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Chronique : Il était deux fois dans l’Ouest

Il était 2 fois dans l'OuestLes vacances sur fond de grands espaces, d’indiens, de serpents, de cow-boy fous… et d’amour !

Voici l’un des petits derniers de Séverine Vidal, paru simultanément avec le roman ado Quelqu’un qu’on aime dans la collection Exprim’. Il était 2 fois dans l’Ouest est quant à lui paru dans la collection jeunesse Pépix. Le nom de cette auteur pour la jeunesse vous dit peut-être quelque chose ? C’est normal, on lui doit déjà un beau nombre d’ouvrages : La drôle d’évasion, On n’a rien vu venir, La meilleure nuit de tous les temps, Philo mène la danse… pour ne citer que cela.

En ce qui concerne les illustrations, elles sont signées Anne-Lise Combeaud, elle a déjà illustré des ouvrages chez Gulf Stream ou encore Actes Sud Junior.

Plongée immédiate dans l’aventure

D’un côté, vous avez Luna, fraîchement débarquée aux États-Unis pendant les grandes vacances. D’un autre, vous avez Josh, un véritable indien Navajo ! Ces deux là vont vivre des aventures incroyables, et même dangereuses…

Au programme : un plateau de tournage en plein Monument Valley, de dangereux prédateurs, des croyances et des esprits… mais aussi une imagination débordante ! Bienvenue dans le monde coloré et vivant de Séverine Vidal !

Il était 2 fois dans l'Ouest insideUn agréable roman à deux voix

Si on devait choisir un seul mot pour définir ce récit, ce serait Aventure. Ouais, la vraie. La fascination des grands espaces et de leurs nombreux dangers sont parfaitement décrits, mais aussi illustrés.

On se prend très vie d’intérêt pour le récit de ces deux jeunes qu’à priori tout oppose (culture, langue, style de vie…). Chaque chapitre alterne entre Luna et Josh, et les points communs qu’ils se trouvent (parfois sans se l’avouer) sont en réalité très nombreux ! Excepté peut-être pour Odette, le doudou de Luna, Josh lui n’a rien de semblable et trouve même cela un peu étrange…

La façon dont l’histoire est narrée rend le tout attractif pour un jeune lecteur, et surtout cela plaira aussi bien aux garçons qu’aux filles ! Le petit « plus » vraiment sympa ici étant que l’on découvre quelques traditions et termes des indiens navajos au travers du récit de Josh, mais aussi grâce aux bonus. Et surtout, il n’y a jamais de temps mort, tout s’enchaine très vite et avec efficacité, pas le temps de s’ennuyer.

Enfin, il ne faut pas oublier les illustrations très réussies d’Anne-Lise Combeaud, certaines doubles-pages sont absolument superbes, je pense notamment à la toute dernière de l’ouvrage, démesurée et superbe.

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C’est donc un bon roman pour les enfants qui vous est ici proposé par les éditions Sarbacane, comme habituellement. A conseiller sans modération aux amateurs de westerns, et de déserts sans fin… mais aussi aux autres ! Dès 9 ans.

Chronique : Divergente – Tome 2

Divergent 2Suite d’une saga qui avait su nous rendre addictifs dès le premier tome !

Premier écrit de Veronica Roth, Divergent est une trilogie dystopique ultra efficace. L’histoire est centrée à l’échelle d’une ville, nous y suivons la jeune Tris, qui se trouve être une Divergente, elle n’entre pas dans les cases créés par cette société du futur…

Après un premier tome extrêmement surprenant et ingénieux, dire que la suite était à lire d’urgence est un doux euphémisme !

De retour dans un monde aux dangers multiples

A la fin du premier opus, nous laissions Tris et Quatre avec beaucoup de questionnements quant à leur avenir, mais également leur monde à changer… Mais cela va-t-il réellement se réaliser ou d’autres obstacles vont-ils se dresser devant Tris et ceux qui la suivent ?

Efficace, mais légèrement en deçà du premier opus

Veronica Roth nous fait à nouveau explorer son univers et le développe peu à peu. On retrouve ce qui avait tant plus dans le premier tome : le système des factions, les hautes technologies qui manipulent l’esprit et la perception et surtout deux héros forts que l’on désire suivre jusqu’au bout du monde !

Dans ce second tome, l’auteur reprend les éléments qui ont si bien fonctionné dans le précédent, mais cela fait qu’il y a peu de nouveautés au final. On reste toutefois pris par l’intrigue, dont on veut connaître tous les tenants et aboutissants. Il y a plus de lenteurs, et moins de révélations, mais certaines scènes restes toutefois mémorables et extrêmement sous tension.

Et surtout, l’auteur réussit à nous avoir avec quelques beaux twists parsemés ça et là dans l’intrigue. Il faut absolument saluer le dernier chapitre de l’ouvrage absolument grandiose et qui nous laisse vraiment pantois. On ne brule que d’une chose après cette lecture, se ruer sur l’ultime tome de la trilogie !

Divergent 2 VOCe second tome est ainsi celui de la transition. On voit bien que Veronica Roth essaye de nous amener tout doucement vers quelque chose qui sera autre, différent, surprenant. Ce second tome n’est ainsi pas le plus saisissant de la saga, mais il reste nécessaire et efficace malgre quelques lenteurs.

On découvre d’autres facettes de nos personnages fétiches, l’univers de Divergente se dévoile jusqu’à nous laisser des interrogations auxquelles on brule d’avoir les réponses de le troisième et dernier opus ! Bref, c’est un joli tour que nous joue ici Veronica Roth, qui manie parfaitement l’art du suspense…

Chronique Jeunesse : La drôle d’évasion

La drôle d'évasionVous saurez tout sur les évadés d’Alcatraz après cette lecture animée !

Si vous avez toujours voulu tout savoir sur les évadés d’Alcatraz, et que vous croyez dur comme fer qu’ils ne sont pas morts durant leur fuite, ce roman est pour vous. Dans ce Pépix (collection de romans jeunesse de Sarbacane) nous découvrons l’étonnant Zach, fasciné depuis toujours par Alcatraz et ses célèbres évadés…

La prison dont nul ne s’est jamais évadé…

San Francisco, de nos jours. Le jeune Zach est en vacances avec sa famille dans « la ville sur la baie » et a déjà tout prévu. Il a réussi à « convaincre » ses parents de passer les vacances dans la région et il est maintenant en passe de réussir a aller dans Alcatraz…

Son projet : reproduire l’évasion légendaire de Frank Lee Morris, de John William Anglin et son frère Clarence. Mais pour se faire, il va falloir déjouer la surveillance de son père et rester sur l’îlot après la fermeture, donc se jouer des gardiens !

En effet, Zach est absolument persuadé que les trois évadés ne sont pas morts de leur évasion et qu’ils ont vécu de beaux et longs jours… mais encore faut-il le prouver…

Action et humour garantis

L’écriture vive et entrainante de Séverine Vidal, oups pardon, de Zac ne laisse pas de place à l’ennui. C’est que le jeune garçon a une foule d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres pour parvenir à ses fins.

En grand fan des évadés d’Alcatraz, il connait toutes leurs astuces, mais en a prévu de nouvelles… C’est sur un rythme débridé que l’on part pour l’aventure, la VRAIE. Les jeunes lecteurs et lectrices devraient donc se passionner pour cette histoire originale qui ne manque pas souffle. Et puis, il y a un peu de fantastique dans tout ça… car Zach va mystérieusement voyager dans le temps ! Tout cela sans oublier quelques bonnes petites réparties par-ci, par-là….

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C’est donc un roman sympathique auquel nous avons ici affaire. Il devrait plaire à des lecteurs entre 8 et 10 ans environ. Ce n’est pas mon roman Pépix favori entre tous, mais il est tout de même en bonne place ! A lire pour découvrir San Francisco et sa légendaire prison… et oui, les bandits font rêver, quel que soit l’âge du lecteur !

Chronique : É-Den – Tome 2 – La Traque

E-den 02A la découverte d’un monde déchu par un (ou plusieurs ?) mal mystérieux…

Second opus de la trilogie éponyme, La Traque permettra à son lecteur d’explorer comme jamais auparavant la Terre. Nous avions déjà eu un aperçu des dégâts dans le premier tome, mais ici, c’est encore plus visible, plus prégnant. En route donc sur le macadam désert de ce qu’il reste des États-Unis avec E-Den et ses compagnons d’infortune, la jeune fille recherchant toujours son père.

La saga est écrite par Élodie Tirel, une auteur française passionnée d’imaginaire qui a une incroyable quantité d’ouvrages à son actif : Mémoris, L’elfe de Lune, Zâa… pour ne citer qu’eux ! Le premier tome de la série É-Den a remporté le Prix Pierre Bottero 2015 du meilleur roman.

Le vrai voyage ne fait que commencer…

Vous pensiez voir É-Den enfin au bout de ses peines après ce terrible voyage à travers les différentes strates de la cité souterraine de Renaissance ? Il n’en est rien, au contraire, l’expédition débute réellement maintenant.

La Terre est devenue hostile, et ce qui a survécu à sa surface l’est tout autant… infectés assoiffés de sang, hommes de l’armée, survivants solitaires et dangereux… les dangers sont encore et toujours innombrables. C’est dans cet univers post-apocalyptique qu’évoluent É-Den et Siméon ainsi que le petit racureuil Snoop. Vont-ils s’en tirer ? É-Den parviendra-t-elle à trouver son père ?

Toujours aussi efficace

Une foule d’événements sont au rendez-vous dans ce second opus, et surtout beaucoup de situations de crise à gérer pour É-Den. Pour ne citer qu’eux, elle va croiser : un prédicateur fou, des survivants aux intentions louches, des infectés étranges… et cela sans oublier que sa mère est désormais partie à sa recherche. Bien entendu, la petite troupe qui se constitue au fil des pages va aussi faire de belles et émouvantes rencontres.

On retrouve ici les mécanismes qui avaient fait l’efficacité du premier ouvrage. Certaines sont un peu trop bien-pensantes à mon goût, mais cela est contrebalancé par la dureté de l’univers d’É-Den.

Les cent dernières pages en particulier sont d’une belle efficacité, on découvre quelques pistes possibles sur la raison qui créé les infectés… et le tout est très bien mené. J’ai en particulier apprécié le passage avec les enfants de l’orphelinat et leur façon d’être, de se mouvoir, de parler… ils sont bien effrayants.…..

Pour ceux qui ont apprécié Les survivants, La traque devrait leur plaire tout autant. Tout y est : de l’action, un peu d’émotion, de nouvelles rencontres, de nouvelles formes de danger… ! A lire dès l’âge de 13 ans environ.

Affaire à suivre avec la suite et fin de la saga : Les mutants (paru en mai 2015).

Actualité éditoriale : La Belle et le fuseau, le nouveau chef d’œuvre signé Chris Riddell et Neil Gaiman

La belle et le fuseauIl est magnifique, il est sublime, et il sort en librairie le 30 septembre prochain chez Albin Michel, faites place au tout nouvel album de Neil Gaiman, illustré par le génial Chris Riddell : La Belle et le fuseau.

Cela fait une dizaine d’années que nous adorons le travail de Chris Riddell, on lui doit notamment les illustrations des très nombreux tomes de la saga Les Chroniques du bout du monde, ou encore celles des Chroniques du marais qui pue, mais aussi la trilogie Apolline ou encore la série Lili Goth… Pour ce nouvel ouvrage, l’illustrateur a travaillé en bichromie, avec uniquement du noir, et du doré…

Quant à Neil Gaiman, il n’est plus à présenter tant son œuvre est connue dans le monde entier. L’étrange vie de Nobody Owens, American Gods, Coraline, Stardust, Neverwhere… tout ça, c’est lui !

Alors que raconte donc l’histoire de La Belle et le fuseau ? Vous pensez qu’il s’agit juste d’une réécriture traditionnelle du conte classique La belle au Bois dormant ? Que nenni ! Il s’agit d’une création pure, et l’histoire devient très vite différente du conte qui l’a inspiré…

La belle et le fuseau 5Présentation de l’éditeur : A la veille de son mariage, une jeune reine décide de quitter son palais pour aller délivrer une princesse prisonnière d’un sortilège de sommeil. Elle laisse sa robe de mariée, revêt sa côte de maille, se pare de son épée et enfourche son cheval.

Entourée de nains qui l’accompagnent et la protègent, la reine traverse un tunnel sous la montagne et avance vers le royaume endormi. Bientôt, un château apparaît dans le lointain. Ses murs sont recouverts de ronces et de toiles d’araignées et, dans le donjon, repose la princesse aux lèvres rouges comme les roses. Mais qui sait, peut-être que dans ce compte-là, la princesse n’est pas celle qu’on croit, et qu’une reine donnera un baiser à une belle endormie…

On vous laisse sur votre faim, mais en attendant la parution, voilà de quoi patienter avec les sublimes illustrations de Chris Riddell ! Il ne nous reste plus qu’à vous dire patience, jusqu’au 30 septembre prochain…

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Chronique Jeunesse : Carambol’ Ange – L’affaire Mamie Paulette

Carambol' ange - affaire Mamie PauletteAttention, ça dépote, alors accrochez vouuuuuuuuuuuuus !

Il est paru en avril 2015, voici l’un des petits derniers de Clémentine Beauvais, paru simultanément avec Les petites Reines. En effet, les éditions Sarbacane ont pris l’habitude de faire des doubles parutions en simultané d’un même auteur en Pépix et en Exprim’.

Précédemment, nous avions fait la connaissance de Clémentine Beauvais sur le blog il y a de cela un an, à travers son superbe et incisif roman Comme des images. Cette auteur est incroyable, elle est née en 1989 et a déjà une dizaine de romans à son actif… dont certains sont parus en anglais. Actuellement, elle poursuit son doctorat à Cambridge.

Avec Carambol’ Ange, nous voici partis pour une aventure loufoque entre une mamie… et son ange gardien !

Mamie Paulette monte au ciel… avec son caractère bien trempé en prime !

Quand la mission de Nel commence, Mamie Paulette est pour lui une énième personne à emmener au purgatoire. Mais les événements vont vite lui montrer que cette chère Mamie Paulette n’est pas n’importe qui, et qu’il est dans son intérêt de lui obéir… Et qu’importe que cela soit contre les lois des anges !

Et oui, cette personne âgée n’est pas comme les autres et surtout, bien loin d’être grabataire. Déjà, Paulette souhaite insister : les circonstances de sa mort sont très très bizarres. Mais ce n’est pas tout, Jessica, la seule personne gentille avec elle dans l’hospice des Jonquilles Jaunissantes a disparu mystérieusement. Mamie Paulette refuse d’aller au Purgatoire ou n’importe où ailleurs tant que le mystère n’est pas élucidé…

Bonne chance à Nel, car le voyage et l’enquête vous s’avérer infernaux, surtout quand on a une mamie dirigiste et bavarde qui adore donner des surnoms à tout bout de champ !

Carambol' ange - affaire Mamie Paulette intérieurSuper fun, malin, irrévérencieux à souhait… mais aussi délicat

Quand on lit Carambol’ Ange, on se rend compte d’une chose : Clémentine Beauvais est aussi douée pour les romans ados que les récits pour la jeunesse. Son ton est drôle, enjoué et surtout, il accapare très vite le lecteur. On se sent tout de suite à l’aise dans son univers, et l’envie de l’explorer immédiate.

Préparez-vous à énormément de jeux de mots et autres petits clins d’œil autour de la langue française. Mais ce n’est pas tout, le texte de Clémentine Beauvais est aussi très doux et poétique par moments.

« Amel suçait son pouce à la lumière de la petite étoile suspendue au-dessus de son lit (Amel déteste dormir dans le noir). L’étoile commençait à faiblir ; bientôt elle s’effondrerait sur elle-même, créant un minuscule trou noir qui avalerait d’un coup l’oreiller d’Amel. »

C’est le genre de phrase qui fait fondre je trouve… Alors entre ça et le code de la Route version Ciel, mon cœur balance entre éclats de rire et sourires.

Bon, l’écriture est géniale, et qu’en est-il de l’histoire alors ? Et bien sachez qu’elle est très intéressante et sait captiver son lecteur : entre le mystère de la mort de Mamie Paulette et les nombreuses courses-poursuites, pas le temps de lézarder au paradis ! Saluons également les très vives et esthétiques images signées Eglantine Ceulemans qui donnent corps au récit de façon très parlante !

 

Voilà, vous savez tout ce qu’il est nécessaire de connaître pour avoir envie de lire ce roman qu’on ne sautait que vous conseiller. Il est top et il se lit dès l’âge de 9 ans. En route !

Enfin petit détail qui a peut-être son importance, Carambol’ Ange bénéficie d’un sous-titre : L’affaire Mamie Paulette… cela veux-t-il dire qu’il y aura d’autres affaires ? On aimerait bien en tout cas !

Chronique Jeunesse : La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et GretelUne nouveauté à réserver aux nostalgiques des contes de fées revisités dans une version… sanglante !

Paru au mois d’octobre 2014 aux éditions Hachette, La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel est un livre de contes contemporains.

L’ouvrage se base sur le conte traditionnel des frères Grimm, Hansel et Gretel. Mais l’auteur, Adam Gidwitz, va ici beaucoup plus loin en leur créant toute une fresque d’aventures teintées plus ou moins de sang… mais après tout, les contes originaux ne sont jamais bien tendres. Ils ont étés aseptisés par notre culture populaire, mais il n’empêche que les récits de base ne sont pas à écouter par toutes les oreilles… Si vous avez moins de 12 ans ou que les récits sanglants vous effrayent, passez votre chemin !

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel insideUne réécriture des contes de fées

Écrit par Adam Gidwitz, ce premier tome retrace les aventures incroyables de Hansel et Gretel. Tout avait l’air de commencer bien pour eux : enfants princiers, ils avaient tout pour être heureux sauf que… leur père a peut-être compromis le bonheur familial en leur tranchant la tête pour sauver son fidèle serviteur.

Et c’est ainsi qu’en une petite dizaine de chapitres, vous aurez droit à toutes les aventures inédites des deux enfants qui recherchent désespérément des parents dignes de ce nom. Ceux qui leur montrerons affection, amour et qui surtout ne tenterons pas de leur trancher la tête.

Sympathique, mais à ne pas mettre entre toutes les mains

Alors, cette réécriture a-t-elle un intérêt à la lecture ? Oui, car elle remplit son office, à savoir distraire efficacement. Les histoires sont au bon format pour ne pas être trop courtes ou trop longues.

L’écriture est simple, sans fioritures. Petite originalité à soulever toutefois : l’auteur se permet de s’immiscer dans ses propres histoires. En effet, le texte est en rouge quand il nous parle directement, et c’est souvent pour nous prévenir que ça va… saigner !

En ce qui concerne les illustrations, elles sont très belles, toutes en ombres chinoises. Uniquement en bichromie avec du noir et du rouge. Extrêmement graphiques, elles ont été réalisées par Nancy Peña et Joseph Vernot.

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La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel inside 2En conclusion, ce livre est sympathique à lire le soir à haute voix ou pour soi tout seul. L’ouvrage est un très beau livre à la couverture cartonnée avec quelques dorures qui fera très bien dans la bibliothèque. Dès 12 ans minimum.

Espérons maintenant que les éditions Hachette publieront les deux autres tomes de la série : In a glass Grimmly et The Grimm conclusion où il semblerait que d’autres contes populaires s’immiscent dans le cycle.

Chronique Jeunesse : Mes animaux zombies – Tome 2 – La revanche du chat fantôme

Mes animaux zombies 2Un nouvel animal décédé à aider !

Voici le second tome de la série anglaise Mes animaux zombies qui paraît en France chez Bayard Jeunesse. Après le gentil mais glouton hamster… place au mignon petit chat très peureux !

Les chats c’est sympa, mais là, c’est pas possible…

A peine remis de ses aventures avec un hamster mort-vivant, Joe doit déjà enchaîner les missions de sauvetage avec une nouvelle affaire : celle de Pelote. Qui est Pelote ? Il s’agit tout simplement de la petite chatte qui vient de trépasser (fort maladroitement il faut l’avouer).

Mais avant de quitter définitivement le monde des vivants, elle souhaite s’assurer que sa sœur ne sera pas victime du même type qu’accident qu’elle… et il n’ y a que Joe qui peut la voir et donc l’aider !

Les mêmes ressorts que le tome précédent, mais toujours plaisant

Les aventures de Joe et de Pelote ressemblent sensiblement à celles que nous avons pu découvrir avec Boulette. Les petits animaux morts-vivants ont chacun un trait de caractère plus ou moins désagréable, et avec Pelote, c’est la peur. En effet, la petite chatte est effrayée du moindre bruit, ce qui la rend complètement hystérique !

Et évidemment, un tel comportement ne va pas aider Joe, pour qui il est de plus en plus difficile de faire illusion auprès de sa famille.

Les dessins (très nombreux) de Simon Cooper sont toujours aussi sympathiques et collent vraiment au ton du récit. Le corps de texte est quant à lui assez gros afin de faciliter la lecture des jeunes lecteurs dès l’âge de 8 ans.

De plus certaines scènes ne sont pas écrites mais sont au format bande-dessinée, ce qui dynamise d’autant plus le texte.

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L’histoire de Pelote et ainsi sympathique et sans longueurs, mais on aimerait trouver un fil rouge un peu moins voyant. En effet, en dehors du fait que l’animal à sauver ait changé, les fils tirés par Sam Hay sont trop similaires à ceux du premier tome. Toutefois, l’intrigue est assez originale pour être soulignée, et surtout, je suis persuadée que cette petite saga plaira énormément aux enfants !

Affaire à suivre avec le troisième tome qui verra arriver un nouvel animal des Mes animaux zombies : un chien. Mais le meilleur reste à venir, car il y aura par la suite un poisson rouge, et une perruche !

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Mes animaux zombies – Tome 1 – Le retour du hamster affamé

Mes animaux zombies 1Une amulette qui réveille les animaux morts du quartier ? Trop coooooool !

Ça vient de débarquer en mars 2015 aux éditions Bayard Jeunesse et c’est juste super sympathique : Mes animaux zombies de Sam Hay est la nouvelle série des 8/10 ans !

Les deux premiers tomes de la saga sont parus simultanément avec pour héros un hamster dans le premier tome, et un chat dans le second.

Un tonton archéologue, c’est super, jusqu’à ce qu’il nous offre un truc étrange…

… et c’est ce qui va arriver à Joe, notre jeune héros au grand cœur. Il vient de recevoir une étrange amulette et depuis, rien ne va plus.

En effet, il aurait mieux fait ne pas souhaiter avoir un animal de compagnie, car depuis peu Joe a quelques ennuis en la personne de Boulette. Qui est donc Boulette, me direz-vous ? Il s’agit tout simplement d’un hamster du quartier, décédé et revenu d’entre les morts pour mettre au point quelques petites choses avant de partir définitivement.

En effet, il a été aspiré par mégarde par la mère de son jeune propriétaire… et a été remplacé immédiatement par un autre hamster pour cacher le « crime » !

Il y a du travail en perspective, seul problème, Joe n’a pas très envie d’être dérangé par divers animaux morts-vivants, d’autant plus qu’ils ne sentent pas très bon… Et qu’il est le seul à les voir !

Un hamster caractériel pour « héros »

Pour ce premier tome, nous découvrons ainsi le petit Boulette, un hamster mort mais à l’appétit toujours présent et très dérangeant. En effet, le stress affecte énormément Boulette. Tellement, qu’il boulotte tout ce qu’il croise sur son chemin : lacets de chaussures, et même repas du directeur de l’école de Joe, rien ne l’arrête.

Cet appétit sans fin devient un réel problème pour Joe, qui se voit obligé de rattraper les bêtises du petit hamster zombie. D’autant qu’en plus de manger tout le temps, Boulette n’a pas un comportement très arrangeant… Capricieux, intenable, fatiguant : difficile pour Joe d’assurer que la quête de vérité de Boulette s’accomplisse.

Ce premier tome de la série Mes animaux zombies est très engageant par de nombreux points : écriture fluide et orale dont la lecture est facile, humour omniprésent, petits dessins qui parsèment l’histoire. Le tout est très sympathique et peux donner l’envie de lire à tous les profils de lecteurs, de ceux qui aiment déjà la lecture à ceux qui n’ont pas encore trouvé de livre qui leur plaît.

Le côté « animaux morts-vivants » est bien entendu très tentant pour les enfants, et je ne peux qu’approuver cette série hautement distractive. Elle prône ne bonnes valeurs tout en jouant énormément sur le thème de l’humour.

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En conclusion, cette nouvelle petite série pour la jeunesse démarre très bien. C’est amusant, distrayant et parfait pour commencer à lire des ouvrages plus gros quand on est un jeune lecteur et que l’on commence à prendre confiance. Il y a du texte, mais les images sont encore très présentes, c’est juste parfait. Dès 8 ans environ.

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TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Robin au fond des bois

Robin au fond des boisNe jamais avoir la meilleure note de la classe, surtout en histoire-géo… ça attire toujours des problèmes !

Paru précédemment dans la collection Voyage en page, Robin au fond des bois bénéficie d’une nouvelle jeunesse en Folio Junior. Paru en août 2014, ce court texte que l’on peut assimiler à une nouvelle est à classer dans le genre suspense, voire thriller à partir de l’âge de 11 ans environ.

Son auteur, Malika Ferdjoukh, est connue et reconnue en tant qu’auteur jeunesse depuis de très nombreuses années. On lui doit notamment : Sombres citrouilles, la série Quatre sœurs (également adaptée en bd) ou encore Minuit cinq.

L’illustration de couverture est réalisée par Philippe Munch. Les illustrations intérieures, plus stylisées sont assurées par Olivier Balez.

Une journée qui aurait pu être normale… mais le destin en décidé autrement

Robin et son petit frère surnommé Petit Jules sont liés comme les doigts de la main. Complices en toutes circonstances, sauf quand il est question de clafoutis, la journée qu’ils vont passer va les lier comme jamais. Tout ça à cause d’un 14 et demi en histoire-géographie, la matière des fayots ! Maintenant Robin est sûr de devenir la nouvelle cible de Brendan Strekfus, la brute du collège.

Pourtant, tout a commencé de façon normale, mais une fois l’école terminée et qu’ils doivent se rendre chez leur grand-mère, les choses vont se compliquer. En effet, l’exploit scolaire de Robin n’est pas passé inaperçu aux yeux de Brendan qui va se faire un plaisir de lui faire la leçon…

C’est ainsi que tout commence : Robin prend peur en voyant Brendan dans le même train qu’eux et décide de quitter la rame avant sa destination. Cette erreur de parcours n’est que la première d’une longue série qui va les mener à une course-poursuite haletante… et sanglante.

Thriller jeunesse, mode d’emploi

Ecrire un thriller pour la jeunesse, c’est possible. La preuve avec cette nouvelle de soixante-dix pages haute en crispations. Bien que l’intrigue se déroule très rapidement, tous les éléments nécessaires au genre sont là : un suspense insoutenable, une bonne dose de psychologie et… un meurtre !

Outre le côté suspense de l’intrigue, on appréciera grandement la façon dont Malika Ferdjoukh nous dépeint la famille de Robin et Petit Jules. Aimante, et surtout très drôle, on ne peut s’empêcher de tomber sous le charme de chacun de ses membres, du papa aux jeux de mots rigolos à la maman débordée et parfois pas assez démonstrative.

Pour ceux qui se poseraient la question, le titre Robin au fond des bois n’a de clin-d’œil que le titre et n’a pas de réel rapport avec le classique qu’est Robin des bois. Une nouvelle efficace et idéale pour découvrir le genre du thriller dès l’âge de 11 ans.

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