Archives du mot-clé entraide

Chronique ado : Vers le bleu

L’histoire drôle et poignante de deux sœurs livrées à elles-mêmes mais dont la joie de vivre et la ténacité vont contrebalancer le destin !

Sabrina Bensalah est une autrice française pour la jeunesse. Vers le bleu est son premier – et remarqué – roman. Sensible, drôle et touchante, voici l’histoire de deux soeurs que la vie a décidé de ne pas épargner. Et pourtant…

Les droits d’adaptation pour le cinéma ont été vendus pour Vers le bleu, ce qui pourrait donner quelque chose de superbe si c’est fait avec autant de douceur et de soin que le roman.

Le titre de l’ouvrage est un hommage de l’autrice à la chanson éponyme de Dominique A.

L’année du bac pour tous les autres, sauf Ornella

La jeune femme a dix-huit ans cette année, mais contrairement à ses camarades de classe elle n’attend pas fébrilement les résultats du bac. Elle ne fêtera pas non plus son obtention puisqu’elle a quitté la terminale en pleine année scolaire pour s’occuper pleinement de sa petite sœur, Noush.

Quand on a une mère qui a le feu aux fesses et qui dépense les allocs en choses superflues et laisse le frigo vide, il n’y a guère de solutions. Jusqu’au jour où elle fait pire encore : elle les abandonne. Cet acte odieux signe la fin des rêves de nouveau départ d’Ornella, la liant inexorablement à sa petite soeur. A peine majeure, mais déjà avec des responsabilités d’adultes… comment Ornella va-t-elle s’en sortir, elles qui vivent dans une misérable caravane et sans un sous en poche ?

Une détresse en forme de bonheur et d’insouciance

L’histoire paraît d’une cruauté extrême et même surréaliste, mais grâce à la force de vivre de Noush, Ornella n’a pas le temps de se morfondre ou de s’inquiéter pour l’avenir. Sa petite sœur, c’est une bombe à retardement qui fait dégâts partout où elle passe. Mais c’est aussi une gamine avec un incroyable bagou qui la rend attachante auprès de tous les gens dont elles font la connaissance.

Cette relation si complexe de grande-sœur/mère avec Noush rend cette histoire encore plus crue et touchante tout à la fois. Les pensées d’Ornella sont en effet bien sombres quand elle pense à sa petite sœur. Et on la comprend : le fait que Noush existe plombe à tout jamais son avenir. Fini les rêves d’études ou d’émancipation. Elle a une gamine de 9 ans à gérer, et c’est un véritable électron libre.

Mais alors, y a-t-il une lumière au bout du tunnel de cette existence précaire ? Vous verrez bien en lisant Vers le bleu. Cela peux paraître étrange, mais même quand les deux soeurs sont au fond du trou, il n’y a que lumière et joie grâce à Noush. Même quand le destin s’acharne et que rien ne semble vouloir fonctionne pour elles. Ce boulet de petite soeur est aussi un formidable tremplin vers la vie…

Je ne sais pas contre pas à partir de quel âge on peux apprécier et avoir assez de recul pour lire Vers le bleu. Je dirais aux alentours de 15 ans pas avant, car l’écriture est parfois dure, cruelle. Et Sabrina Bensalah n’épargne pas les difficultés vécues par ses personnages. Mais c’est aussi magnifique, c’est le genre d’ouvrage qui vaut le détour pour son message de fond, et sa lumière cachée derrière l’ammoncelement de nuages.

Alors oui, lisez Vers le bleu. C’est le premier roman de cette autrice, mais pour les avoir presque tous lus (il ne me reste que Diabolo Fraise à découvrir) c’est aussi son plus percutant. Il y a un petit côté Marion Brunet et son Eté circulaire dans cet ouvrage qui m’a énormément plu. Un mélange de soleil et de misère combiné aux jours heureux de l’insouciance enfantine… percutés par la dureté de la réalité.

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Mon état d’esprit après la lecture de l’essai de Pauline Harmange « Moi les hommes, je les déteste »

Il ne s’agit pas ici d’une chronique à proprement parler, plutôt d’une proposition de lecture. J’ai découvert il y a peu Moi les hommes, je les déteste par le biais d’une amie qui m’a prêté son joli exemplaire paru initialement aux éditions Monstrograph. L’ouvrage est initialement publié à 450 exemplaires avant de connaître un énorme succès au niveau mondial (ouvrage maintenant disponible chez Seuil).

Elle a voulu me faire partager l’idée de sororité, de soutient que les femmes peuvent être les unes pour les autres. En effet, ça fait du bien de savoir que l’on peut s’accomplir sans avoir l’appui ou l’approbation des hommes quels qu’ils soient (connaissance, mari, père, frère, passant…). Et ça peut paraître bête, mais en lisant cet ouvrage je me suis sentie légitime dans ma colère, mon agacement vis-à-vis de certains comportements masculins.

Moi qui pensait que c’était uniquement chez moi qu’il y avait un « problème », que sur-réagissait beaucoup trop pour des choses dites minimes, et bien non. Et Pauline Harmange m’a montré que nous sommes légion à être comme ça. A ne pas trouver normal le ton paternaliste, les remarques légèrement déplacées mais difficiles à recadrer sous peine de passer pour une hystérique/chieuse/relou (rayer la mention inutile).

Ce livre m’a donc énormément parlé. Car en effet, en tant que femmes nous avons toutes à un moment ou un autre subit les violences des hommes. Elles sont parfois involontaires, elles sont même parfois le fruit d’une volonté de faire bien mais restent des violences.

Je me rappellerais toujours de cette remarque d’un client en librairie avec qui je discutait sciences. Je lui présentait un ouvrage de vulgarisation sur les mathématiques, que je trouves passionnantes (oui mathématique est un nom féminin, choquant n’est-ce pas ?) et il m’avait rétorqué : « Je suis mathématicien, c’est mon métier, alors continuez à lire vos livres et laissez les gens comme moi faire leur travail ». J’en fut scotchée, blessée. Cela s’est passé il y a longtemps maintenant mais je garde encore un souvenir amer de cette rencontre. Je n’ai rien répondu. Manque d’inspiration ou manque d’envie de répondre à un client malpoli ? Je ne sais pas, mais la colère a pris peu à peu la place de l’incompréhension.

Je suis passionnée de sciences depuis toujours, et même si je n’ai pas de diplôme, ma passion vaut quelque chose. Je vaut quelque chose. Je me suis sentie tellement rabaissée que c’est la honte qui a pris le pas sur tout le reste après cette « altercation ». Déjà que je ne me sens pas toujours légitime à aimer les sciences à cause de ce genre de réactions (déjà subies par le passé), c’est le genre de situation qui me fait regarder le sol. Et encore maintenant, je ne sais pas comment réagir face à cela. C’est si pernicieux et mesquin… jamais je ne me permettrais d’émettre un jugement sur la passion d’une personne ou sur sa légitimité. Bref, j’ai trouvé cela d’une extrême violence.

Je ne parle pas des autres violences subies dans ma vie de femme… Si ? Le mec en moto qui m’a palpé les fesses et s’est barré en accélérant, l’homme qui a commencé à se masturber devant moi dans le train et où personne n’a réagit même quand j’ai crié (souvenez-vous on est des hystériques, on sur-réagit…). Un autre homme qui a commencé à se frotter à moi dans la ligne 13, celui qui m’a tripotée et qu’on était tellement serrés qu’il était impossible de savoir qui c’était, celui qui m’a suivi jusque chez moi alors que j’habite à 25 min à pied de la gare… Et encore c’est uniquement ce dont je me rappelle.

Nous sommes toutes concernées, je ne connaît pas une seule femme qui n’aurait pas déjà eu des remarques ou des actes violents à son égard parce qu’elle est femme. Et on ne devrait pas se résigner ni utiliser la même violence que les hommes utilisent sur nous pour se défendre (nous en serions incapables) mais il est hors de question de laisser les choses se tasser quand ça nous arrive.

Alors, oui le titre est provocateur, mais en effet, il y a de quoi détester les hommes ou du moins avoir un fort sentiment de défiance à leur égard. Ce livre à allumé en moi une flamme dont j’ignorais l’existence. Il m’a permis de réaliser que j’ai le droit de ne pas vouloir côtoyer beaucoup d’hommes dans ma vie (et avoir un homme dans ma vie depuis de nombreuses années ne change rien à l’affaire). J’ai un cercle très restreint de connaissances masculines et ça me convient, et l’idée d’avoir des soutiens indéfectibles en des amies est très réconfortant. L’idée de Pauline Harmange est de nous montrer qu’on peut être heureuses sans vouloir vivre à travers eux. Ne pas attendre leur approbation, leur validation sur un quelconque choix que nous aurions fait. Et apprendre aux hommes qui le souhaitent comment mieux faire pour ne pas reproduire des millénaires de patriarcat…

Si vous voulez allumer vous aussi la flamme qui brûle en vous, lisez ce livre. Il est pour moi parfait afin d’en découvrir quantité d’autres sur le sujet. Une entrée en matière fracassante pour améliorer notre image de nous et s’émanciper dans la sororité.

CHRONIQUE : Le bleu ne va pas à tous les garçons

Paru en juin 2021 aux éditions De Saxus, cet ouvrage est un témoignage encore rare d’un africain-amériquain queer. Sa démarche est simple : ouvrir la voix aux jeunes queers comme lui, mais également à tous les autres. Tous les membres de la communauté LGBTQIAP+ pourrons être intéressés par cet ouvrage, mais pas seulement.
En effet, en tant que lectrice cisgenre blanche, j’ai également trouvé de quoi apprendre et mieux comprendre tout un cheminement que certain.e.s ont dû traverser. En somme, il n’y a pas besoin d’être concerné directement pour s’intéresser au sujet et lire ce livre.

Une vie à la frontière des genres

George M. Johnson a eu de la chance et il le dit constamment dans son ouvrage : il a été entouré d’énormément d’amour. Constamment, indéfectiblement, inconditionnellement. Et c’est assez rare pour le souligner quand on sait que quantité d’enfants avouant leur différence sexuelle à leurs parents sont rejetés, parfois même mis à la rue.

Son histoire est double : c’est celle d’un petit garçon noir aux États-Unis et celle d’un queer qui ne sait pas encore mettre des mots sur ce qu’il est, mais qui sait qu’il est différent. On le lui rappelle déjà trop souvent : il se déhanche trop, ne devrait pas s’intéresser à la corde à sauter, ne devrait pas non plus rechercher la compagnie des filles plutôt que celle des garçons… etc.

Mais la résilience de George M. Johnson semble infinie grâce à cet entourage précieux qui le protège tout en sachant qu’il est différent. Ou plutôt, iel est différent, l’auteurice souhaitant être désigné sous les pronoms iel et ellui.

Une histoire des Etats-Unis différentes de celle que les jeunes américain.es apprennent

Lire Le bleu ne va pas à tous les garçons c’est balayer au passage tout ce que l’on pense connaître de l’histoire des États-Unis et de ses « héros ». Je pense notamment au chapitre « Honest Abe » m’a menti, Honest Abe étant le surnom donné à Abraham Lincoln. Ce dernier est représenté comme le symbole de l’abolitionnisme alors qu’il n’était pas aussi égalitaire que cela. La preuve ? Certaines des citations de Lincoln que l’auteur nous propose dans son ouvrage :

« Attendu qu’elles ne puissent vivre ainsi, et tant qu’elles restent jointes, il doit exister une position supérieure et inférieure. Et moi, comme tout autre homme, je soutiens que la race blanche soit en position supérieure ».

Abraham Lincoln

Ou encore…

« Je n’ai pas l’objectif, ni direct ni indirect, d’intervenir au sujet de l’institution de l’esclavage dans les états où elle existe. A mon sens, je n’en ai ni le droit légal ni le désir ».

Abraham Lincoln

Avouez que ça calme de découvrir cela. Personnellement, j’ignorais ce pan de la personnalité de Lincoln et par extension de l’histoire des États-Unis. Manque de culture de ma part ? Certainement, mais il faut également souligner que cette facette de l’ancien président des États-Unis est totalement occultée. En effet, l’auteur nous explique que cette facette de l’histoire n’était pas dans ses manuels. Il a découvert cela plus tard, au collège, dans une école où les élèves étaient majoritairement Noirs. Avant cela, il était dans une école où les blancs étaient majoritaires et c’est une tout autre Histoire qui lui avait été contée…

Ces découvertes de la vérité ont concouru à construire la personnalité de George M. Johnson, à affiner son esprit critique et à poser des questions autour de lui. Il incite à toujours creuser la question quelle qu’elle soit quand on relève une curiosité, une incohérence dans un discours ou autre.

Ce témoignage n’est pas un manuel de survie pour les LGBTQUIAP+, mais plus un guide de cheminement qui mène toujours à la même chose au final : l’amour. L’auteur a traversé quantité d’épreuves (dont il parle assez peu finalement, préférant se concentrer sur le positif et n’étant jamais misérabiliste) : microagressions en quantité, agressions véritables, deuil, humiliations… Mais il réussit à trouver sa voix et à s’imposer avec brio. Il va même devenir président de sa fraternité étudiante : Alpha Phi Alpha.

J’aurais aimé découvrir plus d’épreuves qu’il a traversées car elles ont l’air d’être beaucoup plus nombreuses que ce qu’il mentionne. Mais ce mélange d’Histoire occultée, de remarques désagréables, de mises à l’écart, de recherche de soi quand les cours d’éducation sexuelle ne parlent que d’abstinence pour les hétéros, voilà ce qu’est cet ouvrage.

Ce livre est donc nécessaire, utile et indispensable. Espérons qu’il aidera à faire bouger les lignes encore très rigides de notre société sur l’aspect du genre. C’est également l’occasion de découvrir un pan de la culture africaine-américaine. Je n’ai qu’une envie : en découvrir plus.
Mon seul regret concerne seulement certains passages du livre, où l’auteur aurait pu développer plus amplement. Notamment concernant ses études et sa fraternité (mais il y a le sceau du secret j’imagine…).

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique album jeunesse : Petit Elliot dans la grande ville

Une nouvelle série pour les enfants dès l’âge de trois ans autour de l’entraide et l’amitié… bienvenue à New York, et suivez le guide !

Les éditions Casterman ont acquis les droits d’une très belle série d’albums jeunesse d’origine américaine : Petit Elliot (Little Elliot en langue originale).

Son auteur, Mike Curato, a fait des études d’illustration et exercé le métier de graphiste-designer. Cet album est son tout premier, il vit à Brooklyn, d’où certainement le choix du lieu où se déroule l’histoire de Petit Elliot !

N’est-il pas trop trop choupi ?

Un éléphant trop mignon… mais également trop petit

Comme son nom l’indique, Petit Elliot est minuscule. Tout est compliqué pour lui : faire les courses (personne ne le remarque), prendre les transports (il craint qu’on le bouscule on qu’on l’écrase), faire le ménage (il doit empiler des tas de choses pour atteindre tous ses meubles).

Mais malgré tout, Petit Elliot savoure les moindres petits plaisirs de la vie, et il lui sourit à chaque instant… Et c’est ce trait de caractère très positif va aider petit Elliot à toujours positiver et continuer et surtout… aider encore plus petit que soi !

Au fil des pages, on suit le quotidien calme et adorable de Petit Elliot dans la belle ville de New York.

Une petite merveille de graphisme

D’une douceur incroyable, magnifiquement illustré, l’histoire de Mike Curato est extrêmement touchante… D’un charme à la fois désuet et merveilleux, on ne peut que tomber amoureux de Petit Elliot. 

Petit Elliot est trop petit pour qu’on le remarque à la boulangerie, une petite souris est affamée dans un parc de New York… Leur amitié pourrait-elle changer la donne ?

Si vous souhaitez découvrir (et faire découvrir) le New York des années 20 ou 30, cet album est parfait pour se faire.

Et surtout, il est parfait pour illustrer aux enfants qu’il y a toujours plus petit que soi, et que l’aider et bien… c’est bon pour le karma ! (et l’estomac).

A découvrir dès l’âge de 3 ans pour s’émerveiller, découvrir, aimer… Retenez bien le nom de ce nouveau petit personnage, il fera chavirer nombre de petits cœurs d’enfants…du moins je l’espère !

En très peu de coups de crayons, avec un certain minimalisme, Mike Curato nous attendrit avec une émotion à vif.
L’histoire de Petit Elliot est avant tout une très belle leçon de vie et d’amitié qui s’appréciera à tout âge.

Chronique : En ce lieu enchanté

Un récit original et touchant… dans le couloir de la mort d’une prison des Etats-Unis

Paru en France en 2014 chez Fleuve éditions, En ce lieu enchanté est un roman de l’américaine Rene Denfeld. Il s’agit de son premier (et seul) roman paru en France.

Un condamné qui refuse d’être sauvé

Un homme (le narrateur), muet, attend. Il attend la fin, qu’il espère proche. Il a commis des choses atroces, et maintenant, il est dans le couloir de la mort. Attendant. Son seul espoir réside dans une mort imminente… Mais c’est sans compter sur la dame, une femme qui fait tout pour sauver les pires criminels de la condamnation à mort, souhaitant leur offrir la vie, même si elle est derrière les barreaux.

Notre terrible criminel ne souhaite qu’une seule chose : que la dame échoue dans sa louable entreprise pour enfin en finir avec ce qu’il est…

Un roman d’une beauté et d’une tristesse infinie…

Si vous cherchez un roman qui respire la joie de vivre, vous pouvez passer votre chemin. Ici, vous aurez rendez-vous avec la violence (parfois latente), la saleté, le désespoir… Et malgré tout ces adjectifs peu reluisants, En ce lieu enchanté est un magnifique roman.

Ce roman, c’est une sublime et terrible incursion dans la misère sociale, celle des Etats-Unis profonds. Avec son lot d’alcooliques, de chômeurs, de familles en perdition… Et le résultat en devient parfois atroce, en la personne de ce criminel que nous suivons tout au long du roman. Mais il n’y a pas que lui qui a des choses à se reprocher, le mal se trouve également à d’autres endroits…

Mais la dame, cette sauveuse qui parcoure avec aisance le couloir de la mort va tout faire pour aider notre criminel de narrateur. Fouillant son passé (parfois sans son accord), refaisant l’enquête en totalité, rencontrant le peu de membres restants de sa famille… Elle récolte ça et là de maigres indices qui peut-être pourront le sauver. Malgré lui ? Toute la question est là…

….

Difficile de développer plus sur ce roman, que dire sinon qu’il est magnifique et dur à la fois. Si vous souhaitez découvrir un texte différent et d’une délicatesse rare, En ce lieu enchanté sera parfait. Il n’est pas des plus évident à découvrir, mais il en vaut la peine.

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique album jeunesse : Je ne suis pas ta maman

Un magnifique album plein de douceur, d’amour et d’amitié…

Il vient tout juste de paraître en mai dernier aux éditions De la Martinière Jeunesse, voici Je ne suis pas ta maman ! Il s’agit dernier album en date de Marianne Dubuc, très prolifique dans le domaine de la jeunesse.

Dans cet album au graphisme touchant, nous faisons la rencontre d’un écureuil et… d’une chose poilue très étrange.

Une naissance hors du commun

Tout débute lorsque Otto l’écureuil sort tranquillement de chez lui. Il y a une grosse boule pleine de piquants devant sa porte, mais ça ne le dérange pas plus que ça, et il continue son chemin. Il passe même devant plusieurs fois dans la journée… Jusqu’à ce que l’étrange boule piquante éclose ! Et oui, il s’agissait d’un œuf !

Et de cet étrange œuf sort une créature encore plus étrange, toute poilue… qui grandit très très vite et qui ne sait que dire « Piou ».

C’est ainsi qu’Otto décide de partir à la recherche de la maman de Piou, car il n’est pas sa maman. Aussi va-t-il placarder des annonces partout dans l’arbre où il vit, puis au-delà… La trouvera-t-il ?

.

Une très belle histoire d’amour et d’amitié mêlées

Je ne suis pas ta maman est un magnifique album, et cela à tous points de vue. Non seulement l’histoire est d’une tendresse rare, mais les dessins le sont également… Doux, apaisants, on est dans un vrai cocon quand on lit cet album. Et on a qu’une envie… vivre dans la même maison qu’Otto tant elle semble douillette et apaisante.

Cet album aussi génial qu’original car il offrira aux enfants dès l’âge de 4 ans une histoire qui sort des sentiers battus. Rien que pour cela, ça vaut la peine de le lire aux enfants ! Les thèmes de l’amour filial et de l’amitié y sont prépondérants et parfaitement mis en valeur.

…..

Bref, vous l’aurez compris, cet album c’est un COUP DE CŒUR dont il serait dommage de se passer. Tout y est : une belle histoire, de magnifiques dessins…. De quoi emplir l’imagination des petits et les faire rêver un peu…

TRANCHE d´ÂGE :