Chronique comics : The Traveler – Tome 1

The Traveler 01Un super-héros complexe comme on les aime !

Présentée en juin dernier par les éditions Emmanuel Proust lors d’une conférence de presse, The Traveler est l’une des trois nouvelles séries imaginées par Stan Lee, qui a présidé dans les choix des scénaristes et dessinateurs. L’ouvrage français regroupe quatre comics américains.
Kronus, notre nouveau héros, est doté d’un pouvoir bien particulier et que beaucoup aimeraient posséder : malaxer le temps à sa guise.
Le scénario est signé Mark Waid. Il a travaillé chez DC Comics avant de passer chez Marvel. L’illustration est de Chad Hardin, qui a un nombre d’œuvres impressionnant à son actif.

Kronus, un nouveau héros Marvel

De Kronus, on sait peu de choses. Son pouvoir, faire évoluer le temps à sa façon, est à la fois très puissant et très limité. Il ne peut pas l’utiliser très longtemps, et seulement sur une courte période.
Ses ennemis sont également extrêmement puissants. L’un contrôle l’électromagnétisme, un autre peut désintégrer n’importe quelle matière.

Kronus n’est pas un super-héros comme les autres. Il recèle un côté sombre que les autres n’ont pas, ou alors de façon peu exploitée. Ce qui motive ce « super-héros », c’est justement la douleur et la noirceur. Il sauve des vies, mais on ne sait pas vraiment dans quel but. On devine une motivation moins altruiste qu’il n’y paraît, mais sans pouvoir en deviner plus.

Une intrigue folle

Au début, le lecteur se sent complètement perdu : certes, il y a un héros, des méchants (les split-second men – hommes apparaissant une fraction de seconde de façon aléatoire), des gens à sauver… mais où tout cela nous mène-t-il ?
Eh bien, cela nous mène loin, très loin, dans un scénario machiavélique très bien ficelé. Le manque de compréhension du début et la sensation d’être complètement largué par l’intrigue s’estompent au fil des pages pour donner une vue générale de la situation à faire froid dans le dos. C’est dans cette construction de mystères imbriqués les uns dans les autres que l’on reconnaît la touche qui séduit dans les Marvel et les comics en général.

Un crayonné dans le plus pur style des comics

The Traveler ne fait pas partie des œuvres qui innovent au niveau graphique et c’est très bien comme cela. Le dessin est bien fait, net, assez détaillé, même si parfois les traits des personnages ne sont pas toujours bien retranscrits d’une page à l’autre. Les couleurs sont quant à elles magnifiques, avec des dégradés fort esthétiques.

On se plonge à corps perdu dans ce comics à l’histoire et aux visuels de qualité. Ce nouveau héros Marvel est digne de prendre la relève. Espérons qu’il en soit de même pour les deux autres : Soldier Zero et Starborn, chez le même éditeur.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF

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Une réflexion au sujet de « Chronique comics : The Traveler – Tome 1 »

  1. faelys

    j’étais en veille sur le sujet et ton article est vraiment très bien fait!! merci pour cette alléchante présentation, je me demande si je ne vais pas travailler sur les comics avec mes zélèves cette année tiens…

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