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Chronique bd : Guacamole Vaudou

Vous connaissez Fabcaro, cet auteur de BD à l’humour tellement noir qu’il faut une lampe torche ? Il a écrit Zaï Zaï Zaï Zaï, Et si l’amour c’était aimer ?, Moon River, et quantité d’autres. Avec Guacamole Vaudou, l’auteur-illustrateur se lance dans le mythique et démodé style du roman-photo avec un associé de génie : Eric Judor. Attention, combo fatal. 

Histoire d’un looser-né 

Stéphane n’a RIEN pour lui. Ni aisance, ni humour (enfin si, mais il tombe toujours à plat), ni charme. C’est le néant absolu. C’est bien simple, s’il n’était pas dans l’entreprise, cela ne ferait aucune différence dans son fonctionnement. Mais cette fois-ci, Stéphane en a  marre, c’est l’humiliation de trop, il décide de suivre un stage un peu spécial de découverte vaudou. Ce stage va changer le « destin » de Stéphane jusque dans ses fondements grâce à un simple mot magique de son choix. Guacamole. 

A partir de cet instant Stéphane va briller. Un moment. 

Guacamole.

Complètement barré et encore plus fou que les précédents ouvrages de Fabcaro que j’ai lu. Je n’ai certes pas énormément de recul, n’en ayant lu que trois, mais ce livre est une réussite. C’est totalement décalé, fou, osé et génial. Les extraits parlent d’eux même (cf images de l’article). 

Avoir choisi de faire du roman-photo, la chose la plus démodée du monde est aussi un coup de génie. Ca fonctionne à merveille, et en plus on y découvre quantité de « guests » prestigieux que j’apprécie beaucoup. Il y a outre Eric Judor, Alison Wheeler, Hervé Le Tellier avec une magnifique perruque (c’est l’auteur de l’Anomalie, Goncourt de 2020), et Fabcaro lui-même ! 

Pour ce qui est de l’histoire, elle est diablement efficace. Guacamole. C’est à réserver aux fans d’humour noir et d’intrigues complètement décalées, et ça fonctionne ! Il y a tellement de dialogues mythiques que c’est impossible de tous les citer, mais les lire (et les relire) est un pur régal. 

Guacamole Vaudou, c’est un peu une éloge de la loose, comme si c’était un destin, un art de vivre, dans lequel Stéphane excelle avec un talent inégalable. Malheureusement pour lui. A lire et offrir à tous les gens de votre entourage qui ont un humour monstre (ou la loose). Guacamole.

Actualité éditoriale : Un escape game grandeur nature avec l’équipe de Bayard pour découvrir Les chroniques d’un autre monde de P.C. Cast !

Vendredi dernier, les éditions Bayard ont invités quelques libraires et blogueurs à découvrir leur nouvel enjeu à destination des 14/15 ans et plus : Les chroniques d’un autre monde, écrit par l’américaine P.C. Cast. Si son nom vous évoque quelque chose, c’est peut-être parce que vous avez entendu parler de sa saga parue il y a maintenant plusieurs années : La maison de la nuit (chez PKJ en France).

Ce premier tome d’une série qui en comptera deux paraîtra le 20 juin 2018 aux éditions Bayard. Et chose peu commune, nous avons eu droit à une immersion TOTALE dans l’univers du livre pour le découvrir pleinement… Comment ? En nous emmenant dans le magnifique village de Barbizon (je ne connaissais pas et c’est magnifique !). Belles bâtisses, des arbres partout, des petites maisons cossues… le tableau id »al (d’autant que c’est le village des peintres !). Mais pourquoi nous emmener dans ce village pour la sortie d’un roman post-apocalyptique ? C’était pour nous faire vivre un escape game grandeur nature dans la forêt de Fontainebleau !

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés aux abords de la forêt… mais avant de passer à l’aventure proprement dite, nous avons eu la chance de nous ressourcer et de bien manger à l’orée de la forêt !

Et comble de chance, nous avons eu un temps super ! (malgré la météo du matin qui annonçait un temps moisi…).

Une fois le repas passé, nous sommes donc partis à l’aventure sous la forme d’un escape game dans la forêt organisé par Bayard. Chacun d’entre nous avait un symbole associé à son nom, il y avait des marcheurs de la terre, des Voleurs de Peau et les Compagnons, ces tribus étant des clans différents évoluant dans les Chroniques d’un autre monde.

Personnellement, j’avais le symbole ci-dessous !

Comme vous pouvez le voir sur les photos, c’est une magnifique forêt (il n’y avait pas un bruit), et les odeurs de mousse et de terre nous font immédiatement nous sentir « ailleurs ». Isolés.

Les instructions étaient simples, divisés en trois équipes distinctes, nous devions sauver un loup et de l’emmener jusqu’à une jeune femme prénommée Mari, elle fait partie de la tribu des marcheurs de la terre. Pour se faire, nous devions suivre les nombreuses balises cachées dans la forêt et réussir à résoudre les énigmes qui nous seront proposées.

Après plusieurs balises, nous avons eu notre première énigme ! Nous devions libérer le fameux canin (image ci-dessous). Mais pour se faire, il nous fallait avant toute chose trouver le code qui nous permettrait de le libérer. Ce code était sur des pièces de puzzle disséminées autour du lieu de captivité du jeune loup…

Nous avons réussit haut la main ! Preuve en est avec la photo d’une des participantes avec qui j’étais. Ensuite, le jeu de piste continuait, et nous sommes arrivées à une nouvelle étape : une nouvelle énigme nous attendait (et également des araignées géantes !).

Après quelques minutes de réflexions, nous avons également trouvé la solution et avons pu continuer notre quête à travers bois… on était vraiment dans l’ambiance et rien que pour cela, c’était génial.

Vint ensuite l’une des dernières étapes de notre quête ! Nous devions décoder un message chiffré ayant pour base le livre lui-même ! Malin et efficace, mais nous en sommes également arrivées à bout.

Enfin, nous voici à l’ultime épreuve. Il fallait réunir les trois ouvrages trouvés par les trois équipes pour déchiffrer le dernier code (image ci-dessous). Il nous donnait la clé d’un code qui nous permettait d’ouvrir… un coffre ! Dans lequel il y avait de quoi se désaltérer (vu les collines de cailloux et de rocher qu’on a monté, c’était vraiment bienvenu, on ne dirait pas comme ça mais ça monte !).

C’est ainsi que s’est terminée cette magnifique immersion en territoire post-apocalyptique dans l’univers de P.C. Cast. C’était une excellente idée de la part des éditions Bayard de nous faire vivre une expérience aussi privilégiée autour de l’ouvrage. Jamais je n’avais eu une journée éditeur à ce point travaillée et pensée pour la promotion d’un ouvrage, et pour cela, merci !

Certains ont même trouvé le temps de dessiner quelques belle esquisses de la forêt !

Enfin, nous avons eu en récompense de cette superbe journée l’ouvrage lui-même (et un joli tote-bag). Très beau, avec des dorures sélectives, un beau pelliculage doux et lisse… Je vous laisse l’admirer sous toutes les coutures dans son environnement naturel !

A très vite donc pour la chronique de ce premier tome très prometteur…

Pour les curieux, voici la présentation de l’éditeur afin de découvrir un peu de quoi traite cette nouvelle série YA :

En représailles à l’action néfaste des hommes sur la Terre, le soleil a détruit les villes où règne désormais un peuple agonisant. Pour tenter de survivre, deux tribus ennemies se sont réfugiées dans la forêt.
Les Compagnons, guidés par leur chef, le Prêtre du Soleil, ont élu domicile dans les arbres pour échapper aux créatures qui grouillent au sol.
Les Marcheurs de la Terre se sont installés dans des tanières qui les protègent des prédateurs et parfois d’eux-mêmes… Atteints de la Fièvre de la Nuit, les hommes comptent sur leur Femme Lune pour les purifier de ce mal.

Nik, le fils du Prêtre du Soleil, veut prouver à son clan qu’il est digne de confiance.
Mari, la fille de la Femme Lune, n’a qu’une seule idée en tête : fuir. Tout les oppose mais leur destin est lié. L’avenir de cet autre monde est désormais entre leurs mains.