Archives du mot-clé extraterrestre

Chronique album jeunesse : C’est mon croncron !

Un album à la narration délirante et imaginative sur le thème du doudou fétiche dont les enfants on du mal à se séparer… gros coup de cœur à l’horizon !

Paru en en septembre 2015 au Seuil Jeunesse, voici un album fun, original et un peu fou signé Lionel Le Néouanic. Dans la sphère de la littérature jeunesse, son coup de pinceau est immédiatement reconnaissable, et apprécié.

C’est l’histoire d’un petit Trucmuche qui s’appelle Pouik…

…qui vit avec sa mom, son pop et… son croncron ! Et oui, Pouik a un doudou qui ne le quitte jamais, même quand il sort dehors pour faire des rencontres et se créer de nouveaux amis. Mais lorsqu’on lui kidnappe son fameux croncron, c’est peut-être justement l’occasion d’apprendre à vivre sans lui, même si c’est très difficile.

Un album génial qui traite d’un sujet déjà très exploité en littérature enfantine

Des livres sur le thème des doudous et de leur séparation avec leurs petits maîtres, il y en a PLEIN : Le mange-doudous de Julien Béziat, Le doudou de la maîtresse de Julie Clélaurin, les petits héros des enfants aussi en possèdent un Trotro, P’tit Loup… etc.

Mais lire un album sur la séparation avec son doudou aussi bien traité le tout avec entrain, humour et efficacité, c’est tout simplement génial. Avec une histoire de petit extraterrestre qui lui aussi possède un doudou, comme chez nous sur Terre, nous découvrons tour à tour : de l’aventure, du suspense, une séparation difficile avec le doudou (pour cause d’enlèvement !), mais également une amitié naissante…

Le texte est vraiment pensé pour une lecture orale (logique me direz-vous vu l’âge du lectorat), cela se ressent dans la façon dont les phrases sont tournées, et comment les jeux de mots sonnent à l’oreille. Cela peut sembler simple à certains d’écrire un ouvrage pour les enfants, mais pour arriver à ce degré de qualité, c’est un travail phénoménal, même avec si peu de texte.

Le tout est très bien mis en scène et raconté, les dessins sont extrêmement colorés, vifs et plaisants. On est sur un ton dynamique et très positif, et c’est le genre d’histoire parfaite à lire aux enfants dès l’âge de 4 ans minimum. Avant, cela risque d’être un peu compliqué à cause des très nombreux (mais géniaux) mots inventés par l’auteur, bravo à lui !

….

Alors, que votre enfant ait un doudou fétiche ou non, qu’il ait du mal à s’en séparer ou non, cette histoire est géniale. Il serait dommage de ne la lire que pour traiter de l’épineux sujet qu’est la séparation d’une peluche fétiche avec son enfant. Il faut la lire pour n’importe quelle raison !

TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Humains

HumainsA peine arrivé en librairie, Humains fait déjà beaucoup parler de lui. Gros succès aux Royaume-Unis et en Allemagne, c’est au tour de la France de découvrir le talent narratif de Matt Haig.

Le nom de l’auteur vous dit peut-être quelque chose ? C’est normal. Matt Haig a précédemment écrit le roman Les Radley (Le livre de Poche) ou encore l’ouvrage jeunesse La forêt interdite (Bayard Jeunesse). Il a également écrit pour des journaux tels que The Guardian, The Face, ou encore The Sidney Morning.

Il s’agit de son tout premier roman à destination des adolescents à paraître en France, mais Humains ne se cantonne pas uniquement à ce lectorat…

Un mathématicien d’Oxford remplacé par un mystérieux extraterrestre

Le professeur Andrew Martin est sans conteste le mathématicien le plus brillant du monde, mais personne ne le saura jamais. En effet, à peine a-t-il résolu la plus grande énigme mathématique du siècle qu’il a été supprimé et remplacé par un extraterrestre.

Humains formule zêta Riemann

Ce Graal des mathématiques, c’est l’Hypothèse de Riemann, une conjecture qui permettrait de trouver une suite logique aux nombres premiers. Et alors me direz-vous ? Et alors cela changerai le monde pour toujours, et l’extraterrestre le sait. Supers-ordinateurs, voyages dans l’espace… l’humanité possèderait alors un pouvoir qui la dépasse.

Aussi a-t-il pour mission d’éliminer toutes les personnes qui savent ou soupçonnent ce qu’à découvert Andrew Martin… L’humanité ne doit pas savoir, elle n’est pas prête et elle dangereuse pour elle-même.

Humains VOLes humains sont étranges, illogiques, déconcertants… mais attachants

Notre extraterrestre narrateur conte ainsi ses nombreux déboires en tant qu’apprenti humain. Il commence fort en se passant de vêtements, la pudeur étant pour lui un concept complètement étranger. Son incompréhension de notre monde est d’une logique implacable quand on se met de son point de vue… mais il passe surtout pour un fou aux yeux des autres.

La tâche d’éliminer les humains au courant de la prouesse mathématique d’Andrew Martin va être plus dure à accomplir que prévu. Entre son mariage avec une humaine qui voit sa vie de couple s’effondrer depuis des années et un fils complètement étranger… la mission s’avère corsée. Et d’autant plus que depuis qu’il a couru nu sur le gazon, il est presque prêt pour entrer dans une maison de fous…

Maladresses, incompréhension, bourdes, échanges sociaux ratés, notre hôte lointain est loin de faire illusion auprès des humains, mais ses pouvoirs de persuasion vont lui permettre de mener à bien sa mission. Et pourtant, malgré l’absurdité de notre existence, ce dernier commence peu à peu à trouver les humains moins laids, et même à apprécier certaines de leurs créations telles que la musique ou les poèmes d’Emily Dickinson. Par contre, il est consterné de découvrir notre journal du 20h00 qu’il appelle « Le journal de la guerre et de l’argent »… en même temps, il n’a pas tort.

Humains couverture allemande« Léonard de Vinci n’était pas des vôtres. Il était des nôtres. »

Le gros point fort de ce roman pour le moins atypique, c’est son écriture, et surtout le point de vue à partir duquel c’est écrit. Matt Haig a réussi le joli tour de force de décrire la nature humaine sans artifices et avec une énorme dose d’humour. C’est de l’humour en barre face au sérieux déconcertant de notre narrateur. Il est drôle malgré lui, et pour notre bonheur de lecteur, il ne s’améliore guère dans la compréhension de notre espèce mortelle et ennuyeuse.

« Space Oddity, de David Bowie, ne t’apprend rien sur l’espace, mais ses motifs musicaux sont très plaisants pour l’oreille. »

« Ton espèce compte beaucoup d’idiots. Beaucoup, beaucoup. Tu n’en fais pas partie. Ne lâche pas le terrain. »

Des citations du même genre, vous en trouverez des centaines, toutes plus drôles les une que les autres ! On appréciera particulièrement le moment de terreur absolue que ressent notre extraterrestre face à la fameuse formule mathématique résolue.

Le passage où il donne un cours magistral (et magistral) sur l’équation de Drake (elle permet de calculer les probabilités que l’humanité a de rencontrer un jour une forme de vie extraterrestre intelligente avec laquelle elle pourra entrer en contact). Cette scène est excellente et permet de nous initier aux sciences actuelles avec passion !

En somme, que vous aimiez les sciences ou non, Humains saura vous intéresser par son intrigue efficace. Les situations grotesques et/ou cocasses s’enchaînent et ne se ressemblent pas ! A lire pour rire de nous, de nos problèmes d’humains, mais également pour s’émerveiller de ce que nous sommes et de e qu’il nous reste encore à découvrir… Alors levons la tête vers les étoiles et rêvons…

Humains équation de Drake artist view

Chronique Jeunesse : La Quête des Livres-Mondes – Tome 2 – Le livre des lieux

La quête des livres-monde 02L’aventure continue… !

Carina Rozenfeld est une auteure française dont la contribution dans le monde de l’imaginaire est de plus en plus importante. Elle a notamment écrit la trilogie Les portes de Doregon, Les clefs de Babel ou encore la duologie Phaenix. La Quête des Livres-Mondes est une trilogie, les deux premiers tomes avaient étés édités pour la toute première fois par les éditions Intervista avant d’être repris par l’Atalante.

A la recherche du second Livre-Monde… autour de la Tour Saint-Jacques

De retour avec Zec et Eden dans leur Quête des fameux Livres-Mondes pour sauver la planète Chébérith. Au programme, action, aventure, suspense… et encore action.

Chébérith est loin d’être reconstituée et même si l’Avaleur de Mondes ne s’est pas encore manifesté, cela n’est qu’une question de temps. Ainsi retrouvons-nous avec plaisir nos aventuriers en herbe, toujours aidés en la matière par le vieux Chébérien Eyver et son fidèle (et mystérieux) majordome.

La nature humaine, pire ennemi que l’Avaleur de Mondes

Encore une fois dans ce tome, on constate rapidement que c’est encore l’envie et la jalousie des hommes qui est le plus gros frein à l’accomplissement de la Quête. Bien entendu, l’Avaleur de Mondes n’est pas en reste, mais demeure une menace plus sourde et insidieuse au contraire des hommes, violents et frontaux.

La psychologie des personnages, bien que simple n’est pas non plus basique. En effet, ils sont avant tout crédibles, quelles que soient leurs actions, y compris les mauvaises.

Plus d’action dans ce second tome, mais également plus de crispations, de suspense. Enquête sur fond d’Internet (et d’enchères sur Ebay) et jeux de dupes, le programme est dense.

On se laisse encore une fois porter avec un immense plaisir dans cette épopée fantastique qui nous laisse rêveurs et envieux… on a qu’une seule envie, voir des ailes pousser dans notre dos pour nous envoler avec Zec et Eden et vivre leur aventures ! Chronique rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : La vie secrète et remarquable de Tink Puddah

La vie secrète et remarquable de Tink Puddah

Un magnifique roman à la frontière des genres… où un extraterrestre débarque au Far West.

 Sorti en en mars dernier aux éditions Folio SF, La vie secrète et remarquable de Tink Puddah est le premier roman de Nick DiChario, il était tout d’abord paru aux éditions Télémaque. Il est également l’auteur de très nombreuses nouvelles (plus d’une quarantaine). Deux de ses romans ont étés finalistes du John W. Campbell Award.

Un personnage atypique et immédiatement attachant

Tink Puddah n’est pas américain, en fait, il n’est même pas humain. Issu de l’Eauspace, ses parents sont venus sur Terre pour découvrir cette planète si fascinante… et dangereuse.

A peine arrivés, ces derniers sont attaqués sauvagement par des chiens de chasse, le petit Tink encore dans le ventre de sa mère. Ses deux parents sont tués, Tink est quand à lui sauvé in extremis par l’homme aux chiens… ainsi commence son incroyable histoire.

Recueilli par des humains, Tink Puddah n’en aura pas moins de mal à s’intégrer, comme nous le montre le récit de ses nombreuses (més)aventures. Avec une peau bleue et une apparence difforme, les aprioris et les rumeurs font plus de mal que de nombreux coups en cette fin de XIXème siècle…

Quand le récit commence, Tink Puddah est mort, mais les circonstances de cette tragédie vont bouleverser la petite communauté dans laquelle il avait fini par s’intégrer au prix de très nombreux efforts et sacrifices. Ainsi ce qui commençait par une oraison funèbre va-t-il dériver en enquête pour déterminer ce qui est réellement arrivé au pauvre Tink Puddah.

Un récit original et accrocheur aux allures de retour aux sources

Le récit de la vie de Tink Puddah recèle une force d’une simplicité poignante. Ce texte aurait d’ailleurs pu prétendre à un classement en littérature, s’il n’était question des origines et de la couleur de peau de Tink.

Le texte se découpe en chapitres alternant de point de vue, une partie est dédiée à Tink Puddah et à sa vie, l’autre partie est consacrée aux habitants de la ville et centrée en particulier sur le personnage du pasteur.

Le récit de la vie de Tink Puddah est à la fois merveilleux et fascinant, cet « homme » a réussi à apporter du bonheur dans des vies là où tout avait échoué avant, grâce à son oreille attentive et ses paroles peu nombreuses mais judicieuses. Il semblerait qu’il ait mieux compris l’âme humaine que personne d’autre auparavant, ainsi ce dernier sèmera-t-il de petits miracles derrière lui, l’obligeant à disparaître rapidement afin de ne pas attirer l’attention sur lui.

C’est là que réside l’art de Nick DiChario : créer un personnage extraterrestre à l’humanité surpassant tous les habitants de la Terre.

S’il est une leçon que Tink mettra longtemps à apprendre, c’est que la différence est apparemment un critère suffisant sur cette planète pour être lynché et poursuivit. En effet, on ne peut s’empêcher de se dire que si Tink Puddah avait été noir de peau, son histoire aurait été certainement très semblable à celle que l’on lit.

Un univers au réalisme totalement immersif

L’un des gros points forts de ce roman est sans aucun doute le développement des personnages. Réalistes, bien décrit, aisément identifiables, c’est une vraie réussite.

Le traitement de ces derniers est d’ailleurs si soigné qu’au fil des chapitres on sent se nouer différentes connexions assez inattendues.

Enfin, dernier point ajoutant à cet univers si particulier et poétique, la description de la nature terrestre vue par Tink Puddah est absolument sublime. Bien que la Terre soit son pays d’adoption Tink semble avoir une relation privilégiée avec la vie qui l’entoure… sous toutes ses formes.

Vous l’aurez aisément compris, La vie secrète et remarquable de Tink Puddah est un ouvrage que l’on ne peut pas se permettre de louper. De par son originalité et sa plume, Nick DiChario nous emmène dans l’Amérique profonde avec son lot de superstitions et de préjugés. Un incontournable à faire trôner rapidement dans sa bibliothèque !

AUTEUR :
EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : 0.4

0.4Une bizarrerie littéraire qui ne laissera pas indifférent

0.4 est le premier livre de Mike A. Lancaster publié en France dans la collection Blast (collection pour ados des éditions Nathan), cet auteur a été inspiré depuis son enfance par des lectures telles que les voyages de Gulliver ou encore les voyages extraordinaires de Jules Verne, et c’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers les littératures de l’imaginaire.

Quatre personnes hypnotisées et une foule d’interrogations

Ils sont quatre, deux adolescents et deux adultes à être hypnotisés lors du spectacle annuel de la petite ville de Millgrove (mille habitants). Et ce sont les seuls à percevoir les changements qui ont eu lieu pendant leur hypnose, les gens sont devenus « différents »… à moins qu’ils n’aient pas quitté leur état de transe hypnotique ?

Un récit court, précis, haletant

Ce roman est en fait le témoignage sur cassettes d’un des quatre individus hypnotisées : Kyle. On ne sait pas vraiment à quelle époque se situe son témoignage, ni d’où proviennent toutes les petites annotations qui complètent les paroles de Kyle.

0.4 insideTout ce qu’on sait, c’est qu’apparemment, il s’est passé quelque chose de grave lors de la petite fête du village, quelque chose qui transfiguré Millgrove excepté « Les Quatre ».

Les chapitres sont courts, et jouent à fond la carte du suspense avec un découpage qui donne envie de se jeter sur le prochain. Et le pire c’est que plus on avance dans l’intrigue, moins on y comprend quelque chose, et quand on commence à ne serait-ce qu’envisager les faits, il se dessine un schéma inquiétant pour le lecteur… (voir aussi image ci-dessous).

Vous l’aurez deviné, 0.4 fait partie de ces livres peu descriptibles dans les faits mais qui donne envie de s’y plonger. Lire 0.4, c’est modifier la vision de notre monde d’une façon complètement surprenante, un voyage dont on ressort changé.

La suite de ce roman est parue en langue originale sous le titre 1.4, mais il semble qu’elle ne sera jamais traduite en France…

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Mon prof a bousillé la planète

Mon prof a bousillé la planèteVoici le quatrième et dernier tome de la saga des professeurs extraterrestres : après Mon prof est un extraterrestre, Ciel encore un prof extraterrestre, et Mon prof s’allume dans le noir (que je n’ai malheureusement pas encore trouvé d’occasion, les ouvrages étant tous épuisés…).

Nos « héros » se retrouvent face à un très gros problème : celui de convaincre le Haut Conseil de la Galaxie (réunissant une multitude d’extraterrestres), que leur planète ne mérite pas d’être détruite, et que la race humaine a des travers, certes mais pas de là à disparaître. Mais les extraterrestres ont peur que leur « bonté » leur soit payée très chère, car les hommes ont surtout l’air de se faire la guerre entre eux et n’évoluent pas vers un stade moral plus élevé, et si un jour l’homme découvre d’autres formes de vie dans la Galaxie, ne voudra-t-il pas les maîtriser ? Les détruire comme il détruit tout ce qu’il touche ? Leur faire la guerre ?

C’est  ainsi qu’une commission d’observation est ouverte afin de déterminer la viabilité de la race humaine, et nos 3 héros en font partie, ainsi que le premier professeur extraterrestre rencontré dans la saga. Leur mission est donc d’être impartial, et d’énoncer uniquement les faits en bien ou en mal. Et c’est en traversant le monde entier que nos héros se rende compte que la vie sur Terre n’est pas aussi belle pour tout le monde ils découvrent des pays où la faim et la soif sont des préoccupations constantes, d’autres où une guerre fait rage sans autre raison que c’est la volonté des dirigeants, et pas celle de ceux qui se battent… eux-mêmes horrifiés face a tant de cruauté, leur sort de la Terre est vraiment loin d’être assuré…

Je trouve que ce dernier roman de la saga recèle  beaucoup plus de philosophie que les précédents, et ça n’est pas du tout pour déplaire, on se rend compte que Bruce Coville était un peu en avance sur la tendance écolo que l’on rencontre maintenant, son roman est truffé de conseils en tout genre visant à faire prendre conscience au jeune lecteur que rien n’est acquis et qu’il faut en prendre soin constamment.

Très bonnes leçons de vie avec une belle fin qui fait réfléchir, mais je n’en dit pas plus ! Merci Bruce Coville pour cette saga qui devrait être conseillée dans le scolaire…(appel à l’éditeur, à quand une réédition ?) 

9/10

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Les Tommyknockers

Les TommyknockersPour décrire de façon brève ce livre de Stephen King il y a un mot : déception. Ce livre n’est pas un échec cuisant, mais pas loin. Voici ma petite liste de tout ce qu’il y avait de décevant et de « gâché » dans ce livre…

Déception au niveau de l’écriture : Il faut avouer qu’habituellement, Stephen King est parmi les meilleurs pour nous « foutre les jetons » ; sauf que là il n’y avait rien ou presque (le seul passage terrifiant se trouve sur la fin, quand Gard entre dans le fameux Hangar de Boby), hormis cela c’est le néant le plus total… l’ennui est remplacé par la peur, dommage. De plus, les personnages, qui sont creusés (ce qui en soit est positif et intéressant) le deviennent trop parfois, je pense au personnage alcoolique de Jim Gardener, ou Gard où l’on a le droit à plus d’une centaine de pages sur sa dépravation… bof bof.

Déception au niveau du rythme : Même si l’évolution des Tommyknockers n’est pas très rapide, le rythme du livre est d’une lenteur exaspérante, à tel point que l’on est parfois tenté de sauter des pages (oh ! Sacrilège que je n’ai heureusement pas commis).

Déception au niveau de l’histoire : Eh oui… pauvre de moi, je me suis dit « Oh ! Du Stephen King dont le sujet traite d’une petite invasion extraterrestre dans une bourgade perdue du Maine. Ça peut être très intéressant, on échappera aux stéréotypes ! » Eh bien oui… et non. Il faut avouer que la façon dont le sujet est traité change des grandes guerres contres les martiens qui veulent conquérir notre planète de façon violente. Sauf que, même si la façon de procéder des Tommyknockers pour conquérir Haven, puis le monde est différente de d’habitude : insidieuse, sournoise, psychologique, Stephen King n’a pas su la mettre en valeur. Résultat on s’ennuie, et la fin est décevante…

Au final ce livre a très peu de rebondissements, même si l’on ne peu pas décrocher à certains passages, il reste truffé de longueurs. En somme, je vous déconseille de lire les Tommyknockers, surtout si vous n’avez jamais lu de Stephen King, ce livre pourrait vous rebuter. Je vous conseille de commencer par Christine par exemple, qui lui est génial !