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Actualité éditoriale : Oniria, une nouvelle saga fantastique française arrive !

OniriaIl vient tout juste de paraître en librairie aux éditions Hachette et Hildegarde, il est très joli, et il donne envie ! Oniria est le premier tome d’une saga fantastique 100% française son titre : Le Royaume des rêves. A l’heure où les traductions sont légion, un récit qui vient bien de chez nous, ça fait toujours son petit effet ! L’auteur, B. F. Parry, écrit ici son tout premier roman.

Mais pourquoi le roman est-il coédité par Hachette et Hildegarde ? C’est bien simple : Hildegarde est une entreprise d’audiovisuel, mais elle a acquis les droits littéraires en premier, avant de les proposer à Hachette. Ainsi, le livre est édité physiquement par Hachette et les bénéfices des droits sont partagés également par les deux structures. L’idée étant par la suite de proposer aux lecteurs un parallèle à l’œuvre, comme un film par exemple.

Quoi qu’il en soit, la saga est prévue en quatre tomes dont le rythme de publication sera assez soutenu. Le second tome est déjà prévu pour le début de l’année 2015. On vous laisse admirer les images créés exprès pour cette publication. Dire que l’éditeur à mis les moyens, c’est un euphémisme !

Oniria inside 02Quatrième de couverture :

Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves.

Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination.

En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est «l’Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.

Oniria inside

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Chronique : Le Passeur

Le passeurVingt ans avant même que le terme « dystopie » n’existe, le passeur était déjà écrit. Un récit initiatique empreint de valeurs et de bon sens à un point extrême.

Si on ne devait citer Lois Lowry que pour un seul de ses romans, ce serait certainement Le Passeur que l’on évoquerait en premier lieu. Paru aux Etats-Unis en 1993 sous le titre The Giver, ce roman destiné à la jeunesse n’a pas pris une seule ride : tous les objets qui y sont évoqués sont intemporels, sans aucun marqueur de temps dans le récit. Le passeur possède cette incroyable force d’être aussi actuel maintenant que dans 20 ans encore…

Le succès de ce récit ne s’est pas démenti en vingt ans d’existence : toujours régulièrement prescrit dans les écoles (américaines, anglaises mais aussi françaises), grand Lauréat de la Newbery Medal… c’est maintenant au cinéma que l’œuvre vient d’être adaptée (sortie le 29 octobre prochain en salles).

Enfin, sachez que Le Passeur n’est qu’un seul titre sur les quatre du cycle Le Quatuor. En France, le tout dernier sort en octobre sous le titre : Le Fils. Il est la suite directe du Passeur et dire qu’il est attendu est un doux euphémisme. Les deux autres volumes du cycle sont totalement indépendants en termes de chronologie et de personnages mais ils se déroulent dans le même univers, il s’agit de Messager et de L’élue.

Le passeur gf tie inUn monde parfait où la vie et ses saveurs sont aseptisés

 Dans le monde de Jonas, tout est pareil : les maisons, la nourriture, l’enfance…. Tout le monde vit dans l’égalité la plus totale. Ce monde ne laisse pas place à la spontanéité, qui est synonyme de danger. Dès la plus tendre enfance, chacun apprend à être précis dans les mots qu’il emploie afin de ne blesser personne, d’être le plus compréhensible possible. Il est interdit de poser des questions personnelles, de même que se vanter est répréhensible.

Tous sont surveillés, sous le regard bienveillant des Sages. Ce sont eux qui passent des messages audio dans la ville quand un vélo est mal garé dans la rue ou si quelqu’un ne respecte pas les règles de courtoisie élémentaires. Les personnes qui sont trop âgées ou les nouveau-nés inadaptés à cette société parfaite sont « élargis ». Enfin, le mensonge est prohibé, de même que les sentiments dans leur ensemble…

L’heure des affectations à sonné

Quand débute le récit, nous suivons les pas de Jonas, un onze-ans comme les autres. Il est très excité à l’idée qu’il saura dans quelques jours quel métier lui a été attribué. En effet, devenir un douze-ans implique de commencer à être formé pour son futur métier.

Le travail de chacun est déterminé par les Sages, qui observent les enfants dès leur plus jeune âge afin de déterminer dans quel domaine ils s’épanouiront le mieux.  Mais ce que Jonas ignore encore, c’est que son profil le destine à un métier unique au sein de sa communauté…

Le passeur vo the giverUne dystopie avant l’heure

A l’heure où les récits d’anticipation sont la grande mode littéraire, Lois Lowry avait au moins vingt ans d’avance sur son temps. En effet, à la lecture du Passeur, on retrouve tous ces ingrédients qui font les sociétés totalitaires du futur : prohibition des sentiments, avenir imposé, mariage sous réserve de compatibilité, l’uniformisation de la société pour le bien collectif…

A la lecture de récits tels que Promise, Divergent, La Cité de l’ombre, Le Tourneur de page ou encore Birth Marked pour ne citer qu’eux, il apparaît clairement que Le Passeur a largement contribué à créer les bases du genre.

Des idées fortes de leur simplicité, c’est ce que propose Lois Lowry avec succès. Impossible de ne pas se sentir happé par l’intrigue et le fonctionnement de cette étrange communauté. Tout n’est que détails, tous importants par la suite.

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Le passeur vo the giver gift editionLes tenants et aboutissants sont au final simples et terriblement efficaces, mais impossible de développer plus l’intrigue sans en dévoiler trop. Je vous laisse donc ici, au tout début de l’histoire, quand Jonas ne sait pas encore ce qui l’attend.

Sachez simplement que le passé est le plus grand trésor de notre culture, et qu’il faut en prendre soin… Les sentiments ne sont pas une honte, ils sont là pour nous rappeler que nous sommes vivants. Et les couleurs… elles sont belles et on ne se rend pas compte à quel point elles sont précieuses. Jonas, lui, le sait.

Chronique : David Creem – Tome 1 – La confrérie de l’invisible

David Creem 01Un début de série qui nous plonge dans l’univers étrange de la parapsychologie

Écrite par Richard Taleman, La confrérie de l’invisible est le premier opus d’une nouvelle série fantastique aux éditions J’ai Lu : David Creem. Vous ne connaissez pas Richard Taleman et vous pensez que c’est un petit nouveau dans le monde de l’écriture ? Détrompez-vous : sous ce mystérieux pseudonyme se cache le nom d’Olivier Descosse, un auteur appartenant à la Ligue de l’Imaginaire (qui regroupe entre autres Maxime Chattam, Henri Lœvenbruck ou encore Franck Tilliez).

On doit à Olivier Descosse des romans qui prennent leur source dans le suspense et le thriller, tels : La liste interdite, L’ordre noir ou encore Les enfants du néant. Avec sa série David Creem paraissant chez J’ai Lu dans la collection Semi-Poche Imaginaire, l’auteur se lance dans le surnaturel et le paranormal…

Une université Californienne aux matières étranges

Quand débute le roman, nous nous retrouvons à la période de la rentrée, où nous suivons David, très pressé de tout découvrir sur la parapsychologie et d’autres matières tout aussi inclassables. En effet, le jeune homme est persuadé d’avoir des capacités spéciales ne relevant pas du domaine tangible. Cette idée ne lui ait pas venue toute seule, il a été persuadé en cela par son grand-père disparu qui croyait dur comme fer aux pouvoir de son petit-fils.

C’est ainsi qu’une rentrée très spéciale et mouvementée s’annonce pour David, qui ne se doute pas encore de tout ce qui l’attend… Bienvenue dans le département de parapsychologie dirigé par l’éminent professeur Wiseman ayant des allures de grand sage.

C’est là que David espère pouvoir trouver les réponses à ses très nombreuses interrogations. Est-ce que ses cauchemars auraient un lien avec ses possibles pouvoirs paranormaux ? Et si oui, pourraient-ils l’aider à retrouver son grand-père que tout le monde pense mort ? David est persuadé qu’il n’a pas réellement disparu et qu’une entité maléfique est certainement en cause… les travaux secrets de son aïeul seraient-ils en rapport avec tous ces événements ?

Une présentation accrocheuse, et pourtant…

La présentation du roman ainsi que son apparence sont attractifs. Le visuel de couverture est parfaitement choisi, le blason présenté donnant une ambiance de campus et de société secrète… Personnellement, c’est ce qui a motivé ma lecture de l’ouvrage en plus de son résumé. Et pourtant, autant le contenant est beau, autant le contenu est beaucoup moins attrayant.

Premièrement au niveau des personnages : il apparait très rapidement que David est un individu assez plat. Sans réel charisme, cela ne donne pas spécialement envie de s’intéresser à lui et à ses problématiques De même, le personnage du jeune gosse de riche un peu déluré incarné en la personne de Robert ne convainc pas. Il y a également la jolie Alice et Louise, une jeune femme en fauteuil roulant.

La petite équipée va ainsi vivre des aventures hors du commun, la poussant à améliorer leurs capacités psychiques (et autres) très rapidement en un temps très court. L’entité mettant en danger David n’ayant pas l’air de faire dans la dentelle, ils sont tous potentiellement en péril…

C’est ainsi que commence la formation de ces étudiants un peu spéciaux. Les rendez-vous surnaturels s’enchaînent, la frontière entre science et mysticisme devenant ténue.

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David Creem 02Qu’apporte donc ce premier tome ? La conclusion est bien simple, peu de choses pour le moment. L’univers est développé, peut être trop, au détriment de l’intrigue qui semble pour le moment bien simple et sans réel ressort. De plus, le fait d’avoir des personnages enfermés dans des clichés empêche de se plonger sans bornes dans ce nouvel univers. Humour, références culturelles nombreuses, fantastique et campus américain, voici les éléments de base de la série, qui nous convainc pas pour le moment. Le second tome est à paraître le 22 octobre prochain sous le titre L’Entrevie.

A lire dès l’âge de 14 ans environ, sans limite d’âge.

Actualité éditoriale : La rentrée littéraire 2014 du côté imaginaire Partie 3/3

Incident voyageursIncident voyageurs de Dalibor Frioux aux éditions du Seuil :

Imaginez un RER de la ligne A bloqué dans un tunnel. Jusque là, rien de bien surprenant ou inhabituel malheureusement… Mais quand l’attente des voyageurs se transforme en heures, en jours, puis en semaines et bien plus, les questions affluents.

Comment ont-ils pu être oubliés ? La ligne est utilisée à un rythme si effréné qu’un tel incident n’a pas pu passer inaperçu ! A moins que l’extérieur ait un problème plus majeur que 2000 voyageurs entassés dans un RER ? Mais qu’est-ce que ça pourrait être ? Une guerre ? Autre chose ?

Acerbe portrait de notre société surpeuplée et parquée dans les transports, impossible de cerner le genre littéraire de cet ouvrage si on ne le lit pas de bout en bout. Quoi qu’il en soit, l’histoire donne très envie… il va falloir le dévorer pour satisfaire notre curiosité !

Résumé d’Incident voyageur : L’enfer, c’est les transports en commun. L’enfer, chaque passager d’un train de banlieue sait à quoi il pourrait ressembler : un wagon bondé, abandonné quelque part sur le réseau, après avoir vogué d’incident en incident. Coincés dans un tunnel, les deux mille voyageurs entassés ont tout d’abord cru que cela ne durerait qu’une heure, qu’une matinée tout au plus.

Mais c’est en vain que les batteries des portables se sont déchargées, que les larmes ont coulé et que les signaux d’alarme ont été tirés. Les semaines, les mois passent, les années peut-être. Dans ce huis-clos sous néons, Anna, mère célibataire avec son petit garçon, Vincent, cadre supérieur raffiné qui espérait s’envoler pour Buenos Aires, et Kevin, chômeur en fin de droits, se demandent comme tous les autres s’ils sont les derniers des oubliés, les uniques survivants d’une catastrophe ou les participants d’un stage de réinsertion, et surtout, ce qu’ils ont fait pour mériter cela.

Porté par un imaginaire riche et une écriture qui monte en puissance, Incident voyageurs dessine une fable cruelle sur la surpopulation et l’emploi que les humains font les uns des autres. Toute une métaphore de notre époque.

HumainsHumains de Matt Haig chez Hélium :

Véritable succès en Angleterre, Humains vient tout juste de paraitre le 20 août dernier en librairie. Plébiscité par le journal New York Times, le roman est déjà un véritable phénomène littéraire dans son pays d’origine, mais également en Allemagne.

Il s’agit ici du troisième roman de Matt Haig à paraître en France, il a déjà écrit La forêt interdite (Bayard Jeunesse), et Les Radley (Le livre de poche) qui racontait l’histoire d’une famille de vampires en cure de désintox de sang.

L’histoire d’Humains est celle d’un extraterrestre qui a été obligé par la force des choses à prendre le corps d’un humain. Et cet humain n’est pas n’importe qui, il s’agit d’Andrew Martin, un éminent mathématicien exerçant dans la prestigieuse université de Cambridge. Cet humain vient tout juste de résoudre l’un des mystères les plus importants de l’univers, l’amenant à un niveau de conscience jamais atteint par l’homme… Il faut absolument que notre extraterrestre se débarrasse des travaux du scientifique pour qu’aucun autre humain ne tombe sur ses fracassantes découvertes…

Humains VOMais outre cette mission, notre narrateur ne peut s’empêcher de faire de très nombreuses digressions sur l’homme et l’inutilité des buts qu’il se fixe dans la vie. « Elle comprend, entre autres : faire du shopping, regarder la télévision, chercher le meilleur emploi, acheter la plus grosse maison, écrire un roman semi-autobiographique, éduquer leurs petits, donner à leur peau un aspect moins flétri, et entretenir le vague désir que tout cela aie un sens ».

C’est donc un portrait ultra réaliste de notre société et de son illogisme qui sont mis à l’honneur. De la science-fiction humoristique, avouons que ça change et que ça intrigue.

Blood Bar 01Blood Bar 2 de Daph Nobody :

Nous ne savons pas encore quand paraîtra la suite de Blood Bar, mais une chose est certaine, ce roman est attendu de pied ferme par toute une communauté de lecteurs. L’ouvrage est déjà écrit, les tractations sont actuellement en cours pour une publication.

Par ailleurs, une adaptation en bande-dessinée du premier tome de Blood Bar est d’ores et déjà en cours de réalisation !

Le rubanLe Ruban de Ito Ogawa aux éditions Philippe Picquier :

L’auteur du restaurant de l’amour retrouvé revient pour un second roman en France. Encré dans le réel, mais toujours teinté de fantastique, l’écriture d’Ito Ogawa est à la fois onirique et pleine de pudeur. Et comme nous gardons un merveilleux souvenir de son précédent roman, il n’y a pas de raison que ce nouveau récit ne nous plaise pas.

Parution le 5 septembre prochain.

Quatrième de couverture : Hibari vit avec sa grand-mère Sumire, une passionnée d’oiseaux. Un jour, Sumire trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon, et donne à l’oiseau qui éclot le nom de Ruban.

Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, « est le ruban qui nous relie pour l’éternité ». Un jour, l’oiseau s’enfuit de sa cage. Volant d’une personne à l’autre, il apporte consolation et joie de vivre partout où il passe.

Actualité éditoriale : La rentrée littéraire 2014 du côté imaginaire partie 2/3

L'océan au bout du cheminL’océan au bout du chemin de Neil Geiman aux éditions Le Diable Vauvert :

A chaque fois qu’un nouveau roman de Neil Gaiman paraît, c’est un petit événement sur la scène littéraire de l’imaginaire (et générale) ! L’ouvrage est à paraître en septembre aux éditions Le Diable Vauvert, comme toutes les nouveautés de cet auteur…

L’histoire est celle d’un jeune garçon de 7 ans qui livre ses impressions et ses sentiments sur sa vie… mais 40 ans plus tard ! On se retrouve dans notre époque bien à nous avec ses problématiques, mais le tout est teinté d’un imaginaire bien particulier …. A lire quand on est adolescent ou adulte. Un nouveau Gaiman que l’on a hâte de découvrir en somme !

Silo 01Silo – Tome 3 – Silo Générations de Hugh Howey aux éditions Actes Sud (collection Exofictions) :

Prévu pour le 22 octobre prochain, voici enfin la conclusion de la trilogie de sf Silo. Si vous n’avez pas encore découvert cette série, c’est l’occasion ! Imaginez une société qui ne vivrait qu’en sous-sol, dans un immense tube se prolongeant très en profondeur… Une société y vit depuis une durée inconnue, mais cela se compte en générations entières.

Quand est-il de l’extérieur ? Les habitants du silo n’en connaissent rien hormis le fait qu’il est mortel pour quiconque y pose un pas. Seuls les condamnés au nettoyage des capteurs s’y rendent pour y mourir sous l’œil des caméras rivées à l’extérieur… Entre le thriller et le récit de sf, Silo est un roman qui se dévore… voilà pourquoi sa suite est si attendue !

Silo 02 originesAttention à ceux qui n’auraient pas lu les précédents tomes, le résumé ci-dessous en révèle beaucoup.

Quatrième de couverture : Donald a pris la place de Thurman. Juliette, quant à elle, est maire du silo 18, et compte en découdre avec les dirigeants du silo 1. Le compte à rebours commence. Donald parviendra-t-il à déjouer la logique macabre du silo 1 ?

Juliette réussira-t-elle à s’échapper du silo 18 ? La vie sur Terre pourra-t-elle reprendre, ou s’agit-il d’un ultime leurre ? Avec Silo Générations, Hugh Howey apporte la touche finale à un cycle déjà culte.

La Cité - Tome 4 - La dernière éclipseLa Cité – Tomes 4 – La dernière éclipse de Karim Ressouni-Demigneux chez Rue du Monde

On attendait la suite de La Cité depuis maintenant deux ans… et la voici enfin ! Et la surprise ne s’arrête pas là : l’avant-dernier tome et l’ultime volume de la série sortent à seulement deux mois d’intervalle. Autant dire que les lecteurs vont être comblés.

Le quatrième tome (parution le 21 août) s’intitulera La dernière éclipse, le cinquième (parution le 21 octobre) La bulle. Dire que l’on a hâte est un doux euphémisme…

Nous avons décidé de ne pas mettre en ligne les résumés des deux ouvrages afin de conserver autant que possible le bel effet de surprise pour ceux qui n’auraient pas lus tomes précédents.

Le dernier Jardin 03 VOLe dernier jardin – Tome 3 – Rupture de Lauren DeStefano aux éditions Castelmore

Attendu depuis deux années maintenant, voici enfin qu’arrive l’ultime tome de la trilogie post-apocalyptique Le dernier jardin. Dire que ce dernier volet est attendu avec impatience par toute une communauté de lecteurs est un doux euphémisme.

Pour ceux qui voudraient découvrir la série et qui n’aiment pas attendre, c’est l’occasion. Le résumé est alléchant : imaginez-vous un futur où l’homme ne survit pas au-delà de 25 ans à cause d’un virus. Pour les femmes c’est encore pire : elles meurent à 20 ans. La société en est bouleversée et devient une véritable dictature, en particulier pour les femmes, forcées à procréer très tôt pour perpétuer l’espèce humaine…

C’est dans ce terrible futur que vit Rhine, une adolescente enlevée pour faire partie d’un harem… son histoire ainsi que celle de ses compagnes d’infortune est aussi poignante que révoltante.

Rendez-vous le 17 septembre prochain pour avoir le fin mot de l’histoire.

Quatrième de couverture : Le vingtième anniversaire de Rhine approche… l’âge de sa mort annoncée. Après avoir enduré les pires tortures de la part de Vaughn, son geôlier, la jeune fille trouve un allié inattendu en la personne de son oncle par alliance. Elle se réfugie chez lui, avec la complicité de Cecily, sa sœur-épouse, et de Linden, son mari. Mais, alors que Rhine n’aspire qu’à trouver la paix, un secret de famille que ses parents n’ont jamais eu l’occasion de lui révéler explose, bousculant le peu de certitudes qui lui restait. Les implications de cette découverte remettent en cause l’avenir même de l’humanité…

Chronique : Lune et l’Ombre – Tome 1 – Fuir Malco

Lune et l'ombre 01Dernier roman en date de l’auteur française Charlotte Bousquet, Fuir Malco est le premier tome de la trilogie Lune et l’Ombre. L’ouvrage vient de paraître en mai dernier aux éditions Gulf Stream.

Charlotte Bousquet est une auteur qui a fait ses preuves avec de nombreuses séries et romans, aussi bien en jeunesse qu’en littérature adulte. Ses imaginaires sont  multiples, et avec cette nouvelle série nous allons voyager dans de nombreuses œuvres d’art… !

Quand le monde devient gris et fade…

Depuis quelque temps, Lune perçoit de moins en moins les couleurs. C’est arrivé le jour où Malco, son beau-père, lui a tout simplement touché l’épaule. Peu à peu, les couleurs du quotidien se son estompées, jusqu’à devenir toutes grises. Mais ce n’est pas tout : depuis peu, Lune ressent moins qu’avant le goût des choses… que se passe-t-il ?

Ni sa mère ni Malco ne veulent croire à ce qu’elle raconte en ce qui concerne sa perte des sens et Lune se sent de plus en plus inquiète en la présence de son beau-père. Il lui fait peur et semble être entouré d’ombres mystérieuses qu’elle seule voit… De plus, il manipule aisément les sentiments de sa mère et commence à les éloigner l’une de l’autre par sa pesante présence.

Lune et l'ombre 01 La llamadaUn roman fantastique emprunt de mystères et d’aventure

Cette nouvelle série est efficace et se lit rapidement. Chapitres courts, narration simple et captivante, tous les éléments sont là pour plaire au jeune lecteur du début à la fin.

L’action commence réellement quand Lune découvre un dépliant montrant une œuvre de Remedios Varo : La Llamada : elle la voit en couleurs. A partir de ce moment, Lune va tout faire pour aller à Paris, dans le musée où se trouve la fameuse peinture. C’est donc la quête essoufflée de Lune que nous suivons sans répit durant ce premier tome.

La jeune fille quitte ainsi tout pour voir La Llamada et comprendre pourquoi elle perçoit les couleurs de ce tableau en particulier alors que tout reste gris et terne autour d’elle… Mais c’est sans compter sur Malco qui fera tout son possible pour l’en empêcher !

Entre le récit fantastique et le roman d’aventure (avec un soupçon de romance) ; voyager entre les œuvres d’arts (qui existent et qui sont même décrites en fin d’ouvrage) devient passionnant. La traversée entre les tableaux fait notamment penser au récit Les portes de Doregon de Carina Rozenfeld, mais pour un public plus jeune.

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En conclusion, ce premier volume de la trilogie est sympathique et donne envie d’en apprendre plus, notamment sur les pouvoirs de Lune et le but final de Malco. Il faudra attendre plusieurs mois avant de lire le second tome : Forger le lien ; le troisième tome, Briser le sort, est quant à lui prévu pour 2015. A lire dès l’âge de 11 ans environ.

Enfin, saluons la magnifique couverture Mélanie Delon ; elle avait déjà réalisé les illustrations de la série La Peau des Rêves de Charlotte Bousquet.

Actualité éditoriale : King’s Game et Gardiens des cités perdues… deux nouveautés Lumen débarquent

Le 15 mai prochain, ce sont deux nouveautés qui paraissent en librairie aux éditions Lumen. Tout d’abord King’s Game de Nobuaki Kanazawa, le premier roman traduit du japonais à paraître chez l’éditeur et ensuite Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger.

King's Game 01King’s Game – Tome 1 de Nobuaki Kanazawa :

Vous connaissez peut-être déjà King’s Game pour la série de mangas en 5 tomes parue aux éditions Ki-oon (Lumen étant la collection de romans de Ki-oon). La série a d’ailleurs une suite en cours de publication sous le titre King’s Game Extreme. En 2011, la série a été adaptée au cinéma sous le nom d’Ōsama Game.

Mais avant d’être un manga ou un film, King’s Game est bel et bien une saga de romans qui comprend 5 tomes au total. Et pour l’anecdote, la série a été écrite sur un téléphone portable, un phénomène typiquement japonais qui se nomme keitai shosetsu. L’auteur a depuis sept romans à son actif et a connu un succès retentissant grâce à King’s Game – son premier roman – qui l’a propulsé sur le devant de la scène dès la parution du premier opus.

Dans une ambiance digne de Battle Royal, King’s Game nous amène aux frontières de ce que l’être humain est capable de faire quand il est repoussé dans ses retranchements. A lire dès l’âge de 15 ans environ !

King's Game 02Quatrième de couverture : Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange sms qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un “King’s Game”. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort.
Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendrons-t-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ?

Gardiens des cités perdues 01Gardiens des Cités Perdues – Tome 1 de Shannon Messenger :

Série fantastique en quatre tomes nous faisant découvrir des monuments et des villes depuis longtemps oubliées, nous somme cette fois-ci dans de la littérature jeunesse adaptée dès l’âge de 11 ans environ.

L’auteur Shannon Mesenger est d’origine américaine, elle vit en Californie avec son mari et beaucoup de chats. Outre sa série Gardiens des Cités Perdues, elle a également écrit une trilogie young-adult qui s’intitule Let the Sky Fall. Les deux séries sont actuellement en cours de rédaction.

Ci dessous, les magnifiques couvertures originales du second tome : Keeper of the lost cities – Exile et du troisième tome Keeper of the lost cities – Everblaze, paru en langue originale. Le second tome vient tout juste de paraître en France en janvier 2015.

Gardiens des cités perdues 02 VOLe quatrième tome de la saga est prévu au États-Unis pour l’automne 2015 sous le titre Everseen. Vous pouvez en admirer la couverture en toute fin d’article. Et il un cinquième opus est d’ores et déjà dans les tuyaux…

Quatrième de couverture : Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Gardiens des cités perdues 03 VODès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Un premier roman baigné de magie, dont la fantaisie et le sens du suspense font des miracles, et où éclate le talent indéniable de Shannon Messenger. Un nom à retenir !

Gardiens des cités perdues 04 VO

Chronique : Le puits des mémoires – Tome 3 – Les Terres de Cristal

Le puits des mé moires 03Suite et fin d’une bonne saga de fantasy française

Dernier tome de la trilogie du Puits des Mémoires paru aux éditions Scrinéo en mars 2013, Les Terres de Cristal est écrit par Gabriel Katz. Auteur montant dans la littérature imaginaire française, son dernier roman en date est Maîtresse de Guerre paru en janvier 2014, également chez Scrinéo. Il se déroule dans le même univers que Le Puits des Mémoires, mais dans un endroit beaucoup plus chaud et Saharien.

Enfin, Gabriel Katz a déjà écrit de nombreux autres ouvrages en tant que nègre… nous n’en sauront donc pas plus, mais certains de ses écrits ont déjà du croiser notre chemin !

Le dernier affrontement arrive et les masques tombent

Suite à la découverte de leurs surprenantes identités respectives, nos trois comparses aux allures de antihéros commencent à déranger ceux qui avaient si bien tiré les ficelles au début de la série. Leur machiavélique plan pour faire des marionnettes de Nils, Karib et Olen commence lentement mais sûrement à se retourner contre eux.

Ainsi commence une lutte de pouvoirs qui émerge des sombres secrets d’alcôve pour se transformer peu à peu en guerre officielle et violente, et ce sur tous les fronts.

Une bonne fin, mais un récit moins captivant que dans les tomes précédents

Dans ce troisième tome, nous retrouvons tout ce qui nous a donné le plaisir de lire cette série, mais il y a moins de surprises et de dialogues piquants et si bien faits que précédemment. On entre dans une action qui suit un cours logique allant jusqu’au prévisible pour certains passages, même si le tout reste parsemé de quelques découvertes attisant l’intérêt.

C’est dommage car après un second tome qui n’arrêtait pas de nous surprendre, on se retrouve avec un dernier opus qui reste bien, mais qui est plus dans l’action brute que dans les révélations et les rebondissements.

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La conclusion est bien simple, Le Puits des Mémoires est une belle série d’action à découvrir, elle nous prouve que la France est loin d’être en reste en termes d’imaginaire (s’il fallait encore fournir ce type de preuve), et elle permet de découvrir un nouvel auteur qui fait son chemin. Loin des stéréotypes du genre, cette fantasy ancrée dans un monde réaliste bien que teinté de magie séduira par sa force brute.

Dans sa globalité, cette série est donc très bien, on aurait juste apprécié un troisième tome à la conclusion plus retentissante, à l’image du ton donné dans les précédents ouvrages.

D’autres chroniques sur le même genre :

Le Puits des Mémoires 01Le puits des mémoires 02L'héritière du tempsLe dernier royaume 01

Chronique : Une aventure d’Emma Bannon et Archibald Clare – Tome 1 – Le mystère du drake mécaniste

Le mystere du Drake mécanisteDécevant et sans surprises, un roman de style steampunk où l’on se perd facilement…

Premier tome de la série des Aventures d’Emma Bannon et Archibald Clare, Le mystère du drake mécaniste est paru aux éditions Le Livre de Poche en juin 2013.

Écrite par Lilith Saintcrow, la série comporte deux tomes aux États-Unis. Elle est également l’auteur d’autres séries fantastiques comme Dany Valentine ou encore Jill Kismet, toutes deux parues aux éditions Orbit, puis au Livre de Poche. Le mystère du drake mécaniste est – chose rare – sorti directement au format poche.

Dans le Londres imaginaire et dangereux où magie rime avec survie

L’intrigue se déroule dans une Angleterre fantastique nommée Britannie ou Londres devient Londinium (qui était son ancien nom, créé par les Romains). On y découvre toute une nouvelle mythologie ou la magie est omniprésente et où il n’est pas rare de croiser des Altérés, personnes ayant transformé une partie de leur corps mécaniquement. C’est clairement dans une époque de type victorienne teintée d’imaginaire que nous évoluons, au rythme des fiacres et autres symboles de l’époque.

Voici ainsi posée l’atmosphère du roman : entre magie et mystères, dans les brumes de Londinium, nous plongeons pour découvrir le fameux mystère du drake mécaniste…

Emma Bannon, Prima (magicienne aux très grands pouvoirs) de son état va devoir faire appel à l’un des seuls Mentha (personne ayant une logique et un esprit de déduction bien plus développés que la normale) disponibles du Royaume pour protéger Sa Majesté et peut-être même le pays tout entier !

Une narration terriblement peu captivante…

Est-ce la faute aux nombreuses descriptions des tenues de mademoiselle Bannon ? Aux scènes où il ne se passe au final que peu de choses ? Au langage voulu soutenu par l’auteur et qui nous perd à force de lourdeurs ? Ou à la mythologie de l’univers que Lilith Saintcrow a créé mais sans donner guère d’explication au lecteur ? Quoi qu’il en soit, il est difficile de rester « accroché » au roman tant il comprend passages peu dynamiques, et surtout tant il manque de précisions.

Nous suivons une intrigue que l’on comprend dans les grandes lignes mais où une bonne partie n’est pas appréciée faute de compréhension. On se perd dans une écriture lourde, faite d’un grand nombre de fioritures et qui au final ne nous conte que bien peu de choses.

C’est donc une immense déception que cette lecture, surtout quand on a lu d’autres romans de Lilith Saintcrow, comme sa série Danny Valentine qui ne manquait pas d’action ni de piquant.

Désireuse de m’essayer doucement au genre qu’est le steampunk, il est clair que ce roman ne m’a absolument pas satisfaite, mais pas à cause du genre lui-même, mais de la façon dont il est (à peine) traité. On croise de petits éléments qui définissent ce style littéraire bien particulier : quelques chevaux mécaniques et une armée de machines… un peu léger tout de même.

 …..

En somme ce roman est une désillusion totale : si vous recherchez un récit captivant ou simplement une histoire cohérente et simple qui vous transporte, vous ne la trouverez pas ici… Lilith Saintcrow a fait de bien meilleurs livres aux héroïnes bien plus captivantes et à l’univers bien plus cohérent.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Cœur d’Acier – Tome 1

Coeur d'Acier 01Encore une belle claque littéraire faisant hommage aux comics.

Dernier roman en date de Brandon Sanderson, Coeur d’Acier est le premier tome d’une nouvelle trilogie intitulée The Reckoners en langue originale.

Loin de la fantasy qu’il affectionne tant et dans laquelle il excelle – il nous l’a prouvé avec sa série Fils-des-Brumes ou encore en prenant la relève de Robert Jordan pour son cycle de la Roue du Temps – l’auteur nous entraîne cette fois-ci dans un monde de super-héros… ou plutôt de surhommes aux intentions toutes sauf bonnes. Accrochez-vous, ce nouvel univers est encore une fois aussi efficace que surprenant !

Cœur d’Acier, ou « l’homme » à abattre

Dans Cœur d’Acier, il faut partir d’un postulat très simple : depuis ce que l’on appelle la Calamité, il y a les épiques, des surhommes ayant des pouvoirs inimaginables : invincibles, contrôlant la lumière du jour ou le feu, pouvant se rendre invisibles, avoir un don de prescience… et puis il y a les autres, nous : les gens normaux, telles des fourmis.

A l’heure où débute notre histoire, David est encore un enfant avec ses rêves, ses espoirs, ses héros, dont fait partie le légendaire Cœur d’Acier. Quand sa vie est en passe de basculer, il est dans une banque avec son père lorsqu’un épique du nom de l’Exécuteur débarque et tue froidement la majorité des personnes présentes… jusqu’à l’arrivée de Cœur d’Acier. C’est à ce moment précis que les rêves de David éclatent en mille morceaux : Cœur d’Acier n’est pas là pour les sauver, mais pour montrer à tous sa puissance : aucun épique ne fait la loi à Newcago, car c’est Sa ville.

Le jeune David a ainsi assisté impuissant à la mort de son père par Cœur d’Acier, celui auquel il croyait depuis toujours. C’est ainsi que commence le long cheminement de la vengeance pour David : comment tuer l’épique le plus puissant parmi tous ? Lui qui est à l’épreuve des balles, qui peut voler, transformer tout ce qu’il souhaite en acier et une foule d’autres pouvoirs encore…. Un seul espoir : trouver l’unique faiblesse qui rend un épique aussi normal qu’un humain, mais ça peut-être absolument tout et n’importe quoi…

Coeur d'Acier 01 usUn roman aux scènes épiques et immersives

L’unique but de la vie de Daniel est donc devenu d’éliminer Cœur d’Acier ; et la foule d’hypothèses qu’il échafaude dans ce but est impressionnante. Notre jeune héros dont le seul pouvoir est une obsession sans faille a réuni une masse impressionnante de notes, carnets tournant autour de son idée fixe. Loin d’être un surdoué, David est surtout un acharné, un obsessionnel. Ah, et pour l’anecdote, il est médiocre pour faire la moindre métaphore, comme vous pourrez le constater très rapidement.

L’intrigue se déroule sur un fond post-apocalyptique et fait tout de suite penser à une ambiance dans le plus pur style des comics. Mais à la différence des codes habituels : pas de supers-héros dans ce roman, uniquement des surhommes aux sombres dessins. Confluence, Fortuité, Réfraction, Rougefeuille, Pleins Feux… autant de noms d’épiques aux pouvoirs spécifiques qu’il va vous falloir apprivoiser.

Si vous rêviez de combats fantastiques entre Epiques, vous ne les trouverez pas vraiment (je ne vous en dirais pas plus) : il est plutôt question de plans, pièges, stratégies pour les faire tomber, la force ne fonctionnant jamais contre eux.

Pour l’atmosphère du roman, vous serez là aussi servis : la ville de Newcago ne voit plus la lumière du soleil depuis des années à cause d’un des acolytes de Cœur d’Acier : Maître-Nuit. Nous sommes donc plongés dans une ville des plus sombres, vaste en apparence, mais qui l’est encore plus en profondeur : une cité sous la ville regorgeant de secrets, de clans et autres choses peu recommandables. Une foule de tunnels, rues souterraines, conduits, dont certains inachevés font le bonheur de la pègre d’en bas, mais aussi des mystérieux Redresseurs.

Les Redresseurs sont les rares êtres humains à se rebeller contre la force incommensurable des Épiques… et leur méthodes sont pour le moins efficaces, bien que jamais frontales (ces quelques caractéristiques ne sont d’ailleurs pas sans rappeler par certains côtés Fils-des-Brumes).

 Dernier très bon point pour ce roman : les dialogues savoureux et parfois emplis de non-sens. David n’est pas très loquace, mais ça n’est pas le cas de certains de ses acolytes, notamment Megan ou encore le génial Cody aux faux accents écossais et aux origines troubles.

  •  «  – […] Bonne chose que j’aie apporté mon trèfle à quatre feuilles sur cette opération.
  • Un trèfle à quatre feuilles ? répéta Megan en ricanant.
  • Ben oui. Il vient de not’ patrie.
  • C’est chez les Irlandais, Cody, pas les Ecossais.
  • Je sais, répondit Cody sans se laisser démonter. J’ai dû tuer un Irlandais pour obtenir le mien. »

 Ce premier tome se lit à une vitesse folle : David, dont nous suivons le parcours (écrit à la première personne) est d’un culot incroyable : repoussant les limites du possible en termes d’audace et de cran. Son courage ou plutôt son inconscience vont donner des sueurs froides à de nombreux lecteurs. Encore une fois, les personnages décrits sont d’une efficacité redoutable et on s’y attache inexorablement.

 Lire Cœur d’Acier, c’est comme voir un film à grand spectacle : on imagine sans mal les effets visuels décrits par l’auteur et l’intrigue est d’une efficacité sans failles, captivante. En bref, c’est encore une fois un roman de Brandon Sanderson brillant, à croire que tous les genres littéraires lui réussissent. Un seul conseil, si vous voulez un livre auquel vous serez agrippé jusqu’à la fin et rempli de twists, courrez donc chez votre libraire vous procurer Cœur d’Acier !

Suite prévue aux Etats-Unis en automne 2014 sous le titre Firefight. Une nouvelle se déroulant entre le premier et le second tome est également parue en langue originale sous le titre Mitosis.