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Chronique : Les pleureuses

L’histoire d’un couple qui se délite vu de l’intérieur avec pour toile des fond la Grèce et ses terribles incendies…

Premier roman de Katie Kitamura à paraître en France, Les pleureuses est arrivé en librairie en août 2017, pour la rentrée littéraire. L’ouvrage est paru chez Stock dans la collection La Cosmopolite. Les pleureuses est un roman sur le couple, les non-dits, l’introspection, la perte des être chers…

Tout commence avec une disparition…

La narratrice (nous ne connaitrons jamais son nom) vient d’apprendre que son mari est parti en Grèce. Comme ils vivent séparés depuis quelque temps, elle n’avait aucun moyen de le savoir… Ainsi, c’est sa belle-mère qui lui demande d’aller rejoindre son fils en Grèce sans savoir que leur couple bat sérieusement de l’aile.

Voici donc notre narratrice partie pour la Grèce afin d’apaiser les inquiétudes de sa belle-mère… et de retrouver Christopher, pour lui annoncer sa décision de divorcer. Mais rien de ce qu’elle avait prévu ne se déroulera comme elle l’aurait voulu pour elle et pour son couple…

Un roman prenant mais qui laisse sur sa faim

J’ai adoré la première partie du roman Les pleureuses. L’écriture de Katie Kitamura est aérienne, fluide. On se plait immédiatement dans la façon qu’elle a de donner une signification précise, presque chirurgicale aux mots. Mais passée la seconde moitié du roman, j’ai eu plus de mal car je m’attendais à quelque chose de plus fort, plus puissant, presque à une révélation. Il y a certes un rebondissement de taille à la moitié du livre, mais il ne suffit pas à en faire un roman captivant ou profondément touchant dans sa finalité.

Le titre du roman est toutefois parfaitement trouvé et se prête à différentes scènes du livre. Mais cette femme qui se laisse mener par le bout du nez par son séducteur de mari m’a attristée. La narratrice n’est pas agaçante, loin de là, elle analyse, réfléchit, pense à toutes les conséquences de ses décisions sur son couple, sa belle-famille… Mais au final, elle se laisse porter par la plupart des vagues qui bouleversent sa vie (qu’elles soient positives ou négatives). Elle n’entreprend guère de choses et reste parfois trop passive dans ce qu’elle considère comme des choix, mais qui apparaissent plus comme des passages obligés dans sa vie.

Au final je n’ai pas réussi à m’immerger pleinement à l’histoire de ce roman à l’ambiance non dénuée de charme. L’intrigue a un rythme à la fois lancinant et captivant, mais ne nous emmène nulle part au final. Malgré une surprise en milieu d’ouvrage, ça ne suffit pas à rehausser la teneur globale du roman. Il reste un ouvrage très bien écrit, qui se lit avec une facilité déconcertante.

Katie Kitamura est douée pour traiter des sentiments humains dans toute leur profondeur, mais elle n’a pas assez de matière à broder autour. Le décor a beau être là, il manque quelque chose pour que son roman soit totalement maitrisé.

…….

Ainsi, Les pleureuses est un roman qui m’a plu dans sa forme, mais pas dans son contenu, trop banal. Je surveillerais toutefois de près les futures publications de cette auteure car je sens qu’elle pourrait bien nous révéler son potentiel à l’avenir !

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Quatre filles et un jean – Tome 1

quatre filles et un jeanQuatre bouts vies complètement différents, un fil conducteur :    LE jean.

            Quatre filles est un jean est avant tout une histoire d’amitié, de rencontres, d’émotions nouvelles. La vie de ces jeunes filles n’a absolument rien d’extraordinaire, bien au contraire. Elles doivent leur amitié à leur mères qui se sont connues toutes les quatre à un cours d’accouchement. Au fil des ans les enfants sont devenues amies, leur mères se sont éloignées l’une de l’autre. Voici une courte présentation de ces « Quatre filles ».

Carmen vit très mal le divorce de ses parents et ne voit pratiquement plus son père ; Tibby elle est introvertie, réservée et très timide ces traits de caractère lui portent parfois préjudice dans la vie ; Bridget est l’image même de la fille canon, elle sait ce qu’elle veut et parvient toujours à ses fins même si ça n’est pas toujours pour son bien ; Lena est certainement la plus « normale », mais son voyage en Grèce dans sa famille va la changer…

Le fil de l’histoire c’est LE jean, qui va être le témoin de leur histoire : aventures, sentiments, désarroi. Chacune son tour, une des filles poste le jean à l’autre et l’accompagne d’une lettre. Voilà le concept.

Ce premier tome (sur quatre au total) est vraiment une bonne découverte. La vie de chacune de ces filles normales et hors du commun à la fois est captivante, on meurt d’envie de savoir ce qu’il va advenir par la suite. Le bout de vie qui m’a le plus touchée est celui de Tibby, qui contre toute attente va agir face à une situation des plus difficiles, c’est aussi celle dont l’histoire a réussi à me tirer quelques larmes…

Si un livre arrive à vous faire ressentir et vivre les émotions de ses personnages, c’est que c’est une merveille. Car si on lit, c’est pour se sentir autre, partir ailleurs pour un temps, voyager. Quatre fille et un jean est une merveille, merci Ann Brashares.