Chronique jeunesse : Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers

Sakuya princesse des fleurs de cerisiersUne terrible et belle histoire d’amour issue d’une légende du Japon

Paru en septembre 2012 dans la collection Perles du ciel aux éditions Chan-Ok, Sakuya reprend une légende japonaise en l’adaptant à de jeunes lecteurs.

L’adaptation et le travail de réécriture est assurée par Céline Lavignette-Ammoun, qui est éditrice de manuels scolaires et a déjà écrit Les étoiles amoureuses chez Chan-Ok. L’illustration est quant à elle réalisée par Claire Degans à qui l’on doit l’illustration de très nombreux albums jeunesse : Comptines et berceuses des rizières, L’arbre à pluie, La fille d’or et de cendres

Sympathique… mais on reste sur sa faim

La jeune Sakuya était la princesse des fleurs de cerisiers, sa soeur Iwanaga était quant à elle la déesse des rochers. Un jour où Sakuya se baladait au pied du Mont Fuji, elle fit une rencontre qui bouleversa son existence : Ninigi, le petit-fils de la reine du soleil et des plaines célestes. A peine né, leur amour est indestructible, mais c’était sans compter sur la jalousie innée d’Iwanaga, cette dernière va tout tenter pour séparer les deux tourtereaux, même après leur mariage, alors que Sakuya attend l’arrivée d’un enfant…

L’idée d’adapter pour les jeunes lecteur un conte d’origine japonaise est louable et même bonne, cependant l’histoire n’est pas assez mise en valeur. On aurait aimé un peu plus de texte (cela aurait pu être possible même si c’est un ouvrage jeunesse) et d’éléments sur la culture nippone.

Et on aurait également apprécié ne pas rencontrer certaines phrases très fleur bleue du type « Coup de foudre, coup d’amour » ou encore « Coup de foudre, amour passion » qui coupent le texte dans son élan narratif. Le reste du texte ne possède cependant pas ce genre de défaut et rempli son office.

En ce qui concerne les illustrations, elles sont très belles, épurées et sont en parfait accord avec l’univers et l’esprit du conte. A la fois douces et évanescentes, les dessins nous permettent de retrouver avec simplicité un univers japonisant.

En conclusion Sakuya est un bel album, mais qui manque de poésie et d’émotion. Joli, sympathique, mais pas mémorable…

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