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Chronique jeunesse : La maison Chapelier – Tome 1

De la magie, de la politique, de l’Histoire… et des vêtements au propriétés magiques !

Voici le premier roman de Tamzin Merchant, actrice et maintenant autrice… Vous pouvez la voir dans la série Carnival Row (qui met en scène des fées – et de magnifiques chapeaux – dans un monde ressemblant fort au nôtre il y a plus d’une centaine d’années).
Pour donner naissance à cette série haute en couleurs et en créativité, l’autrice s’est levée un matin, à 4h30, et l’inspiration venait de lui tomber dessus.
C’est ainsi qu’est née La maison Chapelier. Un roman historique et fantastique qui nous propose une version alternative de Londres et de ses enjeux politiques…

Comment un chapeau peut-il arrêter une guerre ?

Bienvenue à Londres, plus précisément dans la maison Chapelier… C’est ici que l’on confectionne des chapeaux pour tout type d’occasion. Pour se sentir en confiance, pour déclarer sa flamme et améliorer éloquence, pour monter sur scène… pour désamorcer une guerre.
En quoi les chapeaux sont-ils magiques ? La famille Chapelier est la SEULE de tout le pays à avoir le droit d’exercer cet art délicat grâce une autorisation émise par la royauté elle-même. Mais il n’y a pas que les Chapeliers qui ont se bénéfice, il en est de même pour les Bottiers ou encore les Gantiers qui eux-même exercent chacun dans leur spécialité.
Alors en quoi tous ces objets peuvent-il être magiques ? Tout cela tiens dans les ingrédients et dans le savoir-faire unique de celui ou celle qui les fabrique. Cet artisanat, la jeune Cordélia Chapelier l’apprend tout doucement… mais on ne llui fait pas encore assez confiance pour qu’elle réalise des commandes à elle toute seule. Rien que l’état d’esprit de celui ou celle qui fabrique le chapeau peut influer sur le résultat final. C’est donc un art extrêmement délicat…

Alors quand un chapeau de diplomatie est commandé par la famille royale pour éviter le pire, c’est toute la famille Chapelier qui s’y met… Mais il semblerait que quelqu’un souhaite leur mettre des battons dans les roues. Ce qui pourrait mener à un conflit ouvert avec le royaume de France.

Une pincée de magie et de savoir-faire…

Ce premier tome est assez engageant et plaira à tous les enfants qui aiment les ambiances un peu loufoques et surtout merveilleuses. L’idée est assez originale bien que son développement reste assez classique, c’est une lecture très plaisante.

L’idée de ce Londres alternatif où la magie de l’artisanat fait des merveilles est très plaisante, d’autant qu’il y a des enjeux historiques et politiques. C’est bien réfléchi, et mené avec efficacité. J’ai tout particulièrement apprécié cette ambiance Victorienne mêlée à un soupçon de magie. En réalité, tout est dans le choix des objets qui décorent le chapeau. L’univers créé par Tamzin Merchant est d’ailleurs très détaillé en cela en toute fin d’ouvrage. Ce sont plus d’une cinquantaines d’ingrédients étranges et uniques qui sont catalogués et détaillés avec soin par l »autrice !

Ainsi, c’est donc le début d’une série sympathique qui pourra parfaitement satisfaire les enfants dès l’âge de 9/10 ans. Le tome 2 n’est pas encore annoncé pour le moment.

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

TRANCHE d´ÂGE :

Interview de Bertrand Campeis pour sa collection Dimension Uchronie chez Rivière Blanche

Connaissez-vous Dimension Uchronie ? Il s’agit d’un recueil de nouvelles dédiées à ce sous-genre si particulier et fascinant de la science-fiction. Je vous invite ainsi à découvrir la collection ainsi que celui qui a réunit des nouvelles de tous bords pour notre plus grand plaisir…

La bibliothèque de Glow : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de la Bibliothèque de Glow ?

Bertrand Campeis : Bonjour les lectrices et les lecteurs de la Bibliothèque de Glow ! Je m’appelle Bertrand campeis, j’ai très prochainement l’âge qui est la réponse à la plus grande question de l’univers et je suis un grand amateur d’Uchronie : j’en lis, j’écris des articles dessus, je fais également partie du Prix actuSF de l’Uchronie et maintenant je dirige même des anthologies sur ce thème spécifique. Je suis un énorme acheteur de livres en tout genre, de films, de dessins animés et je loge chez mes deux chats (en échange je leur fournis un lit douillet et plein de croquettes). Pour pouvoir acheter tous les livres et Blu-Ray qui s’entassent dans ma batcave aux merveilles je suis devenu fonctionnaire (J’aurais voulu être Bruce Wayne mais la place est déjà prise, donc je me suis contenté de devenir un grand fan de Batman tout court). Voilà, ça, c’est pour commencer. 🙂

La bibliothèque de Glow : Pouvez-vous expliquer aux lecteurs en quelques phrases ce qu’est l’uchronie ?

Bertrand Campeis :L’uchronie est un mot inventé à partir du mot utopie ! L’utopie c’est un lieu imaginaire (en grec U = Non et Topos = Lieu). L’uchronie c’est une histoire imaginaire qui aurait pu avoir lieu (U = Non et Chronos = Temps). C’est jouer avec le temps en imaginant qu’en changeant un évènement, on crée une autre Histoire. Cela peut aller de la grande Histoire (la plus connue étant Et si les Nazis avaient gagné la Seconde Guerre mondiale) à l’histoire personnelle (la vôtre par exemple ! Et si vous aviez raté le train dans lequel vous avez rencontré votre future copine ? Réussit tel examen auquel vous avez échoué ?) Comme vous le voyez, c’est un jeu de l’esprit avec des combinaisons qui peuvent aller… Jusqu’à l’infini (et au-delà !) Vous avez certainement lu de l’uchronie (en livres, BDs ou même mangas) vu (en films ou dans une série TV) ou même joué (jeu de plateau ou jeu vidéo) sans forcément le savoir 🙂 Si cela vous intéresse, j’ai eu la chance de co-écrire avec Karine Gobled un Guide de l’Uchronie paru chez ActuSF (il a été réédité en 2018 sous une forme réactualisée dans la collection Hélios) qui permet de (re)découvrir l’uchronie.

La bibliothèque de Glow : Comment avez-vous sélectionné les nouvelles de Dimension Uchronie ?

Bertrand Campeis :J’ai fait un appel à textes afin de faire une anthologie baptisée Dimension Uchronie et au final j’ai eu suffisamment de nouvelles pour me dire que je pouvais envisager de faire non pas une mais trois anthologies. Dès le départ, j’ai eu la chance d’être entouré d’ami.e.s qui m’ont donné plus qu’un sacré coup de main : Hermine m’a plus qu’aidé en relisant les nouvelles avec moi et aidée dans la phase de correction avec les autrices et auteurs. Avec son compagnon, Erwan, ils ont traduits les nouvelles étrangères que j’ai acheté au coup par coup. Je dois également beaucoup à Laurence, à Marie Marquez pour leur aide lors des phases de relecture /  correction sur les Bon à Tirer. L’autre personne à qui je dois énormément c’est Tiffanie Uldry, qui m’a fait de superbes couvertures. Et Last but not least Philippe Ward et Jean-Marc Lofficier ont été patients, calmes et m’ont pas mal expliqués comment il fallait bosser. Ces anthologies c’est une première pour moi : j’ai tâtonné, expérimenté, revu souvent ma copie et au final, j’ai eu l’impression de progresser par à coup, grâce aux autrices, aux auteurs, aux personnes qui ont lu l’anthologie et l’ont critiqué (en l’ayant aimé ou pas trop : on est là avant tout pour apprendre de ces erreurs et progresser). Ces anthologies, pour moi c’est avant tout un travail d’équipe, des rencontres, des discussions. Sans l’aide de tout le monde, les anthologies n’auraient pas pu sortir de manière aussi rapprochée (la première est sortie fin 2018 pour le salon de Sèvres, et les deux suivantes pour 2019, l’une pour début juin, l’autre pour Sèvres). Ce fût une expérience gratifiante, exaltante même mais qui nous a laissé sur les rotules (à l’heure où j’écris Dimension Uchronie 2 est bouclé et nous travaillons, Hermine et moi, sur le bouclage du dernier volume).

La bibliothèque de Glow : Les textes sont-ils inédits où ont-ils déjà vu le jour auparavant ?

Bertrand Campeis : Certains textes sont déjà parus ailleurs mais ont été retravaillées pour paraître chez nous. Les trois-quarts sont inédits. Dès le début nous avons fait un mix : rencontre avec des autrices et des auteurs que nous aimions énormément et textes provenant de l’appel à texte. Après un DU 1 comprenant 15 nouvelles, nous sommes partis sur 20 nouvelles pour DU2 et allons maintenir ce chiffre pour DU3 mais avec pas moins de 3 nouvelles étrangères (2 américaines et 1 japonaise si tout va bien). Le but est de se faire plaisir et de montrer la diversité de l’uchronie. Pour celle-ci est un jeu de l’esprit ce qui implique un aspect divertissant. J’adore les uchronies extrêmement intelligentes et nous permettant de réfléchir à notre société, de nous interroger sur notre façon de voir les choses et à côté de cela j’adore des uchronies orientées sur l’action, le divertissement pur. L’important ce n’est pas tant le message (ou l’absence de celui-ci) mais ce que l’on ressent devant une histoire.

La bibliothèque de Glow : Vous proposez également des nouvelles étrangères – comment les avez-vous sélectionnées et acquises ?

Bertrand Campeis : La première nouvelle, Alerte rouge, je l’avais découverte grâce à Eric Henriet, il en parlait dans son essai L’histoire revisitée ou panorama de l’uchronie sous toutes ses formes. Eric étant un ami, il a eu la gentillesse de me faire lire cette nouvelle. ensuite c’est assez Rock N’ Roll, j’ai découvert que l’auteur, Jerry Oltion, tenait un blog et je l’ai contacté, grâce à Hermine Hémon et Erwan Devos, afin de lui proposer d’acheter cette nouvelle. Il a accepté sans problème et voilà !

A partir de là je me suis dit que rajouter des nouvelles étrangère serait un sacré bonus dans les 3 anthologies : j’ai donc contacté Marie Robinette Kowal pour sa nouvelle The lady astronaut of Mars. Là ce la a été beaucoup plus long vu que je suis passé par son cabinet américain, qui m’a envoyé vers une agence française qui gérait ses droits à l’étranger. Cela a été très long (plus de 6 mois dans mes souvenirs) mais nous avons eu la primeur de cette nouvelle (pour la petite histoire l’intégralité du cycle a été achetée par Denoël lunes d’encre et devrait sortir chez nous à l’horizon 2020). Pour la nouvelle d’Aliette de Bodard, je lui ai tout simplement demandé à Sèvres en 2018 si elle avait une nouvelle uchronique à me proposer, elle m’en a envoyé une et Hermine et Erwan ont travaillé d’arrache-pied pour qu’elle sorte dans DU2. La dernière a également été un heureux hasard : Bondye Bon a été signalé par le site Uchronia The Alternate History List qui recense à peu près tout ce qui sort en langue anglaise (c’est d’autant plus méritoire et impressionnant qu’il est géré par une seule personne, Robert Schmunk). Le pitch m’a plu (une révolte d’esclaves américains qui a été sévèrement réprimandé, et c’est un euphémisme, dans les années 1830 réussit dans cette uchronie grâce au… Vaudou ! C’est tout de suite plus pratique quand vous avez une armée de morts pour vous en prendre à vos anciens maîtres…) et là aussi, j’ai négocié directement avec l’autrice. Quand je regarde cela rétrospectivement je me dis que j’ai eu beaucoup de chance ! Et qu’heureusement qu’Hermine et Erwan étaient là pour m’aider à parler avec tout le monde en english fuently.

 La bibliothèque de Glow : J’ai entendu dire qu’un second tome et un déjà un troisième étaient en préparation, pouvez-vous nous en dire plus ?

Bertrand Campeis : Un deuxième tome… (ndlr : déjà paru en librairie). Puis un troisième et dernier ! Au final on devrait atteindre 50 nouvelles uchroniques en tout. Le deuxième comporte 20 nouvelles jouant sur énormément de thèmes, que ce soit l’antiquité, le féminisme, le colonialisme, ou une autre façon de penser avec la nouvelle d’Aliette de Bodard. L’important c’est cela, découvrir à chaque fois des thèmes peu traités, ou connus mais traités différemment (celle de Sylwen Norden m’a pas mal marqué) j’ai adoré le texte que m’a proposé Jérôme Akkouche qui joue sur un thème peu traité (le steampunk et le monde de l’art). Jean Rébillat nous a fait une très chouette nouvelle imaginant une Angleterre toujours rattachée à la France par ce qui reste du Doggerland (bras de terre qui reliait l’Angleterre au continent et qui a été englouti dans notre réalité). Celle de Cédric Legentil m’a pas mal marqué car il a très bien cerné la mentalité japonaise (il imagine l’envoi d’un corps expéditionnaire japonais qui combat aux côtés de l’allié français lors de la Première Guerre mondiale, et sa vision est très juste et terrifiante). Il y a de l’humour, que ce soit avec la nouvelle de Gillen où l’Ecosse est devenue indépendante mais n’a plus de whisky ! Pascal Roussel nous régale avec un héros bondissant et très drôle qui libère la France d’une occupation extraterrestre qui a empêché la Révolution Française en 1789… Vu que le steampunk apparaît pas mal, j’ai demandé à Etienne Barrilier de faire une préface pour expliciter celui-ci (Merci à lui). Enfin j’ai eu une chouette nouvelle, jouant sur la thématique du temps, qui est utilisée comme une drogue, par Amélie Bousquet. Elle sortait un peu des sentier battus (je n’ai pas souvent eu l’occasion de lire des nouvelles où on se fait des shoots temporels, en dehors de Chronoreg, roman québécois de Daniel Sernine, donc je l’ai accepté avec plaisir).

Pour la couverture, nous avons décidé de jouer sur un autre possible avec Tiffanie Uldry : Et si le Japon était devenue une république plutôt qu’un empire ? Étant tombé par hasard sur un superbe portrait de Nakano Takeko, j’ai demandé à Tiffanie de me la représenter en Liberté guidant les troupes républicaines vers la victoire lors de la guerre civile de 1868 (qui, dans notre réalité, a vu une éphémère république indépendante d’Ezo exister sur l’île d’Hokkaido. Ici elle persiste et l’emporte). Le but avec cette couverture est de présenter d’autres alternatives, en montrant des femmes qui font l’Histoire, car on les occulte (ou plutôt les invisibilise) trop. et puis cela permettait de sortir de l’image cliché Japon impérial  ^^. La dernière couverture devrait pas mal plaire aussi, cette fois-ci nous découvrirons une autre Amérique.

Vous reprendrez bien un peu d’uchronie ? Au moment où vous lirez ces lignes Hermine Hémon et Bertrand Campeis seront en train de boucler Dimension Uchronie 3 ! Qu’avons-nous gardé pour la fin ? L’espace ! ^^ Partez et découvrez quinze nouvelles uchroniques (dont deux américaines, traduites par Hermine Hémon et Erwan Devos) qui seront vous montrer des réalités effroyables, bouleversantes et bel et bien différentes. Accrochez-vous, là où nous allons, il n’y a plus de routes ! Sortie pour le Salon de Sèvres.

Je rêvais de mettre à disposition du public des anthologies Mammouth : je suis en passe de réussir mon pari. Tout cela je le dois à Philippe Ward et Jean-Marc Lofficier, qui m’ont accueilli et aidé à bras ouverts (et expliqué comment il fallait bosser : j’ai véritablement découvert ce que c’était que l’édition en parlant avec eux. Et dans mon cas je me considère encore et toujours comme un amateur, je fais cela sur mon temps libre et je bénéficie du soutien d’ami.e.s sans qui tout n’avancerait pas aussi vite voire aussi bien). Merci à Hermine, à Marie, à celles et ceux qui ont écrit, qui ont lu ou critiqué l’anthologie. Et j’espère qu’avec cette deuxième anthologie, puis la troisième et dernière, cela permettra de découvrir à quel point l’uchronie permet de se faire plaisir, de vous faire plaisir, et d’apporter en sus d’un bon moment de lecture, un début de réflexion sur d’autres possibles.

Chronique : Une aventure d’Emma Bannon et Archibald Clare – Tome 1 – Le mystère du drake mécaniste

Le mystere du Drake mécanisteDécevant et sans surprises, un roman de style steampunk où l’on se perd facilement…

Premier tome de la série des Aventures d’Emma Bannon et Archibald Clare, Le mystère du drake mécaniste est paru aux éditions Le Livre de Poche en juin 2013.

Écrite par Lilith Saintcrow, la série comporte deux tomes aux États-Unis. Elle est également l’auteur d’autres séries fantastiques comme Dany Valentine ou encore Jill Kismet, toutes deux parues aux éditions Orbit, puis au Livre de Poche. Le mystère du drake mécaniste est – chose rare – sorti directement au format poche.

Dans le Londres imaginaire et dangereux où magie rime avec survie

L’intrigue se déroule dans une Angleterre fantastique nommée Britannie ou Londres devient Londinium (qui était son ancien nom, créé par les Romains). On y découvre toute une nouvelle mythologie ou la magie est omniprésente et où il n’est pas rare de croiser des Altérés, personnes ayant transformé une partie de leur corps mécaniquement. C’est clairement dans une époque de type victorienne teintée d’imaginaire que nous évoluons, au rythme des fiacres et autres symboles de l’époque.

Voici ainsi posée l’atmosphère du roman : entre magie et mystères, dans les brumes de Londinium, nous plongeons pour découvrir le fameux mystère du drake mécaniste…

Emma Bannon, Prima (magicienne aux très grands pouvoirs) de son état va devoir faire appel à l’un des seuls Mentha (personne ayant une logique et un esprit de déduction bien plus développés que la normale) disponibles du Royaume pour protéger Sa Majesté et peut-être même le pays tout entier !

Une narration terriblement peu captivante…

Est-ce la faute aux nombreuses descriptions des tenues de mademoiselle Bannon ? Aux scènes où il ne se passe au final que peu de choses ? Au langage voulu soutenu par l’auteur et qui nous perd à force de lourdeurs ? Ou à la mythologie de l’univers que Lilith Saintcrow a créé mais sans donner guère d’explication au lecteur ? Quoi qu’il en soit, il est difficile de rester « accroché » au roman tant il comprend passages peu dynamiques, et surtout tant il manque de précisions.

Nous suivons une intrigue que l’on comprend dans les grandes lignes mais où une bonne partie n’est pas appréciée faute de compréhension. On se perd dans une écriture lourde, faite d’un grand nombre de fioritures et qui au final ne nous conte que bien peu de choses.

C’est donc une immense déception que cette lecture, surtout quand on a lu d’autres romans de Lilith Saintcrow, comme sa série Danny Valentine qui ne manquait pas d’action ni de piquant.

Désireuse de m’essayer doucement au genre qu’est le steampunk, il est clair que ce roman ne m’a absolument pas satisfaite, mais pas à cause du genre lui-même, mais de la façon dont il est (à peine) traité. On croise de petits éléments qui définissent ce style littéraire bien particulier : quelques chevaux mécaniques et une armée de machines… un peu léger tout de même.

 …..

En somme ce roman est une désillusion totale : si vous recherchez un récit captivant ou simplement une histoire cohérente et simple qui vous transporte, vous ne la trouverez pas ici… Lilith Saintcrow a fait de bien meilleurs livres aux héroïnes bien plus captivantes et à l’univers bien plus cohérent.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Reine de Mémoire – Tome 1 – La maison d’Oubli

Reine de mémoire 01La Maison d’Oubli, premier tome d’une saga sensée être passionnante, j’ai du passer à côté de quelque chose, car je n’ai trouve le livre ni magique, ni passionnant.

Notre histoire est une uchronie qui se passe en France, mêlant magie et religion s’étant développées très différemment de ce que nous connaissons (jusque là rien d’anormal, c’est le principe de l’uchronie). Mais le livre est tout simplement indigeste, sur les presque 800 pages du roman, il ne se passe quasiment rien, et, chose rare, je me suis sentie obliger d’arrêter cette lecture que j’ai trouvée trop lente.

Le livre est rempli de descriptions, trop. Nos deux personnages principaux Senso et  Pierrino, qui vivent chez leur grands-parents veulent percer les mystères de la maison où ils habitent, mais aussi ceux de leur grand-mère qui est très étrange : elle ne sort jamais, ne parle jamais et interdit à tout le monde d’entrer dans ses appartements. Ça n’est qu’au milieu du livre que le monde de cette étrange grand-mère nous est quelque peu révélé par l’auteur à force d’indices rares et peu passionnants.

Entre temps, les jumeaux ont découvert un autre mystère de la maison, elle a une fenêtre de plus qu’elle ne devrait en avoir, y aurait-il une pièce cachées ? C’est ce qu’ils projettent de découvrir au bout de 300 pages… le pire c’est que l’on ne sait pas trop ou cette lecture nous mène, on suit l’histoire sans tout comprendre et sans être réellement pris par la lecture, et ça ne donne que quelque chose de très décevant. C’est pourquoi j’ai arrêté le livre à la moitié. Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose, mais je n’ai vraiment pas compris l’engouement autour de ce livre considéré par certains comme « une des œuvres majeures de l’heroïc fantasy »…

En tout cas, le premier tome est sorti en  poche en 2007, c’est-à-dire il y a trois ans, Livre de Poche n’a pas l’air de vouloir éditer la suite de la saga… Ce livre a toutefois reçu Le prix Boréal.

3.5/10

GENRE : Fantasy
TRANCHE d´ÂGE :