puissance douce et insidieuse vers l’horreur que j’ai le plus apprécié, ça et une belle surprise dans l’intrigue aux trois-quart de l’ouvrage.
Beaucoup d’indices sont disséminés dans l’ouvrage, mais saurez-vous les voir ? Les déceler ? Les sentir ? Rien n’est moins sûr !

Pour une fois, j’ai donc réussit à être surprise par une intrigue qui a su sortir des sentiers battus et rebattus. Jason Rekulak a su me mener par le bout du nez, et je n’ai rien vu venir, si ce n’est un malaise croissant. Bravo à lui, c’est un régal jusqu’à la toute fin, qui est juste parfaite.

Hidden Pictures est donc un roman à l’intrigue géniale et à l’efficacité redoutable. Pour moi, ça a fonctionné à merveille du début à la fin. Jason Rekulak a su dès la toute première page insinuer du bizarre, et ensuite, c’est impossible à reposer. Merci à lui pour la nuit blanche, j’ai adoré. Mention spéciale aux dessins, qui sont vraiment aussi importants que le texte pour cette intrigue. Ils participent grandement à l’atmosphère glauque qui se diffuse de plus en plus tout au long du roman…

Un petit dessin creepy… le premier d’une longue série…

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique ado : D’or et d’oreillers

Flore Vesco a encore frappé ! Après L’estrange Malaventure de Mirella, De cape et de mots et encore plein d’autres, la voici de retour pour un roman encore une fois génial. Plus mûr, plus réfléchis et tout simplement magnifique à découvrir, il nous parle de liberté, de recherche de soi, des premiers émois, d’exploration sensuelle et d’emprise. Et d’amour, sous quantité de formes… dont certaines terrifiantes.

Un mystérieux beau et riche parti cherche à l’amour…

Voici commence l’intrigue de ce roman, quand on découvre que le plus richissime des partis de la région cherche à prendre femme. Et immédiatement, c’est l’effervescence dans la maison Watkins. C’est dans cette demeure que vivent trois sœurs à marier avec leur mère… et donc trois chances de faire véritablement fortune !
Mais le lord qui cherche à se marier a une demande plutôt étrange… chaque postulante doit rester dormir une nuit, une seule dans son château. Pourquoi donc ? En voudrait-il à la vertu des demoiselles qui cherchent à le conquérir ? Ou est-ce autre chose ?

Mystérieux, gothique et passionnant

Dès les premières pages, j’ai adoré l’ambiance à la fois sombre et étrange de ce roman. On sent qu’il se passe des choses bizarres au domaine du beau et jeune Lord Handerson, mais impossible de savoir quoi ni d’en deviner la teneur… C’est ainsi qu’à travers les yeux de Sadima, une simple servante, on va peu à peu s’immiscer dans les quelques failles qui sévissent.

D’or et d’oreiller est un roman pour les adolescents atypique et fort plaisant qui saura charmer par différents aspects. Tout d’abord, comme toujours avec Flore Vesco, l’écriture est travaillée à l’extrême et pourtant d’une fluidité confondante. De plus, comme d’habitude elle s’amuse des mots avec quantité de palindromes, anagrammes et autres formules lettrées.

Autre trait particulier du roman, bien qu’il y ait uniquement des métaphores sur le sujet on parle par moment de plaisir. Sensuel, méconnu et presque interdit (pour l’époque où se déroule le roman) traite de masturbation féminine, de découverte du corps mais cela avec un « doigté » recherché et très imagé. Je trouve ça bien que le sujet soit évoqué car il est extrêmement rare de lire quoi que ce soit là-dessus dans la littérature ado. Encore une fois, quand c’est masculin en général c’est normal, mais la même chose au féminin n’est jamais mentionné ou même imaginable. Flores Vesco s’affranchit totalement de ce qu’on peut lire et ouvre sa propre voix/e et elle a bien raison.

Mais le plus plaisant selon moi, c’est la façon qu’on a de glisser du roman historique au gothique puis au fantastique qui est extrêmement réussie. Si vous arrivez à deviner ne serait-ce qu’un quart de l’intrigue, je vous tire mon chapeau. C’est tellement déstabilisant et inattendu que je ne vois pas comment vous pourriez trouver le pot aux roses !
Pour ce qui est de l’ambiance et du style, D’or et d’oreillers est à classer pile entre Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brönte et Frankenstein de Mary Shelley. Il n’y a pas de monstre ni de fantôme, mais tout réside dans l’atmosphère et l’époque…

Ainsi, c’est encore une texte de très bonne facture que nous offre ce roman de l’autrice française. Pour le moment, je n’ai eu que des coups de cœur concernant ses écrits… C’est rare, aussi je vous conseille vivement de vous pencher aussi bien sur D’or et d’oreillers que sur le reste de ce qu’elle a écrit ! Belle découverte à vous. Dès 15 ans environ.

Chronique : Le rapport chinois

Premier roman de Pierre Darkanian, ce dernier commence fort avec Le rapport chinois. L’éditeur le compare à La conjuration des imbéciles de Toole à la sauce française. Comparaison assumée jusqu’au choix même de la couverture qui a des similitudes avec une ancienne édition parue chez 10/18 il y a de nombreuses années.
N’ayant pas lu ce classique de la littérature, je me rabats uniquement sur l’excellent moment de lecture que j’ai passé pour vous en parler.

Un cabinet aux salariés triés sur le volet

Tugdual est un sacré veinard, il n’a que très peu d’expérience mais ça ne l’a pas empêché d’être repéré par un chasseur de têtes. Ce dernier le recrute pour le prestigieux Cabinet Michard, une entreprise de conseil qui rédige des rapports aidant de grosses entreprises à prendre des décisions d’envergure.

C’est ainsi donc que Tugdual est recruté par le Cabinet Michard pour sept-mille euros par mois. Et le plus beau dans tout ça ? C’est qu’on ne lui demande même pas de travailler… Tugdual reste ainsi des heures à son bureau à ne rien faire. Comment est-ce possible pour un cabinet aussi prestigieux qui a pignon sur rue ?

La quintessence de l’absurde

Lire Le rapport chinois, c’est accepter de plonger tête la première (comme cet homme en couverture) en absurdie. Le travail de Tugdual est étrange, ses rares collègues le sont encore plus et on comprend de moins en moins comment un tel incapable peut gagner autant en faisant si peu (rien, le néant).
Et pour couronner le tout, Tugdual est un personnage à la fois attachant et… très détestable par certains aspects. Il est d’un paternalisme insupportable avec sa bien-aimée Mathilde dont il rebat les oreilles de ses faits de gloire au travail. Travail où il n’a rien à faire…

Et pour sublimer ce rien qui entoure de façon constante la vie de Tugdual, l’écriture de Pierre Darkanian est parfaite. Drôle, caustique, travaillée et d’un style génial. Impossible de ne pas sourire (au minimum) à ses envolées lyriques autour de choses infinitésimales.

« L’idée était excellente. Les mini-viennoiseries étaient à la fois meilleures et moins chères, et s’écouleraient en grande quantité. Tugdual conclut son avant-projet de pré-rapport par des termes qui allaient peut-être faire date dans l’histoire des relations franco-chinoises : « L’avenir de la Chine passe par la mini-viennoiserie. » Relot n’allait pas en revenir ».

Vous sentez poindre l’absurde de la situation et de ce fameux rapport chinois dont on ignore quasiment tout ? et pourtant au fil des chapitres il va devenir un véritable monument. Un dossier d’une ampleur telle qu’il va faire trembler les institutions… Il y est à la fois question de finances de haute volée et de secrets d’entreprise bien gardés… le tout servi par une histoire labyrinthique.

Par un savant mélange d’humour et de savoir, Pierre Darkanian arrive à construire un roman d’une cohérence rare. En effet, sous couvert d’absurde et parfois d’étrange, Le rapport chinois est diabolique. Fort bien mené, pensé à l’extrême, son déroulement sait surprendre. On est loin des romans cousus de fil blanc où toute l’histoire est déjà lue et relue. Ici, vous aurez un style délectable et un intrigue qui l’est tout autant.

Ainsi, Le rapport chinois est pour moi l’un des incontournable de cette rentrée littéraire 2021. Un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) labyrinthique qu’il vous faut connaître si vous avez envie de fraîcheur et de nouveauté. Chose pas toujours aisée à trouver en littérature blanche francophone. Alors, régalez-vous.

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Ubik

Si vous n’avez encore jamais lu de roman de Philip K. Dick, Ubik pourrait bien vous faire basculer dans la réalité parallèle de cet auteur hors du commun !

Philip K. Dick. Son nom évoque quantité d’œuvres de toutes sortes, toutes incroyables, inclassables, mémorables. Que ce soit sous forme de nouvelle (il a en écrit une quantité incroyable) ou de romans, Philip K. Dick sait créer un monde bien à lui. Sa façon d’écrire, sa simplicité mélangée à une idée de génie font toujours mouche.

J’ai lu des dizaines de ses nouvelles, dont certaines m’ont marquées pour le reste de ma vie : Souvenirs à vendre, Un jeu guerrier, Nouveau modèle, ou encore L’imposteur… pour ne citer qu’elles. Nombre d’entre elles ont d’ailleurs été adaptées au cinéma : Minority Report, Impostor, Total Recall

Ubik était ma toute première incursion dans ses romans. Et je pense que cet ouvrage est la quintessence même de son style et des sujets qui sont si chers à Philip K. Dick. L’altérité, la perception de la réalité déformée par le prisme de son auteur…

Quand on sait qu’en plus Ubik n’était même pas considéré par son créateur : « Je commençais vraiment à me répéter. Il devenait évident que […] je n’avançais plus. Ubik a été une tentative désespérée pour progresser » (source : Simulacres et illusions, monographie dirigée par Richard Comballot aux éditions ActuSF, une vraie bible sur l’œuvre de Philip K. Dick).

Un roman psychédélique où il faut adhérer au parti de ne rien comprendre…

Dès les premières pages, les enjeux nous dépassent. Il est question de moratoriums Suisses, de précogs qui voient l’avenir mais ne peuvent le changer, de psis, d’agents disparus qui deviennent dangereux…

Ce n’est pas grave. On prend une ample respiration et on se laisse porter par la vague d’imagination de Philip K. Dick. Il faut lâcher prise… et si vous y réussissez, vous allez vous régaler. Et vous prendre un véritable parpaing littéraire tellement c’est fou.

… et lire à travers les lignes pour comprendre le tableau d’ensemble

J’ai déjà lu pas mal de classiques de sf qui forcent le lecteur à accepter des postulats fous : Neuromancien (que j’ai trouvé illisible et qui a inspiré Matrix notamment), du Dan Simmons avec Hypérion

Mais avec Philip K. Dick il faut encore plus lâcher prise. Accepter le fait que l’on ne comprend rien, mais que peu à peu, ça va venir. Ou pas. Car comme toujours avec cet auteur, on ne sait jamais vraiment ce qui relève du vrai ou du songe…

Impossible d’en dire plus à ce stade, car Ubik est difficile à résumer. Mais il est question d’une bataille d’entreprises recrutant des psis (des hommes et des femmes aux pouvoirs hors du commun), de jeu de pouvoirs, de la vie après la mort…

Et puis, ce titre : Ubik. Que signifie-t-il ? Pourquoi un nom aussi bizarre ? Pourquoi est-ce si important d’en avoir ? Vous en saurez plus, mais il vous faudra être patient.e.s car la réponse n’est pas pour tout de suite.

Ainsi, malgré quelques exigences en début d’histoire, Ubik se lit étonnamment bien. Très bien même. Si vous n’avez jamais lu de livre de cet auteur avant, je vous conseille toutefois de découvrir son œuvre par le biais de ses nouvelles (la plupart sont chez FolioSF et J’ai Lu), qui sont incroyablement percutantes.

Si vous souhaitez absolument découvrir Philip K. Dick par le biais de ses romans, Ubik sera parfait !

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : L’étrange bibliothèque

Un roman encore plus étrange que ce à quoi nous a habitué Haruki Murakami !

Haruki Murakami est un auteur japonais que l’on ne présente plus. Il a notamment écrit Kafka sur le rivage, Le passage de la nuit, 1Q84 (trois tomes), Des hommes sans femmes (son dernier recueil de nouvelles en date).

Son univers est toujours à la frontière des genres et des mondes, et avec L’étrange bibliothèque, il ne fait pas exception ! Cette nouvelle est illustrée par l’allemande Kat Menschik, c’est la troisième fois qu’ils collaborent ensemble. Les deux fois précédentes, c’était pour les livres Les attaques de la boulangerie (deux nouvelles absolument géniales !) et Sommeil, toujours chez Belfond et 10/18.

Une exploration surnaturelle qui tourne mal

Tout commence lorsqu’un jeune garçon se rend à la bibliothèque… et qu’il demande à emprunter trois ouvrages… Qui ne sont consultables que sur place ! C’est ainsi que l’horreur commence !

Sous couvert de l’emmener dans une salle pour consulter les livres, le gardien de la bibliothèque l’emmène dans une cellule et l’enferme… avec une étrange jeune fille. Avec parfois un homme-mouton qui passe par là…

Une nouvelle franchement inquiétante

Pour avoir lu beaucoup de romans japonais et plus particulièrement ceux de Haruki Murakami, je sais que les auteurs nippons adorent l’étrange. Le bizarre, le malsain, le dérangeant. Mais j’avoue être quelque peu passée à côté de cette histoire par trop étrange et qui m’a semblé être sans queue ni tête.

Là où Les attaques de la boulangerie et Sommeil avaient un côté absurde, mais tangible, L’étrange bibliothèque part dans tous les sens sans vraiment nous révéler ses intentions. Cependant, il y a bien une chose que l’on ne peux pas retirer à cette histoire : c’est son ambiance hypnotique. On a envie de savoir où ça nous mène, ce qu’il va se passer…

Quant aux illustrations, elles sont magnifiques et méritent le détour. Elle fusionnent parfaitement avec l’atmosphère de la nouvelle.

…..

En somme, L’étrange bibliothèque est un roman inclassable et bizarre que je n’ai pas su apprécier. Mais je suis certaine que beaucoup de personnes l’apprécieront pour son ambiance unique et son histoire à faire peur…

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :