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Chronique : J’ai embrassé un zombie (et j’ai adoré)

j'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré)Une romance pour ados des plus classiques…

Paru aux éditions Albin Michel dans la collection pour ados Wiz, voici le dernier livre de bit-lit en date chez l’éditeur. Mais cette fois, il n’est pas question de vampires et de loup-garous, les zombies prennent le pouvoir et les cœurs des adolescentes…

L’auteur Adam Selzer, s’est spécialisé dans la littérature pour la jeunesse (des jeunes lecteurs aux ados),. Il est originaire de Des Moines dans l’Iowa, le même endroit dans lequel se déroule le présent roman.

Les histoires d’amour, c’est pour les autres…

…c’est du moins ce que pensait la jeune Alley qui déteste les couples et les histoires d’amour langoureuses en général. Elle cultive ses passions : la bonne musique, se moquer des autres, être cynique au possible et écrire des articles assassins dans le journal local de sa ville : Des Moines. D’ailleurs, cette ville, Alley n’en peut plus et c’est pour ça qu’elle n’est pas tombée amoureuse ni même sortie avec beaucoup de garçons : elle veut à tout prix « s’échapper » de cette campagne où il n’y a rien à faire et trouver LE grand amour dans une ville où les grattes-ciel seraient plus qu’un bâtiment de quatre étages…

Mais notre ado grinçante va déchanter un soir de concert en rencontrant un jeune homme beau, sombre, séduisant, à la voix profonde et envoutante, et elle va bien entendu tomber sous le charme du bel inconnu. Tout ce dont elle se moquait chez les couples va désormais s’appliquer à elle pour le meilleur et pour le pire…

Beaucoup de déjà vu…

Le titre séduisant de l’ouvrage pouvait donner à penser que l’on tomberait sur un livre humoristique qui se moque des histoires d’amour mais c’est en fait le contraire. On tombe malheureusement dans les clichés de la romance ado sans grands rebondissements, dommage quand on voit le potentiel « drôle » qu’aurait pu avoir cette histoire.

Ce roman pour ados séduira toutefois toutes les jeunes filles qui ont soif d’histoires d’amour avec un grand A sinon, passez votre chemin.

Chronique : Nightshade – Tome 1 – Lune de sang

nightshade tome 1  Et si tout ce que vous connaissiez devait être remis en question ?

Premier roman de l’auteur américaine Andréa Cremer, Nightshade est une nouvelle série fantastique (et dystopique) qui a toutes les chances de fonctionner auprès des adolescentes fans de bit-lit. On pourrait le comparer un peu trop aisément à Twilight car on y trouve beaucoup de similitudes : histoire d’amour impossible, monde des humains et du paranormal ne devant se mélanger sous aucun prétexte, ambiance tournant autour du monde du lycée…etc. Mais Nightshade est plus creusé, en particulier sur la dynamique entre les personnages et leurs attributs.

Une adolescente comme les autres…ou presque.

Aux yeux de tous, Calla semble être une jeune fille des plus normale, très jolie, mais rien d’extraordinaire mais elle a une petite particularité : elle peut se transformer en louve, et c’est l’Alpha (la femelle dominante) de sa meute. Et surtout, elle est promise à l’Alpha d’une autre meute.
Mais, vous vous en doutez, ça ne peux pas être aussi simple : Calla va faire la rencontre inopinée d’un jeune humain prénommé Shay qui va découvrir son secret…et troubler Calla bien plus qu’il ne faudrait, surtout qu’elle est déjà promise à un autre.

La remise en question d’un formatage créé depuis la naissance

Il faut avouer que l’histoire en elle-même n’a rien de spécialement original, mais la façon dont elle est traitée est intéressante.
Calla vit donc en tant qu’humaine, mais avec les systèmes instaurés par le mode de vie des loups. Elle vit avec sa « meute » (sa famille) et est promise au mâle le plus fort d’un autre groupe de loups, Ren, pour préserver la lignée pure et forte. Elle n’a donc aucun choix, pas de libre arbitre.
C’est en ça que son personnage est intéressant, petit à petit Calla va se poser des questions sur sa nature, son but dans la vie, la pression faite sur cette union, ses désirs, etc… et bien qu’un peu trop fleur bleue par bien des côtés, on se laisse prendre par l’histoire, qui ne tourne pas uniquement autour de ce triangle amoureux.

Un univers régi par une foule de règles injustes

Les règles sont édictées par les Gardiens, ce sont eux qui décident des unions, des lignées à créer et de bien d’autres choses encore. Ils sont supérieurs en tous points aux hommes-loups, dont ils sont les maîtres : ce sont eux qui leur offrent protection, mais aussi le confort d’une belle maison, d’une éducation élitiste en échange de quelques « menus » services.
Certains Gardiens profitent d’ailleurs un peu trop de leur statut d’intouchable, ce que Calla commence d’ailleurs à remettre en question trop ouvertement…

En somme, Nightshade est un roman agréable, mais pas marquant. Il plaira aux lectrices aimant les histoires d’amour impossibles sur fond de fantastique. Sa force réside surtout dans le système des castes créées et tous les engrenages « politiques » et sociaux qu’elles impliquent. Je suis tout de même curieuse de lire la suite qui sortira certainement en fin d’année, le titre de ce second opus : Wolfsbane.

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Tokyo ne dort jamais

tokyo ne dort jamaisUn court roman incisif, percutant, vivant

Après la nuit des Yakuzas chez Flammarion, Anne Calmels poursuit les aventures de Toshi dans la mafia nippone avec le titre Tokyo ne dort jamais. Ce second opus est lui aussi publié chez Flammarion, dans la collection Tribal, destinée à des lecteurs de 13 ans et plus, mais il n’est en aucun cas nécessaire d’avoir lu le premier pour apprécier le texte.

Dans un Japon vif et étouffant

Toshi vient de s’enrôler dans la mafia Japonaise sur les traces de son père chef de gang, mais il doit encore faire ses preuves au sein de l’organisation pour être considéré comme un vrai Yakuza.
Tout commence par une réunion entre gangs, un regard échangé avec une serveuse, un incident, la honte de Toshi face à son inaction…

Le lecteur se retrouve mêlé à de sombres histoires d’immigrés clandestins, de guerres entre gangs japonais (Yakuzas) et chinois (Snakehead), d’intrigues, le tout à un rythme effréné.

Dans ce roman qui démarre au quart de tour dans une ambiance électrique, le lecteur ne peux qu’être immergé dans l’univers japonais, magnifiquement retranscrit par Anne Calmels. L’utilisation des termes du pays : onigiri, tsuka, combini, mama-san...  apporte un vrai plus au roman, on s’y croit.
L’auteure m’a fait retrouver la nostalgie de ce pays où je suis déjà allée. Sa façon de conter les modes de vies, les attitudes de cette population si fascinante, ses croyances : le voyage est plaisant, immersif.

Mais qui est vraiment Toshi ?

L’évolution de la façon d’être de Toshi se remarque de plus en plus au fil des pages, elle est d’ailleurs d’autant plus frappante quand on a lu la nuit des Yakuzas : de victime, il passe à commanditaire.
Plus qu’un simple roman d’aventures et de fricotages bien ficellé et mis en scène comme un petit thriller, Tokyo ne dort jamais est un roman tourné vers la personnalité, l’introspection, le côté bon et la face obscure que chacun cache en soi. Car Toshi ne sait plus vraiment où il en est, il ne se reconnait plus. Est-il un méchant type rempli de bonnes intentions ou est-il un criminel en puissance ?
Ces réflexions en amenant d’autres au lecteur lui-même : qu’est-ce que la définition du mal ? où s’arrête la légitime défense, où commence le crime ?
Tout ces questionnements rendent le roman angoissant, éprouvent le lecteur avide de réponses.

Tokyo ne dort jamais est un bon roman pour découvrir les ruelles sombres de la capitale Nippone que l’on voit d’un autre oeil… qui sait si derrière un petit restaurant de ramen ne se cache pas le quartier général d’une grandes organisation mafieuse…

Ce second tome vous fera donc passer un très agréable moment et vous donnera peut-être envie retourner au pays du soleil levant par le biais d’autres livres ?

Chronique : Instinct – Tome 1

instinct tome 1Les anthropes sont parmi nous !

Instinct est le premier tome d’une nouvelle série pour ados qui mélange efficacement thriller et fantastique. Vincent Villeminot, son auteur, nous offre ici son premier roman destiné aux 13 ans et plus, paru aux éditions Nathan le 7 avril dernier. Un accident qui va bouleverser notre futur héros.

Tim est un jeune garçon tout ce qu’il y a de plus normal, il a déjà ses rêves, ses projets d’explorations et d’archéologie avec son frère, une famille unie… mais tout va éclater en morceaux à cause de l’Accident. Tim perd toute sa famille, mais pire, il ne sait pas s’il en est le responsable ou non, car juste après (ou avant ?) l’accident, il s’est transformé en grizzli et a perdu une partie de sa mémoire… c’est ainsi qu’il arrive entre les mains du Pr McIntyre.

Un Institut singulier pour une histoire originale

Tim va alors être pris en charge dans l’Institut, qui regroupe d’autres personnes « comme lui » qui ont le don de se transformer en un animal. D’étranges recherches y sont faites sur les anthropes et leurs pouvoirs…

Dans cette ambiance singulière et pesante commence Instinct. Beaucoup d’interrogations sont soulevées dans ce premier tome : comment devient-on un anthrope ? Comment est déterminé l’animal en lequel on se transforme ? Qui sont ces mystérieux individus qui chassent les anthropes comme s’ils étaient des animaux et dans quels but ?
Certaines trouveront un début de réponses, pour les autres il faudra attendre.

Parallèlement, aux recherches le Tim va devoir s’intégrer à l’Institut et va donc se retrouver avec deux colocataires qui vont devenir bien plus que ça au fil des pages et des événements…

A la vie à la mort

Autre point fort du roman, l’amitié indéfectible qui lie nos trois « héros » envers et contre tout. Ils sont un peu le reflet de ce que toute jeune personne rêverait d’avoir : vivre avec ses amis, partager des moments forts, intenses, avoir des liens au delà de la confiance même, si j’avais quelques années de moins, je me serai identifiée avec plaisir !

Un clin d’œil à une autre série ?

Instinct  m’a rendu nostalgique d’une autre série : Animorphs. Mais oui, souvenez-vous de cette saga pour la jeunesse, parue aux éditions Folio Junior dans les années 97-2001, désormais épuisée. Elle racontait l’histoire d’adolescents qui se transformaient en animaux à volonté dès l’instant où ils avaient eu un contact avec l’animal.
Alors, Mr Villeminot, connaissez-vous la série Animorph, et si oui, y a-t-il un clin d’œil à cette dernière ?

En conlusion Instinct est un bon livre à lire dès l’âge de 12-13 ans. Mélange de genre efficace qui rencontrera certainement son public, rendez-vous le 25 août 2011 !

Chronique : Imago

imagoUn roman post-apocalyptique sur fond de civilisations disparues…

Nathalie Le Gendre est une auteure française d’anticipation, assez prolifique, son œuvre la plus connue est certainement Dans les larmes de Gaia qui a récolté pas moins de sept prix littéraires, dont le prix des Incorruptibles. Voici son dernier roman en date : Imago.

Au cœur d’une peuplade aux allures de tribu préhistorique

Notre histoire se situe dans un lieu et une date inconnus : sur Terre. Tout ce que l’on sait, c’est que le peuple K’awil a su se préserver d’un cataclysme qui a transformé le reste du monde.

Le monde des K’awil ressemble beaucoup à celui des tribus préhistoriques telles qu’elles sont décrites dans les enfants de la terre par exemple : ils ont une grande prêtresse, un chef de clan, des traditions et croyances inflexibles… ce sont des descendants des mayas, et c’est dans ce monde que vit Neï.

Vous l’aurez compris Neï est « l’héroïne » de ce roman : adolescente, elle va bientôt devoir subir le rite de passage qui fera d’elle une adulte : l’Imago.

Un monde cruel où l’enfance n’a plus sa place

Neï, en plus de son Imago, va être confrontée à de nombreuses épreuves de la vie qui surviennent d’habitude à l’âge adulte. Ce qui fait d’Imago un livre pour adolescents et jeunes adultes, c’est la dureté à laquelle le lecteur fait lui aussi face.

Dans une sorte de huis-clos à l’échelle d’une tribu : l’intrigue du roman est très bien menée, la deuxième partie du livre en particulier nous force à l’interrogation quand à notre avenir et la façon dont on peut le concevoir. C’est d’ailleurs l’une des spécificités de l’anticipation que Nathalie Le Gendre ne manque pas d’exploiter.

Une fin surprenante pour une histoire qui l’est tout autant

La conclusion d’Imago est comme son histoire, inattendue et douce-amère. Mais loin d’être dérangeante, cette fin est parfaite. En somme, c’est bon très bon roman à faire lire à tous ceux qui veulent s’initier à l’anticipation, ou tout simplement à la littérature pour adolescents un tant soit peu originale.

Chronique Jeunesse : Blood Ninja – Tome 1 – Le destin de Taro

blood ninja 01Et si tous les ninjas étaient des vampires ?

Premier roman de Nick Lake traduit en France, Blood Ninja est un roman d’aventure se déroulant en plein Japon féodal. Surprenant par bien des aspects et très singulier, le premier tome de cette trilogie annonce une bonne série à suivre de près.

Un concept original et crédible

Le postulat de départ est simple : tout les ninjas sont des vampires, c’est d’ailleurs pour cela que ces individus peu recommandables n’effectuent leur missions qu’aux heures les plus sombres de la nuit.

L’histoire de Taro commence dans un petit village de pêcheurs sans prétentions… mais la paix qui y règne va être troublée par une série de meurtres inexpliqués dans la région ; c’est ainsi qu’un soir Taro doit prendre la fuite. Sans savoir pourquoi il est menacé, il va devoir suivre le mystérieux Shusaku à travers le Japon. C’est le début d’une quête pour Taro, celle un objet sacré qui pourrait changer la donne, mais aussi et surtout une quête identitaire…

Une écriture incisive au service d’une histoire captivante

Blood Ninja porte très bien son nom (même si le titre peut rendre sceptique, il ne faut pas s’y arrêter), nombre de scènes sont rudes, violentes et surtout saignantes mais cette brutalité sert le roman sans le dénaturer (à l’image du Clan des Otori de Lian Hearn). Nick Lake a su trouver le bon dosage entre l’idée de violence que l’on peut se faire des vampires et le monde feutré et retenu des ninjas. L’intrigue est quand à elle surprenante à bien des occasions.

Des personnages dépeints avec art

Bien qu’il soit le personnage central de cette histoire, Taro n’est pas nécessairement le plus intéressant. Shusaku, son maître ou encore les sœurs orphelines ont une personnalité bien plus creusée et intéressante à jauger et décrypter. Ce premier tome n’est qu’une présentation de ces derniers, qui réservent encore nombre de surprises.

Bood Ninja est donc un bon livre pour la « jeunesse », dès 13 ans jusqu’à beaucoup plus grand. A lire avec grand plaisir quand on a soif d’aventures, de batailles et de sang. Affaire à suivre de très près avec un tome deux prévu pour la fin de l’année : La vengeance de Sire Oda.

Petit « défaut » à noter, les non-initiés devront rechercher par eux-mêmes la signification et la connotation de certains mots tirés du japonais tels que : ama (pêcheuses de perles japonaises), shogun (signifie général, c’est un titre désignant le dirigeant du Japon ; à ne pas confondre avec l’empereur qui a plus un rôle symbolique visant à conserver les traditions).

Chronique : Mortels petits secrets – Tome 1

mortels petits secretsUne ressemblance troublante avec un autre roman…

Laurie Faria Stolarz est l’auteur de la quadrilogie Bleu Cauchemar, parue elle aussi aux éditions Albin Michel Wiz. Elle revient en 2011 avec Mortels petits secrets, premier tome d’une nouvelle série à suspense pour adolescentes.

Une intrigue longue à démarrer

Il faut bien l’avouer, le titre accrocheur sait donner envie de découvrir tous ces petits secrets dérangeants mais ils sont peu finalement décevants. Camelia, le personnage principal, voit sa vie sauvée au début du roman par le mystérieux Ben qui va tout faire pour l’éviter par la suite… pourquoi ? Camelia reçoit depuis quelque temps des coups de fils anonymes à faire froid dans le dos… pourquoi ?
Beaucoup de mystères, mais peu d’explications convaincantes.

Trop de similitudes avec un autre roman de la même auteure

Le plus dérangeant dans le livre n’est pas son rythme lent ou même son intrigue peu présente, mais sa grande ressemblance avec Bleu Cauchemar. Dans les deux cas, l’héroïne reçoit des coups de fils étranges et elle est aussi menacée. Dans l’un, c’est l’héroïne qui voit l’avenir, dans l’autre, c’est un de ses amis… etc.

Une promesse non tenue pour une fin décevante

Le schéma de l’histoire étant quasiment le même que dans Bleu Cauchemar, la chute du roman n’échappe pas à la similitude et se trouve être insatisfaisante par rapport aux promesses faites par le titre.
Ce deuxième roman donne l’impression que l’auteure garde la thématique de l’horreur et du suspense sans changer d’histoire.

Chronique : Quatre filles et un jean – Tome 1

quatre filles et un jeanQuatre bouts vies complètement différents, un fil conducteur :    LE jean.

            Quatre filles est un jean est avant tout une histoire d’amitié, de rencontres, d’émotions nouvelles. La vie de ces jeunes filles n’a absolument rien d’extraordinaire, bien au contraire. Elles doivent leur amitié à leur mères qui se sont connues toutes les quatre à un cours d’accouchement. Au fil des ans les enfants sont devenues amies, leur mères se sont éloignées l’une de l’autre. Voici une courte présentation de ces « Quatre filles ».

Carmen vit très mal le divorce de ses parents et ne voit pratiquement plus son père ; Tibby elle est introvertie, réservée et très timide ces traits de caractère lui portent parfois préjudice dans la vie ; Bridget est l’image même de la fille canon, elle sait ce qu’elle veut et parvient toujours à ses fins même si ça n’est pas toujours pour son bien ; Lena est certainement la plus « normale », mais son voyage en Grèce dans sa famille va la changer…

Le fil de l’histoire c’est LE jean, qui va être le témoin de leur histoire : aventures, sentiments, désarroi. Chacune son tour, une des filles poste le jean à l’autre et l’accompagne d’une lettre. Voilà le concept.

Ce premier tome (sur quatre au total) est vraiment une bonne découverte. La vie de chacune de ces filles normales et hors du commun à la fois est captivante, on meurt d’envie de savoir ce qu’il va advenir par la suite. Le bout de vie qui m’a le plus touchée est celui de Tibby, qui contre toute attente va agir face à une situation des plus difficiles, c’est aussi celle dont l’histoire a réussi à me tirer quelques larmes…

Si un livre arrive à vous faire ressentir et vivre les émotions de ses personnages, c’est que c’est une merveille. Car si on lit, c’est pour se sentir autre, partir ailleurs pour un temps, voyager. Quatre fille et un jean est une merveille, merci Ann Brashares.

Chronique : Bleu Chauchemar – Tome 1

 BLEU_CAUCHEMARD__001_001.5E1M33Du fantastique dans le monde des campus américains

Dans une ambiance de magie urbaine, voici Bleu Cauchemar, premier livre d’une série de quatre tomes parue aux éditions Albin Michel Wiz. Bleu cauchemar vient de sortir en janvier en poche.

Une intrigue qui reste dans les sentiers battus

L’histoire est assez classique : nous sommes dans un campus américain et suivons la trace d’une jeune étudiante comme les autres ou presque… car elle possède un don : celui de voir l’avenir et de communiquer avec les esprits. Et malheureusement pour elle ce pouvoir va lui être très utile pour la suite des événements traumatisants auxquels elle va faire face. Depuis quelque temps déjà, Lucy fais des cauchemars en masse où sa meilleure amie est enlevée…

Ainsi commence un thriller où le suspense et la terreur sont omniprésents. Peu de personnages sont mis en place par l’auteure, rendant l’atmosphère d’autant plus oppressante pour nous lecteur. Laurie Faria Stolarz est une auteure qui affectionne la littérature fantastique, en particulier en ce qui concerne le paranormal, et le rendu des ambiances qu’elle créé est souvent très prenant mais ça ne fait pas de Bleu Cauchemar un bon livre…

Une écriture longue et un manque de suspense

Premièrement l’écriture en elle-même n’a rien d’extraordinaire, peut-être est-ce la traduction qui est pauvre mais il n’y a pas que ça. Certains personnages sont vulgaires sans aucune raison valable au cours d’un dialogue quelconque, dommage. Ensuite, l’intrigue qui nous « accapare » tout le long de l’histoire retombe comme un soufflet aux dernières pages, pour cause : des « révélations » très décevantes dignes d’un feuilleton du dimanche… je suis un peu dure avec ce livre, certes, mais la collection Wiz m’a habituée à tellement mieux que quand c’est mauvais il faut aussi le dire.

Pour conclure, Bleu Cauchemar plaira peut-être aux adolescentes qui veulent s’initier au fantastique et au suspense mais c’est tout, et encore. Il y a peu de chances que je lise la suite de cette saga en quatre tomes.

Chronique : Les yeux d’Opale

les yeux d'opaleUn livre qui n’a rien à envier aux grands auteurs de science-fiction et de fantasy.

Les Yeux d’Opale c’est d’abord un choc entre deux univers : le monde d’Opale, avec ses royaumes, ses complots, ses créatures merveilleuses ; et le monde d’Onyx peuplés par des humains complètement dépendants des I.A. (Intelligences Artificielles) où le libre-arbitre n’existe plus. Deux mondes que tout oppose en somme ; l’un merveilleux et fantastique, l’autre futuriste, parfait, contrôlé.
Sur la planète Opale, dans le royaume de Kindar, la princesse Héléa prend la relève sur le trône suite au décès simultané de son père et de son frère, mais son autorité est fortement contestée au sein de son propre peuple, car c’est une chimar, une mutante…

Sur le monde d’Onyx, tout est parfait : les robots sont entièrement au service des humains, ils veillent à tout pour leur propre sécurité. Du contrôle du trafic routier à la régulation des naissances, les I.A. sont omniprésentes, mais depuis un certain temps un groupe d’humains s’en inquiète et veut quitter à tout jamais cette planète Angus fait partie de ces derniers.

Ainsi commence le roman foisonnant d’idées de Bénédicte Taffin avec une question : va-t-elle réussir à mêler deux genres très disparates sans créer une cacophonie de personnages ayant des enjeux complètement différents ? La réponse est oui elle y parvient, et même très bien. En tout, il y a plus de quatre-vingt personnages (heureusement listés à la fin du livre avec une courte description), mais « seulement » une vingtaine d’essentiels à l’intrigue.

Parmi les références de l’auteur, on sent l’influence d’Isaac Asimov avec ses I.A. incapables de blesser un être humain mais jamais on ne tombe dans l’imitation. On ne peux également s’empêcher de penser à la romance de Ténébreuse de M.Z. Bradley, dont l’auteure avoue s’être également inspirée, ainsi que La Ballade de Pern d’Anne McCaffrey . Ce qui fait la force de ce roman, c’est qu’elle a su innover dans des genres où beaucoup de choses ont déjà été faites et où il est difficile de ne pas tomber dans la caricature.

Les yeux d’Opale fait se poser des questions sur notre propre monde, par exemple vis-à-vis de notre dépendance aux technologies, ou encore sur la nature humaine quand elle se trouve face à des opportunités pouvant mettre en danger les autres. Un premier roman coup de cœur dont j’attends la suite avec impatience. Chronique réalisée pour le site Actu SF.