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Chronique : In the After

In the AfterUn récit post-apocalyptique fort et crispant à souhait !

Premier roman de l’américaine Demitria Lunetta à paraître en France, In the after est paru aux éditions Lumen en septembre 2014. L’ouvrage est le premier tome d’un cycle en deux volumes.

In the after a reçu aux Etats-Unis l’ABA (American Bookseller Association) 2013 Best Book for Children. Il est toutefois à préciser que sa série se destine au minimum à des lecteurs âgés de 14 ans. Le second ouvrage de la série est déjà paru aux Etats-Unis sous le titre In the end.

Nulle trace de vie humaine… ou presque

Dès les premières lignes, un monde désert et apocalyptique nous est décrit : l’humanité a été décimée en quelques jours à peine. Dire qu’il y a peu de survivants est un véritable euphémisme. A la suite de cette invasion extraterrestre, Amy se doit de vivre dans le silence le plus absolu : le moindre bruit (éternuement, frottement de vêtement, bruit de pas) peut-être fatal car Ils possèdent une ouïe ultra développée.

C’est dans cet Après où la vie ténue qui en reste est constamment sur le fil qu’Amy va rencontrer Baby, une fillette d’à peine quelques années qu’elle prendra sous son aile. Ensemble, elles prendront tous les risques pour survivre dans ce monde hostile où Ils ne sont pas les seuls à êtres dangereux… Heureusement, les parents d’Amy étaient très prudents avant de mourir et avaient fait construire une clôture électrique qui s’avéra indispensable pour protéger Amy d’Eux… mais tiendra-t-elle encore longtemps ?

Qui sont-Ils ? Nul ne le sait. Ils sont arrivés et ont dévoré tous les humains. Quels sont leurs buts ? Cela aussi on l’ignore…

Récit sous tension constante et surprises en chaîne… vous ne connaîtrez pas de repos !

Dès les premières pages, In the After nous immerge dans son univers sombre et sanglant. De ces fameux Ils, nous n’apprenons quasiment rien dans la première partie du roman. La seconde partie du roman est des plus surprenantes et nous amène presque à un autre genre littéraire que le survival. Les révélations s’enchaînent ; certaines sont attendues tandis que d’autres mettent résolument sans dessus-dessous le lecteur. La troisième partie enfin est d’ordre plus psychologique et donne à réfléchir sur l’univers de ce roman…

Malgré des scènes très dures aux aspects humains parfois violents et cruels, In the After est un roman qui sait faire montre de belles scènes non dénuées de sentiments (cf extrait ci-dessous). On y trouve à la fois toute l’horreur de l’homme, mais aussi ce qu’il puisse faire de plus beau dans des situations extrêmes.

Amy essaye de garder coûte que coûte un semblant de normalité pour la petite Baby, si jeune quand l’Avant a basculé vers l’Après qu’elle ne garde aucun souvenir du temps où le moindre son n’était pas mortel. Ainsi les deux jeunes filles communiquent-elles avec un langage des signes amélioré qui leur est propre.

« Elle acquiesce et regarde le cheval avec envie. Je souris. J’imagine que toutes les petites filles veulent un cheval, même celles qui ne savent pas ce qu’est un cheval. »

Les scènes où Baby est présente ont souvent un potentiel émotionnel fort, ce petit bout de fille réussit à faire transparaître beaucoup en peu de mots (tous muets). Mais Baby a également un côté mystérieux que l’on aimerait beaucoup voir élucidé : son ouïe ultra développée ainsi qu’une étrange marque font d’elle un être aussi spécial que mystérieux.

En ce qui concerne l’intrigue générale du livre, elle est bien différente que ce que l’on pouvait penser au départ : nous sommes bien loin de l’invasion de zombis à laquelle on songe en premier lieu, et c’est tant mieux. On va de surprises en surprise, le tout prend quelques virages inattendus et très appréciables !

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Ce premier tome (sur deux) d’In the After est donc une franche réussite. Récit de survie se transformant peu à peu en quelque chose de différent, quoi qu’il en soit on est sous tension constante. Ça se dévore jusqu’à l’ultime page qui ne donne qu’une envie : en savoir encore plus ! Les éditions Lumen savent choisir leurs publication, ce roman le prouve une fois de plus, c’est leur meilleur titre pour ados de 2014 selon moi.

Actualité éditoriale : The Brokenhearted d’Amelia Kahaney, une trilogie à paraître dans la collection R en 2015

The Brokenhearted by Amelia KahaneyLa collection R, créée et dirigée par Glenn Tavennec a acquis les droits de la trilogie américaine The Brokenhearted d’Amelia Kahaney. Il s’agit de la première série de l’auteur, le premier tome est paru aux États-Unis en octobre 2013, et le second tome est déjà prévu là-bas pour octobre 2014 sous le titre The Invisible.

En France, c’est donc début 2015 que nous pourrons lire et découvrir cette nouvelle série à l’atmosphère très urbaine. Il n’y a plus qu’à espérer que les couvertures françaises seront les mêmes que celles d’origine, qui sont de toute beauté…

Pour patienter, voici ci-dessous la traduction de la quatrième de couverture américaine ainsi que la bande-annonce du livre :

« Le cœur a des raisons que la nature ignore.

Depuis le haut de sa tour surplombant Bedlam City, la danseuse étoile Anthem Fleet a toujours vécu sous le joug de ses parents, et n’a jamais quitté les Quartiers nord et leur opulence. Sa vie prend une nouvelle tournure le jour où elle rencontre Gavin, un artiste originaire des quartiers malfamés du sud de la ville. Il n’a rien à voir avec les gens qu’Anthem à l’habitude de fréquenter et elle ressent pour lui une attirance subite et enivrante.

The broken hearted 02 VOMais le monde de Gavin est aussi dangereux qu’il est grisant, et leur idylle connaît une fin tragique lors d’une sombre nuit dans les Quartiers sud durant laquelle le couple est la cible d’une attaque. Lorsqu’elle revient à elle, dans un laboratoire obscur et maculé de sang, Anthem découvre qu’une cicatrice irrégulière lui parcourt la poitrine… et que son cœur a été remplacé par une mécanique expérimentale.

Comme Anthem le découvrira rapidement, son nouveau cœur ne lui a pas seulement sauvé la vie, mais il lui procure également une force démesurée. Une force qui lui sera d’un grand secours si elle veut venir en aide à Gavin et recoller les morceaux d’une histoire brisée.« 

Note du traducteur : Aucun des noms donné dans cette traduction n’est officiel, ils sont par conséquent susceptibles de changer.
Note de la Bibliothèque de Glow : Merci à Erwan Devos ainsi qu’à Hermine Hémon pour leur traduction.

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Les Outrepasseurs – Tome 1 – Les Héritiers

Les outrepasseurs 01Un premier volume très introductif aux heures les plus sombres du Moyen-Âge…

Vient de paraître aux éditions nantaises Gulf Stream le premier tome de la série Les Outrepasseurs. Il s’agit de leur premier roman dans le style Young-Adult, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié : finition de l’ouvrage magnifique, lancement original… tout y est ! (cf article de présentation avec des photos de l’ouvrage)

L’auteur est Cindy Van Wilder, de nationalité Belge, et c’est son premier roman publié. Elle fait notamment partie du collectif CoCyclics qui se constitue de bêta-lecteurs de l’imaginaire.

Le Moyen-âge : ses croyances, ses superstitions et ses créatures malveillantes…

Quand commence les Outrepasseurs, nous sommes à notre époque, sur les pas de Peter, un adolescent qui va devoir assimiler beaucoup d’informations sur ses origines en un temps record… et cela ne va pas être chose aisée. En peu de temps, il découvre qu’il est menacé de mort et est sauvé de justesse sauvé par… un renard. Ses ancêtres cachent de nombreux secrets, et qu’il va devoir suivre sans discuter sa mère qui l’emmène dans un endroit très particulier : Lion House.

C’est là-bas que tout va se jouer : la découverte du passé mystérieux de ses aïeux à l’époque du Moyen-Âge, mais aussi ses nouveaux devoirs face aux révélations qui vont lui être faites. Ainsi commence de façon très mystérieuse, ce premier opus des Outrepasseurs…

Sombre, cruel, sensuel… quand l’imaginaire s’invite dans un univers très réaliste

La majorité du roman se déroule ainsi au Moyen-âge, alors que l’on aurait pu croire que la découverte des aïeux de Peter serait une simple partie du roman, elle en compose en fait la quasi-totalité. Préparez-vous donc à un tome extrêmement introductif qui raconte les origines des Outrepasseurs, de Peter, dont vous ne saurez au final que bien de choses…

Ainsi partons-nous à la découverte de Villeneuve, une petite bourgade qui est née il y a peu (comme son nom l’indique) et qui se développe peu à peu. Nous y faisons la rencontre de nombreuses familles et personnages ayant tous leurs caractères : certains sont altruistes et bonhommes, d’autres méchants, pernicieux, sales… en bref, l’ambiance moyenâgeuse et l’idée que l’on peut se faire de l’époque sont bien retranscrits !

L’histoire se concentre tout particulièrement sur Arnaut, l’un des membres de la famille de Niels. En parallèle, nous suivons celui que l’on prénomme le Chasseur, un fé dangereux qui a un goût particulier pour les jeunes humains encore purs et innocents…

Le plus réussit dans ce roman reste sans conteste les descriptions (rares et sans concessions) mais efficaces des fées. Loin des images légères et charmantes auxquelles nous ont habitué notre culture, c’est dans une atmosphère lourde et sombre que nous trempons en découvrant leur mythe…

Mais qui sont les Outrepasseurs ?

Difficile de répondre d’emblée à cette question une fois la lecture terminée, même si nous en avons une certaine idée. Le seul défaut de ce premier tome est à mon sens qu’il reste extrêmement introductif et que de nouvelles questions s’ajoutent à celles de base…

Beaucoup de mystères entourent donc ce premier opus et l’on a hâte de voir quels sont les enjeux qui vont tomber sur la tête du pauvre Peter qui est complètement dépassé par les événements, et nous aussi !

Quoi qu’il en soit, malgré tous ces non-dits, l’ambiance si particulière et impénétrable du roman séduit, parfois même avec une touche d’érotisme effronté surprenante mais non malvenue… les fées sont malsaines et nuisibles, ne l’oubliez pas !

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En conclusion, Les Outrepasseurs est clairement un roman pour les grands adolescents, à partir de 15 ans environ, mais aussi pour les adultes. Utilisant un vocabulaire riche et une plume de qualité, Cindy Van Wilder intrigue et séduit. Les éditions Gulf Stream ont fait un gros pari en lançant à la fois un nouvel auteur et un premier roman young-adult, et on peut dire qu’ils ont réussi à nous intriguer… On attend donc le second tome avec impatience pour connaître enfin tous les enjeux de la trilogie et confirmer l’émergence d’un auteur et d’une série de qualité.

Chronique : Les Fragmentés – Tome 2 – Les déconnectés

Les fragmentés 02La révolte des Fragmentés change de dimension…

Second tome de la série Les Fragmentés paru chez MSK en septembre 2013, Les Déconnectés nous replonge dans l’enfer futuriste de Neal Shusterman où l’avortement n’existe plus mais où la fragmentation est légale….

Les droits d’adaptations ont d’ailleurs étés vendus pour les Fragmentés et un film est en cours de production. Très peu d’informations circulent sur le sujet, mais vous pouvez toujours voir cet article, qui montre le casting idéal des Fragmentés selon son auteur.

Neal Shusterman est également l’auteur de La trilogie des Illumières dont les deux premiers tomes sont parus chez MSK.

Les règles du jeu changent…

Le seul moyen d’affronter un monde sans liberté est de devenir si libre qu’on fasse de sa propre existence un acte de révolte – Albert Camus. Ainsi commence ce second opus de la série, avec une citation qui réussit à concentrer tout l’esprit de la série.

Peu de temps s’est écoulé entre la fin du premier tome et sa suite, nous retrouvons ainsi Connor en nouveau leader du Cimetière, Lev « le Claqueur qui n’a pas claqué » ainsi que Risa, chacun ayant de nouvelles et lourdes responsabilités au nom de la révolution en marche. Ces nouvelles charges, c’est malgré eux qu’ils vont devoir les assumer : devenus les symboles de la résistance, leur choix ne sont plus uniquement dictés pour eux-mêmes mais pour des milliers d’adolescents en passe d’être fragmentés et qui croient en eux…

De nouveaux mouvements de société se forment, des clans se créent et l’opinion publique est maintenant prise à parti de façon systématique au travers d’émissions pro-fragmentations… Vers quel camp la balance penchera-t-elle ? Les choses vont-elles réellement changer ?

De nouveaux combats sur une échelle bien plus grande et pernicieuse

Dans ce second tome, nous faisons la connaissance de nouveaux personnages marquants. Rufus, futur fragmenté et sauvé in-extremis par l’équipe de choc de Connor ; Miracolina, une décimée folle de rage à l’idée de ne pas être fragmentée comme prévu ; Cam, le symbole même de la fragmentation sous son jour le plus extrême…

Ces protagonistes vont changer la donne et faire de l’intrigue quelque chose de plus grand. Les questionnements fondamentaux restent, mais l’échelle à laquelle ils se jouent va changer. Batailles médiatiques, manipulations au sein même du Cimetière des survivants, personne n’est ménagé.

L’intrigue avance, les personnages évoluent, notamment Lev, qui devient l’un des plus intéressants de tous grâce à ses nombreuses facettes insoupçonnées, y compris de lui. Mais l’ennemi d’une cause n’est pas nécessairement le plus visible, les batailles intestines étant le pire fléau qu’aura à connaître Connor et son Cimetière de Fragmentés… Encore plus sombre avec des chapitres entièrement consacrés aux protagonistes les plus extrêmes qui prônent la fragmentation par tous les moyens, ce second tome est une nouvelle claque à l’effet ravageur.

Immersif, dérangeant, addictif, encore une fois les superlatifs ne manquent pas pour qualifier ce roman au terrifiant futur proche. A lire pour être au plus près de la nature humaine et de ses effrayants travers…

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Cette série fait partie des indispensables de l’année 2013 et du genre de l’anticipation en général. La suite étant à la hauteur du premier tome qui avait déjà mis la barre très haut. On attend donc avec impatience le troisième et avant-dernier volume qui sortira en France à la fin de l’année 2014. Ah et petite note à l’attention des lecteurs adultes, ce livre a beau cibler des adolescents, il serait regrettable de passer à côté d’un livre d’une telle qualité. Vous voilà prévenus !

Chronique : La peau des rêves – Tome 4 – L’aube des cendres

La peau des reves 04Suite et fin pour le conte de la Petite Sirène revisité à la manière post-apocalyptique

L’aube des cendres et le dernier tome de la série de Charlotte Bousquet : La Peau des Rêves paru chez Galapagos en avril 2013. Nous y poursuivons l’histoire d’Anja, toujours contée par Najma la gypsie prisonnière au parcours très mystérieux…

Laissée pour morte, mais pas vaincue…

Le retour dans le monde des vivants est difficile pour la jeune Anja, abandonnée et laissée pour morte par celui qu’elle pensait aimer : Rain. La jeune femme s’est finalement rendu compte de sa grave erreur de jugement et compte bien la réparer en retrouvant Milan, le frère jumeau de Rain. Milan est certainement le seul à pouvoir encore arrêter Rain et son besoin constant de domination qui  détruit tout sur son passage…

Mais la question est avant tout de savoir si il voudra seulement à nouveau affronter son frère qui a bien faillit le tuer lors de leur dernier affrontement. Anja décide ainsi de tenter le tout pour le tout en partant en quête de Milan, celui dont elle était tombée amoureuse au premier et seul regard qu’elle a échangé avec lui…

De déceptions en découvertes cruelles

Encore une fois, Charlotte Bousquet ne préserve pas son lecteur ni son personnage : brinquebalés, maltraités, frustrés… nous passons par un nombre considérable de sentiments obscurs dans un environnement où la beauté n’a que très peu de place…

Entre décombres et poussières, l’écriture sème une route pernicieuse pour notre héroïne dont la vie même est une épreuve. Mais il est peut-être temps pour Anja de se pardonner sa nature – à laquelle elle ne peut rien – et l’accepter pleinement et même en profiter. C’est donc un double cheminement qui se profile à l’horizon, et dont l’issue reste incertaine jusqu’à l’ultime fin… Alors d’après vous, L’aube des cendres sera-t-il un redit du conte d’Andersen ? A vous de voir…

Quitter cet univers versatile et dangereux n’est pas un soulagement mais bien un déchirement. La Peau des Rêves est une saga qui par son âpreté relève avec force la moindre petite once de beauté, de noblesse. On sait qu’il y aura un cinquième opus sous forme de roman graphique, mais cela n’est encore qu’à l’état de projet.

On a très envie de voir ce que ce futur volet donnera pour peut-être enfin connaître la fin du parcours de Najma, un personnage dont on sait bien peu au final…  Magnifique, horrible, cruelle… cette série est à réserver aux amoureux d’univers à la fois acides et beaux…âmes sensibles, peut-être faudra-t-il toutefois vous abstenir !

Actualité éditoriale : Les Outrepasseurs, présentation d’une nouveauté tentante…

Les outrepasseurs 01Les Outrepasseurs est le premier roman de l’auteur Cindy Van Wilder à paraître le 13 février 2014 aux éditions Gulf Stream. En attendant la chronique à paraître prochainement sur le site, en voici la quatrième de couverture et quelques photos du livre, dont la finition est superbe : dorures sélectives sur tout le livre, première page repliable cachant une belle image… Rien que le fait de voir le livre donne envie de l’ouvrir… !

La chronique du tome 1, Les Héritiers.

« -Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Tomaison de la série les Outrepasseurs :

En outre, pour avoir peut-être la chance de lire en avant-première l’ouvrage, voici un concours organisé sur le site officiel de l’auteur : http://cindyvanwilder.wordpress.com/2013/11/28/outrepasseurs-le-concours. Alors bonne chance !

outrepasseur trilogie

Outrepasseur photo (1)

Outrepasseur photo (2)

Chronique : Calpurnia

CalpurniaCalpurnia est un roman à part dans la littérature jeunesse, avec une approche naturaliste et un amour de la vie débordant, Jacqueline Kelly nous offre une vision à la fois très belle des années 1900, en plein Texas.  Considéré aux Etats-Unis comme un ouvrage de référence en littérature Young-Adult, il a remporté de prestigieux prix, dont le fameux Newbery Honor Award, qui est plus haute marque de distinction dans la littérature jeunesse aux Etats-Unis. Notons qu’en anglais l’ouvrage s’intitule The Evolution of Calpurnia Tate, un clin d’œil fort à la thématique du livre : La théorie de l’évolution de Darwin.

Malheureusement, peu des ouvrages lauréats se sont vus traduire en France et sont encore disponibles : Le secret de Térabithia de Katherine Paterson, L’histoire de Sarah la pas belle de Patricia MacLachlan, Compte les étoiles de Lois Lowry ou encore le Passage de Louis Sachar sont de ceux-là.

Alors quand il y en a un qui arrive dans notre pays, il n’y a aucune raison pour ne pas voir de quel bois il est fait… et on est rarement déçu !

Calpurnia Tate, onze ans de son état.

La jeune Calpurnia est curieuse de tout, et surtout de tout ce qui n’est pas dans la maison. Elle préfère courir par monts et par vaux afin d’observer ce qui l’entoure que de rester sagement à la maison, comme le feraient toutes les filles de son âge. Petits animaux, lucioles, chenilles, la jeune fille est curieuse de tout… elle ne le sait pas encore, mais ce sont bien les sciences qui la passionne.

Alors qu’elle vit avec ses très nombreux frères et ses parents ainsi que son grand-père, elle n’a jamais osé parler avec ce dernier. Elle le voit comme un géant peu loquace un peu effrayant. Mais quand elle va découvrir qu’il est un féru de sciences, leur relation va s’améliorer, et une véritable confiance va s’instaurer entre eux…

Observations dans le lac d’à côté, croquis fidèles pour compléter le carnet déjà bien fourni de Calpurnia, première utilisation d’un microscope, et surtout découverte de Darwin, et de son Origine des espèces, qui va bouleverser notre jeune héroïne (après de nombreuses difficultés pour l’obtenir).

Calpurnia usUn roman touchant qui nous parle de la condition féminine de l’époque…

Calpurnia ne se voit plus autre chose que scientifique ou chercheuse. Elle rêve de ces grands chercheurs et pionniers qui ont contribué à la science et à ce qu’elle est devenue en 1900, à l’aube des premiers téléphones et des premières automobiles. Mais soyons sérieux une minute… une jeune fille peut-elle décemment espérer faire des études ? Qui plus est dans la science, un domaine largement (si ce n’est exclusivement) réservé aux hommes ?

En tout cas, ce sont ce que ses parents essayent à tout prix de lui faire comprendre en lui faisant faire de la cuisine et de nombreux travaux de couture et de tricot. Il vaut mieux une déception maintenant que dans quelques années…

Calpurnia est ainsi un roman qui ne parle pas uniquement des merveilles dont regorge la nature. Il traite également de la pression sociale exercée sur la moindre jeune fille qui ne serait pas rêveuse à l’idée d’entretenir une belle maison en s’occupant uniquement de sa famille. Est-ce nécessairement cela le bonheur ? Calpurnia n’a pas la réponse à cette question, mais par ses actes, elle va tout faire pour savoir ce qui elle pourra la rendre heureuse…

Ces questionnements sont très largement teintés du quotidien de la famille nombreuse dans laquelle vit Calpurnia, qui est d’ailleurs la seule fille. Jacqueline Kelly possède le merveilleux don de nous intéresser à des événements somme toute très banals et quotidiens, tels que le choix d’un dindon pour noël ou encore l’amoureuse que certains frères ont choisie. Les malheurs des petits frères et les aventures d’une ferme sont loin d’être de tout repos, mais ils sont fascinants !

Cet ouvrage est une petite perle, où l’on se retrouve perdus dans la campagne aride du Texas et où la moindre petite chose est une source incommensurable de bonheur. On se retrouve à suivre le quotidien d’une fratrie très nombreuse où le quotidien est rarement simple, mais bien plus savoureux.  Calpurnia est un roman magnifique, car il fait l’apologie des choses simples de la vie… à nous de les savourer. Un magnifique combat d’idéaux est en marche, et il dure encore de nos jours !

Actualité éditoriale : Les nouveautés Bayard Jeunesse pour la fin d’année 2013

L’éditeur Bayard est moins connu pour ses publications destinées aux adolescents, et pour cause : comparé aux éditeurs tels qu’Hachette, Gallimard et autres, Bayard en publie beaucoup moins. Cela n’empêche pas l’éditeur d’avoir une collection pour adolescents reconnue (Millézime), aux titres peu nombreux mais très qualitatifs. L’éditeur publie également de nombreux romans pour les 10-13 ans sans nécessairement les regrouper sous une collection particulière.

Ainsi, allons nous vous présenter une toute petite partie du programme de fin d’année de l’éditeur, et de jolies choses sont à venir… et cela pour tous les âges.

Mystères à chaque étage 01 usMystères à chaque étage – Patrick Carman – Bayard, collection Estampille

L’auteur des séries interactives pour adolescents Skeleton Creek et Trackers revient avec cette fois-ci une série pour les jeunes lecteurs entre 9 et 12 ans dans un registre policier. Pour le moment, deux tomes de la série sont parus aux Etats-Unis (Floors en V.O). Le troisième tome sortira là-bas en septembre prochain.

Pas d’autres informations pour le moment, mais c’est avec plaisir que nous attendons au tournant cet auteur qui se lance sur une tranche d’âge plus jeune.

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Le faux prince 01 ukLe faux prince – Tome 1 – Jennifer A. Nielsen

Premier tome d’une nouvelle série en trois tomes, (The ascendancy trilogy), le Faux Prince nous emmène dans un univers moyenâgeux. Intrigues de cour sur fond de fantasy, nous découvrons un royaume qui vient de perdre son roi, sa reine… et leur héritier, le prince. Plusieurs jeunes garçons vont devoir se concurrencer pour remplacer le jeune prince mort, tout cela dans le plus grand secret. Les plus ressemblants au défunt prince vont se vouer une lutte sans merci aux aspects parfois cruels…

Ce roman à l’intrigue accrocheuse donne envie d’en savoir plus, et notre curiosité sera assouvie dès octobre prochain !

Le faux prince est un coup de cœur des éditions Bayard, et l’éditeur en reparlera très certainement très prochainement. Une option a même été posée pour une possible adaptation au cinéma par le producteur de la série télé à succès Game of Thrones.

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A midsummer night's screamUn nouveau roman de R.L. Stine pour les ados…

L’auteur de la série à succès Chair de Poule revient en force, mais cette fois-ci avec un roman destiné aux adolescents, dès 14 ans environ.

Son titre original : A midsummer night’s scream, référence à l’œuvre de Shakespeare A midsummer night’s dream (Le songe d’une nuit d’été en français), le titre du roman en français n’est pas encore annoncé.

Tout ce que l’on peut en dire (et deviner), c’est que l’auteur retourne à ses sujets de prédilections mélangeant horreur et suspense….

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Wunderkind couverture photoWunderkind – La pièce d’argent – D’Andrea G.L.

Cette nouvelle série mérite une attention toute particulière pour plusieurs raisons : tout d’abord il s’agit d’un premier roman (cela arrive régulièrement, certes), traduit de l’italien (fait plus original), et enfin, il appartient au genre de la dark fantasy (intrigué ?).

L’éditeur ne conseille pas avant l’âge de 16 ans l’ouvrage, c’est dire s’il est sombre. On découvre un Paris très différent de celui que l’on connaît : sombre, inquiétant, allant même jusqu’au glauque. C’est dans la capitale que se trouve le Dent de Nuit, un quartier mystérieux…

Les monstres font parti du quotidien dans ce nouvel univers, vous ferez ainsi la connaissance des vermoulus : faits de pain rassis, d’ailes de mouches et de moisissures, leur baiser est fatal. Les phobiques : sortes de cadavres qui ont le pouvoir d’altérer la réalité, et une foule d’autres créatures encore ; Calibans, Cagoulards…

Wunderkind 02 itSortie en librairie le 19 septembre prochain, soyez prêts…

Quatrième de couverture : Une lutte brutale et sauvage contre les forces du mal dans un quartier parisien (le Dent de Nuit) mi-fantastique, mi-réaliste où coexistent d’horribles monstres et des hommes prêts à tout pour protéger Caius le Wunderkind.

Chronique : Version Bêta – Tome 1

Version Beta 01Un futur aussi sombre que captivant… entrez dans un univers où le clonage humain est devenue chose commune…

Paru le 29 novembre dernier, version Bêta est la dernière publication en date de la collection R. Il s’agit d’une série contre-utopique prévue en quatre tomes écrite par Rachel Cohn. Ayant suivi des études politiques, puis souhaitant devenir journaliste, Rachel Cohn s’est petit à petit tournée vers l’écriture en s’inspirant des personnes de son entourage, c’est ainsi que son premier roman, Gingerbread, est paru…

Résolument futuriste, Version Bêta nous illustre les travers terribles d’une société où le clonage humain est possible… on y imagine aisément les pires dérives possibles pour ces fameux clones qui n’ont aucune existence légale aux yeux du monde, uniquement des devoirs envers leur possesseurs, et aucun droit…

Demesne : une île paradisiaque pour tous… ou presque

Elysia vient de naître, ou plutôt de se réveiller ; en effet, elle est un clone et a déjà l’apparence d’une jeune femme de dix-huit ans. Comme tous les clones, son original est le corps d’une personne morte, car il est impossible de créer un clone à partir d’un être vivant.

De plus, c’est une version bêta, un des premier modèles de clones adolescents, un véritable pas dans l’avenir du clonage qui à terme aimerais fournir des enfants clonés… Elysia est donc l’une des premières d’une nouvelle génération.

Comme les autres, elle est parfaitement éduquée, formatée, et ne peux ressentir aucune émotion, qu’elle soit positive ou négative. Elle n’existe que pour servir d’autres être humains. Mais la révolte gronde dans différents camps…

Un récit aux nombreuses surprises

Version Bêta use les ficelles bien connues du récit futuriste : haute technologie banalisée, îles artificielles ou tout est contrôlé (jusqu’à la couleur de l’eau et l’atmosphère)… les clones sont une spécificité de l’île de Demesne. Ils n’ont aucune existence légale ailleurs que sur ce petit bout de terre.

Tout au long du roman, nous suivons Elysia, et l’évolution de ses sentiments (qui ne devraient pas exister). De soumise et agréable, la jeune clone va commencer à avoir une opinion personnelle de sa condition et de celle des autres clones. Cette prise de conscience ne se faisant pas sans heurt, et la pression de sa famille adoptive se faisant de plus en plus oppressante…

Version Bêta prend ainsi peu à peu des allures de thriller, où il vaut mieux ne rien laisser paraître, sous peine d’être éliminée sans que personne ne sourcille face à une telle injustice.

De chutes en rebondissements, ce premier tome nous offre la joie de dévorer et non pas de lire. L’attente sera très longue pour l’arrivée du second tome, qui n’est pas encore paru non plus aux États-Unis.

Interview : Rencontre avec Glenn Tavennec, créateur de la nouvelle collection pour adolescents : « R ».

   collection-r logo mini02Il est toujours intéressant de se positionner du point de vue de l’éditeur, notamment lorsqu’on assiste à la naissance d’une nouvelle collection. « R » est né officiellement en janvier dernier, lors de la sortie de son premier titre, La couleur de l’âme des anges, de Sophie-Audouin Mamikonian. Mais ce que l’on ne voit pas, c’est tout ce qui se déroule en amont. Du choix de la couverture en passant par l’achat de droits et les corrections des manuscrits, le travail d’éditeur est loin d’être de tout repos.

Glenn Tavennec a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à nos questions le temps d’une rencontre, et de nous illustrer à quel point le travail d’éditeur est un métier de passionné… et d’acharné.

Glenn Tavennec02Comment la création de la collection R s’est-elle faite ?

Depuis quelques années avec l’explosion de la série Uglies chez Pocket Jeunesse (Glenn Tavennec a travaillé plus de 7 ans en tant qu’éditeur chez Pocket Jeunesse), je me suis posé la question du public, il n’y avait pas de collection pour ados, c’était soit en adulte soit en Jeunesse… Alors, pour quel public est-ce ?
Nous sommes dans une époque du tout divertissement ; mais pas forcément dénué de fond, si des livres comme Uglies, Hunger Games ou encore Promise arrivent à toucher un autre âge et un public si large. On assiste à de plus en plus d’échanges de lectures au sein d’une même famille. Les parents lisent maintenant les livres de leur ados, soit par curiosité, soit pour en connaître le contenu.
Harry Potter, puis Twilight ont touchés et fédéré. Les familles se partagent de nombreux ouvrages entre eux. On assiste à la naissance d’une littérature pour tous, sans clivages.

Je me dis que c’est d’avantage par le plaisir que l’on peut pousser les gens hors de leur univers. J’ai commencé à lire avec Tolkien, et ce fut pour moi la découverte d’une autre littérature. Il faut également arrêter de dire que les ados ne lisent plus. Les ados lisent ! Nous n’avons jamais eu autant de lecteur ados depuis les deux dernières décennies.

Créer R, c’est aussi lutter contre ce sentiment d’injustice qui fait que la littérature ado est considérée parfois comme une non-littérature, uniquement « pour les jeunes ». Casser le tabou et les frontières est aussi une des raisons d’être de cette collection. Je ne voulais pas créer cette collection chez un éditeur jeunesse, je souhaitais marquer une réelle différence.

La couleur de l'âme des anges 01 miniLa fille de braises et de ronces 01 mini

Est-ce vous qui êtes venu vers l’éditeur ou l’inverse ?

Le contexte de la création de R se résume en un seul mot : dingue.
Après sept ans chez Pocket et un passage éclair chez le Seuil/La Martinière, j’ai demandé un rendez-vous avec le PDG de Robert Laffont, Mr Leonello Brandolini. Il m’a reçu dans les dix jours et après une heure de conversation et plus d’une quarantaine de pages de power point, l’affaire fut conclue, R allait naître (c’était en novembre 2010).

Concrètement, la collection R fut commencée en janvier 2011. Un an pour créer une collection, c’est très court, et une joyeuse traversée du désert, mais également le bonheur de faire quelque chose de différent.

A force de surproduire des ouvrages vaches à lait, on ne s’en sort plus. Un éditeur se doit de faire un réel travail sur les textes qu’il publie, et ce par respect pour les lecteurs. J’ai gardé mes traducteurs, ayant construit avec eux une relation de confiance, il en est de même avec les auteurs anglo-saxons et leurs traducteurs. Certains perdent de leur force en anglais, il faut donc les adapter, c’est un réel travail. On accompagne le livre jusqu’au bout, à la publication.
Le but étant d’offrir une littérature qui donne à voir et à rêver.

Sur les quatre ouvrages sortis pour le moment, deux sont des dystopies, est-ce un hasard ou souhaitez vous orienter vos publications sur ce genre bien particulier qui marche actuellement extrêmement bien avec Hunger Games ?

Je n’aime pas vraiment le terme « dystopie », trop marketing, je préfère le mot anticipation. Une anticipation que ne serait pas négative n’en serait pas une. Sinon ce serait une utopie. Ce genre littéraire est un véritable phénomène anglais dont ont doit les bases à Margaret Atwood, c’est elle qui en parlait avant tout le monde avec son roman La servante écarlate.

Pourquoi de si noires anticipations donc ? Car c’est quelque chose que nous sommes déjà en train de proposer à notre jeunesse : une dystopie. Ce que j’ai choisi d’éditer, ce sont des livres qui s’inscrivent sur une réflexion sur la société.
Les adolescents sont dans une période de leur vie où tout est possible, un véritable carrefour s’offre à eux, ces ouvrages leur permettent de se poser des questions sur leur avenir : Comment rêver mon quotidien ? Me projeter ? Aller de l’avant ?

Comment procédez-vous au choix de vos futures parutions ?

Tous les ouvrages publiés dans la collection R sont des coups de cœur de coups de cœur (voire, de coups de cœur). Je ne veux pas exploser le nombre de titres par an. Il ne faut pas se diluer dans du quantitatif. Les ados cherchent quelque chose qui soit différent. C’est encore plus de prise de risque pour moi et l’éditeur, mais c’est aussi plus excitant.
Je travaille d’abord avec F. Leroy qui doit atténuer mon enthousiasme ou le remonter ainsi qu’une équipe de lectrices rodées. Ensuite, il me faut convaincre le PDG de Robert Laffont, Leonello Brandolini.

Starters - tome 1La sélection mini

Allez-vous maintenir le rythme d’une parution par mois ?

Je vais toujours m’efforcer de garder ce rythme même si les suites de série impliqueront parfois plus. Suite de Starters, Le second et dernier tome de la couleur de l’âme des anges, la suite de la fille de braises et de ronces, etc…

Le graphisme des couvertures a une place de choix dans cette nouvelle collection, jusqu’à quel point décidez-vous de leur orientation ? Est-ce que toute traduction reprend nécessairement la couverture du pays d’origine ?

La couverture occupe bien plus qu’une grande place : l’impulsion d’achat se fait pratiquement au 3/4 au visuel. Il faut séduire et créer une histoire par le contact visuel, et surtout la quatrième de couverture ; ne pas trop en dire, mais aussi en dire assez pour interpeller le lecteur potentiel…
Les lecteurs sont toujours à la recherche de quelque chose de « plus nouveau ». Je suis le décideur sur les couvertures, je ne reprends pas nécessairement les couvertures étrangères. Les couvertures anglaises sont très universelles, parfois trop. L’idée est de mettre le livre à l’honneur et pas uniquement la tendance, c’est très important.
Par ex, pour Kaleb (sortie le 7 juin) et Phaenix (sortie en septembre) j’ai choisi vraiment de surprendre, de ne pas laisser indifférent, l’intérêt est de créer.

Night School 01 mini

Merci encore à Glenn Tavennec pour cette interview-conversation fort instructive d’un point de vue de libraire, mais également très intéressante pour les lecteurs, quels qu’ils soient. Nous n’avons plus qu’à espérer que cette nouvelle collection aura de beaux jours devant elle, ce qui semble pour le moment très bien parti, avec de beaux piliers en guise de base.

La naissance d’une collection, d’un éditeur (ou d’une librairie) étant toujours une heureuse nouvelle pour le monde de la culture.