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Chronique : J’ai avalé un arc-en-ciel

Un roman assez drôle et frais sur l’adolescence… et les milliers de questions qui traversent l’esprit à cet âge là !

Erwan Ji est un auteur français. Non, en fait, il est même plus que ça : il est Breton ! Il s’agit de son tout premier roman et il vient de paraître en mars 2017 chez Nathan. Avec cet ouvrage, vous allez découvrir la vie d’une adolescente normale dans un campus aux États-Unis : ses amitiés, ses amours, ses questionnements… la vie tout simplement !

Bienvenue chez Puce !

Ou Capucine. Car en fait, Puce n’aime pas vraiment qu’on l’appelle Capucine, car elle n’est pas « une plante herbacée » mais une « homo sapiens femelle de dix-sept ans ». Elle vit aux Etats-Unis, dans un cadre scolaire très privilégié (ce dont elle est consciente) et profite de la vie à 100%. Car quand on est en plein dans l’adolescence, il y a une foule de chose qui occupent l’esprit !

Ce roman, c’est l’histoire d’une fille positive, vivante, nature et drôle et de ses nombreux questionnements sur la vie.

Un roman drôle et efficace

Si vous cherchez un roman ado simple et qui se lit aisément, c’est le livre parfait. Ecrit sous forme de journal intime au jour le jour, nous découvrons le blog de Puce, que personne dans son entourage ne connaît puisqu’elle le rédige en français !

Puce étant franco-américaine, elle est donc bilingue, et cela se ressent dans sa narration aux très nombreux anglicismes. Parfois c’est utile et intéressant, et parfois, ça fait un peu trop donneuse de leçons… J’ai eu un peu de mal avec cette forme narrative qui se veut bilingue, car il donne parfois un air suffisant à Puce alors que ça ne lui ressemble pas dans sa psychologie et sa façon d’être.

Outre la narration, ce blog/journal intime recèle de très bons passages où l’on ne peut s’empêcher de sourire, sinon de rire. Certaines scènes sont franchement mémorables, d’autres sont emplies d’émotions. Car oui, J’ai avalé un arc-en-ciel, c’est aussi un roman sur l’amour, quelle qu’en soit la forme, et Puce, elle a beaucoup de questions qui se bousculent dans sa tête sur qui elle aime !

Si vous deviez lire ce roman, ce n’est pas pour son histoire se déroulant dans un campus pour ados américains privilégiés. A nous français, ça ne nous parle que très peu, malgré les nombreuses séries et films qui nous abreuvent de ce mode de vie « rêvé ».

Non, ce roman est à lire pour la façon dont il aborde les questions sur l’orientation sexuelle, et l’amour en général… Tous ces thèmes qui sont vraiment épineux à l’adolescence et dont on n’a pas nécessairement envie de parler à ses parents ou même à ses amis. C’est le genre de livre qui rassure, tout simplement, qui offre une ouverture sur le monde pour ne pas s’emprisonner dans un carcan et réfléchir, tout simplement.

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J’ai avalé un arc-en-ciel est ainsi un roman agréable, sans prétentions, qui fait passer un excellent moment malgré son manque cruel de réalisme. En effet, on est plus dans une adolescence rêvée à la façon américaine avec campus privé, bal de promo et grosses fêtes le week-end que dans la vraie vie.

Toutefois, si vous le prenez pour ce qu’il est, J’ai avalé un arc-en-ciel est un roman ado qui vous fera passer un excellent moment entre humour et journal de la vie de tous les jours ! Et surtout, il traite des questions de l’homosexualité et de l’adolescence avec justesse : sans jugement ou parti pris, et rien que pour cela, ça vaut le coup.

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PS : Malgré les élans assez féministes du roman, j’avoue ne pas avoir aimé découvrir que Puce passe « en mode dragon » quand elle a ses règles… Cela conforte les gens dans l’image négative de : femme qui a ses règles = insupportable. C’est dommage car l’auteur a en général tout fait pour ne pas alimenter ces généralités dans son roman, mais n’a pas su éviter cet écueil.

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Chronique jeunesse : Le hibou n’est pas manchot

Quatre histoires policière bourrées d’humour et d’oiseaux, à découvrir dès l’âge de 9-10 ans !

Souvenez-vous, nous avions déjà parlé du roman La carotte se prend le chou, du même auteur, aux éditions Nathan. Emmanuel Trédez revient avec le même concept : 4 histoires déjantées, mais cette fois-ci on quitte le monde des légumes pour celui des… volatiles !
Alors, est-ce que ça marche toujours aussi bien ? Oui !

Archie Duc, un enquêteur à la pointe de l’observation

Dans ce nouveau petit recueil de nouvelles policières, vous ferez la connaissance qu’est le fin limier Archie Duc. Aidé en cela par un apprenti poussin perspicace, et toute une petite équipe efficace, Archie Duc va mettre à mal les meurtriers et voleurs dans les différentes affaires qui lui tomberont sur le coin du bec !

« Au nom de l’oie, je vous arrête ! »

Comme le titre de cette seconde partie de chronique vous l’illustre bien, Le hibou n’est pas manchot est encore une fois un roman où les jeux de mots fleurissent. Les jeunes lecteurs vont devoir s’accrocher pour suivre, et c’est tant mieux ! Il ne faudrait pas que tout leur tombe tout cuit dans le bec non plus, si ?

Une lecture dynamique, enlevée et maligne, voici donc les maître mots de ce petit ouvrage de presque 150 pages. Le tout est parsemé de quelques illustrations très parlantes (et souvent comiques) qui animeront à merveille le tout.

On retrouve les mêmes ressorts comiques que dans le roman précédent (il n’y a pas d’ordre à respecter, les personnages sont d’ailleurs tous différents). De même, les intrigues, sont aussi simples qu’efficaces.
Bref, c’est le genre de roman parfait pour les enfants qui aiment peut-être déjà lire (ou non !), et qui souhaitent d’essayer à quelque chose de différent et d’un peu inclassable. A découvrir dès l’âge de 9 ans minimum, ce sera parfait.

Espérons maintenant que les éditions Nathan rééditeront les autres romans qu’avait écrits Emmanuel Trédez dans la même veine, je suis très curieuse de les découvrir…

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Chronique jeunesse : Big Nate – Tome 1 – Le champion de l’école

Un début de série amusant, drôle, et prometteur !

Vous ne connaissez peut-être pas encore Lincol Peirce, mais il pourrait être l’un des nouveaux auteurs favoris de vos enfants ! Dans la lignée de Tom Gates, Zarf le troll ou du Journal d’un dégonflé, Big Nate est une série de romans humoristiques à classer entre le roman et la bd. A découvrir dès l’âge de 8 ou 9 ans.

Champion… oui ! Mais de quoi ?

Big Nate est un garçon comme les autres, ni bon ni mauvais en quoi que ce soit. Il aime s’amuser et avoir le dernier mot avec ses copains, rire, se divertir… Mais Nate aimerait bon dans quelque chose, n’importe quel domaine ferait l’affaire !

Et ça tombe bien, il semblerait qu’aujourd’hui, ce soit SON jour. C’est un biscuit chinois qui le lui a dit : « Aujourd’hui, vous surpasserez tous les autres ». Mais dans quelle matière ? En maths ? En sport ? Autre chose ?

Une lecture très divertissante qui devrait plaire

Pile entre la bande-dessinée et le roman, Big Nate est une série jeunesse qui devrait plaire à de nombreux lecteurs potentiels. Pour ceux qui ne veulent pas encore lire des livres peu ou pas illustrés mais qui doivent tout de même passer à l’étape roman, c’est le bon compromis. Les parents seront ravis de voir leurs enfants lire, et les enfants seront heureux de lire par eux-mêmes un roman.

Les chapitres sont courts, efficaces, le bagou de Nate est aussi crédible que drôle… Bref, c’est un début de série qui fonctionne. C’est le genre roman-passerelle parfait pour ceux qui ont encore besoin d’assurance au niveau de la lecture avant de passer aux romans plus denses et moins illustrés.

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Pour ceux qui aiment lire mais qui ont encore besoin de beaucoup d’illustrations, Big Nate est une série parfaite. En plus, il y a déjà sept tomes de parus, ce sont donc de bons moments de lecture en perspective ! A découvrir dès l’âge de 8 ans.

Chronique : Sorcières Associées

Une fantasy orientale plaisante, originale et qui rend vite accro… on en veut encore !

Alex Evans est une auteure francophone qui n’en est pas à son premier coup d’essai. Férue de fantasy et de merveilleux, elle a déjà une dizaine de titres à son actif, Sorcières Associées est son premier roman à paraître aux éditions ActuSF, il était auparavant auto-édité.

Dans un univers de fantasy aux influences orientales, on découvre un duo d’enquêtrices aussi acharnées que douées, où la magie est aussi dangereuse qu’omniprésente…

Pour aller plus loin, sachez que Sorcières Associées est paru dans la collection Bad Wolf. Une gamme de romans qui regroupe différents auteurs, différents styles et genres… Mais tous les ouvrages regroupés sous cette bannière ont un point commun mystérieux… Que nous lecteurs devons deviner ! Il est écrit ceci au début de chaque ouvrage : « Complices, tous leurs auteurs se sont adonnés à un même jeu littéraire… Trouverez-vous lequel ? ».  Je trouve l’idée géniale, car cela attise l’attractivité de la collection pour chaque ouvrage qui la compose.

Une intrigue simple en apparence

La ville de Jarta : tout commence avec une affaire de sabotage dans une usine. Comme le coût de la main-d’œuvre humaine est exorbitant pour tout entrepreneur, les zombies sont devenus une masse salariale attrayante. Pas de salaires, pas de réclamations ni de plaintes, bref, les zombies sont une véritable manne financière. Mais depuis quelque temps, des choses étranges se passent sur la chaine de montage… c’est ainsi que Tanit débute son enquête.

Tout cela sans oublier une obscure affaire de vampire piégé dans notre dimension, mais aussi un artefact d’une valeur inestimable qui aurait été dérobé, et une série de disparitions étranges… Padmé, l’associée de Tanit va elle aussi avoir du fil à retordre.

Bienvenue dans le monde de Sorcière Associées, où la magie fleure avec le danger, et où les succubes gèrent comme personne les maisons de passe… Bref, bienvenue dans un monde coloré, vivant et créatif qui baigne dans une magie… épicée !

Un univers plaisant et une histoire qui se densifie au fil des pages…

Sorcières Associées, c’est à la fois la découverte d’un roman captivant et d’une auteure. On n’a qu’une envie en refermant le livre, découvrir les autres univers d’Alex Evans !

Au fil de l’intrigue qui s’étoffe peu à peu, des liens se font, des pistes se créent… le tout avec fluidité et logique. Seul petit bémol, on n’est pas toujours très au fait de la mythologie très dense qu’a créée l’auteure autour de son roman, alors certains enjeux ne nous sautent pas aux yeux par moments. On sent que l’univers a été travaillé avec cœur et détails, mais un glossaire ou un autre support du même type aurait pu nous aider à mieux appréhender certains tenants et aboutissants.

En dehors de cela c’est un sans faute ! Les dialogues sont piquants et savoureux à souhait, les personnages de Padmé (que j’aime tout particulièrement) et Tanit sont délectables… Et que dire de leurs aventures sinon qu’elles sont captivantes de bout en bout ?

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Vous trouverez ainsi de tout dans Sorcières Associées : de la magie, un nœud d’intrigues à la hauteur, pas de temps-mort, des personnages charismatiques… et un véritable plaisir de lecture, tout simplement.

Espérons que ce roman ne soit qu’une introduction et qu’il y aura d’autres ouvrages dans le même univers ! J’ai passé un si bon moment que je n’ai qu’une envie : retrouver le duo de choc que forment Padmé et Tanit, ou au moins, l’univers dans lequel elles évoluent…

Chronique BD Jeunesse : Pepper et Carrot – Tome 1 – Potions d’envol

Une nouvelle série de bande-dessinée so choupi !

Créée par David Revoy, Pepper et Carrot est une toute nouvelle série de bd pour la jeunesse qui vint de paraître aux éditions Glénat. Adaptée dès l’âge de 10 ans environ, elle se savourera aussi si vous êtes beaucoup, beaucoup plus grand ! La bd a vu le jour grâce au mécénat, 502 contributeurs on participé à la création de cet ouvrage (plus d’infos sur patreon.com/davidrevoy).

Des scénettes courtes et efficaces

Pepper est une jeune sorcière qui a encore une foule de choses à apprendre. Bien qu’elle sache faire des potions et lancer moult sorts, elle est encore bien trop fleur bleue et pas assez terrifiante pour être une réelle sorcière…

Au fil de courtes scénettes, découvrez le quotidien trépidant et souvent très amusant de la jeune fille… sans oublier son fidèle compagnon (et parfois cobaye malgré lui) Carrot !

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Une nouvelle série maline, drôle et d’une esthétique remarquable

La première chose que l’on remarque en découvrant cette bd, c’est son dessin. Extrêmement détaillé, physionomie et expressions des personnages très travaillées, une colorisation soignée… La découverte s’annonce sous les meilleurs auspices.

Ensuite, on en lit quelques pages, et là, c’est le coup de foudre. On adorera Pepper et Carrot pour plein de raisons. Tout d’abord, c’est ultra mignon, oui. Mais pas seulement ! L’humour qui ressort de chaque petite scène humoristique a également de quoi plaire. La scène où Carrot se met en tête de faire boire une potion à ses autres amis chats pour qu’ils deviennent des supers héros est extrêmement drôle, et ce n’est pas la seule ! La partie avec l’oiseau bourgeois zombie vaut également son pesant d’or…

On remarquera aussi l’attrait qu’a David Revoy pour l’univers de Myiazaki. En effet, une jeune sorcière sur un balais accompagnée de son chat avec en arrière plan un arbre flottant géant, ça ne vous rappelle pas Kiki la petite sorcière ou encore Le Château dans le ciel ?

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, vous découvrirez au fil des mini-scènes un léger fil rouge. Pepper est encore loin d’être une sorcière accomplie, comme vont le lui rappeler très régulièrement les anciennes… il y a encore beaucoup de travail, comme nous le montre parfaitement ce premier opus !

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Ainsi, dans la lignée des Mélusine, mais avec des dessins poussés au sublime, vous trouverez Pepper et Carrot, LA nouvelle série de bd jeunesse à faire découvrir aux jeunes lecteurs dès l’âge de 10 ans. On a hâte d’en découvrir le prochain volet…

Pour aller plus loin : Sachez que tous les dessins de ce premier tome sont sous licence libre, c’est-à-dire qu’ils sont totalement libres de droit. Pour cette bd, il s’agit de Creative Common Attribution qui gère le tout.

Comme le dit l’auteur « En résumé : il suffit d’écrire le nom de tous les participants à l’œuvre utilisée et de respecter donc la paternité de l’œuvre de façon récursive, d’intégrer un lien vers la licence et d’indiquer si des modifications ont été effectuées et leur nature. »

Tout ce qu’à souhaité faire l’auteur, ses projets, ainsi que sa vision du travail de dessinateur sont racontés par le biais d’une interview en fin d’ouvrage. Un petit plus très intéressant !

Chronique album jeunesse : Le voleur de poule

L’un des meilleurs albums sans texte pour les enfants à découvrir absolument et à avoir dans sa bibliothèque ! Énorme coup de cœur.

Les ouvrages de Béatrice Rodriguez gagneraient à être connus, en particulier Le voleur de poule, un classique parmi les classiques qui est paru originellement il y a plus de 20 ans. L’ouvrage est toujours disponible aux éditions Casterman (il était initialement paru chez Autrement), et j’espère vous convaincre assez pour que vous ayez envie de vous l’acheter ! Attention, petit chef-d’œuvre à lire dès 3 ans.

Béatrice Rodriguez est diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle est également l’auteur de l’album Carabinette chez Casterman.

Un drame se déroule sous nos yeux !

Tout commence dans une petite basse-cour, chacun vaque à ses occupations… lorsque soudain : un renard KIDNAPPE la petite poule blanche qui picore ! Un renard qui enlève une poule, ce n’est certainement pas pour faire ami-ami avec… alors les amis de la petite poule vont donc à sa poursuite pour la sauver des griffes du vorace renard !

Tant de créativité et d’imagination sans un seul mot

La chronique aura beau être très courte, elle sera dithyrambique. Le voleur de poule est un classique parmi les classiques à mettre dans toute bibliothèque enfantine.

Pas de texte, que du dessin ultra expressif pour permettre aux lecteurs dès l’âge de 3 ans de savourer et comprendre une histoire par eux-mêmes. Le pari semble audacieux quand on ne s’y attend pas, mais je le vends depuis des années en tant que libraire, et le succès de cet ouvrage auprès des petits n’a jamais été démenti.

Le dessin de Béatrice Rodriguez est doux, les expressions de personnages très éloquentes. C’est avec émerveillement et amusement que l’on découvre les pérégrinations de notre fameuse petite poule blanche. L’humour est également omniprésent, de même que la créativité…. C’est un véritable sans faute.

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En bref, Le voleur de poule est un livre absolument indispensable. C’est-à-dire un album que l’on peut trouver aussi bien en librairie, qu’en bibliothèque ou dans les maisons. C’est un premier pas vers l’autonomie pour les enfants qui découvrent une façon de lire indépendante et libre, et ça, c’est tout simplement MERVEILLEUX.

Pour ceux qui ont adoré cet album, l’auteur en a réalisé deux autres, avec les mêmes personnages, et ils sont tout aussi biens : La revanche du coq et Partie de pêche.

Chronique : Geek Girl – Tome 2

Suite des aventures d’Harriet Manners, mannequin bien malgré elle…

Geek Girl est une série de romans pour ados adaptée dès l’âge de 12 ans environ. Son auteure, Holly Smale, s’est inspirée de sa propre expérience dans le mannequinat pour écrire ses romans. Drôle, frais, efficace, cette série de livres est parfaite pour ceux et celles qui souhaitent s’évader, rire, et découvrir une héroïne on ne peut plus normale. Geek Girl 2 est paru en août 2014 chez Nathan.

Direction…. Tokyo !

Dans ce second opus, Harriet Manners fait ses premiers vrais pas dans le monde de la mode en allant au Pays du Soleil Levant ! En effet, elle est devenue l’égérie de Baylee grâce à sa fashion designer, Yuka Ito. Mais la femme d’affaires a décidé de lancer son propre label, et elle souhaite débaucher Harriet pour se faire… la pression est juste monstrueuse.

La jeune fille va devoir assurer sur tous les plans, d’autant qu’elle est dans un pays qu’elle ne connaît pas et qu’elle loge avec d’autres mannequins… va-t-elle réussir à se sociabiliser cette fois-ci ? Et à être l’icône de la mode qui fera rêver tous les autres ? Et surtout… comment va-t-elle pouvoir « gérer » Bounty, sa grand-mère totalement extravagante et irresponsable qui est censée la chaperonner ?

Le monde de la mode révèle ses facettes les plus coupantes…

Elle qui pensait s’en tirer sans trop de difficultés, Harriet a encore beaucoup à apprendre du monde de la mode et de ses codes. De plus, son côté tête en l’air et inconscient risque également de lui jouer des tours…

Et c’est sans compter sur la présence de l’Homme-Lion, comme elle appelle Nick, le garçon qu’elle aime et qui est un mannequin de renom. Tous ces facteurs risquent de jouer en sa défaveur ; car des sentiments forts plus de la maladresse, cela fait rarement bon ménage !

Ce second opus des (més)aventures d’Harriet est un vrai moment de plaisir. On découvre le Japon à travers ses yeux émerveillés, et on en apprend un peu plus sur l’univers de la mode et sa cruauté… Et comme toujours, vous aurez droit aux très nombreuses digressions d’Harriet sur les étoiles, les dinosaures ou encore les statistiques ! Sans oublier le génial personnage de Willbur (son agent) avec ses mille surnoms, tels que bébé-bébé panda ou ouistiti chéri…

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On rit toujours autant voir plus, on découvre également les drames à l’échelle d’une adolescentes, et on voyage à travers ses yeux en tout temps émerveillé… On en apprend un peu sur le Japon et ses traditions si spéciales, mais on aurait aimé en découvrir encore plus ! En tout cas, ça fonctionne, car nous le sommes tout aussi émerveillés qu’Harriet.

En bref, si vous voulez continuer à passer un bon moment avec une héroïne aussi normale que drôle malgré elle, Geek Girl est une saga faite pour vous ! A lire dès l’âge de 11 ans sans restrictions !

Chronique album jeunesse : à quoi on joue ?

Un album malin avec plusieurs niveaux de lecture… parfait pour les enfants afin de développer leur sens de l’observation !

On ne présente plus l’auteure de cet album, Muriel Zürcher, d’origine Suisse, elle a écrit une foule de livres/romans/albums pour la jeunesse ! Il était trop de fois (Thierry Magnier), Toile de dragon (Picquier Jeunesse), Le tourneur de page (Éveil et Découvertes), tout cela c’est elle.

Avec A quoi on joue ? paru en août 2016 chez Gautier Languereau, c’est encore un autre style narratif qu’elle nous propose… A l’illustration, nous retrouvons Stéphane Nicolet, avec qui Muriel Zürcher a déjà travaillé. Il a illustré beaucoup de documentaires pour la jeunesse ainsi que des romans.

Un jeu de cache-cache original !

Tout commence avec un jeu de cache-cache innocent, et tout ce qu’il y a de plus banal… jusqu’à ce que chacun des participants (un kangourou, un hérisson, une grenouille, un serpent…) disparaisse mystérieusement…  Et qu’une ombre fort menaçante s’approche peu à peu !

Une lecture maline à partager avec les petits lecteurs

Très peu de texte, mais un visuel qui est tout aussi parlant voir plus, d’autant qu’il nous raconte une toute autre histoire… Voilà ce à quoi il faut vous attendre avec A quoi on joue ? Le duo composé par Muriel Zürcher et Stéphane Nicolet est ainsi très efficace.

L’intérêt tout particulier de cet album est donc son double sens de lecture. Il y a le texte qui dit une chose… et le visuel qui en dit une tout autre. Ainsi, même si il y a très peu de texte, je ne conseillerais cet ouvrage qu’à partir de 4 ans car la compréhension n’est pas évidente avant. Mais il est génial, simple, malin et très bien pensé !

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Cet album est donc une petite réussite. A proposer aux jeunes lecteurs pour leur faire découvrir une narration originale et efficace qui les fera frissonner… avant de découvrir la fin ! (qui est rassurante, ouf !).

Chronique : Geek Girl – Tome 1

Elle est rousse, passionnée d’informations scientifiques « inutiles », a très peu d’amis, est loin d’être populaire, et va être repérée par l’une des agences de mannequins les plus prestigieuses du monde !

Holly Smale est une auteur d’origine anglaise. Son expérience dans le mannequinat lui a permis d’écrire la saga humoristique pour ados Geek Girl. La série devait être à la base une trilogie, mais le succès perdurant, elle en est déjà à son cinquième opus, plus un hors-série et un sixième est d’ores et déjà en cours d’écriture !

Holly Smale a même écrit une nouvelle de Noël autour de sa série (non traduit en France à ce jour) sous le titre All Wrapped Up. Tous les romans de la saga Geek Girl sont édités en France par les éditions Nathan. Le premier tome de la série vient de paraître en poche chez PKJ (Pocket Jeunesse).

Une nouvelle héroïne bourrée de maladresse et d’humour

Qui aurait cru qu’en renversant stand de chapeaux de luxe Harriet serait repérée par un agent ? C’est pourtant ce qui va arriver à l’adolescente la plus désintéressée au monde par l’univers de la mode ! Alors que son amie Nat a toujours rêvé d’être mannequin, c’est Harriet qui est plébiscitée par l’étrange et un peu fou agent nommé Willbur.

C’est le début d’une « carrière » étrange, difficile, et totalement improbable pour Harriet ! Au programme, séances de torture (comprendre du maquillage), relooking et transformation de la geek vers le… chic !

Drôle et débridé, un bon roman qui ne se prend pas au sérieux !

Impossible de ne pas rire ou au moins sourire à la lecture des très nombreux déboires d’Harriet Manners. Elle connaît une foule de faits scientifiques, a un ami qui l’admire depuis presque 5 ans au point de la suivre partout (y compris derrière le buissons qui est dans son jardin), a une Pire Pote qui est en fait sa meilleure amie, a un sérieux problème de coordination… et j’en passe ! Lister toutes les caractéristiques uniques et mémorables d’Harriet prendrait un temps considérable, mais une chose est sûre, elle est extrêmement attachante.

Dans ce premier tome, on découvre ainsi son quotidien en Angleterre, sa vie au collège, sa famille composée de son père éternel ado, et de sa belle-mère brillante avocate. C’est aussi un tome qui nous initie au monde de la mode avec une excursion éclair dans la ville de Moscou. On s’amuse aux dépends de notre jeune héroïne, mais cela ne la rend que plus normale, plus accessible.

Enfin, j’adresse une mention spéciale au personnage totalement barré et génial de Willbur, l’agent fou d’Harriet. Il a le don de lui donner toutes sortes de surnoms tous plus farfelus les uns que les autres : « Mon biscuit au gingembre », « Schtroumpfette », ou encore « Mon Ange-Miaou-Miaou ».

En termes de contenu, on parle aussi bien des premiers émois amoureux que d’amitié, de mensonges pour garder ses amis, mais également de vérité, car elle est toujours révélée au grand jour…

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Ce premier tome de la saga est donc drôle, efficace, bien fun, et complètement addictif. En effet, je vous laisse, car je vais de ce pas me lancer immédiatement dans la lecture du second tome ! A découvrir dès l’âge de 11 ans environ.

Chronique jeunesse : La classe de mer de Monsieur Ganèche

Auteur français, Jérôme Bourgine signe ici son tout premier Pépix… mais il est loin d’en être à son premier ouvrage ! En effet, Monsieur Bourgine a déjà écrit plusieurs romans à destination des adolescent dans la collection Exprim’ de Sarbacane (Bras de fer, Le voyage impossible, Toute la vie…) et il en a également écrit pour les adultes.

A l’illustration, on retrouve Maurèen Poignonec (La famille Cerise, Lola et la machine à laver le temps, 10 petites souris cherchent une maison…).

Une expédition qui tourne court…

Imaginez le topo : un petit groupe d’élèves que l’on a d’office mis dans la case « cas sociaux », un Monsieur Ganèche qui doit gérer sa petite classe de mer et… un ilot perdu au fin fond de la Bretagne en toile de fond. Sans oublier un capitaine de bateau totalement dans le brouillard grâce à la boisson forte qu’il ingurgite à longueur de temps ! Vous aurez une toute petite idée de ce qui va arrivée à cette belle équipe ? En tout cas, rien de prévisible, c’est garanti !

Un humour fidèle à l’esprit de la collection

Ce nouveau petit Pépix rempli encore une fois bien son office, à savoir distraire et amuser les jeunes lecteurs. Cependant, il m’a moins convaincue que certains autres titres de la collection… J’avoue qu’il ne fait pas partie de mes Pépix favoris car j’ai moins apprécié le thème, mais cela ne retire en rien son efficacité ou son potentiel humoristique.

Je l’ai trouvé un tout petit peu plus décousu que les autres ouvrages en ce qui concerne les idées, en particulier le moment où Mr Ganèche dit qu’ils ont été réunis ici et maintenant pour une bonne raison. En fait, ce côté légèrement sibyllin et mystique ne sert pas réellement l’histoire et n’est pas développé par la suite. Ceci participe au sentiment de léger désordre au sein du roman.

Je vous rassure, l’histoire se tient correctement, mais on n’apprécie pas nécessairement les petits « à côté » de l’histoire.

Mais la vraie question est plutôt : est-ce qu’un enfant entre 8 et 10 appréciera ce roman ? Je pense sincèrement que oui. Je n’ai tout simplement pas été convaincue par cette histoire. Le thème du trafic d’animaux est pourtant intéressant, mais il m’a manqué de quoi m’attacher réellement à ces jeunes petits héros et à leur prof aux grandes oreilles.

 

Aux habitués de la collection Pépix, ce roman devrait vous plaire tout comme les autres vous on contentés. Les autres jeunes lecteurs devraient également apprécier, après tout, tous les éléments qui font un roman jeunesse efficaces y sont, alors… ça devrait fonctionner !