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Actualité éditoriale : Les nouveautés Bayard Jeunesse pour la fin d’année 2013

L’éditeur Bayard est moins connu pour ses publications destinées aux adolescents, et pour cause : comparé aux éditeurs tels qu’Hachette, Gallimard et autres, Bayard en publie beaucoup moins. Cela n’empêche pas l’éditeur d’avoir une collection pour adolescents reconnue (Millézime), aux titres peu nombreux mais très qualitatifs. L’éditeur publie également de nombreux romans pour les 10-13 ans sans nécessairement les regrouper sous une collection particulière.

Ainsi, allons nous vous présenter une toute petite partie du programme de fin d’année de l’éditeur, et de jolies choses sont à venir… et cela pour tous les âges.

Mystères à chaque étage 01 usMystères à chaque étage – Patrick Carman – Bayard, collection Estampille

L’auteur des séries interactives pour adolescents Skeleton Creek et Trackers revient avec cette fois-ci une série pour les jeunes lecteurs entre 9 et 12 ans dans un registre policier. Pour le moment, deux tomes de la série sont parus aux Etats-Unis (Floors en V.O). Le troisième tome sortira là-bas en septembre prochain.

Pas d’autres informations pour le moment, mais c’est avec plaisir que nous attendons au tournant cet auteur qui se lance sur une tranche d’âge plus jeune.

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Le faux prince 01 ukLe faux prince – Tome 1 – Jennifer A. Nielsen

Premier tome d’une nouvelle série en trois tomes, (The ascendancy trilogy), le Faux Prince nous emmène dans un univers moyenâgeux. Intrigues de cour sur fond de fantasy, nous découvrons un royaume qui vient de perdre son roi, sa reine… et leur héritier, le prince. Plusieurs jeunes garçons vont devoir se concurrencer pour remplacer le jeune prince mort, tout cela dans le plus grand secret. Les plus ressemblants au défunt prince vont se vouer une lutte sans merci aux aspects parfois cruels…

Ce roman à l’intrigue accrocheuse donne envie d’en savoir plus, et notre curiosité sera assouvie dès octobre prochain !

Le faux prince est un coup de cœur des éditions Bayard, et l’éditeur en reparlera très certainement très prochainement. Une option a même été posée pour une possible adaptation au cinéma par le producteur de la série télé à succès Game of Thrones.

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A midsummer night's screamUn nouveau roman de R.L. Stine pour les ados…

L’auteur de la série à succès Chair de Poule revient en force, mais cette fois-ci avec un roman destiné aux adolescents, dès 14 ans environ.

Son titre original : A midsummer night’s scream, référence à l’œuvre de Shakespeare A midsummer night’s dream (Le songe d’une nuit d’été en français), le titre du roman en français n’est pas encore annoncé.

Tout ce que l’on peut en dire (et deviner), c’est que l’auteur retourne à ses sujets de prédilections mélangeant horreur et suspense….

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Wunderkind couverture photoWunderkind – La pièce d’argent – D’Andrea G.L.

Cette nouvelle série mérite une attention toute particulière pour plusieurs raisons : tout d’abord il s’agit d’un premier roman (cela arrive régulièrement, certes), traduit de l’italien (fait plus original), et enfin, il appartient au genre de la dark fantasy (intrigué ?).

L’éditeur ne conseille pas avant l’âge de 16 ans l’ouvrage, c’est dire s’il est sombre. On découvre un Paris très différent de celui que l’on connaît : sombre, inquiétant, allant même jusqu’au glauque. C’est dans la capitale que se trouve le Dent de Nuit, un quartier mystérieux…

Les monstres font parti du quotidien dans ce nouvel univers, vous ferez ainsi la connaissance des vermoulus : faits de pain rassis, d’ailes de mouches et de moisissures, leur baiser est fatal. Les phobiques : sortes de cadavres qui ont le pouvoir d’altérer la réalité, et une foule d’autres créatures encore ; Calibans, Cagoulards…

Wunderkind 02 itSortie en librairie le 19 septembre prochain, soyez prêts…

Quatrième de couverture : Une lutte brutale et sauvage contre les forces du mal dans un quartier parisien (le Dent de Nuit) mi-fantastique, mi-réaliste où coexistent d’horribles monstres et des hommes prêts à tout pour protéger Caius le Wunderkind.

Chronique : Les Orphelines d’Abbey Road – Tome 1 – Le Diable Vert

Les orphelines d'Abbey Road 01Une nouvelle série envoûtante aux héroïnes charismatiques et mémorables dans une Angleterre victorienne.

Audren est une auteure, mais pas seulement de romans. Elle écrit également des pièces de théâtre, des chansons, des scénarios… Elle fait également de la musique et a déjà enregistré plusieurs albums de Pop et Soul Music, elle a aussi créé des musiques pour des jeux vidéos, la télé ou encore le cinéma. Autant dire qu’Audren est une artiste ultra-prolifique.

Dans le domaine de la littérature, elle a notamment écrit : Le paradis d’en bas, Ma grand-mère m’a mordu, et  une foule d’autres encore, tous aux éditions l’Ecole des Loisirs.

Pour sa saga Les Orphelines d’Abbey Road, Audren nous lance dans un univers à la fois historique, baroque mais aussi fantastique. Pour le moment, elle prévoit six tomes au total pour cette série, mais cela peut encore changer.

Dans un orphelinat pas comme les autres…

Bienvenue dans l’orphelinat d’Abbey Road. Ici, la vie n’est pas toujours rose, la discipline y est stricte, parfois même injuste selon les sœurs qui s’occupent des jeunes filles. C’est dans cet établissement partagé entre rigueur et discipline que vit Joy, une des orphelines, avec d’autres jeunes filles aux âges très disparates.

Un peu rêveuse, un peu aventurière, mais surtout curieuse, Joy va découvrir grâce Margarita – une autre des orphelines – qu’il existe un passage secret sous l’abbatiale (l’église d’une abbaye). Où mène-t-il ? Et pourquoi une autre des orphelines, Prudence, n’émet plus un son depuis qu’elle y est descendue ?

Roman historique avec un imaginaire qui prend peu à peu sa place dans l’intrigue, plongez dans le monde des orphelines d’Abbey Road, vous en sortirez différent… et exalté.

Une atmosphère à l’allure gothique et particulière

On pourrait penser que les bonnes sœurs de l’orphelinat remplacent les mères que les jeunes filles n’ont jamais pu avoir… bien au contraire. Dans l’établissement, moins on montre ses sentiments, mieux c’est… Entre secrets d’orphelines et bonnes sœurs qui veillent au grain, les jeunes filles qui vont participer à l’aventure ont intérêt à être prudentes, sous peine de lourdes représailles si elles viennent à être découvertes. D’autant que les mystères autour de l’Abbey s’épaississent au fil des indices…

A la fois roman historique et fantastique, ce premier tome glisse en douceur dans l’imaginaire. On se laisse entraîner avec plaisir dans l’inconnu, sans arrières pensées.

Les personnages sont biens campés, leur répliques réalistes et souvent bien tournées, on se prend à savourer tous les dialogues. Audren a un véritable don pour intéresser son lecteur avec des choses simples à la base, en les transformant et les teintant de merveilleux.

En somme, ce premier opus des Orphelines d’Abbey Road est une franche réussite. L’ambiance qui caractérise ce premier tome mérite une attention toute particulière. On se prend même a vouloir faire partie de l’équipée composée par les jeunes demoiselles du roman ! Si vous avez envie d’un bon roman à l’atmosphère unique, foncez sur cet ouvrage, qui mérite à être connu. On a hâte de découvrir la suite avec le tome deux : Le monde d’Alvénir.

Actualité éditoriale : Les sentinelles du futur, le nouveau roman de Carina Rozenfeld à découvrir le 5 septembre prochain !

Les sentinelles du futur (couverture provisoire)Carina Rozenfeld a une actualité très dense en 2013, la preuve avec la sortie d’un nouveau roman de sa plume en septembre : Les sentinelles du futur.

A paraître aux éditions Syros dans la très qualitative collection Soon, il s’agit d’un one-shot de science-fiction destiné aux lecteurs dès l’âge de 13 ans environ. Voyages dans le temps et modifications temporelles sont au programme, et on a hâte ! En voici déjà la couverture (encore provisoire, mais ça donne une idée du style graphique, original et esthétique).

Quatrième de couverture : 2359. La Terre est à l’agonie. Les erreurs passées de l’humanité l’ont menée au seuil de sa propre disparition. Pourtant, à New York, les Sentinelles du Futur, une poignée de femmes et d’hommes habilités aux voyages temporels, l’ont promis : l’avenir est radieux, il faut y croire, ils l’ont vu de leurs propres yeux. Mais cet Espoir auquel s’accroche l’humanité est brutalement anéanti quand les Sentinelles du Futur reviennent d’une de leurs missions avec ce terrible message : dans trois cents ans, des extraterrestres attaquent la Terre, une Terre sans défense car pacifiée. Le Passé pourra-t-il alors sauver le Futur ?

Chronique : Cantoria

CantoriaUn planet-opéra à l’univers chantant et original.

Dernier roman en date de l’auteure française Danielle Martinigol, paru chez l’Atalante jeunesse, Cantoria nous plonge dans un univers SF où le charbon et le pétrole n’existent pas… Non, la seule énergie pour mouvoir des vaisseaux gigantesques ou faire bouillir de l’eau, c’est le chant. Le chant comme énergie, une idée originale poussée très loin, jusque dans les moindres détails.

Danielle Martinigol est une auteure reconnue dans son genre pour de nombreux ouvrages de science-fiction (la plupart étant dédiés à la jeunesse), elle a notamment écrit Les oubliés de Vulcain, Les abîmes d’Autremer, ou encore L’or bleu. Certains sont d’ailleurs régulièrement étudiés dans les écoles.

Des centrales de chant comme sources d’énergie

Sur Cantoria, l’énergie est créée par le chant ; et pour fournir les masses d’énergie nécessaires au bon fonctionnement du quotidien des mieux lotis sur la planète, les bas-chanteurs s’escriment nuit et jour.

Les meilleurs chanteurs et chanteuses (très souvent issus de la noblesse) sont sélectionnés dans un but plus élevé : louer par le chant la déesse Astrale, qui en retour fourni en magie les plus privilégiés : enChanteurs et autres hauts dignitaires, magiciens et religieux.

C’est dans cet univers riche, rigide et injuste que vivent Arth, Cor et Khena, des adolescents qui sont l’avenir de Cantoria à différentes échelles. Arth et Cor font partie de ces gens du peuple qui alimentent les centrales de chant tandis que Khena est issue de la noblesse, et est en partance pour le plus grand bâtiment dédié à la déesse : le Cantorium.

Tous trois sont issus de différentes classes sociales mais vont se trouver réunis par le chant… et par des desseins bien plus grands qu’eux. Très vite attachants, nous les suivrons au travers d’épreuves qui vont forger leur avenir mais aussi celui de leur planète.

Un mélange de genres efficace et inattendu

Cantoria est un roman de SF pouvant parfaitement faire découvrir de façon sérieuse le genre à des lecteurs dès l’âge de treize ans environ. Véritable quête tournée vers l’aventure, on découvre une planète et les lois qui la régissent, mais aussi l’espace et les mystères qui l’entourent.

Mais plus encore, Cantoria est un ouvrage qui invite à la réflexion sur bien des points : religion, politique, économie… nombre de sujets universels y sont traités, poussant le jeune lecteur a ne pas prendre pour acquis toutes les informations mises à sa portée.

On appréciera le degré de recherche de l’auteure concernant la crédibilisation de son univers musical : des prénoms en passant par des termes de son invention (vaisseaux-orgues, mal-son, enChanteurs…), Danielle Martinigol nous plonge corps et âme dans son histoire.

Un petit reproche toutefois, l’univers est parfois un peu trop dense et nous perd parfois dans ses nombreuses subtilités, en particulier vers la fin du livre où un certain nombre de nouveaux termes et de révélations s’enchaînent.

Les dialogues (et les personnages) sont un vrai délice, d’un naturel tout à fait crédible et jamais sur joués. Ajoutez-y quelques scènes mémorables à l’écriture maîtrisée et vous obtenez un texte d’une qualité certaine.

Pour conclure, Cantoria est un bon ouvrage touchant à de nombreux sujets sans perdre son fil rouge. Bien construit, très bien écrit et surtout original, il ne donne qu’une envie, se plonger dans un nouvel opus et en savoir plus sur les nombreux mystères soulevés. A conseiller dès treize ou quatorze ans, pas avant, à cause de la densité et de l’exigence du texte. Chronique rédigée pour le site ActuSF.

7.5/10

Chronique : La Quête des Livres-Mondes – Tome 1 – Le livre des âmes

La quête des livres-monde 01Le début d’une magnifique aventure aussi addictive qu’efficace !

Carina Rozenfeld est une auteure française très prolifique dans le domaine du fantastique et de la jeunesse. Déjà connue pour sa trilogie Doregon (L’Atalante) ou encore Phaenix (Collection R), sa série en deux tomes dont le second sort en avril prochain.

Elle revient maintenant avec la trilogie La Quête des Livres-Mondes aux éditions de L’Atalante. Les trois tomes sont sortis en même temps pour la simple raison que les deux premiers étaient déjà sortis chez Intervista (qui a depuis disparu) il y a de cela quelques années. Seul le troisième est donc inédit pour les fans, mais pour les autres, c’est l’occasion de découvrir une très belle série où l’aventure est plus qu’au rendez-vous !

Dans la peau d’un ado à qui il pousse des ailes…

Zec (ou Ezéchiel) a tout de l’adolescent normal. Une vie normale, des amis, un petit coup de foudre pour une des élèves de son école, une famille aimante…que demander de plus ?

Mais depuis quelque temps Zec s’interroge sur les deux boutons qui lui poussent dans le dos et qui ne semblent pas vouloir s’arrêter de grandir… et pour cause, une nuit ils se transforment en de magnifiques ailes immaculées !

Evidemment, une myriade de questions se bousculent dans l’esprit de Zec (est-il le seul avoir des ailes ? Faut-il en parler à ses parents ? À un médecin ?) qui ne sait à qui se confier… et les révélations qui vont suivre cette transformation ne sont pas sans danger. Une quête aussi dangereuse que fascinante s’annonce !

On découvre rapidement que Zec et ses amis vont devoir mettre la main sur ce que l’on nomme mystérieusement les Livres-Mondes. Trois au total sont à réunir ; mais ces derniers ont étés extrêmement bien camouflés pour ne pas tomber aux mains de l’Avaleur de Mondes, une entité censée apporter l’équilibre dans l’univers. Là où il y a création, il y a également la destruction pour contrebalancer.

C’est ainsi que le monde de Chébérith a disparu ; mais ses habitants ont toutefois eu le temps de « l’enregistrer » dans les trois Livres-Mondes : le livre des âmes, le livre des lieux et le livre du temps. Chaque tome de la série correspondant à la recherche active d’un de ces précieux livres.

Ainsi, ça n’est pas de fantasy urbaine mais bien de science-fiction dont on parle, même si elle reste assez discrète tout au long de l’œuvre.

Une aventure qui prend vite son envol, et nous avec !

Plonger dans l’imaginaire de Carina Rozenfeld, c’est s’immerger rapidement et sans arrière-pensées dans un univers dense et aisé à assimiler. L’écriture y est toujours fluide et agréable.

Encore une fois, elle réussi le petit tour de force de nous amener très rapidement dans son univers. De découvertes intuitives en révélations, on ne peut s’empêcher d’être fasciné, et de toujours en vouloir plus.

Le personnage de Zec est très bien pensé, très fidèle à ce qu’est un ado de nos jours, sans fautes de jugement. De même, la très belle amitié entre Zec et son meilleur ami Louis est très bien retranscrite, avec franchise et humour. Quand au personnage d’Eden qui fait son entrée un peu plus tard, il est également parfait. Le petit trio mis en place fonctionne à merveille, de même que les autres personnages qui s’ajoutent petit à petit. Ils sont tous aisément reconnaissables, et surtout terriblement attachants, en particulier Eyver, le vieux Chébérien.

Les sentiments hésitants de l’adolescence mis en lumière

Plus qu’une bonne aventure, La Quête des Livres-Mondes est aussi une série qui parle de sentiments de façon très pudique. Sans en être le thème central, ces derniers ajoutent une note de romantisme à un roman au rythme soutenu. Légèrement fleur bleue sans tomber dans le piège d’une romance excessive, le dosage est bien ajusté. Cela plaira aux filles comme aux garçons pour des raisons différentes.

Mais d’autres sentiments sont également traités ; des valeurs simples, positives qu’essaye toujours de faire passer l’auteure au travers de ses œuvres.

En conclusion, ce premier tome est une réussite. C’est ici l’occasion de découvrir une série simple et extrêmement efficace à l’écriture maîtrisée. On en redemande, et on a qu’une seule hâte, retrouver au plus vite Zec, Eden et Louis pour la quête du second Livre-Monde !

7.5/10

Chronique : Les chroniques de Kane – tome 2 – Le trône de feu

Kane chronicles 02 - Le trône de feuQuand un gros serpent nommé Apophis veut faire régner le Chaos sur le monde…

La série Kane Chronicles est écrite par Rick Riordan, maintenant mondialement connu grâce à sa série Percy Jackson qui mélange mythologie grecque et fantastique le tout se passant notre époque.

Dans Le trône de feu, second opus de la série Kane Chronicles, nous retrouvons les personnages de Carter et Sadie : un frère et une sœur aux prises avec les dieux égyptiens, pas moins !

La suite des aventures d’une famille pas comme les autres

Après les nombreuses aventures qui ont parsemé le premier tome, les membres de la famille Kane n’ont encore pas le temps de se reposer. Une fois la menace de Seth passée, c’est au tour d’Apophis de se manifester pour détruire le monde… et Carter et Sadie n’ont que cinq jour pour remédier à ce problème de taille.

Pour cela, il leur faudra rassembler un parchemin perdu depuis des siècles et disséminé à travers le monde entier, rencontrer de nouveaux méchants malfaisants, mais aussi des dieux gentils mais atrocement laids. L’aventure commence… et elle ne sera pas de tout repos !

Encore une fois imaginatif et haut en couleurs

Rick Riordan nous a habitués à des personnages et des situations mémorables, et cette fois encore, c’est réussi.

A travers la quête de nos deux héros, nous faisons la connaissance de personnages aussi étranges que remarquables. Je pense notamment à un nouveau personnage phare de la série : le dieu Bès, dieu du foyer au physique peu engageant, mais au moral toujours au beau fixe. Petit mais costaud, son apparence et ses goûts vestimentaires font peur à plus d’une créature maléfique.

Vous découvrirez également d’autres personnages tout aussi fascinants et méconnus issus de la culture égyptienne ; Thouéris, la déesse hippopotame ou encore Khonsou, le dieu lunaire pour ne citer qu’eux.

Encore une fois, ce roman est l’occasion de découvrir des pans très méconnus de cette mythologie, appréciable.

L’aventure en elle-même est très sympathique mais deviens assez vite répétitive, car on retrouve les mêmes éléments que dans le premier tome de la série : une quête menant à de nouvelles découvertes elles-mêmes menant à un dernier combat. Il est dommage que l’on retrouve quasiment la même trame que précédemment.

Mais même si l’on connaît d’avance l’intrigue, avouons que l’on se plaît à retrouver l’univers de Rick Riordan. Enchanteur et drôle, il parvient encore une fois à nous captiver grâce à une écriture simple et captivante.

On attend donc la suite des aventures de Carter et Sadie avec intérêt, en espérant que l’histoire nous surprenne toutefois plus que dans le présent tome.

Affaire à suivre dans le troisième opus a paraître courant 2013 : L’ombre du serpent.

7/10

AUTEUR :
EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Actualité éditoriale : Les nouveautés très attendues de cette rentrée 2012 (Partie 3)

Suite et fin pour cette petite liste d’ouvrage très attendus, vous ne le savez peut-être pas encore, mais certains vous tentent déjà…

Une place à prendre Une place à prendre – J. K. Rowling – Editions Grasset

Le nouveau roman de Rowling n’appartient pas au registre de l’imaginaire, mais cette auteure est si intimement liée au genre qu’il serait dommage de ne pas présenter sa nouvelle publication. Une place à prendre se passe dans un petit village anglais sans prétention, l’humain y a ici toute sa place, et cela sous ses aspects les plus terribles et les plus divers.
A la fois huis-clos et roman à suspense teinté d’humour, ce nouveau roman est attendu de pied ferme par un très grand nombre de fans. Ils ne retrouveront évidemment pas le jeune sorcier, mais très certainement la plume simple et efficace de Rowling qui nous transporte avec aisance où elle le souhaite.

Quatrième de couverture : Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

L'équipée VolageL’équipée Volage – Rolland Auda – Collection Exprim’/Sarbacane

Prévu pour janvier prochain, l’Equipée Volage fait déjà parler de lui. Ecrit par Rolland Auda, l’auteur du Dévasteur dans la même collection, ce nouveau roman détonne complètement avec les publications traditionnelles d’Exprim’ qui se met petit à petit à l’imaginaire.
Avec sa couverture assez explicite, on comprend vite que l’Equipée Volage va nous emmener loin, très loin avec pour genre une uchronie steampunk.

Quatrième de couverture : Rêvons un peu : en 1492, Christophe Colomb n’a jamais découvert l’Amérique. Et aujourd’hui, en 1905, l’empire Incaztèque domine le monde tandis que l’Europe est une myriade anarchique de cités recouvertes par les eaux. Les mers sont peuplées de monstres mutants et de flibustiers.
Au milieu de tout cela, deux piratesses, Barbe-Marie et Rejji, tentent de découvrir une île mythique : Isocélie. Pour y parvenir, elles devront semer le cruel Phinéas Moog dans les méandres de Massilia, la Cité Flottante. Aider Conan Doyle à retrouver Sherlock Holmes. Et enfin, traverser l’Atlantique pour découvrir la solution à l’énigme du Dôme Atlante… Mais que cache vraiment Isocélie ?

Nina Volkovitch 01Nina Volkovitch – Tome 1 – La lignée – Carole Trébor

A paraître aux éditions Gulf Stream le six septembre prochain, Nina Volkovitch est le roman inattendu de cette rentrée de par sa thématique et son originalité. Premier tome d’une trilogie destinée à des lecteurs dès l’âge de 13 ans environ, cette nouvelle série nous emmène en Russie, à la découverte d’une culture peu exploitée pour ce lectorat. Nouant historique et fantastique, une chose est certaine, Nina Volkovitch ne vous laissera pas indifférent !

Quatrième de couverture : Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus puissant que la dictature soviétique…

Chronique : Bordemarge

BordemargeEpique, déjanté, romanesque, un roman… ébouriffant !

Bordemarge a une histoire particulière digne d’un petit conte de fées pour son auteure. Lors d’un speed-dating entre éditeurs et auteurs en devenir durant les Imaginales, Emmanelle Nuncq présente Bordemarge à Bragelonne.

Tous les éléments entrant en scène dans ce roman se prêtaient à une publication chez Bragelonne, en particulier son titre, proche des noms de collections de l’éditeur, faisant honneur à une ligne axée sur l’aventure et l’évasion. De plus, il s’agit du premier roman français paru chez Castelmore. Férus d’aventures et de hauts faits, ce roman peut être pour vous à condition d’être prêt à lire entre les lignes et d’apprécier un humour noir et très mordant.

Bibliothécaire, un métier de passion…à l’ennui mortel

Violette a une vie insipide. Elle adorait son métier avant de découvrir que jamais on ne lui demanderait de conseils de lecture, mais plutôt la direction des toilettes… Vous l’aurez deviné, Violette fait plus que broyer du noir, elle est en pleine dépression. Ne sachant que faire de sa vie…

Mais les sombres perspectives de Violette vont se trouver bouleversées quand celle-ci va se trouvée projetée dans le monde de Bordemarge à la place de la princesse Roxanne. Violette va ainsi découvrir que la vie peut parfois être en couleurs. La princesse Roxanne quand à elle, ayant pris la place de la pauvre Violette, va se retrouver complètement démunie face à ce monde où tout est ordonné et règlementé…

Cet échange standard va faire bien plus que bouleverser uniquement deux vies… c’est l’avenir d’un royaume qui est en jeu.

Un humour décapant qui se joue des films et romans de cape et d’épée

La force de Bordemarge ne réside absolument pas dans son intrigue, mais plutôt sur sa forme. Diaboliquement moqueuse et délicieuse, la vie à Bordemarge est avant tout déconcertante pour les nouveaux arrivants.

En effet là-bas, point besoin de se laver ou d’aller aux cabinets, les habitants de Bordemarge sont toujours propres, soignés et n’ont jamais besoin d’aller aux toilettes. Les dames sont toujours élégamment coiffées et fraîches.

C’est logique, avez-vous jamais vu des héros de romans ou de films d’aventure s’absenter quelques minutes pour se rendre aux cabinets ? Les avez-vous vus ou imaginés sous la douche ? Non, est c’est normal, puisqu’ils n’y vont jamais ! Cet humour présent tout le long du roman a le mérite de changer des habituels romans d’aventure. Le seul bémol que l’on pourrait cependant souligner est plus au niveau de l’intrigue en elle-même : elle se veut simple, peut-être légèrement trop pour être bien.

A peine les personnages installés, on sait déjà à peu près qui va finir avec qui sans grande difficulté. Emmanuelle Nuncq explique toutefois ce dénouement simple par l’univers lui-même, où les héros arrivent toujours avant l’instant fatidique et où les méchants ne peuvent vraiment triompher. Alors, finalement pourquoi pas, même si un peu plus de surprise pour le lecteur pourrait être un vrai atout, car tout y est : l’univers riche, l’écriture acérée, le charisme des personnages…

En somme, Bordemarge est un bon roman, à conseiller dès l’âge de 13 ans, pour garçons ou filles. Pas prétentieux, il nous fait passer un très bon moment dans un univers nouveau et déluré dans lequel on retournera avec plaisir !

Chronique : Les contes de l’ère du Cobra – tome 1 – Les amants

Contes de l'ère du Cobra 01

Sublime et envoûtant, la bande-dessinée dans toute sa noblesse.

Publié en avril dernier aux éditions Glénat, le premier tome du diptyque des Contes du Cobra nous offre une bande-dessinée haute en couleurs et aux traits bien campés et très expressifs.
Le tout étant entièrement réalisé par Enrique Fernandez, qui a déjà de très belles œuvres à son actif, notamment : Le Magicien d’Oz (trois tomes parus chez Delcourt), ou encore L’île sans sourire (one-shot paru chez Drugstore).

Une ambiance digne des contes des mille et une nuits…

Dès la première page, les Contes nous transportent dans une ambiance orientale et hypnotique. Dans des temps immémoriaux où romance et guerre étaient monnaie courante se trouve un couple ; de ceux qui sont indestructibles malgré les épreuves.
Ainsi découvre-t-on Sian et Irvi. Elle est promise à un triste sort en tant que courtisane d’un riche homme, Irvi lui, n’est pas riche, mais c’est un talentueux jeune homme qui peut se faufiler dans les lieux les mieux gardés du pays… et il est amoureux de Sian.

Autant le dire tout de suite, on est très vite séduit. Car outre le fil rouge de cette histoire qui est la romance emplie d’obstacles d’Irvi et de Sian, d’autres récit l’entoure et la magnifie.

Un graphisme sublime au service d’une histoire simple… mais magistrale.

La première chose qui retient l’attention du lecteur à l’ouverture de cette bd, c’est la chaleur des couleurs, leur façon de nous capitonner dans un cocon d’esthétisme dont ont a guère envie de ressortir.
Les traits et expressions des personnages sont très caractéristiques, rendant leur reconnaissance très aisée. Ils ont les trais très anguleux, rendant le graphisme général de cette bd très original, et surtout beau.

Tapissé de très nombreux personnages secondaires, vous aurez l’embarras du choix aux vues des nombreuses personnalités ici décrites.
Entre le voleur saltimbanque au grand cœur, le comédien itinérant qui ne vit que pour la scène et son public, ou encore le terrible Taureau, personnage malfaisant dont on peut mettre en doute l’humanité… Chacun a une histoire qui les rend définitivement réalistes et proches de nous… pour le meilleur et pour le pire.

Vous l’aurez compris, cette bd est une pépite qui regorge de beauté, de beaux sentiments et qui nous laisse un goût d’exotisme et de rêverie une fois achevée.
Nous attendons donc de pied ferme le second (et déjà) dernier tome de cette brève série, prévue pour le 25 septembre.

Contes de l'ère du Cobra 02 inside

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Chronique : Vampire Academy – Tome 4 – Promesse de sang

Vampire Academy 04

Une intrigue qui se poursuit hors des murs de l’Académie… aux sources même de l’amour qui a uni Rose et Dimitri

Rien ne va plus dans le monde des dhampirs, l’Académie vient d’être attaquée par un très grand nombre de strigoïs organisés et se remet à grand peine de ses pertes.
Élèves, professeurs, gardiens, personne n’a été épargné… et parmi toutes ces pertes, Rose a subit l’une des plus terribles : Dimitri a disparu suite à l’attaque, emmené par des strigoïs.
Rose ne peut permettre la transformation de Dimitri en strigoï et doit tenir la promesse qu’ils s’étaient faite il y a longtemps : tuer l’autre s’il est transformé.
Ainsi, Rose abandonne Lissa et son devoir de gardienne pour traquer Dimitri à travers la Russie mystérieuse et hostile…

La vie de paria, mode d’emploi

Rose n’étant pas gardienne, son arrivée en Russie et sa recherche de dhampirs et de moroïs ne se fait pas sans heurts. En effet, malgré ses connaissances acquises par ses précédentes expériences elle ne connaît pas les cercles de vampires russes.
Après plusieurs échecs, Rose va tout de même trouver dénicher quelques lieux de réunion réservé aux initiés… et découvrir des alchimistes.
Mais qui sont-ils ? Les alchimistes sont des humains qui cachent l’existence des vampires aux autres humains. En échange, on leur insuffle un peu des pouvoirs et de la robustesse des vampires, mais ce métier n’est pas toujours un choix…

Pour Rose, il devient très difficile de trouver des traces de Dimitri, la barrière de la langue s’ajoutant à celle déjà bien gênante de son manque de diplomatie légendaire.
Mais c’est sans compter sur une mystérieuse organisation qui semble vouloir l’aider dans sa démarche, ou du moins ne pas l’entraver.
C’est ainsi que Rose, qui s’était préparée à tout va être déstabilisée par la rencontre d’une famille pas comme les autres qui va aller jusqu’à lui faire changer son point de vue sur les femmes dhampirs qui ne sont pas gardiennes.

Un changement d’ambiance nécessaire et bienvenu

Richelle Mead l’a bien compris, si elle veut continuer à captiver son lectorat, il lui fallait sortit de l’Académie et emmener au moins l’un de ses personnages dans un lieu nouveau.
La Russie, pays d’origine de Dimitri, nous offre un beau panorama d’un pays rarement exploité en littérature ado (on retrouve quasiment tout le temps les Etats-Unis, et très peu d’autres pays sont utilisés comme bases d’intrigues…).
Mais bien loin de quitter Lissa, le lien de Rose est toujours présent et nous permet de voir épisodiquement ce qu’il se passe à l’Académie. Cette exploitation des pouvoirs du baiser de l’ombre est encore une fois très intelligemment menée.

La seconde partie du roman est beaucoup plus lente, parfois trop, même si c’est une volonté de la part de l’auteur. On se laisse entraîner sans grand enthousiasme par certains moments, un peu à l’image de Rose, qui subit. Cela est bien entendu dû à son manque de combativité… mais je n’en dis pas plus, car même si l’on peut se douter de certains événements du livre, il est toujours plaisant de les « découvrir » par soi-même à la lecture.
Dans ce quatrième tome, vous aurez tout de même encore un bon nombre de révélations aussi bien sur les pouvoirs potentiels de l’esprit que sur Rose elle-même.

En bref, c’est encore un tome efficace en entraînant auquel nous avons affaire. La qualité de la série ne baisse pas et nous plonge encore une fois avec force dans les aventures folles et débridées de Rose Hathaway, une future combattante de légende.

7.5/10

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