Archives du mot-clé dessin

Actualité éditoriale : Lancement du phénomène Violette Hurlevent et le Jardin sauvage

Les éditions Sarbacane ont du nez. Du flair. De l’intuition. Et encore une fois, à ne pas en douter, Violette Hurlevent sera leur nouveau bébé phénomène… zoom sur ce futur classique de la littérature jeunesse française !

Violette Hurlevent dans les locaux de Sarbacane

Mais qu’est-ce donc que ce gros pavé intitulé Violette Hurlenvent et le jardin sauvage ? A quel tranche d’âge s’adresse-t-il ? Alors… il s’agit d’un roman en forme de fable qui ne manque pas de poésie et d’onirisme… Violette est une jeune demoiselle qui vit avec sa maman, et quand elle découvre pour la première fois le Jardin sauvage accolé à la maison, c’est tout un univers hors du temps qui s’ouvre à elle. Avec ses mythes, ses croyances, et ses très étranges créatures… Et surtout : son chien Pavel peut lui parler dans cet étrange lieu ! Pour ce qui est de l’âge, on peut dire que l’ouvrage s’adresse aux enfants dès l’âge de 10 ans.

Pour lire la chronique complète de l’ouvrage, c’est ici !

Beaucoup de plantes vertes dans les bureaux de Sarbacane pour le lancement du livre !

Personnellement, j’ai eu la chance de recevoir des épreuves (texte complet ou en partie d’une œuvre à paraître, pas encore corrigée à destination des libraires et de la presse) de la première moitié du livre… Et c’était déjà drôlement bien. Alors, quand j’ai reçu une invitation à la soirée de lancement de cet OVNI littéraire, j’ai foncé sur l’occasion.

C’est ainsi que j’ai pu rencontrer les auteurs : Paul Martin, celui qui tient la plume, et Jean-Baptiste Bourgois, celui qui tient l’autre plume (car il dessine tout au stylo plume – tenu presque à l’envers pour garder un trait fin – c’est extraordinaire de le voir faire).

J-B Bourgois en train de réaliser un dessin sur mon exemplaire de Violette Hurlevent (avec nos deux personnages préférés : Lewice et Pavel !

Il y a une particularité très intéressante concernant la création de cette œuvre : les illustrations existaient bien avant le texte. Ainsi, ce sont les illustrations qui ont servi de ciment à l’histoire et non pas l’inverse. C’est assez rare pour être souligné.

Lors de cette soirée spéciale, on a pu feuilleter tous les carnets contenant les croquis préparatoires (on aurait dit les dessins finaux tant ils étaient détaillés !). Et ce sont des objets de toute beauté. Vous trouverez ci-dessous quelques photos de l’intérieur de ces fameux carnets. Il y avait tant de pages que je n’ai pas pu tout prendre, mais je tenais à ce que vous admiriez ce travail de fourmi…

Ainsi, voici comment est né Violette Hurlevent. Vous en apprendrez très bientôt plus sur ce roman hors du commun au travers d’une chronique complète et d’une interview croisée avec l’auteur et l’illustrateur. En attendant… voici la galerie des images !

Pour lire la chronique complète de l’ouvrage, c’est ici !

On dirait des êtres sylvains un peu biscornus <3

Chronique album jeunesse : L’histoire perdue

Le grand retour de l’illustrateur talentueux Xavier Salomó !

Nous l’avions découvert lui et son trait si caractéristique avec l’album OFF ; il revient avec un tout nouveau titre : L’histoire perdue, paru au Seuil Jeunesse. Ici, nous retiendrons (outre les dessins magnifiques) une narration extrêmement originale et drôle.

Xavier Salomó est un illustrateur d’origine espagnole, il a étudié à l’école Massana de Bologne et l’histoire de l’art à l’université Autónoma. Meritxell Martí est quant à elle docteur en sociologie de l’art et des nouvelles technologies. Elle enseigne à l’université ouverte de Catalogne et vit à Barcelone.

Une histoire modifiée en temps réel par… le dessinateur

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Eva, et elle a décidé en ce jour particulier de se vêtir de sa jolie robe bleue… Mais l’illustrateur en a décidé autrement et lui fait mettre un T-shirt blanc et un pantacourt kaki. Mais ce n’est que le début des contrariétés pour le narrateur, car l’illustrateur a décidé de n’en faire qu’à sa tête et ne va pas écouter une seule fois ses directives.

….

Narrativement singulier… et délicieux !

Alors que l’on s’attend à un contenu relativement classique, on découvre une histoire totalement inattendue ! En effet, le texte et l’image n’ont absolument rien à voir, l’illustrateur ayant décidé de ne pas tenir compte des descriptions et instructions qui lui sont données. Ce paradoxe est tout à fait original et bien trouvé, et cela rend l’histoire unique. Je n’ai jamais lu une telle idée parmi les très nombreux albums jeunesse que j’ai pu découvrir… En cela, bravo aux auteurs pour cette trouvaille !

En ce qui concerne les illustrations de Xavier Salomó, on retrouve son trait si beau et caractéristique. C’est détaillé, coloré, vivant, simple et en même temps fouillé… On ne peut que tomber sous le charme de son dessin. Et puis… les surprises qu’il nous réserve sont nombreuses !

……

Ainsi, l’idée narrative est si originale qu’elle prime presque sur l’histoire elle-même. J’ai tellement adoré l’entrée en matière de L’histoire perdue que j’aurais voulu que la narration opposant illustrateur/narrateur continue tout au long de l’histoire. Mais cela aurait peut-être été difficile à mettre en œuvre, d’où un retour à une histoire mise en scène de façon classique pour la conclusion de l’album.

Quoi qu’il en soit, cet album est un véritable coup de cœur ! Il est original, il est beau, d’un format assez grand pour profiter comme il se doit des dessins. A réserver aux enfants dès l’âge de 5 ans, et ce jusqu’à 6 ans car le style n’est pas évident à comprendre pour les plus petits. En tout cas, bravo aux auteurs pour cette réussite originale et inclassable ! A quand une autre histoire mettant joliment en scène la dualité entre l’histoire et le dessin ?

TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : La Marque des Anges – Tome 1 – Fille des Chimères

La marques des anges 1Une fantasy urbaine extraordinaire et subjuguante

La marque des anges est le nom d’une trilogie ambitieuse est sublime écrite par l’américaine Laini Taylor. En France, ce sont les éditions Gallimard qui en assurent la publication. Fille des chimères en est le premier tome. L’ouvrage a été élu Meilleur Roman Jeunesse 2011 par le Publishers Weekly.

Surprenant, inattendu, inclassable, voici les quelques adjectifs qui nous viennent à l’esprit pour vous présenter ce roman que nous avons tout simplement dévoré…

Prague, une ville qui est le théâtre de choses étranges et… surnaturelles

Tout débute avec un personnage qui devient vite emblématique, un personnage que l’on a envie de suivre partout, dont les moindres faits et gestes nous intéressent : Karou, dix-sept ans, étudiante de dessin vivant à Prague. Elle vit à Prague, a les cheveux bleus, un air mystérieux et de nombreux secrets… voilà comment la décrire succinctement. Mais elle est beaucoup plus que cela… sauf qu’elle ne sait pas elle-même qui elle est…

Elle ne le sait pas encore, mais sa quête légitime de vérité et de réponses vont la mener vers de très nombreux dangers où la magie sera très présente… Mais aussi d’autres formes d’envoûtement plus anciennes et plus hasardeuses…

Avec elle, nous allons arpenter le vieux Prague et découvrir tout un monde caché juste devant nous… enfin, juste derrière une simple porte pour être plus précis.

Un air de déjà lu ? Et bien non !

Aux premiers abords, la présentation que nous venons faire de cet ouvrage peu sembler très classique, voir ressassée… il n’en est rien. Fille des chimères a beau avoir une accroche extrêmement classique, son développement nous éloigne bien vite des intrigues cousues de fil blanc.

C’est complexe, beau, et même un peu torturé parfois, mais c’est avant tout génial. Le système magique créé par l’auteur (dont on ne peut pas trop développer le fonctionnement pour préserver le piquant) est très intéressant et recèle de nombreuses nuances.

La marques des anges 1 VO Daughter of smoke and boneUne magie nouvelle et originale

Tout se base sur les vœux. Cela peut aller du vœu basique pour changer sa couleur de cheveux à des vœux beaucoup plus chers pour apprendre d’autres langues ou même acquérir des capacités extraordinaires…

Il y a différentes « monnaies » de vœux, les voici par ordre d’importance (du moins cher au plus onéreux) : le scoubi, le ching, le baraka, le gavriel et enfin le bruxis. Quant à savoir d’où leur pouvoir est tiré, c’est une toute autre affaire… Ce sont ces vœux qui vont faire prendre à l’histoire toute son ampleur et qui rendent l’univers de Karou si beau et terrible.

C’est ainsi beaucoup de notions magiques nouvelles à découvrir, fascinantes sans être complexes. De secrets, de connaissances à avoir. Tout un nouvel univers merveilleux à assimiler avec toutes ses nuances et ses étrangetés… et c’est mené de main de maître !

Un roman que l’on ne veut quitter sous aucun prétexte

Fille des chimères réunit tout ce que l’on a envie de lire dans un roman young-adult de qualité : une intrigue solide, des surprises qui le sont vraiment, un suspense efficace, des personnages crédibles et vivants. La magie qui est au cœur de l’intrigue tient la route et surtout participe efficacement aux nombreux développements de l’histoire. Enfin, il y a une partie romance qui même si elle n’est pas extrêmement présente dans la première moitié de l’ouvrage prend gentiment de l’ampleur jusqu’à devenir passionnante et insoutenable.

Une grande partie du récit se déroule dans la ville de Prague, en République Tchèque, et une chose est certaine : vous tomberez amoureux de la ville à travers les descriptions de Karou. Vieilles bâtisses, bâtiments en pierre de toute beauté, ambiance surannée et nocturne…

 ….

Vous l’aurez aisément compris : pour moi, cette saga pour les adolescents est donc tout simplement géniale ! Il ne vous reste plus qu’à vous précipiter chez votre libraire pour vous la procurer. Elle vaut vraiment le détour et mérite d’être découverte. Il faut la prendre comme une petite pépite cachée dans l’énorme (sur)production littéraire.

Le seul problème avec ce genre de roman, c’est la difficulté que l’on a à quitter les personnages et l’univers tout entier du livre… Le livre est tellement passionnant qu’on le dévore et que… c’est déjà fini ! Prochainement, la chronique du second tome : Revenante.

Chronique Album Jeunesse : Toile de dragon

Toile de dragonUne belle histoire ayant pour toile de fond l’Art dans sa plus grande pureté

Magnifique album jeunesse paru aux éditions Philippe Picquier en octobre 2014, Toile de dragon est écrit par Muriel Zürcher et dessiné par Qu Lan.

L’histoire est celle d’un jeune garçon passionné par le dessin… à tel point que même quand il n’a pas de papier, il se sert de supports très originaux.

Le nom de Muriel Zürcher vous dit peut-être quelque chose et c’est bien normal : il s’agit de l’auteur de la trilogie Le Tourneur de Page aux éditions Eveil et Découvertes.

L’illustratrice Qu Lan est d’origine chinoise et a déjà quelques ouvrages à son actif. On lui doit Aquarelles de Chine ainsi que l’album jeunesse Le chat bonheur.

Toile de dragon (3)Une passion du dessin hors du commun

Thong-Li est un petit garçon comme les autres à une exception près : il adore le dessin à un tel point qu’il dessine partout. Dans la poussière par exemple, il fait vivre tout un paysage grâce à sa passion qui le pousse à l’exercer partout.

Mais le jour où le jeune garçon reçoit en cadeau un bâton d’encre, une pierre pour l’écraser et un pinceau fin, sa vie va être bouleversée. Lui qui n’a jamais eu de papier va se servir de son coffret de dessin sur l’un des seuls supports qu’il a à disposition chez lui : les toiles d’araignées.

C’est ainsi qu’un jour l’Empereur entend parler de ce fameux garçon dessinant de magnifiques dragons sur les toiles d’araignées et décide de le faire venir à la demeure impériale. Il lui fixe alors un objectif presque impossible : dessiner dans chacune des milles pièces qui composent le palais un dragon par jour sur une toile d’araignée…

Si Thong-Li réussi, il sera couvert de richesses… sinon c’est la mort qui l’attend. L’empereur ne faisant pas dans la demi-mesure.

Toile de dragon (2)Une histoire mélancolique sublimée par des dessins de toute beauté

L’histoire de Toile de Dragon fait penser aux contes de fées, avec leurs héros auxquels ont donne des objectifs impossibles. Ici, le défi de peindre quotidiennement un dragon toujours plus beau que celui de la veille épuise Thong-Li que l’on voit perdre sa joie de peindre au fur et à mesure de l’histoire.

Pour nous narrer ce conte contemporain aux élans asiatiques, les illustrations de Qu Lan sont parfaites et prennent le pas sur l’histoire elle-même. Douces et fines, continuellement teintées de chagrin, on peut les scruter longtemps pour s’imprégner de leur beauté. Je pense en particulier à l’image représentant Thong-Li agenouillé avec déférence devant toute la majesté de l’Empereur, ou encore à l’ultime œuvre du garçon…

 ….

En conclusion, cet album jeunesse d’une beauté triste mérite d’être lu et contemplé. Il laisse une impression douce-amère après la lecture, et donne l’opportunité de réfléchir, d’y repenser… tout en douceur. Un bel ouvrage à ne pas louper que l’on soit parent ou enfant. Les adeptes de l’Asie sous toutes ses formes (livre, roman, documentaire…) y trouveront également leur compte. Dès l’âge de 6 ans environ.

Toile de dragon (1)

Interview de Manchu, illustrateur 100% SF

home_manchuManchu est un illustrateur connu et reconnu dans le monde de l’imaginaire, en particulier dans la branche sf. Des centaines de couvertures de romans et bandes-dessinées de science-fiction ont étés réalisées par sa patte extrêmement reconnaissable. A l’occasion d’une exposition de ses œuvres à la Galerie Daniel Maghen à Paris qui débutera le vendredi 7 juin, la Bibliothèque de Glow a pu lui poser quelques questions sur son travail, ses inspirations…

Bonjour Manchu, pourriez-vous vous présenter et nous conter votre parcours en premier lieu ?

Terrien mâle âgé de 57ans terrestres (n’ayant jamais franchi le puits de gravité de sa planète) biologiquement entièrement d’origine avec juste une modification mécanique apportée à la vision consistant en l’apport d’un système d’optique adaptative passif….
Je dessine depuis que je sais tenir un crayon, passage de 4 ans à l’école Brassart à Tours. Début ensuite dans le dessin animé à la DIC (sur les  designs d’Uly48113-1sse 31) et ensuite avec la production Procidis : Il était une fois … l’Espace, designs et décors). Pas mal de travaux publicitaires dans les ‘80s (dont des illustrations pour le CNES et l’ESA) et rencontre avec Gérard Klein (directeur de collection Ailleurs et Demain et LdeP) qui me permet de débuter mon travail sur les couvertures de romans avec la collection Histoires de….  Depuis quelques années les couvertures d’albums de BD chez Série/Delcourt et les couvs de romans chez les éditeurs, sont ma principale activité. Collaboration importante avec la revue Ciel et Espace dans les ‘90s (Space Art), je travaille aussi de temps en temps pour l’Association PLANETE MARS (dont je fais partie) sur des illustrations décrivant l’exploration humaine de MARS….

Bon, cela ne doit pas être la première fois que l’on vous pose cette question, mais… pourquoi un pseudonyme ? et pourquoi Manchu ?

A l’école de dessin Brassart, mes potes me surnommaient Fifi Manchu (j’étais fan des films Fu Manchu avec Boris Karloff) le surnom est resté et s’est transformé en pseudo Manchu.

48114-1Pourquoi vous êtes-vous tourné vers les illustrations de science-fiction ?

L’élément déclencheur a très certainement été le film 2001 que j’ai vu en ‘68 et l’année suivante APOLLO 11, ré-initialisation du cerveau à partir de ce moment là vers l’astronomie/ astronautique / SF ….Ensuite il y a eu les Comics US (Fan du Silver Surfer), Métal Hurlant , les grands illustrateurs américains Mead, Bonestell, McCall, Berkey, Harris et d’autres… et surtout Christopher Foss, THE Boss (21st Century Foss m’a passablement anéanti quand je l’ai découvert !)

Quelles sont les œuvres qui vont ont donné cette envie de sf ? (livres, films, illustrations, etc…)

En vrac: Toutes les collections de romans SF des ‘70s, les films: 2001, Planète Interdite et les autres de cette époque, série TV The Invaders

48108-1Comment se passe la réalisation d’une illustration ? Avec quels outils travaillez-vous ? (manuels ? numériques ? un mélange des deux ?)

Je travaille en traditionnel (pinceau, brosse, acrylique, huile sur papier) depuis quelques temps avec l’aide de softs pour créer des volumes, des perspectives (imparable pour distribuer la lumière et les ombres…). Sinon, processus classique: lecture du roman, propositions de divers roughs N/B à l’éditeur, execution de l’illustration en commençant par une esquisse N/B au format final et passage ensuite à la couleur en commençant par les seconds plans pour finir par les premiers plans (c’est schématique mais en gros c’est ça).

Quand il s’agit de couvertures à réaliser pour un livre quel processus suivez-vous ? Avez-vous un résumé du livre afin de coller au mieux à l’histoire ? autre chose ?

Tous les cas de figure se présentent, résumé, brief, roman complet, discussion avec l’auteur. Mais ce que je préfère c’est la lecture du roman complet pour s’imprégner de l’histoire, de l’ambiance. quelquefois, je trouve l’idée de couverture sur une phrase ou une description….

Combien de temps en moyenne vous prend la réalisation d’une illustration ?

En gros une semaine, + si le visuel est compliqué.

En dehors du domaine littéraire, pour quelles autres occasion avez-vous dessiné/peint ?

Visuels pour le CNES, l’ESA, réalisation de fresques à plusieurs illustrateurs sur différents festivals, couvertures et designs pour la BD.

48075-1On va pouvoir découvrir vos œuvres originales dès le 7 juin prochain à la Galerie Daniel Maghen, comment ce projet est-il né ?

Cela fait quelques années que je connais la galerie et Daniel, mais bon je n’étais pas décidé à vendre sauf à quelques rares occasions (c’est aussi simple que ça), mais l’année dernière, j’ai confié une illustration à Olivier pour le Bookshow, pour voir si ça allait partir !, c’est parti ensuite il y a eu un truc chimique compliqué dans mon cerveau (sans doute lié à l’âge !) qui m’a dit que c’était peut être le moment de “disperser” ce qu’il y avait dans mes cartons… Daniel et Olivier attendaient patiemment, tapis dans l’ombre, sournois qu’ils étaient Hé! Hé!, que le processus arrive  à terme  et je ne regrette vraiment pas cette collaboration que je souhaite continuer.

Phil

48060-1