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Chronique YA : Nos étoiles contraires

Pourquoi Nos étoiles contraires à conquis des millions de lecteurs ? Parce qu’il parle d’un sujet terrible mais sans pathos et nous fait rire aux moments les plus improbables. C’est à ça qu’on reconnaît un grand livre, le sujet importe peu pourvu qu’on ai l’ivresse !

Des millions de lecteurs à travers le monde, plus de sept-cent mille exemplaires vendus en France, Nos étoiles contraires est un phénomène éditorial incroyable. Si incroyable que je ne l’ai pas lu tout de suite, on peux même dire que je suis passée à côté. Et pourtant, dix ans après sa sortie, je le découvre enfin. Et oui, ce succès est mérité, et oui je pense que si j’avais été ado en le lisant, j’en aurait pleuré toutes les larmes de mon corps. Ce roman est emblématique de la sick-lit, un sous-genre littéraire où les protagonistes sont confrontés à la maladie au quotidien.

John Green est un auteur américain, il a écrit Le théorème des Katherine, Qui es-tu Alaska ? ou encore La face cachée de Margo. Tous sont devenus des succès de librairie à travers le monde. Mais Nos étoiles contraires a explosé tous les records. En France, l’ouvrage est paru aux éditions Nathan en 2012 puis il est sorti en format poche chez PKJ. Nos étoiles contraires a remporté le Prix du meilleur roman de 2012 par le Time Magazine.

C’est l’histoire d’une fille qui a le cancer…

… et qui tombe amoureuse petit à petit d’un mec, qui lui aussi a le cancer. Normal, ils se sont rencontrés à un groupe de parole où plein d’ados cancéreux se réunissent. Le but de ces réunions ? Libérer la parole, s’entraider, essayer d’entrevoir l’espoir. Mais cela n’empêche pas de voir la chaise vide d’un absent qui ne reviendra pas.

Voici le quotidien de Hazel Grace, elle a un cancer qui l’oblige à être constamment sous oxygène, le moindre effort l’affaibli et elle fait tout pour vivre relativement normalement. La vie n’est pas facile, mais elle s’en accomode, mais elle refuse de tomber amoureuse de ce garçon prénommé Augustus. Elle se considère comme une grenade : elle va exploser, on ne sait pas quand, mais un jour elle dévastera tout sur son passage par son absence. Ses parents sont déjà embarqués dans cette tragédie à venir, et elle se refuse à ajouter une personne au tableau… Mais Augustus n’entend pas se laisser mettre à l’écart.
C’est ainsi que peu à peu une belle histoire se créé, sur fond de maladie et de difficultés surmontées. L’histoire de Hazel et Augustus est aussi belle qu’intemporelle.

Une ironie sans bornes

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’humour décalé dont font preuve à chaque page les personnages de John Green. Et ils ont raison, il n’y a pas d’autres façon de vivre les choses que par l’humour, et s’il est noir, c’est encore plus savoureux. Car oui, les cancéreux se balancent des vannes entres eux sur leur pathologies et sur le reste aussi. Il n’y a pas de raisons de se priver ! C’est vraiment le point fort du roman, ce refus de tomber dans le pathos et de tout combattre par l’humour. Même si parfois, l’humour n’est pas assez fort contre la perte.

Le concept du « cadeau cancer » aussi m’a beaucoup fait sourire… Ce sont tous les petits avantages que les personnes malades ont car elle n’en ont plus pour longtemps. C’est terriblement ironique, et la façon dont Hazel ou Augustus en parlent est vraiment bien retranscrite. Impossible à décrire, il faut le lire !

Mais surtout, Nos étoiles contraires est une belle histoire d’amour naissant. C’est aussi une quête, la découverte de l’autre, l’exploration des limites de chacun. Question bête, mais comment faire l’amour avec un embout à oxygène qui nous accompagne tout le temps ? John Green à pensé à tous ces détails qui rendent si touchants ses personnages. Et ça donne droit à quelques scènes d’anthologie !

Que dire de plus si ce n’est que certes l’histoire est belle, mais je pense que c’est avant tout la justesse du ton des personnages qui fait la qualité de ce roman. Les répliques sont magiques, les situations géniales… c’est un régal à lire. D’ailleurs, ça ne se lit pas, ça se dévore car on trépigne pour connaître l’histoire de Hazel et Augustus. Un couple merveilleux mais qui a peu de chances de survivre au cancer… On sait déjà qu’on va lire un drame, mais on y va quand même, comme Augustus et sa grenade qu’il refuse de laisser sous prétexte qu’elle va exploser un jour.

Si vous voulez de l’émotion, de l’humour et de l’originalité, lisez Nos étoiles contraires. C’est beau, simple et ça respire la vie, tout simplement. Et après avoir fini l’ouvrage on a juste envie de partir aux Pays-Bas découvrir l’Amsterdam qu’ont découvert Hazel et Augustus lors d’une parenthèse magique… A lire dès 14 ans.

Pour aller plus loin, d’autres livres de sick-lit à découvrir : The Memory Book chez Lumen (hyper poignant et totalement méconnu !), Je veux juste vivre ou encore Dieu me déteste (tragiquement drôle).

Dédicace : Les photos de la signature de Sarah Dessen à la librairie Fontaine Villiers

C’était hier, le samedi 17 mars 2018, Sarah Dessen nous a fait l’honneur et le plaisir de signer son dernier ouvrage, Once and for all, qui vient tout juste de paraître aux éditions Lumen. Voici les photos de cette rencontre intimiste où les fans ont pu discuter et rire avec l’auteure !

Chronique : Mon futur en replay

Et si un merveilleux logiciel nous permettait de visualiser tous les possibles de notre vie ? Prendrions-nous les bonnes décisions ? Y en a-t-il seulement ?

Louise Revoyre est une auteure française qui peu à peu fait son chemin dans le monde de la littérature jeunesse. Elle a déjà écrit trois tomes de la série Les avatars de Gaspard (co-écrite avec Sylvain Lignac).

Mon futur en replay est son premier roman à destination des adolescents, et il est très réussit. Tous ses romans sont publiés chez Scrinéo.

Un logiciel pour régler les soucis d’indécision

Découvrez Aléas, un logiciel encore à l’état de prototype absolument révolutionnaire ! Pour Salomé, éternelle indécise, c’est l’outil parfait pour ne plus jamais hésiter quand il s’agit de prendre une décision. En effet, Aléas permet de voir ses futurs alternatifs selon le chemin de vie que l’on prend… Et en ce moment, il est certain que Salomé a besoin d’aide pour choisir ce qu’elle va faire de son avenir !

Ses parents son en « bonne » voie de séparation, et sa vie est à un tournant concernant son orientation scolaire… Et, elle a très certainement rencontré LE grand amour. Ou pas. En fait, rien n’est moins sûr, mais quand même…

Et seule Cham, sa meilleure amie peut la connecter à Aléas. Mais le logiciel va vite de venir une véritable addiction quand elle va découvrir son avenir potentiel.

Une super romance qui nous baigne dans l’imaginaire

Il n’est pas facile de trouver un roman ado qui utilise de façon équilibrée romance, humour, fantastique, personnages crédibles/attachants… Et Mon futur en replay a tous ces atouts !

Entre le roman d’aventure et la quête perpétuelle de l’amour, on se plonge avec facilité dans l’histoire de Salomé. On meurt littéralement d’envie de savoir si oui ou non elle va prendre la bonne décision. Si elle peut sauver ceux qu’elle aime, si Aléas peut être une référence pour tout un chacun…

J’ai trouvé Salomé tendre, géniale et complètement incontrôlable à la fois. C’est d’ailleurs ce tempérament imprévisible qui la rend réellement présente entre les lignes. On est comme elle : plus le roman avance, plus on veut savoir. Plus on veut que tout se passe bien pour elle et ses proches. Ça fait du bien de lire un roman qui implique réellement le lecteur, on ne fait pas que lire, on vit l’histoire de Salomé. Et rien que cela, c’est génial.

Autre fait plaisant : l’histoire d’amour potentielle entre Salomé et son bel inconnu est belle, simple, et loin d’être niaise. On se retrouve parfaitement dans les sentiments que décrit Louise Revoyre.

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Alors, faut-il découvrir Mon futur en replay ? Oui ! Pourquoi ? Parce que c’est un beau jeu de piste, une romance douce et accessible dès 12 ans. Vivement d’autres romans de Louise Revoyre avec d’aussi bonnes idées !