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Chronique bd Jeunesse : La balade de Yaya – tome 2 – La prisonnière

La balade de Yaya 02L’aventure de nos deux héros à Shangaï continue, pour le meilleur…et pour le pire…

Second tome de la série pour la jeunesse écrite par un scénariste français (Jean-Marie Omont) et dessinée par un artiste chinois (Golo Zhao), la balade de Yaya se poursuit là où nous avions laissés nos deux jeunes protagonistes, bien mal en point…

Prisonniers d’un exploiteur d’enfants…

Yaya a été faire prisonnière par le même exploiteur d’enfant qui tenait déjà Tuduo sous son joug. L’homme vil et cupide ne voit que des côtés positifs à la guerre… c’est l’occasion pour lui de « recruter » de nouveaux enfants perdus comme Yaya.
Mais le jeune duo n’a pas dit son dernier mot et va tout tenter pour retrouver les parents de Yaya, le dernier espoir pour la jeune fille pour retrouver sa vie d’avant et la seule échappatoire de Tuduo pour échapper à sa terrible situation…

La suite des aventures de Yaya et Tuduo

Encore une fois, ont se laisse totalement prendre par l’intrigue simple mais accaparante de la série. De malchances en mésaventures, les deux enfants n’ont pas fini de lutter pour accomplir leur quête.
Cette seconde partie se déroule toujours dans la ville de Shangaï, lieu où se trouve la maison de Yaya. On y découvre une ville remplie à la fois d’injustices criantes et de bonté.
Dans cette série, le côté humain passe avant tout. On y découvre aussi bien l’homme opportuniste que l’être qui donne sans rien attendre en retour. Et chaque nouvelle rencontre que font les enfants fait craindre pour leur sécurité, ne sachant jamais s’ils sont tombés sur une bonne personne ou non… en somme, une illustration très juste de la vie.

Notons tout de même la très légère pointe de fantastique que possède cette série : Yaya sait parler avec les animaux. Ce pouvoir étrange se révèlera fortement utile dans certaines situations périlleuses.

Enfin il convient de parler du graphisme de l’ouvrage. Le trait de Golo Zhao est toujours aussi réussi. Rendant ses personnages vivants, attachants.
Toujours aussi bien travaillées, les couleurs sont vivantes, éclatantes. Tantôt tristes et lugubres, tantôt lumineuses et pétillantes, les teintes qui dominent les différentes parties de l’ouvrage sont un magnifique reflet de l’histoire elle-même.

Ludique, intelligente, pétillante, ce second opus confirme ce que l’on pressentait déjà dans le premier tome… Yaya est une petite perle ! Prochaine chronique avec le troisième tome de la balade de Yaya aux éditions Fei : Le cirque.

8/10

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Le dernier hiver

Le dernier hiverUn roman post-apocalyptique grandiose

 Jean-Luc Marcastel est un auteur français de romans fantastiques. Avant d’être auteur, il était professeur d’histoire.

 Il s’est fait connaître grâce à sa première série : Louis le Galoup, publiée il y a quelques années aux éditions Nouvel Angle. Il est aujourd’hui publié chez Black Moon (il est très rare qu’un auteur français soit publié par cette maison d’édition) pour le dernier hiver, un roman apocalyptique qui nous rappelle les valeurs qui font de nous des humains : la droiture d’esprit, la bonté, l’amour. Des sentiments qui tendent à s’oublier dans les situations extrêmes créés par l’auteur. Originaire d’Aurillac, les intrigues de ses romans se déroulent souvent dans ses alentours.

Quand le soleil disparaît…

Pour une mystérieuse raison, le soleil est masqué par une couche de poussière qui englobe la Terre. Les rayons du soleil n’atteigne plus la surface, il n’y a plus de chaleur, la pénombre s’installe, la neige arrive et reste.

Mais chose encore plus préoccupante s’il est possible : les pins se sont transformés en une sorte de végétal carnivore qui absorbe le sang de ses victimes qui ont le malheur de s’en approcher trop près. Cette nouvelle espèce de pin est devenue une véritable pandémie et a recouvert presque la totalité de la surface de la Terre. Seules les villes survivent tant bien que mal en coupant tout les jours les pins qui gagnent inexorablement du terrain.

Dans ce nouveau monde de cauchemar où la cruauté devient plus aisée que la bonté, la donne a changé et les inégalités se creusent. A Aurillac se trouve Johan, qui par amour va décider de combattre ces pins-vampires pour rallier une autre ville, à plusieurs jours de voyage afin de revoir celle qu’il aime par-dessus-tout.

Pour cette entreprise risquée, son frère et son meilleur ami décident de tout quitter pour l’aider à atteindre son rêve, qui va vite se transformer en cauchemar post-apocalyptique.

Une histoire captivante à glacer les sangs

Le dernier hiver est un très bon roman est un très bon roman pour ados. L’intrigue démarre au quart de tour, et cette idée de pins vivants et mouvants qui tuent pour s’étendre est très bien pensée.

Mais outre ce côté fantastique, c’est la partie psychologique et introspective qui prend de l’ampleur au fil des pages. Plus qu’un voyage à travers les pins et le Mal, c’est aussi une lutte contre leur propres peurs et instincts de survie qu’ils vont devoir combattre.

Il faut bien l’avouer, Jean-Luc Marcastel entretien de très belles histoires d’amour avec ses personnages, qu’il travaille avec beaucoup de réalisme, en particulier les femmes.

Comme vous pourrez le constater, dans son œuvre ces dernières sont souvent fortes, indépendantes mais aussi très fragiles. Mais jamais elles ne sont infantilisées. On en a l’exemple parfait avec le personnage de Fanie : attachante et toute en beauté aussi bien sur le plan physique qu’humain.

En ce qui concerne l’écriture, on se retrouve très vite charmé par cette plume digne des anciens récits épiques. Tout en scènes grandioses et majestueuses, cette lecture ne vous laissera pas indemne.

Le seul léger bémol que l’on pourrait avancer est celui des descriptions, en particulier celles qui concernent Fanie, où l’on retrouve souvent les mêmes phrases pour la décrire, faisant tomber le lecteur dans du déjà-lu.

Pour conclure sur cet ouvrage, Le dernier hiver doit être lu et ce pour une foule de raisons. Pour son univers fouillé, son réalisme dans l’horreur, mais également pour les valeurs qu’il transmet. A conseiller sans hésitation dès l’âge de quatorze ans.

9/10

Chronique : Vampire Kisses – Tome 1

Vampire Kisses 001Une histoire de vampires qui laisse un peu sur sa faim…

 Vampire Kisses est une série de romans publiée aux éditions Castelmore, trois tomes sont pour le moment sortis en France, mais la série en compte déjà huit outre-Atlantique. Son auteur, Ellen Schreiber, était actrice avant de devenir écrivain, elle est même passée par la Royal Academy of Dramatics Art de Londres.

Le succès de Vampire Kisses a été tel qu’elle s’est vue proposée une adaptation de ses romans en manga, ils sont disponibles en France aux éditions Soleil. Outre cette série vampirique, elle a également écrit une saga prénommé Once in a full moon, qui traite de loups-garous, mais qui n’a pas encore vu le jour en France.

Dullsville, capitale de la tranquillité…et de l’ennui.

Il ne se passe jamais rien à Dullsville. Absolument rien. Alors quand une nouvelle famille s’installe dans le manoir abandonné depuis des années, autant dire que ça fait beaucoup parler les curieux habitants. Surtout que cette famille a des allures quelque peu étranges… ils ne sortent quasiment jamais, et le peu que l’on sait d’eux fait froid dans le dos.

Et c’est à Dussville également que vit Raven, une adolescente qui s’habille dans le plus pur style gothique, ce qui n’est pas pour plaire franchement à ses parents. Et au lycée, son style fait d’elle une cible toute désignée aux moqueries, mais son esprit cynique et sa répartie cinglante ont tôt fait de faire reculer ses détracteurs, sauf les plus tenaces…

Alors quand Raven apprend qu’une nouvelle famille s’installe et que l’un des fils, Alexander Sterling a l’air d’avoir le même style qu’elle, elle décide d’aller faire un tour au manoir histoire de se renseigner et d’apaiser sa soif de curiosité. Et la rencontre risque d’être surprenante…

Une histoire qui fonctionne bien, mais dont le schéma est très classique.

Le reproche que l’on pourrait faire à ce premier tome est de rester dans les sentiers battus. Le personnage de Raven est très stéréotypé, et on tombe vraiment sur une adolescente gothique « de base » sans grande personnalité. De plus, sa fascination pour les vampires (pas toujours très saine) est vraiment excessive, la rendant vraiment très fleur bleue, pour ne pas dire naïve. Le personnage d’Alexander est lui beaucoup plus difficile à cerner, la preuve c’est que l’on ne sait pratiquement rien de lui du début à la fin, et ce côté mystérieux n’est pas gênant, au contraire il apporte une certaine fascination de l’inconnu qui doit parfaitement fonctionner sur un lectorat adolescent.

C’est pourquoi malgré un schéma assez basique, on se laisse facilement embringué par l’histoire qui pique tout de même notre curiosité. On se retrouve avec les tourments cruciaux d’une adolescente : choix d’une robe pour le bal, ou encore le classique problème du premier rendez-vous. Cette ambiance feutrée et mystérieuse n’est pas pour déplaire, on retrouve la noblesse qui faisait les romans de vampire d’avant. Car il n’y a que peu d’action au final, mais beaucoup d’interrogations et de non-dits. En particulier sur la fin, qui est très bien faite.

C’est un peu à contre-courant qu’est Ellen Schreiber avec ses vampires, bien loin de l’action effrénée des romans de vampires qui font la tendance actuelle. Et c’est un petit retour aux sources assez plaisant.

Vampire Kisses est donc un roman sympathique mais pas génialissime. Il conviendra parfaitement à des adolescentes qui veulent s’essayer à la bit-lit. On a malgré tout envie de savoir ce qu’il va se passer dans les tomes suivants, étant donné la fin de ce premier tome, affaire à suivre.

6.5/10

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Skeleton Creek – Tome 2 – Engrenage

skeleton creek 02Un honnête second volume.

Voici le second tome de la série de terreur et de suspense Skeleton Creek parue aux éditions Bayard. Toujours interactif, avec des liens vidéo, des indices et des mots de passes à trouver, cette suite nous fait retrouver nos deux jeunes héros : Sarah et Ryan.

De retour sur l’enquête de la drague.

Suite à l’étrange et terrifiante rencontre qu’ont fait Sarah et Ryan, l’enquête sur l’ancienne exploitation d’or de la ville (la drague) se resserre. Car il semblerait qu’il y ait eu plusieurs homicides à Skeleton Creek, et que le ou les meurtriers sont toujours dans la ville. Indices, pièces jointes et vidéos sont toujours au rendez-vous.

On apprécie toujours autant les nombreux clins d’œil faits par Sarah avec ses mots de passe : du héros du film Memento aux personnages d’un livre de Stephen King en passant par des références à la littérature d’horreur classique, ces indices nous forcent à mener une enquête dans l’enquête tout apportant une nouvelle culture.

Une suite tout de même moins accaparante

Malgré quelques séquences terrifiantes, ce second volet de la série prend moins d’ampleur que le précédent. Maintenant que l’on connaît le mode de fonctionnement de la série, l’intérêt décru quelque peu au fur et à mesure des révélations. La faute au scénario, qui ne sait pas accaparer le lecteur aussi bien que dans le premier tome : les suspicions des deux adolescents mettent du temps à se vérifier, le rythme est beaucoup moins soutenu.

….

La conclusion, sans être décevante n’est pas non plus extrêmement satisfaisante, mais ce second épisode de la série fera tout de même passer un très bon moment aux heures les plus sombres de la nuit. A suivre, le troisième tome de la série le 2 octobre : Skeleton Creek, Le Crâne.

 

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Coup de gigot et autres histoires à faire peur

Coup de gigotNouvelles à chutes et crimes masqués

Cette petite anthologie de courtes nouvelles publiée aux éditions Folio Junior a pour thème les apparences trompeuses, en particulier chez la gent féminine. Cet ouvrage est souvent prescrit dans les classes de collège.

Ce livre contient quatre nouvelles :

  •     Coup de gigot
  •     Tous les chemins mènent au ciel
  •     La logeuse
  •     William et Mary

Toutes ces nouvelles ont une particularité ; elles se concluent toutes par une chute, c’est-à-dire une conclusion en général inattendue et souvent surprenante pour le lecteur, en particulier pour les plus jeunes.

Coup de Gigot : cette première nouvelle est un prodige de cynisme, elle est tout simplement drôle est géniale.

Tout commence par une femme aimante qui attend impatiemment son mari… et tout fini en un crime sordide… la femme a tué son mari d’un coup de gigot, et va tout faire pour masquer son crime à la police… Plein d’humour noir, ce récit est un vrai régal !

Tous les chemins mènent au ciel : Encore une fois, c’est l’histoire d’une femme qui va faire quelque chose d’impensable, elle-même ne s’en croyait d’ailleurs pas capable avant de le faire… elle qui avait tout pour être heureuse, ou presque. Une nouvelle géniale et une chute qui l’est tout autant.

La logeuse : S’il y a bien une femme plus dangereuse que les précédentes, c’est bien celle-ci. Cette logeuse un peu particulière n’a eu que deux clients en trois ans, et le potentiel troisième client n’a pas l’air plus interloqué que ça de l’apprendre… une fin pleine de non-dits, à imaginer par le lecteur lui-même.

William et Mary : Sans doute la nouvelle la plus étrange du recueil, et la seule qui relève du genre fantastique. William et Mary nous conte l’histoire d’un mari qui veut dépasser les limites matérielles du corps humain pour devenir immortel… et qui va plus ou moins y parvenir…

En somme, ce recueil de nouvelles à faire froid dans le dos est un vrai régal, à lire sans modération que l’on soit jeune ou adulte, peu importe. Roald Dahl est et restera un grand auteur pour tous les genres et les âges.

9/10

Chronique : Skeleton Creek – tome 1 – Psychose

 skeleton creek 01Un bon livre  interactif et une histoire à faire froid dans le dos

Patrick Carman est un auteur américain très productif, en France, sa série Elyon, publiée aux éditions Bayard Jeunesse est la plus connue en France, mais ça va changer avec cette nouvelle série d’horreur destinée aux ados, chez Bayard Jeunesse également.

Skeleton Creek, Psychose est le premier tome d’une trilogie parue aux éditions Bayard Jeunesse. La particularité de cette série est d’être « interactive » : le lecteur devant se rendre sur internet pour voir des vidéos qui font partie intégrante de l’histoire. Destiné aux ados dès l’âge de 14 ans, la série mélange horreur, fantastique et lourds mystères traînés depuis des décennies dans la petite bourgade de Skeleton Creek.

Le mystère de la drague…

Skeleton Creek, une petite bourgade à priori sans histoires, mais son passé est moins reluisant qu’il n’en a l’air… à l’époque (une trentaine d’années auparavant), plusieurs employés de la drague (une mine d’exploitation d’or) sont morts dans d’étranges circonstances et il semble que le fantôme de l’un d’eux soit encore dans les parages.

C’est ainsi que Sarah Findcher et Ryan , deux adolescents vivant depuis toujours dans la ville, vont mener l’enquête. Indices, mystères, et frayeurs sont au rendez-vous… aussi bien entre les pages que sur les vidéos envoyées par Sarah à Ryan et, à nous lecteur.

Un concept, plus qu’une histoire

Il faut bien l’avouer, à la base, Skeleton Creek est de ce genre de livre qui plaît plus pour son concept que pour son intrigue, mais ce premier tome est loin d’être décevant.

L’intrigue et très bien fait, et le site de Sarah Findcher recèle de quantités d’indices que le lecteur assidu peux s’amuser à trouver. Quand aux vidéos de la jeune adolescente, elles complètent réellement l’histoire sans faire doublon, avec quelques passages vraiment flippants. Élément important, pour ne pas gâcher l’ambiance du livre, Skeleton Creek est à lire absolument entre 23h00 et 5h00 du matin, quand l’adrénaline et l’imagination sont au plus fort pour se faire peur, il vaut donc mieux éviter les lieux communs et la journée en général.

Difficile d’en expliquer plus sans en dire un peu trop, sachez juste que ce premier tome est une petite réussite et il vaut qu’on lui jette au moins un œil.

A l’image de Cathy’s book et de Prophétie, le maître du jeu (sortie en octobre 2011), Bayard conforte sa position d’éditeur qui aime prendre de nouveaux chemins éditoriaux. Et rien que pour cette prise de risque (le public ado étant difficile) merci, car les succès et les flops sont très difficiles à déceler.

EDITEUR :
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Chronique : Idlewild – Tome 1

idlewild 1Un univers déroutant qui ne convainc qu’à moitié…

Idlewild est le premier tome d’une trilogie parue dans la récente collection Nouveaux Millénaires des éditions J’ai Lu, qui réunira ses publications SF grand format. La suite de la série est prévue pour la fin de l’année, puis début 2012 pour le troisième tome. Son auteur, Nick Sagan n’est autre que le fils de Carl Sagan, l’éminent scientifique qui a initié le programme SETI consistant à rechercher de possibles vies extraterrestres et qui était également l’auteur de nombreux ouvrages, dont Contact, qui a inspiré le film éponyme.


Un début d’histoire franchement étrange

Tout commence dans un champ de citrouilles. Un jeune homme y est allongé. Il ne se souvient plus de rien sauf de trois choses : on a essayé de le tuer, que Lazare est mort et qu’il a tué Lazare. À partir de ces faits, le personnage part en quête de son « moi », de ses souvenirs.

Mais le personnage principal n’est pas seul, il vit avec neuf autres adolescents de son âge. Leur présence, que l’on pourrait croire capable d’aider l’amnésique, est tout le contraire. Plus il en apprend, moins les réponses sont évidentes.

Ce début d’histoire est hautement captivant, mais la suite devient beaucoup trop décousue et déconcertante. On passe parfois du coq à l’âne sans grande logique, et même si certains éléments sont expliqués dans la suite des événements, le lecteur est trop balloté d’événements inexpliqués en situations bizarres.

Des mystères qui s’imbriquent dans un univers virtuel…

Difficile d’en dire plus sur l’intrigue sans en révéler trop, mais le livre fourmille de bonnes idées plus ou moins bien exploitées.
Les personnages sont traités avec efficacité et profondeur, mais ça ne suffit pas à rehausser la qualité du roman. Trop d’éléments sont insérés au décor sans justifications. Les amateurs de cyberpunk s’y retrouveront sans peine mais pour les autres, il restera difficile d’appréhender un univers aussi foisonnant et heurté.
Autre élément dérangeant : l’écriture. Trop « jeune », elle donne l’impression de vouloir séduire un lectorat adolescent, sans y réussir. On a donc parfois affaire à de la vulgarité un peu trop facile qui tombe dans les clichés de « l’adolescent rebelle » envoyant tout valser et qui refuse toute forme d’autorité.

Où s’arrête le virtuel ? Où commence le réel ?

Le fond de l’histoire est bel est bien la quête de réponses sur la réalité. Où commence-t-elle dans ce monde si étrange, surréaliste ? En ce sens, le roman fait beaucoup penser aux œuvres de Philip K. Dick qui avaient elles aussi pour fond la frontière entre réalité et virtuel, là où commencent les hallucinations. Car on ne sait pas toujours à quoi Nick Sagan nous confronte : folie ? rêves ? spéculations du personnage ? certitudes ? paranoïa ?
L’intrigue de base est donc bien plus compliquée qu’il n’y paraît. C’est d’ailleurs la force de l’histoire. Le chevauchement des faits et des éléments permettent d’entrevoir toute l’horreur d’une situation obscure mais encore très nébuleuse par bien des aspects.

En somme Idlewild est un roman intriguant, déroutant. Trop peut-être. Il laisse un goût amer en guise de conclusion. Quoi qu’il en soit, le roman, sans être extraordinaire, donne tout de même envie de connaître sa suite, Edenborn, à paraître en novembre. Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF

 

Chronique : Mortels petits secrets – Tome 1

mortels petits secretsUne ressemblance troublante avec un autre roman…

Laurie Faria Stolarz est l’auteur de la quadrilogie Bleu Cauchemar, parue elle aussi aux éditions Albin Michel Wiz. Elle revient en 2011 avec Mortels petits secrets, premier tome d’une nouvelle série à suspense pour adolescentes.

Une intrigue longue à démarrer

Il faut bien l’avouer, le titre accrocheur sait donner envie de découvrir tous ces petits secrets dérangeants mais ils sont peu finalement décevants. Camelia, le personnage principal, voit sa vie sauvée au début du roman par le mystérieux Ben qui va tout faire pour l’éviter par la suite… pourquoi ? Camelia reçoit depuis quelque temps des coups de fils anonymes à faire froid dans le dos… pourquoi ?
Beaucoup de mystères, mais peu d’explications convaincantes.

Trop de similitudes avec un autre roman de la même auteure

Le plus dérangeant dans le livre n’est pas son rythme lent ou même son intrigue peu présente, mais sa grande ressemblance avec Bleu Cauchemar. Dans les deux cas, l’héroïne reçoit des coups de fils étranges et elle est aussi menacée. Dans l’un, c’est l’héroïne qui voit l’avenir, dans l’autre, c’est un de ses amis… etc.

Une promesse non tenue pour une fin décevante

Le schéma de l’histoire étant quasiment le même que dans Bleu Cauchemar, la chute du roman n’échappe pas à la similitude et se trouve être insatisfaisante par rapport aux promesses faites par le titre.
Ce deuxième roman donne l’impression que l’auteure garde la thématique de l’horreur et du suspense sans changer d’histoire.

Chronique : Bleu Chauchemar – Tome 1

 BLEU_CAUCHEMARD__001_001.5E1M33Du fantastique dans le monde des campus américains

Dans une ambiance de magie urbaine, voici Bleu Cauchemar, premier livre d’une série de quatre tomes parue aux éditions Albin Michel Wiz. Bleu cauchemar vient de sortir en janvier en poche.

Une intrigue qui reste dans les sentiers battus

L’histoire est assez classique : nous sommes dans un campus américain et suivons la trace d’une jeune étudiante comme les autres ou presque… car elle possède un don : celui de voir l’avenir et de communiquer avec les esprits. Et malheureusement pour elle ce pouvoir va lui être très utile pour la suite des événements traumatisants auxquels elle va faire face. Depuis quelque temps déjà, Lucy fais des cauchemars en masse où sa meilleure amie est enlevée…

Ainsi commence un thriller où le suspense et la terreur sont omniprésents. Peu de personnages sont mis en place par l’auteure, rendant l’atmosphère d’autant plus oppressante pour nous lecteur. Laurie Faria Stolarz est une auteure qui affectionne la littérature fantastique, en particulier en ce qui concerne le paranormal, et le rendu des ambiances qu’elle créé est souvent très prenant mais ça ne fait pas de Bleu Cauchemar un bon livre…

Une écriture longue et un manque de suspense

Premièrement l’écriture en elle-même n’a rien d’extraordinaire, peut-être est-ce la traduction qui est pauvre mais il n’y a pas que ça. Certains personnages sont vulgaires sans aucune raison valable au cours d’un dialogue quelconque, dommage. Ensuite, l’intrigue qui nous « accapare » tout le long de l’histoire retombe comme un soufflet aux dernières pages, pour cause : des « révélations » très décevantes dignes d’un feuilleton du dimanche… je suis un peu dure avec ce livre, certes, mais la collection Wiz m’a habituée à tellement mieux que quand c’est mauvais il faut aussi le dire.

Pour conclure, Bleu Cauchemar plaira peut-être aux adolescentes qui veulent s’initier au fantastique et au suspense mais c’est tout, et encore. Il y a peu de chances que je lise la suite de cette saga en quatre tomes.

Actualité éditoriale : Dôme, le nouveau Stephen King sort le 2 Mars 2011

dome king both……

La sortie d’un nouveau Stephen King est toujours un évènement en soi mais cette fois, deux ouvrages sortent simultanément à cette date : Le Dôme tome 1 et 2. L’histoire semble être un huis-clos à l’échelle d’une petite ville, ce dernier étant causé par un dôme invisible et d’origine inconnue… Peu d’informations sont déjà disponibles, alors en attendant le 2 mars prochain, voici la quatrième de couverture (ci-dessous) et la magnifique couverture des deux ouvrages (ci-dessus).

Quatrième de couverture :  A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville.