Chronique : La septième fille du diable – Tome 1 – La prophétie

La septième fille du diable 01Une lecture qui laisse mitigé.

Roman pour adolescents qui se déroule au quatorzième siècle, La septième fille du diable – Prophétie est le premier tome d’une trilogie publiée aux éditions Flammarion et écrite par l’auteur français Alain Surget. Très connu pour ses œuvres destinées à jeunesse, il a notamment écrit le renard de Morlange, la série Pavillon Noir ou encore Les disparus de Fort Boyard.

Au commencement était la nuit de feu.

Tout débute lors d’une chasse aux sorcières où Lésia est entraînée de force par le mouvement massif de la foule. Elle assiste impuissante à l’incendie de la maison d’un druide soupçonné de sorcellerie par l’église et fera la rencontre d’un des commanditaires de cette injustice : Nigel ; un jeune homme aux idées bien arrêtées et parfois dangereuses… et malheureusement pour elle, Lésia va devenir l’une de ses fixations premières.

Parallèlement à cette malheureuse rencontre, Lésia va croiser le chemin du beau et gentil Pierre dont elle va vite tomber amoureuse… mais beaucoup d’obstacles vont se dresser sur leur route, surtout sur celle de la famille de Lésia. En effet, le Bailly lorgne depuis des années la seule terre que sa famille possède, et il est prêt à tout pour se l’approprier.

Une histoire intéressante mais une écriture rébarbative

L’intrigue du livre est assez bien faite, et on a réellement envie de savoir de qui va se passer pour Lésia et sa famille, mais ce qui pèche ici c’est le vocabulaire employé. En effet, pour aider le lecteur à se plonger dans la lecture Alain Surget a décidé d’utiliser un vocabulaire et des termes de léploque, et donc complètement passés ; mais ils mettent plus un frein à la compréhension de l’histoire qu’autre chose. On se retrouve ainsi avec des phrases telles que : « il risque fort de me chanter pouilles des jours durant pour m’être absentée nuitamment » ou encore « où niche ta choe ? » on comprend en général le sens général mais pas toujours, alors pour des lecteurs âgés entre 13 et 14 ans, ça devient encore plus compliqué.

Le second côté que j’ai trouvé déplaisant dans ce roman est la façon dont est exploitée l’intrigue, pas toujours très claire, on se mélange avec le nom des personnages et les différentes manières de les nommer.

De plus, certains personnages, comme Nigel, ont une personnalité si malsaine et ambiguë qu’on ne peu que les haïr et même les craindre, ce qui pose la question de l’âge du lectorat, que je ne trouverais pas adapté avant quatorze ans environ, on s’adresse donc à un public adolescent, et non pas jeunesse comme on pourrait le croire. La quatrième de couverture correspond quand elle à une des dernières phrases du livre, dommage d’en parler.

En conclusion, la Septième fille du diable est une lecture que j’ai trouvée décevante, m’attendant à autre chose. Le second tome sera tout de même chroniqué sur le blog, pour infirmer ou confirmer ce sentiment.

Note : L’illustration de couverture est signée Rebecca Dautremer.

4/10

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