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In My Mailbox #1 – Janvier 2018

Bonjour à tous ! Bienvenue dans le premier article de la nouvelle rubrique du blog ! Au lieu de faire un album photo gigantesque sur Facebook qui est totalement infernal à consulter, je vous propose un article par mois dédié à mes réceptions. Un descriptif court, une jolie photo, et le tour est joué ! Le but est de vous faire découvrir les livres avant chronique (car il s’écoule parfois un certain temps entre une réception et un article). Et si ça vous donne envie… tant mieux !


L’auteur de En attendant Bojangles vient de sortir un tout nouveau roman ! Étant donné l’accueil des lecteurs sur son précédent roman, autant dire que la barre est très très haute. Je vais le lire très rapidement car je suis curieuse de voir comment Olivier Bourdeaut a pu évoluer. Chronique de Pactum Salis disponible ici.

Si vous aimez la littérature jeunesse, vous avez déjà dû entendre parler de la série fantastique Malenfer (chronique du tome 1 ici sur le blog), et si ce n’est pas encore le cas, la BD est un très bon prétexte pour la découvrir ! L’auteure, Cassandra O’Donnell, a écrit son histoire avec tous les éléments que des élèves de primaire lui avaient demandés : un dragon, une forêt qui mange des gens, de la magie, des héros de leur âge… Voici donc le premier tome en bd, toujours chez Flammarion Jeunesse.

J’ai la chance de faire partie du Jury de libraires qui décernerons le Prix Folio des libraires ! Voici la première fournée de titres à lire. Je dois avouer que La Grande Arche et L’homme-tigre me tentaient déjà beaucoup avant, alors… il n’y a plus qu’à lire tout ça.

Il paraît que Lolito, qui vient tout juste de paraître aux éditions La belle colère est un roman hors-norme. Et très drôle. J’espère donc beaucoup de cette future lecture, car faire rire en littérature est un exercice aussi difficile que génial. Mais quand il est réussit, c’est tout simplement extraordinaire.

La course au bonheur est un roman ados à paraître en mars chez Casterman. Pour ce qui est de The Hate U give, c’est un roman qui a l’air très intéressant et très politique. Il traite des bavures policières envers la population noire aux États-Unis. Je pense que ce roman va faire partie des titres à surveiller en 2018. Enfin, Angelica Varinen (sur lequel mon appareil photo a fait la mise au point !) a l’air tout bonnement génial pour les 9/10 ans dans le genre policier. Le second tome est déjà prévu pour dans quelques mois !

Un nouveau Exprim’ chez Sarbacane qui a l’air rafraichissant : Les quatre gars ! Et à côté, c’est le tout nouveau roman de Cassandra O’Donnell : La légende des quatre. L’ouvrage est à paraître en mars et il fera partie des enjeux de Flammarion Jeunesse cette année, c’est certain !

L’auteure du roman ado Les Quatre gars sort également un Pépix en parallèle chez Sarbacane avec le roman jeunesse Où sont les filles ?

En ce qui concerne Les fantômes d’Achille Plume, je suis tout simplement ravie de l’avoir reçu car… il s’agit du tout nouvel ouvrage de Katherine et Florent Ferrier, les auteurs de la super saga de bd Hôtel Étrange !

La rentrée Sonatine est arrivée ! Et elle a l’air tout simplement géniale. L’éditeur ayant décidé de publier moins d’ouvrages pour ce concentrer plus sur chacun d’entre eux, on peut s’attendre à un concentré de bons crus. Notamment avec le nouveau roman de Celeste Ng, La saison des feux. Son précédent livre, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit avait été mémorable.

En ce qui concerne Jesse le héros, l’éditeur en a parlé en très bons termes dans le genre  » l’histoire d’un flic fatigué par les nombreuses affaires, mais charismatique », ça donnait bien envie ! Et le dernier, Une autre histoire avait l’air aussi géniale qu’inclassable dans le genre suspense…

Dire que le nouveau roman d’Andy Weir était attendu est un doux euphémisme ! Je ne savais même pas qu’il était paru avant il y a quelques jours, je trouve qu’il n’y a guère eu de communication dessus chez Bragelonne… mais qu’importe, on va y remédier bientôt en faisant une chronique sur Artémis. En ce qui concerne L’âge des assassins, ça a l’air d’être le mélange idéal entre fantasy et enquête…

La marque Rouge quant à elle est le tome deux de la série L’aura Noire, parue chez Scrinéo. J’ai la chance d’avoir eu à l’intérieur une très jolie dédicace de l’auteur ! En ce qui concerne Proxima du centaure, cette nouveauté chez Flammarion Jeunesse avait l’air très tentante et très mystérieuse… on en reparle très vite !

Et voici la fin du premier article IMM ! J’espère que ça vous a plu et que vous avez trouvé ça intéressant ou utile ! N’hésitez pas à commenter ou à parler des ouvrages qui vous tentent.

Mes idées de livres à offrir pour Noël 2017 – Romans ados

L’année 2017 est très intéressante en ce qui concerne la littérature pour ados car les ouvrages sont peu nombreux, mais extrêmement différents ! Outre une série en deux tomes que j’ai lu sur le tard, tout le reste est paru cette année. Mais surtout, chaque livre proposé dans cette liste idéale de Noël a un thème unique, très différent.

Ainsi, vous traverserez le Paris du 19ème siècle dans un monde totalement sf, vous partirez sur les routes poussiéreuses des États-Unis durant la Grande Dépression et nous reviendrons en France au travers deux histoires merveilleuses et poignantes. Sans oublier un petit passage dans un monde similaire (et tout aussi génial) à celui de Harry Potter ! Et un voyage en bateau qui nous mènera jusqu’aux sources de la saga Les Royaumes du Nord

Soul Breakers – Christophe Lambert – Bayard

Attention, ce roman est aussi énorme qu’ambitieux ! Il vous retrace avec précision et efficacité les États-Unis des années 30, en pleine Grande Dépression… sur plus de 600 pages ! L’histoire est celle de Teddy, un jeune homme qui va tout faire pour sauver sa petite sœur dont l’âme a été volée par des forains itinérants. Pour retrouver l’âme d’Amy, il va traverser le pays tout entier et des épreuves difficiles. Soul Breakers, c’est plus qu’un livre d’aventures, c’est un véritable roman-fleuve aux personnages forts, charismatiques et inoubliables. Découvrez le travail aux mines, celui difficile et harassant des abattoirs de Chicago, Teddy va devoir redoubler d’ingéniosité et de ténacité pour sauver Amy des griffes de ses ennemis… d’autant qu’ils possèdent des pouvoirs qui leurs permettent d’influencer son destin…

Excellent et inclassable, c’est à lire dès l’âge de 14/15 environ. Si vous cherchez un roman original et prenant sur un fond historique fouillé, ce sera parfait. Histoire unique, c’est un one-shot.

Carry On – Rainbow Rowell – Pocket Jeunesse

Si il y a un roman inclassable et génial qui a fait vibrer mon petit cœur de libraire, c’est bien Carry On. Imaginez un univers à la Harry Potter (volontairement similaire, comme une fanfiction), une imagination délurée, un système magique génial… Et des personnages inoubliables ! En quelques pages seulement, vous serez plongé dans un univers unique et à la fois très similaire à ce que vous avez pu lire… C’est extraordinaire, captivant, vous rirez, vous pleurerez, vous serez ému, bouleversé, happé.

C’est tout simplement un immense coup de cœur à découvrir dès l’âge de 15 ans. Vous trouverez dans Carry On tout ce qui fait les grands romans (ou les grandes sagas). Dernière chose, une fois n’est pas coutume, Carry On est un one-shot, c’est donc un tome unique et vous n’avez pas de série à rallonge comme souvent dans ce genre littéraire, ça fait plaisir, non ? Quoi que… on aimerait bien lire d’autres ouvrages dans le même univers tellement c’est génial !

Cité 19 – Stéphane Michaka – Pocket Jeunesse

Oui, je sais, Cité 19 n’est pas sorti cette année, mais ce n’est qu’en 2017 que j’ai découvert cette saga en deux tomes. L’histoire se déroule au XIX ème siècle, à Paris, mais mélange également science-fiction ! Série écrite par le français Stéphane Michaka, on y découvre une héroïne, Faustine, passionnée d’Histoire. Orpheline de mère, la jeune femme s’est plongée dans l’Histoire pour se rapprocher de sa mère disparue. Son père est quant à lui concierge au Musée d’Orsay… Autant dire qu’elle baigne littéralement dans l’Histoire. Mais ça, c’était avant de basculer réellement dans le Paris du XIX ème siècle ! Comment ? Je ne vous le dirais pas, mais c’est diablement bien mené et réalisé.

Cité 19 fait partie de ces romans dont on ne connaît pas l’issue avant l’ultime page. Sans concessions, parfois noir, ultra-réaliste et surprenant, les deux tomes qui constituent la série se dévorent. C’est une belle histoire qui mélange de nombreuses notions : psychologie, histoire, sciences poussées… A découvrir sans tarder donc !

Envole-moi – Annelise Heurtier – Casterman

Si vous voulez une MAGNIFIQUE histoire d’amour pas comme les autres, vous avez trouvé LE roman qu’il vous faut. Quand Swann fait la connaissance de Joanna, c’est le coup de foudre immédiat. A tel point qu’il ne s’est pas rendu compte que la jeune femme était en fauteuil roulant. Comment aimer l’autre quand il a un handicap ? Comment le regard des autres va-t-il se poser sur l’être aimé ? Le fauteuil est-il un obstacle au couple ?

Découvrez des questionnements d’adolescent au travers d’une histoire pas comme les autres… Vous lirez le handicap autrement, et surtout en souriant. Car ce qui est bien avec Swann, notre narrateur, c’est qu’il parle de tous les sujets sans filtre ! Ce qui donne nombre de scènes cocasses et génialement drôles.

Envole-moi (dont le titre a été emprunté à la chanson de Goldman avec sa bénédiction) est un merveilleux roman d’une justesse incroyable. A la fois drôle, tantôt triste, toujours génial, Annelise Heurtier est un génie tant elle écrit avec talent la psychologie des ados. Et surtout, elle a su créer des dialogues percutants et mémorables ! Dès 14 ans.

Je suis ton soleil – Marie Pavlenko – Flammarion Jeunesse

L’une de mes plus belles claques de l’année en littérature ado dite réaliste ! Marie Pavlenko est une auteur que j’appréciais beaucoup… mais maintenant je l’adore. Son roman est si plein de beauté et traite de tant de sujets différents avec vérité qu’il est impossible de ne pas en parler !

Premiers amours, relations compliquées avec les parents, grossesse chez les ados, homosexualité, tentative de suicide, adultère… On parle de TOUS les sujets dans ce roman, mais sans jamais entre dans l’horrible ou le pathos. Non. Marie Pavlenko réussit un exploit incroyable : son livre est drôle, du début à la fin.

Dans Je suis ton soleil, on fait la connaissance de Débo, une adolescente comme les autres qui traverse sa phase de questionnements et de rébellion. Et on peut dire que les obstacles sont nombreux pour elle en ce moment…. Elle vient de découvrir que son père trompe sa mère avec une autre femme ! Et pour elle qui est en pleine année du Bac, c’est très difficile à gérer. Et ce n’est que le début…

Je puis vous promettre une chose si vous lisez ce livre, vous passerez (et les adolescents aussi) un moment merveilleux. Entre rire et larmes, ce roman est une pépite de papier ! Dès 15 ans.

La fourmi rouge – Emilie Chazerand – Sarbacane, collection Exprim’

Ma dernière petite claque drôlatique de l’année, c’est La fourmi rouge. Dans le genre fou/hilarant/inattendu c’est GÉNIAL. Je viens de le termine début décembre, d’où l’ajout de dernière minute pour cet ouvrage. Si vous cherchez un super cadeau pour une ado qui souhaite rire et se distraire c’est parfait dans le genre feel good book.

L’histoire est celle de Vania Strudel, atteinte d’un ptosis (comme Colombo, son œil ne s’ouvre pas totalement, bref c’est la grosse classe). Son meilleur ami se nomme Pierre-Rachid (pour réaliser les souhaits d’intégration de ses parents), et sa nouvelle amie est atteinte du fish-odor syndrom (en gros, elle pue la mort, et c’est encore pire si elle n’évite pas certains aliments…). Bref, voici la vie de Vania Strudel, fille atypique mais géniale, même si elle l’ignore encore… Elle n’est pas une fourmi noire parmi tant d’autres, mais une véritable fourmi rouge ! C’est un mystérieux mail anonyme qui le lui a dit….

GROS COUP DE COEUR – Dès 13/14 ANS.

La Belle Sauvage – La Trilogie de la Poussière – Livre un – Philip Pullman – Gallimard Jeunesse

Quinze ans après la fin de la saga mythique Les Royaumes du Nord, Philip Pullman revient. Pour moi, c’est un rêve qui devient réalité. Jamais je n’aurais pensé qu’il écrirait un nouvel ouvrage ancré dans l’univers qui a vu naître l’une des plus grandes héroïnes de la littérature jeunesse/ado/adulte (car oui, ça se savoure à tout âge !). Et pourtant, voici une préquelle à la saga qui a marqué un nombre incalculable d’enfances ! Voici donc La Belle Sauvage, le premier tome d’une saga se déroulant 10 ans avant Les Royaumes du Nord : La Trilogie de la Poussière.

Mais Philip Pullman a-t-il assez de choses à raconter ? Assez de matière pour nous proposer une intrigue aussi construite que sa précédente saga ? La réponse est OUI ! La Belle Sauvage, ce sont de nouveaux héros à découvrir, de nouveaux dangers à traverser, un univers entier à (re)voir… On fait même la connaissance de Lyra et Pantalaimon lorsqu’ils sont bébés ! La Poussière, le Champ de Rusakov, l’aléthiomètre… on a encore beaucoup de choses à apprendre des univers de Philip Pullman.

L’ouvrage fait presque 530 pages et se dévore en quelques jours. Une dizaine de pages suffisent à vous plonger avec une facilité déconcertante dans le monde de Lyra et des dæmons. A peine franchies les portes de l’auberge de la Truite, on se prend d’affection pour Malcolm, le futur héros de cette histoire, et d’Asta son dæmon.

La Belle Sauvage nous ouvre des portes que l’on aurait pas oser imaginer et encore moins franchir, même dans nos rêves les plus fous. Découvrez à quel point l’Église règne en maître sur ce monde parallèle si semblable au notre. Entre fantastique, aventure, espionnage et sciences… Philip Pullman réussit le tour de force de nous proposer un roman aussi bien sinon meilleur que La Croisée des mondes. C’est un merveilleux sans faute, et je veux déjà la suite ! L’attente va être absolument terrible… Dès 13 ans.

Le second tome de La Belle Sauvage sort le 3 octobre au Royaume-Unis and co. Il n’y a pas encore de date pour la France… courage ! En tout cas, la couverture est encore plus belle que pour le premier tome si cela est possible !

Chronique : Les évadés du bocal

Un roman absolument fou… où l’on suit une petite troupe d’évadés de l’asile psychiatrique qui décide de mettre à jour le complot d’ordre mondial qu’ils ont découvert ! Mais qui les croira et y arriveront-ils seulement ?

Bruno Lonchampt est un auteur français qui a déjà quelques ouvrage son actif, notamment un chez Sarbacane : Bloc de haine (en 2014).

Avec Les évadés du bocal paru en septembre 2016, on plonge dans un monde totalement fou… et c’est vraiment le cas de le dire !

Une évasion totalement improbable…

Tout débute lorsqu’on fait la connaissance de Sandro, Yves et Lisa. Tout barrés à leur manière, ils sont persuadés qu’il y a quelque chose de louche qui se trame dans leur hôpital… En effet, de nombreux patients on mystérieusement disparut et il semblerait qu’il y ait tout un système bien monté derrière tout cela. Ainsi, ils sont bien décidés à le prouver coûte que coûte ! Commence alors une escapade étrange, loufoque et totalement imprévisible…

Un récit trop décousu pour moi mais parfois très drôle

Les évadés du bocal ne sera pas forcément un texte évident à lire pour des ados avant l’âge de 15 ans (ou les autres d’ailleurs). Il faut suivre le fil (très décousu), comprendre les enjeux de chacun des personnages, et les problèmes particuliers que chacun rencontre dans sa petite tête !

En cela, la folie de chacun est d’ailleurs très bien exprimée.

Pour l’intrigue, le plus amusant est de voir l’histoire se dérouler jusqu’à ce que… l’on sache si le complot imaginé par nous trois fous est bien réel ou s’il s’agit une belle hallucination collective. On assiste par ailleurs à des scènes géniales, notamment celle où un chauffeur de taxi se prend de sacrées claques sur la tronche car… Sandro a une peur panique des chauves !

Pour le reste, je suis plus réservée sur cette lecture. J’ai passé un bon moment, c’est certain, mais pas au point de conseiller ce roman. En effet, après lecture, il me reste un sentiment très diffus où tout se mélange. C’est trop décalé et trop rapide pour moi, je n’ai pas su garder en tête précisément l’intrigue afin de vous en reparler dans cette chronique. Ce qui est dommage.

…..

Les évadés du bocal n’est pas un livre déplaisant, loin de là. Mais il est si fidèle à ses personnages qu’il est comme eux : fou, totalement décalé et hors-normes. A conseiller à des lecteurs avisés qui sont prêts à sortir totalement des sentiers battus ! Dès 15 ans.

PS : Mention spéciale à la couverture hyper flashy et magnifique ! Elle détonne, tout comme le texte dont elle s’inspire.

Interview de Julien Messemackers pour son roman Ceux qui savent

Rencontre avec Julien Messemackers, l’auteur du thriller paru le 1er juin aux éditions Anne Carrière : Ceux qui savent, qui fut un coup de cœur ! (la chronique est ici !)

La Bibliothèque de Glow : Pouvez-vous conter votre parcours aux lecteurs ?

Julien Messemackers : J’ai l’impression d’avoir fait tout ce dont je n’étais pas fait pour : j’ai réalisé des courts-métrages plutôt ratés puis j’ai été le pire stagiaire régie qu’on ait vu et enfin, j’ai longtemps travaillé chez les agents où j’ai fait toutes les plus grosses bourdes! Depuis quelques années, mon alimentaire se consacre à trouver des romans adaptables à l’écran et je m’y reconnais un peu plus.  A coté de cela, je n’ai jamais arrêté d’écrire et c’est ce cheminement de longue haleine – et plus introspectif – que je considère comme mon vrai parcours.

La Bibliothèque de Glow : Comment en êtes-vous venu à l’écriture de ce premier roman ?

Julien Messemackers : Avant ce roman, j’ai énormément écrit le soir en rentrant chez moi durant mes longues années dans ma peau de “salary man”; j’ai pondu des nouvelles, des synopsis, imaginé la bible d’une série sur les agents artistiques et d’autres projets qui n’ont jamais vu le jour. Puis il arrive un moment où ce que l’on a à faire sortir de soi devient une urgence intérieure. C’est dans cet état d’esprit que j’en suis venu à ce roman.

La Bibliothèque de Glow : Y a-t-il eu un déclic qui vous a donné l’idée de cette histoire ?

Julien Messemackers : Le fameux déclic… L’”insight” comme disent les anglo-saxons. C’est un livre qui me l’a donné : à la recherche de bouquins à adapter pour un réalisateur, je m’étais laissé égarer dans la S-F de Michael Marshall Smith et en lisant l’un de ces romans, j’ai eu la vision d’un personnage, puis d’une situation. Je tenais mon histoire. Mais je cherche toujours un livre à adapter pour le réalisateur en question… Des idées?

La Bibliothèque de Glow : En combien de temps avez-vous écrit Ceux qui savent ?

Julien Messemackers : Le premier jet, en trois mois (j’avais déjà une trame), puis il y a eu plusieurs réécritures étalées sur un an.

La Bibliothèque de Glow : Pourquoi avoir choisi le thème de la génétique pour votre thriller ?

Julien Messemackers : Le thème s’est imposé de lui-même, avec ce que je voyais à en tirer : de façon détournée, je l’utilise pour parler de la notion de différence, par exemple. D’un point de vue dramaturgique et romanesque, la génétique est un matériau inépuisable et fascinant. Cela peut rebuter car on pense manipulation médicale, etc. mais au travers de ce prisme, il y a tout à re-raconter de l’être humain.

La Bibliothèque de Glow : Avez-vous dû faire beaucoup de recherches ?

Julien Messemackers : Beaucoup mais en fin de compte, les recherches n’ont pour but que de rendre l’action vraisemblable. Créer un univers romanesque – ou scénaristique – crédible dans un domaine que l’on ne connait pas demande un gros travail en amont, et ce n’est pas forcément la partie la plus agréable de l’écriture.

La Bibliothèque de Glow : Est-ce que votre roman à pour vocation de « dénoncer » les manipulations génétiques et autres dérives ?

Julien Messemackers : Je trouve que plus un livre cherche à dénoncer, moins ça marche… En allant le plus loin possible dans sa représentation, le roman met en scène un cauchemar puis c’est à chaque lecteur de se faire sa propre opinion sur les idées qu’il développe.

La Bibliothèque de Glow : Ce qui arrive dans votre roman n’est pas encore arrivé… mais pensez-vous que ce sera le cas très bientôt ?

Julien Messemackers : Qui sait si ce n’est pas déjà le cas? Seuls ceux qui savent le savent.

La Bibliothèque de Glow : Même question pour le hacking, comment avez-vous mis à jour cet univers secret ?

Julien Messemackers : Ça s’est nourri au fur et à mesure et jusqu’aux dernières épreuves, j’ai fait des ajouts en glanant de nouveaux éléments. Un nombre incalculable de petites choses accumulées se retrouvent disséminées dans le récit pour lui donner la texture de la réalité, mais il fallait que ça reste fluide et ne pas trop en faire pour trouver le juste équilibre entre réel et fiction.

La Bibliothèque de Glow : Avez-vous des titres de référence sur la génétique à nous conseiller ?

Julien Messemackers : Quitte à vous décevoir, aucun… J’ai nourri mes recherches autrement que par les livres sur le sujet. Je ne voulais pas faire un thriller scientifique. Je ne compte pas les articles scientifiques, études, mémoires universitaires et émissions débusqués sur Internet ou à la télévision pour façonner des pans entiers de l’histoire. A titre d’exemple, je me suis intéressé à l’étude de Dunedin en Nouvelle-Zélande. Ce qui m’intéresse en premier lieu, ce sont les enjeux humains.

La Bibliothèque de Glow : La maladie orpheline dont souffre Hélène existe-t-elle réellement ?

Julien Messemackers : A vous de le découvrir… Où est le vrai, où est le faux, c’est l’une des clés de lecture de ce roman.

La Bibliothèque de Glow : Y a-t-il un personnage en particulier que vous affectionnez ?

Julien Messemackers : Un bon méchant, c’est important et j’espère lui avoir accordé toute l’affection qu’il mérite mais je suis attaché à chacun des personnages.

La Bibliothèque de Glow : La fin de votre roman est terrible ! Avez-vous prévu une suite ? Ou préférez-vous laisser le lecteur cogiter sur cette belle conclusion ?

Julien Messemackers : Que ce soit dans un film, un livre ou une série, je suis toujours déçu par les fins qui n’en sont pas vraiment alors j’ai conçu le roman comme un one-shot avec un vrai dénouement qui apporte les réponses. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Une fois que la boite de Pandore est ouverte, on ne peut plus la refermer et le destin de l’un des protagonistes qui s’apprête à basculer, pourrait bien tous nous précipiter dans l’abime.

Julien Messemackers sera par ailleurs en signature à la Librairie Royaumes (paris 13ème) le vendredi 30 juin prochain, dès 19h00, à l’ocasion du Pari des libraires.

Chronique : Marquise

Un roman bien mystérieux qui aurait pu être génial, mais dont la conclusion n’a pas su être pleinement à la hauteur des attentes que j’ai placées en lui…

Joanne Richoux vient de débarquer dans la collection Exprim’ (Sarbacane) en mars 2017 avec Marquise. Il ne s’agit pas de son premier roman, mais je la découvre à travers cette nouveauté. Marquise, c’est l’histoire de deux jeunes paumés à qui la vie n’a pas décidé de sourire et qui décident de rebattre les cartes… mais est-ce pour un mieux ?

Une session de recrutement très étrange

Entre Charlotte et Billy, ça a toujours été une évidence. Ils ont toujours voulu s’évader de leur petite ville étriquée, de leur vie tristoune et déprimante… Non, ce qu’ils veulent, c’est vivre vraiment. Et c’est ainsi qu’ils s’en vont un jour, sans demander leur reste, abandonnant leurs familles respectives.

Le but ? Rejoindre Paris pour y passer un casting très spécial réservé uniquement à ceux qui en ont entendu parler par le bouche à oreille… Et manque de pot, ils réussissent toutes les étapes, jusqu’à être parmi les 8 gagnants qui ont le droit d’aller vivre avec Le Marquis, sur son île personnelle en Écosse.

Qu’est-ce donc que cet étrange mode de vie où tout le monde vit comme à l’époque du Roi Soleil ? Une secte ? Quel est le but réel du Marquis ? D’où lui vient une telle fortune pour faire vivre autant de gens à sa charge ?

Tout cela a beau être fort étrange, Charlotte et Billy plongent à corps perdu dans cette affaire un peu bizarre et carrément louche. Mais jusqu’où iront-ils pour plaire au fameux Marquis ?

Une accroche géniale mais dont le développement final n’a pas su me séduire

L’idée de départ de Marquise est génial : une société secrète qui recrute des gens selon des critères connus d’eux seuls. Cela à tout pour plaire : une bonne dose de mystère, une ambiance désuète due à l’époque chérie par Le Marquis… C’est tout de suite captivant.

Jusqu’à la conclusion. En effet, c’est la fin du roman qui m’a déplu et qui fait que je n’ai que moyennement apprécié l’ensemble. Tout est très bien décrit et campé dans ce roman, mais quand on découvre le pot aux roses, je m’attendais à quelque chose de beaucoup surprenant. La fin du roman a malheureusement un gout de déjà vu… Sans en dire plus (impossible, ce serait tout vous gâcher !), j’ai trouvé la fin trop rapide et quelque peu bâclée.

En effet, malgré l’écriture vive et accrocheuse, certains personnages sont trop stéréotypés, et même si l’issue n’est pas évidente au premier abord, elle n’en est pas pour autant surprenante.

J’ai particulièrement eu du mal avec l’héroïne, Charlotte. Beaucoup trop tête brulée à mon goût, toujours de mauvais poil, rebelle (même quand ce n’est pas nécessaire), elle manque beaucoup trop de sang froid. A tel point qu’elle en devient agaçante. Là où elle pourrait choisir le dialogue, elle choisi la confrontation ou un mur de silence. Systématiquement. Elle est trop indépendante pour moi, même si cela est également a force pour affronter ce qui l’attend.

….

En somme, Marquise est un roman ado qui faisait de très belles promesses. Elles sont en partie tenues, mais la conclusion ne reste pas au niveau de l’histoire dans son ensemble ! C’est donc une réussite partielle, gageons que l’auteure nous fera découvrir son univers au travers d’autres romans puisque Marquise est son tout premier. Il faut bien débuter quelque part !

Dédicace : Romina Russell en signature exceptionnelle à la librairie Royaumes !

Incroyable… mais vrai ! L’auteure américaine Romina Russell sera en signature exceptionnelle à Paris, dans la Librairie Royaumes (13ème arrondissement) le jeudi 22 juin 2017 en fin de journée (vers 18h00). Si vous ne la connaissez pas, c’est l’occasion de découvrir une très bonne saga de science-fiction pour les adolescents… mais aussi les adultes.

Romina Russell a écrit une trilogie de sf intitulée Zodiaque. Les trois tomes de la saga sont parus et sont tous aux éditions Michel Lafon. Le premier tome de la saga est d’ailleurs paru au format poche pour ceux qui souhaiteraient la découvrir à moindre coût.

Je vous laisse découvrir la présentation du premier tome ainsi que les sublimes couvertures de la saga !

Présentation de l’éditeur :

SEULES LES ÉTOILES DÉTIENNENT LA VÉRITÉ

Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l’astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l’impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l’univers de la jeune fille est plongé dans le chaos.
Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d’Hysan, l’excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l’origine treize… et, dans l’ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.

 

Chronique : Les agents de Mr Socrate – Tome 2 – La cité bleue d’Icaria

Une suite réussie pour Modo, l’espion britannique aux milles visages !

Second tome de la série Les agents de Mr. Socrate (lire la chronique du premier tome ici), voici La cité bleue d’Icaria. L’ouvrage est paru aux éditions MSK (la collection ado du Masque) en 2011.

Nous retrouvons le duo attachant que forment Modo et Octavia, et cette fois-ci, ils ne resteront pas sur le sol Britannique et traverserons l’océan… dans tous les sens du terme.

Une aventure qui nous emmène à New York et sur les côtes islandaises…

Après les aventures terribles qui ont failli amener la Confrérie de l’horloge à semer la terreur sur l’Angleterre tout entière, nous voici aux prises avec une nouvelle problématique.

Un espion de Mr Socrate ne donne plus de nouvelles depuis de nombreux jours, charge à Modo et Octavia de le retrouver et de découvrir ce qui l’a fait disparaître… Ils ne le savent pas encore, mais l’enquête va les emmener bien plus loin qu’à New York !

Une suite sympathique

Moins marquant que le premier tome, La cité bleue d’Icaria reste toutefois très intéressant et rempli d’imagination. On y lit la suite directe des aventures de Modo avec quelques éléments qui font bien avancer l’intrigue… Notamment en ce qui concerne le personnage de l’enfant jaune.

Voyez-vous de qui il s’agit ? Il est à peine mentionné au début du premier tome, par une simple et unique phrase. Mais dans cet opus, l’enfant jaune revient, et il est là pour servir la Confrérie de l’horloge… et il fait peur tout en attisant l’intérêt. Qui est-il ? Comment est-il devenu ce qu’il est ? Pourquoi est-il aussi instable ?

En ce qui concerne l’univers ici exploité, ce roman nous intéresse aux merveilles de la mécanique submersible… et de la vie sous-marine. On ne peut évidemment pas passer à côté des clins d’œil faits au monde de Jules Verne, encore une fois Arthur Slade se joue des classiques en les insérant dans ses livres…

De plus, les sciences sont encore une fois mises en avant avec quelques principes de physique tels que la pression exercée sur un corps sous l’eau, l’utilisation d’un sous-marin et ses nombreuses contraintes mécaniques. En cela, c’est très bien fait car les jeunes lecteurs apprendront tout en lisant une aventure qui les captive !

Et c’est avec plaisir que l’on découvre le peuple mystérieux et dangereux des Icariens, prêts à tout pour protéger leurs intérêts. Dans ce roman, c’est une ambiance en huis-clos oppressante qui vous attend ! Pas de toits sur lesquels sauter, ni de filature mais une attente angoissante à des dizaines de bars de pression.

……

Vous retrouverez ainsi ce mélange entre historique, étrange et espionnage qui a fait merveille dans le premier opus. A titre personnel, je l’ai légèrement moins apprécié que le précédent ouvrage, mais ce roman reste tout de même très sympathique à découvrir.

Que fomente encore la Confrérie de l’horloge ? Affaire à suivre puisqu’il reste encore deux tomes à découvrir chez Les agents de M. Socrate : Le peuple de la pluie (Tome 3) et L’île des damnés (Tome 4).

Dédicace : Jean-Luc Bizien en signature à librairie Royaumes le 18 mai 2017

Les éditions ActuSF et la librairie Royaumes (Paris 13ème) ont le plaisir de vous annoncer la signature exceptionnelle de Jean-Luc Bizien le jeudi 18 mai prochain de 17h00 à 19h00.

A l’occasion de la parution de son roman L’appel du dragon dans la collection jeunesse/ado dédiée à l’imaginaire Naos, l’auteur sera ainsi présent pour une belle rencontre/dédicace.

Il signera donc l’Appel du Dragon, qui paraît le jour même en librairie ! Mais la librairie Royaumes aura également en stock ses romans de la Trilogie des Ténèbres (éditions Toucan), ou encore sa série de fantasy asiatique Katana (2 tomes, chez Folio SF).

Présentation de l’éditeur pour L’Appel du dragon :

L’Empereur-Mage se fait vieux. Il faut sans tarder préparer la relève et trouver les héros capables de repousser les forces des Ténèbres qui menacent la cité de Selenae. Kaylan, le jeune paysan, Sheelba la belle magicienne et Shaar-Lun, l’intrigant voleur ont décidé de tenter leur chance.

Hélas pour eux, les épreuves sont effroyables. On raconte qu’aucun des derniers candidats n’est ressorti des souterrains de la ville. Pour devenir l’Élu, il faut triompher de redoutables épreuves et affronter ses peurs les plus secrètes.

L’un d’eux parviendra-t-il à se hisser sur le trône et à empêcher le réveil du monstre qui sommeille dans les profondeurs de la terre ?

Ancien enseignant, Jean-Luc Bizien a d’abord travaillé dans les jeux de rôle, avant de se tourner vers l’écriture. Ses romans policiers pour les adultes ont été couronnés de nombreux prix. L’Appel du Dragon réunit pour la première fois les romans Le Souffle du Dragon et L’Éveil du Dragon.

Coordonnées de la libraire pour toute question :

  • Librairie Royaumes – 42 rue de Tolbiac – 75013 Paris
  • Téléphone : 01 45 84 01 81
  • Métro Ligne 14 – Bibliothèque François Mitterand ou Olympiades
  • RER (C) : Bibliothèque François Mitterrand
  • Bus (27) (64) : Patay-Tolbiac

Chronique : Nil – Tome 1

nil-1Un roman young-adult dans l’esprit du Labyrinthe. Mais cette fois-ci, vous êtes sur une île absolument paradisiaque… où la mort rôde…

Lynne Matson est une auteur d’origine américaine. Mais avant de se vouer à l’écriture et à la création de mondes imaginaires, elle était une très sérieuse avocate ! Elle adore les romans tels que Hunger Games, Harry Potter, La balade de Pern, ou encore La marque des anges (dont on est très fan ici sur le blog). Dorénavant, elle se consacre uniquement à l’écriture. Nil est le premier tome d’une trilogie nous transportant sur une île aussi létale que magnifique…

Midi, une chaleur étouffante, et une étrange « porte »…

Charley était sur le parking d’un centre commercial, en plein soleil, lorsqu’une étrange ondulation l’a aspirée. Elle perd connaissance et se réveille sur une plage aux allures de paradis. Charley l’ignore encore, mais elle vient d’arriver sur Nil. Si elle ne trouve pas une porte de sortie (la fameuse ondulation qui l’a amenée ici) avant 365 jours, elle périra dans ce paradis mortel… Et elle est loin d’être la seule, une vingtaine d’adolescents vivent actuellement sur Nil, s’organisant pour survivre et trouver des portes.
Pourquoi sont-ils ici ? Comment trouver les portes ? Quel est le but de Nil ? Où sont-ils réellement ? Beaucoup de questions et peu de réponses dans ce premier tome… mais on est immédiatement accrochés par le charme enjôleur de l’île…

Haletant, bien construit, on en redemande !

Ambiance à huis-clos à l’échelle d’une île paradisiaque, tensions, haines, mais également de beaux moments d’entraide, c’est ça Nil.
Les chapitres sont découpés par journées passées sur l’île. Nous alternons entre les point de vues de Charley (fraîchement débarquée sur l’île) et de Thad (présent depuis 267 jours au début du roman). Très rapidement on découvre tous les principes qui régissent l’île…

Il y a les portes, bien sûr, mais aussi des animaux dangereux qui sévissent sur l’île, ainsi que  d’étranges symboles semés sur Nil. Ces gravures sont-elles des énigmes pour s’en sortir ? Ou une simple décoration ésotérique pour perdre les adolescents prisonniers ? ou autre chose ?
Le décompte est donc lancé pour Charley : il lui reste 365 jours pour réchapper au piège tendu par Nil… Mais certains, comme Thad n’ont plus qu’une centaine de jours au compteur… Ce sont donc des chapitres cours et haletants qui s’enchaînent, où le moindre indice est vital. Trouver une porte sortante est extrêmement compliqué puisqu’elles n’apparaissent qu’à une heure précise et une seule fois par jour !

Seul défaut selon moi, la romance franchement trop évidente (dès les premières pages) entre Charley et Thad. Cette rapidité rend leur histoire beaucoup trop fleur bleue et même par certains côtés mièvre.
On appréciera cependant le développement des liens sociaux qui se tissent peu à peu entre les survivants. Qu’ils soient des « anciens » ou des nouveaux venus, le système fonctionne à peu près… Sauf quand on a affaire à des lâches et des égoïstes, et il y en a ! L’auteur aurait encore pu plus creuser la psychologie de certains, cela aurait apporté encore plus en densité à l’intrigue.

nil-2Enfin, pour ceux qui n’aimeraient pas les séries de livres, vous pouvez rester sur la fin du premier tome comme note finale, car Nil offre ici une histoire complète.

Par contre, vous aurez encore beaucoup de questions sur l’île, le pourquoi de son existence, et son but… si elle en a bien un ? Et personnellement, j’ai très envie de savoir et meurt d’impatience à l’idée de lire le prochain tome !

Chronique : Witch Song – Tome 1

Witch song 01Une nouvelle série pour ados avec pour héroïne la toute dernière sorcière de son espèce

Witch Song est une trilogie ayant pour thème la magie, mais cette dernière ne s’utilise que d’une seule façon : en chantant !

L’auteur de cette saga est Amber Argyle, qui nous vient tout droit des Etats-Unis. Elle a été nommée pour de nombreux prix grâce à Witch Song. Mais elle est également l’auteur d’une autre saga encore non parue en France et qui comprend 7 tomes : Fairy Queens.

Détestée de tous et isolée, voici l’histoire de Brusenna, dernière sorcière vivante

Brusenna est détestée et pire encore, elle est crainte par tous au village. Isolée, sa mère elle-même est partie pour combattre un mystérieux ennemi… pour ne plus jamais revenir… Harcelée, poursuivie parfois par les enfants du village, la jeune fille doit faire face comme elle le peut aux aléas du quotidien. Même de simples courses au village sont une épreuve pour elle tant les gens la regarde de travers et essayent de lui faire un tour pendable…

Mais le plus dur est à venir quand Brusenna découvre qu’elle est poursuivie par des Chasseurs qui en veulent à son existence… Il semblerait qu’elle fasse partie d’un puzzle dont les enjeux la dépassent totalement. Sa mère a beau être une sorcière, elle ne lui a jamais rien enseigné concernant la magie, même avant mystérieux son départ…

Un premier tome aux qualités très insuffisantes

Malgré quelques idées originales, le ce premier tome ne recèle pas assez de points positifs pour l’apprécier vraiment.

En effet, le premier point noir est l’héroïne de ce roman, Brusenna. Trop niaise, trop capricieuse, elle fait toujours exactement l’inverse de ce qu’on  lui conseille. Il y a une route sombre à ne pas prendre ? Elle y foncera. Elle doit faire très attention à ne pas montrer son argent ? Elle s’empêchera de le dépenser… Cet esprit de contrariété est très agaçant tout au long de la lecture.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, le tout reste très classique. Il ne suffit pas que la magie se fasse en chantant pour révolutionner le genre. En effet, le système magique créé reste très habituel et ne nous plonge pas dans un univers remarquable, dommage.

De plus la trame de l’intrigue et ses ramifications sont malheureusement très prévisibles. On sait très vite où l’on va, il y a peu de suspense, et les personnages que l’on croise ne créent pas un grand sentiment d’attachement.

 ….

Cette lecture du premier tome de Wich Song nous laisse donc un sentiment très mitigé. Trop d’archétypes servant un scénario extrêmement classique… Affaire à suivre avec les deux tomes suivants, peut-être y aura-t-il une surprise ? J’avoue être assez sceptique sur la question, mais nous aviserons. Dès 13 ans.

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TRANCHE d´ÂGE :