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Chronique Jeunesse : Les dragons de Nalsara – Tome 1 – Le troisième œuf

Les dragons de Nalsara 01Bienvenue aux plus jeunes en terre fantasy…

Publiée aux éditions Bayard, Les dragons de Nalsara est une série de premières lectures pour la jeunesse dès l’âge de 8 ans. On y retrouve tous les éléments clés d’une série de fantasy, le tout en mots simples et en histoires captivantes. Le troisième œuf – premier tome de la série – est sorti en 2008. Depuis, la série connaît un succès toujours grandissant et en est déjà au treizième tome.
Son auteure, Marie-Hélène Delval est notamment connue pour d’autres ouvrages pour la jeunesse tels que Les chats, Victor l’enfant sauvage, ou encore l’ogre qui avait peur des enfants. C’est également elle qui a fait la traduction du second tome de la saga Eragon : l’Aîné.
L’illustrateur, Alban Marilleau a quand à lui étudié à l’école supérieure d’Angoulême et illustre quantité d’albums et de bd chez de nombreux éditeurs.

Un mystérieux œuf trouvé près de l’eau…

Cham et Nyne vivent sur l’île aux dragons, le seul endroit où une fois tous les neuf ans,les dragonnes pondent quelques rares œufs sur les falaises… la mission du père des deux enfants est de prendre soin de ces œufs. Il doit les faire éclore et élever les dragonneaux pour le compte du Roi qui les fera mander une fois qu’ils seront prêts.
Mais sur les trois œufs trouvés, l’un est très mystérieux : sa couleur est différente de celle des autres, et la créature qui en sort est très étrange…

La jeune Nyne se prend d’affection pour la bizarre bête qu’elle nomme Vag tandis que son frère se passionne pour les deux dragonneaux qui viennent de naître… deux amitiés sont en train de se nouer pour longtemps.

Un récit envoûtant et poétique

Ce premier tome est parfait pour initier les jeunes lecteurs à la fantasy. Dès les premières pages, ont est pris par l’histoire du mystérieux œuf puis par le devenir des deux enfants et de leur dragons respectifs.

Les mots de Marie-Hélène Delval sont simples et emplis de poésie. La description du petit Vag le rend très vite très attachant aux yeux du lecteur…
Amitié et amour fraternel sont au centre de ce court récit, véhiculant de belles valeurs avec une pointe de rêve. Le tout étant très joliment illustré avec onirisme.

On ne peut que recommander cette série, car il n’y en a que trop qui sont de piètre qualité en fantasy pour cet âge. A lire tout seul ou avec ses parents, les chapitres sont courts. De quoi réconcilier parents et enfants avec le fantastique !

9/10

Chronique : La bâtarde d’Istanbul

batarde istanbulPremier roman d’Elif Shafak paru en France, la bâtarde d’Istanbul fut un livre très polémique à sa sortie dans son pays d’origine : La Turquie. Son auteur a même été poursuivie en justice par le gouvernement Turc qui jugeait que l’ouvrage portait atteinte à l’identité Turque et l’humiliait, ce jugement a par la suite été conclu par un non-lieu. Cet ouvrage a rencontré un immense succès à sortie en Turquie, mais aussi dans les pays où il a été traduit par la suite.

Deux familles que tout oppose

La famille Kazanci vit dans la capitale turque depuis des générations et n’est composée que de femmes fortes de caractère. Cette famille un peu particulière est touchée par un mal bien mystérieux : tous les hommes meurent jeunes et dans d’étranges circonstances. C’est pourquoi le dernier homme de la famille ; Mustafa, est parti s’exiler aux Etats-Unis, abandonnant sa famille aimante et se mariant avec une arménienne divorcée d’un premier mariage.

Bien évidemment, ce mariage n’est pas du goût de tous, et la belle famille du jeune homme, des arméniens exilés depuis 1920 voient d’un très mauvais oeil cette union. Mais contre toute attente, les liens entre arméniens et turcs sont peut-être moins violents et plus resserrés que l’on ne le pense, c’est du moins ce qu’illustre ici Elif Shafak par la rencontre de deux jeunes filles que tout oppose et qui vont se découvrir elle-même ainsi que l’histoire de leur peuples.

Un roman joyeux, vif, qui cache aussi beaucoup de mélancolie et de rancoeur

La bâtarde d’Istanbul est un roman vraiment à part, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, la découverte de la culture Turque était personnellement une première pour moi, et j’ai pris un grand plaisir à parcourir les rues de cette ville si pleine de vies et de curiosités.

Deuxièmement, la construction des personnages qui constituent les deux familles que tout oppose est magnifique. Car Elif Shafak réussit à nous parler d’une période terrible de l’histoire, le génocide arménien qui a eu lieu en 1915 (ça n’est pas si loin de nous) et à en faire un trait-d’union non pas constitué de haine, mais de blessures qui s’effacent, de bonté, et d’apprivoisement entre deux peuples qui ne pensent avoir rien en commun. La description des personnes qui constituent ces deux familles sont si vivantes et attachantes que l’on croirait en faire un peu partie, et c’est un vrai bonheur de se sentir un peu « de la famille ».

Troisièmement, nous sommes tout de même bien loin du roman plein de bons sentiments, la noirceur tient une grande place dans l’intrigue. Car, bien que l’on sache qui est cette fameuse bâtarde d’Istanbul, sa conception reste toujours un mystère, aussi bien pour le lecteur que pour sa propre famille.

Enfin quatrièmement, l’écriture d’Elif Shafak est tout à fait sublime, tantôt emplie de légèreté, de chaleur, puis soudain de violence et de cruauté pour certaines scènes on se laisse facilement prendre par sa plume. A la fois roman familial, historique, parfois policier et même un peu fantastique (un petit soupçon, bien dissimulé), les genres se croisent sans jamais s’entraver.

En conclusion, ce roman donne réellement envie d’en savoir plus sur ce mystérieux pays qu’est la Turquie. Je ne sais pas si Elif Shafak a tenté de réconcilier deux peuples grâce à son roman, mais en tout cas elle réussit à ne jamais prendre un ton accusateur envers l’un ou l’autre ; exercice pour le moins compliqué sur un sujet historique aussi sensible. Plus qu’un livre donc, c’est un auteur, un pays et une culture à découvrir !

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Chronique : Crimes et jeans slims

Crimes et jeans slimsUne tuerie littéraire mordante, drôle, captivante.

Luc Blanvillain est un auteur français et Crimes et jean slim est son premier roman jeunesse. Il  maintenant quatre ouvrages à son actif, le dernier étant Un amour de geek paru aux éditions Plon Jeunesse en octobre et dont nous reparlerons plus tard.

Crime est jean slim est édité aux éditions Quespire, un petit éditeur encore très méconnu du grand public mais qui se fait une place petit à petit avec des choix éditoriaux originaux que ce soit au niveau du contenu ou du format de ses livres – ils sont tous carrés et de treize centimètres sur treize.

Adélaïde, une intello en planque chez les fashion victims

Adélaïde a un sérieux problème : outre son prénom pas facile à porter, elle est aussi une jeune fille très intelligente. Sauf qu’il ne fait pas bon d’être une jeune fille douée à l’école si l’on veut avoir des amies et être un minimum fréquentable. Et pour parer à ce problème de poids, Adélaïde n’a pas trouvé mieux que de se déguiser à l’image de ses ennemies : en pouf. Et c’est même la reine de la petite communauté dans l’établissement.

Jean moulant, bottines assorties, un look au top, quoi. Mais la tenue vestimentaire ne suffit pas à faire illusion, il faut aussi avoir le comportement adéquat. Ainsi la jeune fille adopte-t-elle le comportement détestable qui sied et maintient son niveau scolaire dans la moyenne : ni trop bon, ni trop juste.

Les parents de la jeune fille ainsi que son petit frère ignorent tout de sa double personnalité, cette dernière se changeant en cachette chez sa grand-mère. Mais les événements vont mettre en danger « la couverture » d’Adé mais aussi sa vie… car un sérial-killer a décidé de s’en prendre à toutes ces filles superficielles et cruelles…

Parallèlement à l’enquête, Rodrigue le frère d’Adélaïde mène la sienne. Fasciné par les éléphants depuis la mort de son grand-père écrasé par l’un d’eux, il ingurgite une masse d’impressionnante d’ouvrages pour élucider un mystère de sa disparition. L’éléphant en question est entré dans une rage noire en voyant son grand-père, puis est retourné à ses occupations après l’avoir écrasé…un vrai mystère.

Un roman génial qui se dévore…

Outre l’intrigue fort bien pensée, c’est la plume de Luc Blanvillain qui fait mouche. Drôle, cynique, mordant, le style y est pour beaucoup dans la qualité indiscutable de l’ouvrage.On se retrouve plongés dans l’enquête avec la même angoisse et curiosité que les élèves, on devine, on soupçonne, on a peur pour Adélaïde…

La mise en scène du roman est telle que même les lecteurs adultes prendront plaisir à lire cet ouvrage destiné à la base à la jeunesse (dès 13 ans). Le récit est écris d’un point de vue extérieur, mais quelques chapitres font exception et sont écrits par l’énigmatique tueur lui-même, ouvrant la porte à de nombreuses théories, et mettant le doute sur son identité.

En conclusion, n’hésitez pas une seconde à vous procurer Crimes et jeans slim, c’est une petite perle en littérature jeunesse. Les jeunes comme les adultes sortirons ravis de cette lecture.

C’est drôle, angoissant, impliquant le lecteur dans toutes les étapes de l’intrigue. Cet ouvrage coûte neuf euros, et franchement ça n’est pas cher payé pour un ouvrage de cette qualité. D’autant plus que nous sommes dans une période où la littérature jeunesse connaît une surproduction générale et où l’on ne croise pas forcément que des ouvrages de qualité.

Chronique : Sommeil

sommeilPoétique, mémorable, original.

Sommeil est une des nouvelles les plus représentatives du monde si étrange et particulier de Murakami. C’est pourquoi les éditions Belfond en 2010, et maintenant les éditions 10/18 ont sorti cette nouvelle de son recueil originel L’éléphant s’évapore afin de la sublimer.

Illustré par l’artiste d’origine allemande Kat Menschik, Sommeil prend un sens plus profond, plus inquiétant également. Le graphisme est très précis dans les traits mais complètement surréaliste dans ses scènes, à l’image du texte de Murakami. Le livre est quand à lui très beau, couverture pelliculée avec rabats. Images internes sur papier glacé et couleurs argentées et bleu profond, un petit bijou.

L’histoire est celle d’une femme japonaise dont la vie est stable, tranquille, heureuse, sauf qu’elle ne dort depuis maintenant dix-sept nuits. Elle ne ressent pas la fatigue, bien au contraire, ses capacités intellectuelles semblent être au meilleur de leur forme. C’est juste qu’elle ne dort plus.

Elle profite de ce temps offert pour faire ce dont elle a envie : lire, se faire plaisir, penser à elle… et petit à petit elle se rend compte qu’elle a oublié de vivre.

Sommeil illustrationCette nouvelle est très étrange et surtout percutante dans sa simplicité. Murakami nous fait entrer dans la vie d’une famille japonaise somme toute banale, qui vit plutôt bien, mais qui en fait cache beaucoup de malaises et de non-dits.

Les phrases sont courtes, incisives, marquantes. Certaines mériteraient même d’être gravées à jamais dans nos esprits : « Je trouve qu’une existence humaine, même si elle dure très longtemps, n’a aucun sans si on n’a pas le sentiment de vivre. »

Sous leur apparent calme, elles sont en fait des cris au secours contre cette vie si terrifiante de banalité, de commun. Et comme souvent dans les écrits de Murakami, la fin est étrange, en demi-teinte, libre de nombreuses interprétations, magnifique, telle un baisser de  rideau majestueux.

Sommeil vous marquera pour toutes ces raisons, et fait partie de ces œuvres qui vous poussent à l’introspection et à la réflexion et c’est aussi pour ça qu’on aime.

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Chronique : Hier tu comprendras

hier tu comprendrasUn jeu de piste à l’envers, une histoire des plus inattendues.

Premier roman de Rebecca Stead publié en France, Hier tu comprendras (titre original : When you reach me) a connu un grand succès outre-Atlantique avec plus de 240 000 ventes aux Etats-Unis et a remporté la Newbery Medal 2010 (prix de littérature jeunesse décerné par l’association des bibliothèques américaines). Voilà pour le palmarès de ce livre original et captivant.

L’incroyable histoire de Miranda commence le 29  avril 1980, le jour où sa mère est invitée au jeu télévisé la Pyramide des 20 000 dollars animée par Dick Clark. Cette invitation est la dernière « preuve » dont elle avait besoin pour croire à l’incroyable… car quelqu’un qu’elle ne connaît pas le lui avait prédit il y a des mois par le biais de petits papiers disséminés dans ses affaires. Pourquoi ? Dans quel but ? Que de questions qui demeureront sans réponses jusqu’à la dernière page… Un jeu de clés, des papiers, des petits pains… autant d’indices sensés sauver la vie du meilleur ami de Miranda, mais comment et quand ?

Hier tu comprendras est un OVNI, une sorte d’inclassable bizarre et génial. Plus on avance dans l’histoire et plus on a cette envie de savoir qui nous tenaille. Les indices et pistes semées sont de plus en plus déconcertants. Originalité, le thème et fil rouge de l’oeuvre : le temps qui passe pour chacun, sa perception, la relativité, avec une citation d’Einstein qui illustre parfaitement cette histoire : « Le bon sens est l’ensemble des préjugés acquis par un individu avant l’âge de dix-huit ans ».

Mais loin d’être une histoire scientifique, ce roman est une enquête traitée à l’envers, une histoire commencée par la fin. Il est ici question d’amitié garçon-fille et des problèmes qu’elle peut engendrer. Un livre original qu’il faut lire pour s’évader loin, très loin et réfléchir à nos perceptions du temps.

Chronique : Hygiène de l’assassin

Hygiène de l'assassinJ’ai vraiment apprécié la majorité des livres d’Amélie Nothomb (comme Acide Sulfurique ou Antéchrista), mais j’ai exécré celui-ci, et heureusement que ça n’était pas ma première expérience de l’auteure. 

L’histoire et son concept étaient intéressant, mais l’auteur a poussé trop loin l’horreur et l’insalubrité avec des mots (en cela l’effet voulu est atteint et magnifiquement réussi)… je dois avouer que sur la fin chaque page me coûtait.

Je vais tout de même vous donner le concept du livre qui était pourtant intéressant… une sorte d’enquête immiscée dans une interview : un grand écrivain vit ses dernières semaines sur terre, et c’est ainsi qu’avant sa disparition, il se fait interviewé par quatre journalistes. Et c’est au fil des interviews que l’on découvre le grand écrivain Prétextat Tach (auteur d’autant plus reconnu qu’il est peu lu). Un personnage excentrique, imbu de lui-même jusqu’à l’excès, et de la cuisine encore plus, comme le prouve sa corpulence… Ainsi le décor est posé, les journalistes et les propos odieux (bien tournés tout de même, il faut l’avoue) se succèdent.

Mais de mon avis, tout est trop dans ce livre : trop glauque, trop cru, trop odieux, trop sale pour faire de ce roman une beauté dans la laideur. Même si j’ai adoré le côté progressif de l’interview et de l’intrigue, l’histoire est selon moi trop malsaine.  

Pour finir, ce qui ajoute à mon sentiment de déception, c’est cette fin précipitée, légèrement bâclée qui même si elle était inattendue, n’en est pas moins inachevée.

Il manque trop de chose à cette œuvre pour que ça tienne la route, rendant le tout d’un surprenant ridicule…

Vous l’aurez compris, je ne porte pas ce livre au rang de mes préférés, même s’il aura au moins eu le mérite de ne pas laisser indifférent. En cela, Amélie Nothomb a joué de main de maître. 

GENRE : Littérature
TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique Jeunesse : Matilda

MatildaLe personnage de Matilda est vraiment très attachant, d’autant plus que sa famille la déteste alors qu’elle est extraordinaire, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle n’a pas leur amour.

C’est ainsi que l’on découvre une famille très atypique, comme je n’en ai jamais vue et comme j’espère ne jamais en voir… ils ont un tel manque de savoir vivre. Les parents et le frère de Matilda passent le plus clair de leur temps à regarder la télévision quand ils ne font pas d’autres oisivetés. Et attention si la jeune fille a le malheur d’aller à la bibliothèque ! Il ne manquerait plus qu’elle se cultive alors qu’il y a la télé à disposition à la maison…

En fait, ce livre nous raconte deux histoires : celle de Matilda petite surdouée, mais aussi celle de sa maîtresse qui a eu elle aussi une enfance difficile et qui n’a pas eu beaucoup de chance dans sa vie pour le moment. C’est très beau, car on voit leur complicité naître entre elles, mais aussi, elles ont une peur commune : La directrice de l’école. Car celle-ci est une personne très mesquine qui aime voir la peur quand elle passe.

Un super livre de Roald Dahl, qui vous fera pensez que tout est normal au début et qu’il n’y a pas d’imaginaire, mais détrompez-vous ! Matilda a plus de qualités que vous ne le croyez, car même si elle est surdouée et à appris de lire avant de marcher, elle exceptionnelle par d’autres côtés, je vous laisse découvrir…

Chronique : Antéchrista

AntéchristaÇa, pour être bon livre qui se lit vite, c’en est un. Antéchrista est vraiment une très bon livre, qui se lit tellement vite qu’en quelques heures à peine vous l’aurez terminé !

Les deux personnages sont littéralement opposés, et c’est vraiment le mal être que connaissent touts et toutes les ados qui nous sont ici racontés, autant physique que moral, les clans, les préjugés… et aussi, les amis quand on en as.

A la fois dérangeant et fascinant, on ne peut s’empêcher de se poser une question durant tout le roman : et si cela nous arrivait ? En effet, la narratrice est peu à peu remplacée par sa meilleure amie sur tous les plans… En bref, ce roman est vraiment bien écrit, et la dualité qui naît entre les personnages devient une vraie haine, qui va en coûter à tous…

Chronique : La mort du roi Tsongor

La mort du roi Tsongor LdpUne plongée initiatique dans le monde mystérieux et onirique de Laurent Gaudé

L’histoire se passe dans une antiquité imaginaire d’Afrique, et parle du royaume magnifique appartenant au roi Tsongor… jusqu’à ce que tout change après sa mort. Son legs va vite devenir l’objet de très nombreuses tensions au sein de sa famille…

Ce roman de Laurent Gaudé est tout simplement magnifique et peut se lire d’une traite (il fait environ 200 pages). Les personnages nous étonnent tous par leur comportement, certains à cause de leur haine si grande qu’ils sont prêts à raser la ville de la femme qu’ils aiment. Et d’autres sont étonnants par leur patience, leur courage et leur ingéniosité, leur ténacité…

J’ai vraiment adoré ce livre, empli de nombreux symboles cachés que vous découvrirez peut-être, c’est un vrai petit bijou. Les constructions que le roi Tsongor a ordonnées et attendues, même après sa mort sont aussi magnifiques que terrifiantes : montrant tout les visages d’un roi bon, aimé par son peuple, le visage d’un père aimant sa famille, mais aussi un visage plein de la pourriture de toutes les morts qu’il a causées…

La mort du roi Tsongor BabelMais le royaume qu’il laisse tout resplendissant à sa mort sera-t-il toujours le même en le laissant comme héritage à ses nombreux fils ?

La mort du roi Tsongor nous montre la lente agonie de tout un peuple de manière tellement amère qu’elle nous serre le cœur, avec des descriptions aussi belles que blessantes. Magnifique, sublime, un indispensable. L’un des rares ouvrages qui m’a marquée de façon durable et que je relis régulièrement.