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Actualité éditoriale : Les petites merveilles que nous réservent les éditions Super 8 pour 2015

Les éditions Super 8 souffent à peine leur première bougie d’anniversaire mais savent très bien attirer l’intérêt de ses lecteurs potentiels. Petit zoom sur leur parutions 2015 qui ont l’air le plus alléchantes selon moi…

Le dernier meurtre avant la fin du monde 1Le dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters (parution en février 2015)

A quoi bon vouloir élucider un meurtre alors que l’on sait que l’humanité va être exterminée dans peu de temps ? Appelez cela de l’excès de zèle si vous voulez, mais Hank Palace ne compte pas lâcher l’affaire, même si personne ne lui sera reconnaissant à la fin de l’enquête…

Le concept simple est hallucinant de ce récit donne très envie de le découvrir. Alors, on a qu’une seule envie, y foncer pour voir ce que ça donne. Aux Etats-Unis, l’ouvrage s’intitule The Last Policeman et est suivi de deux autres ouvrages avec le même personnage. Espérons donc que la trilogie complète verra le jour en France !

Prime TimePrime Time de Jay Martel (parution en mars 2015)

La télévision n’est pas l’apanage des Terriens, loin de là… En réalité, nous sommes tous filmés pour le plus grand plaisir de la galaxie toute entière… Un show tourné à l’échelle mondiale, voilà ce que nous sommes. Toute ressemblance avec The Truman Show à l’échelle galactique serait tout à fait fortuite… on non !

Le titre en VO de l’ouvrage est Channel Blue, et ça lui va comme un gant. J’ai franchement hâte de découvrir ce roman présenté comme de la sf burlesque.

Il s’agit du tout premier roman de Jay Martel, auteur américain qui vit à Los Angeles. Il exerce le métier de scénariste, dramaturge ainsi que journaliste.

Le monde caché d'Axton HouseLe monde caché d’Axton House d’Edgar Cantero (parution en avril 2015)

Un jeune homme nommé A. hérite soudainement d’Axton House, une étrange propriété cachée dans les bois de Point Bless en Virginie. Entre surnaturel et enquête bien réelle, la vague de suicides qui déferle sur le domaine est-elle bien tout ce qu’il y a de plus « normal » ?

Si vous êtes fans d’ambiances gothiques et d’histoires de fantômes dans le plus pur style du genre, ce roman d’Edgar Cantero pourrait faire partie de vos futures lectures. L’ouvrage est également teinté d’une chasse au trésor pour le moins intrigante. Il s’agit du premier roman de l’auteur.

Une pluie sans finUne pluie sans fin de Michael Farris Smith (parution en mai 2015)

Un nouveau roman post-apocalyptique qui fait saliver… Imaginez toute une partie des Etats-Unis (de la Floride à la Louisiane) devenue une zone de non-droit à cause des intempéries continuelles sur la région. Reconstruire ne sert plus à rien, autant tout abandonner tant les catastrophes naturelles s’enchaînent. Tout y est permis, y compris les pires actes puisqu’il n’y a plus de justice ni un semblant de civilisation organisée.

C’est dans cette ambiance post-apocalyptique qu’évolue Cohen, un homme qui a tout perdu : sa femme enceinte, sa vie… Quand Cohen croise la route d’un convoi aux mœurs douteuses où certaines femmes et enfants sont esclaves d’un prédicateur, il décide de tout tenter pour les libérer et les amener vers la civilisation, au-delà de la frontière.

Le contrat SalingerLe contrat Salinger d’Adam Langer (parution en août 2015)

On sent les échos d’un Misery dans cette intrigue sombre où un homme richissime souhaite avoir l’entière exclusivité des écrits de certains auteurs. Présenté comme un thriller psychologique absolument unique par l’éditeur, il n’en faut pas plus pour attiser l’intérêt.

On ne demande plus qu’à voir ce que cet écrit à dans le ventre… et entre les lignes !

Chronique : La Dame en noir

La dame en noirVous ne croyez pas aux fantômes ? Ça va changer…

La Dame en noir de Susan Hill (the woman in black) est un classique incontournable de la littérature anglaise au même titre que ses ouvrages I’m the king of the castle (Je suis le maître du château, Albin Michel – livre désormais épuisé) ou encore the mist in the mirror (pas de traduction en France). Outre quelques romans fantastiques, Susan Hill est aussi très connue pour ses polars : Meurtres à Lafferton, Au risque des ténèbres, Où rodent les hommes
La parution de la dame en noir en France n’est pas anodine puisqu’elle coïncide avec la sortie sur grand écran de son adaptation cinématographique, le 14 mars prochain. Adaptation portée à l’écran par Daniel Radcliffe (Harry Potter) qui joue le rôle du personnage principal, Arthur Kipps (voir bande-annonce ci-dessous).

Dans la petite ville de Crythin Gifford…

Arthur Kipps, jeune notaire qui a l’avenir devant lui se voit investi d’une mission en dehors de Londres, il doit se rendre au plus vite dans la bourgade de Crythin Gifford afin de s’occuper de la succession d’une cliente décédée, Mme Alice Drablow. Elle n’a apparemment aucun légataire, aucune famille proche…
Arthur Kipps va donc devoir se rendre dans la maison de la défunte propriétaire afin de trouver des quelconques traces d’héritiers potentiel et doit estimer ses nombreux biens. Un travail bien simple en vérité, sauf quand le surnaturel s’invite et fait vivre à Arthur Kipps les pires frayeurs de sa vie…

Un roman noir, cruel et saisissant

Susan Hill de ménage pas son personnage, tout comme ses lecteurs d’ailleurs. L’ambiance oppressante et silencieuse de Crythin Gifford et de ses habitants n’est pas pour réconforter, bien au contraire.
Mais le pouvoir de persuasion du roman va plus loin que dans les descriptions du manoir d’Alice Drablow perdu au milieu des marais dans une brume continuelle. Les non-dits sont pires qu’une description élaborée, ainsi ont se retrouve complètement immergé avec Artur Kipps dans cette maison aux phénomènes angoissants.
La Dame en noir fait peur, et elle maudit ceux qui ont le malheur de s’intéresser de trop près au « Manoir du Marais » comme ont le nomme dans la région.
Pourquoi une telle haine ? De quoi ou qui cherche-t-elle à se venger ? Ces questions trouveront leur réponse sans pour autant nous faire bondir de surprise, l’intérêt de l’œuvre résidant plus dans son style et dans sa conclusion finale.

Alors la dame en noir est-il un bon roman ? Oui, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour sa qualité d’écriture (la traduction est de qualité), très fidèle au style des écrivains d’il y a plus d’une centaine d’années : Poe, Maupassant…
Ensuite, je sais que le rythme ne plaira pas à tous, ce dernier étant très lent dans le déroulement de l’intrigue, mais c’est justement cette lourdeur, cette épaisseur, qui fait que le moindre signe suspect d’activité paranormale soit sinistre aux yeux du lecteur.

A lire pour tous ceux qui veulent s’essayer à une histoire de fantôme dans une ambiance gothique et baroque. Le seul regret à avoir, c’est qu’il a fallu que l’œuvre soit portée sur grand écran pour être traduite en France.