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Chronique essai : Dernières nouvelles de la science

Connaissez vous « Les éditos carrés » sur France Inter ? Il s’agit de l’émission scientifique animée par Mathieu Vidard. Et, si comme moi vous n’écoutez pas beaucoup la radio, il se propose avec ce livre de nous faire (re)découvrir en version papier ses émissions, mises à jour et retravaillées pour l’occasion. Au programme, des découvertes à faire dans tous les domaines possibles et imaginables… Seul problème ? On a envie de creuser tous les sujets que Mathieu Vidard évoque et de se renseigner à fond sur chacun d’entre eux !

Un petit recueil de découvertes majeures et infos scientifiques

Clairement, cet ouvrage n’est pas fait pour être lu de façon linéaire, je pense qu’il faut plus le parcourir, le feuilleter. Son format est agréable à découvrir ainsi chaque sujet est traité très brièvement (entre une et trois pages) mais efficacement. Charge à vous ensuite de vous renseigner plus amplement sur un sujet précis !

Ainsi, vous pourrez découvrir pêle-mèle des sujets tels que :

  • D’où proviennent les bruits des os de nos mains que l’on fait craquer ? Spoiler, ce ne sont réellement les os qui craquent.
  • La greffe fécale n’est pas sexy mais elle existe et a commencer à sauver des microbiotes de souris… alors ce sera peut-être le tour de l’homme bientôt ?
  • Notre peau est reliée directement à nos émotions et la science le prouve
  • Les éponges étaient de vraies éponges avant d’être des éponges (vous suivez ?)
  • La sexualité des canard est terrible, pire qu’un champ de bataille
  • Notre cerveau a la capacité de se régénérer, y compris passé l’adolescence (dans une certaine mesure)
  • Vous pouvez parrainez un coucou pour les sauver de l’extinction et les suivre en direct grâce à une balise GPS

Comme vous pouvez le constater, ils sont extrêmement variés, et surtout passionnants. Il est clair qu’il y a quantité de sujets que je n’aurais jamais songé à découvrir ou creuser si je n’avais pas lu cet ouvrage. Et maintenant, j’ai mis tellement d’onglets dans l’ouvrage que je ne sais pas comment je vais trouver le temps de tout explorer ! Mais c’est justement ça les sciences, des sujets intarissables, une passion inépuisable et quand on a fini de se renseigner sur l’un, on a en trouvé dix autres…

Dernières nouvelles de la science est ainsi un parfait petit ouvrage (de presque 400 pages tout de même !) pour emmagasiner quantité de connaissances. Certaines très sérieuses, d’autres qui pourront vous servir à briller lors d’un repas (pourquoi pas après tout ?), toutes ont en commun le sérieux avec lequel Mathieu Vidard a investigué avant d’en parler. Alors, belle découverte !

GENRE : Sciences
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Poulets Grillés – Tome 1

Si vous ne connaissez pas encore les fameux Poulets Grillés, vous allez vous régaler ! Sophie Hénaff, son autrice, est responsable de la rubrique humoristique chez Cosmopolitan. Poulets Grillés est son premier roman, elle a gagné quantité de prix avec ce dernier : Polar en série, Prix Arsène Lupin ou encore celui du Prix des lecteurs du Livre de Poche (catégorie policier).
Par ailleurs, Poulets Grillés est actuellement en cours d’adaptation pour la télévision, et j’ai hâte de voir ça.

Une brigade spéciale de supers-flics nuls réunie

Impossible de les virer, impossible de travailler avec eux, alors autant tous les réunir au même endroit où ils ne feront de tort à personne. Voici la brigade d’Anne Capestan, une flic d’élite elle aussi mise au placard. Leur but ? Ne pas faire de vagues et leur refiler toutes les affaires non résolues que l’on ne peut clore… Le but de cette brigade n’est autre que d’absorber tous les échecs des autres brigades afin d’améliorer les statistiques. Quant à ces fameux « poulets grillés », on sait déjà qu’ils ne feront pas des étincelles, et ce n’est même pas ce qu’on leur demande… Juste de courber l’échine et de pointer tous les jours au bureau.

Mais Anne Capestan a d’autres projets et compte bien faire ressortir le meilleur de ses bras cassés de collègues. Sait-on jamais… ils pourraient par hasard résoudre une affaire pas trop compliquée ou deux…

Déluré, malin et très drôle

Clairement, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi détonnant et original. L’essence même du roman est bien le genre policier, mais à la sauce clairement humoristique. Impossible de ne pas sourire en voyant l’agglomérat de bras cassés qui compose l’équipe de Capestan. Entre le flic qui porte tellement la poisse que ses collègues ne veulent plus bosser avec lui et la collègue devenue romancière à succès en s’inspirant de son travail de policière Capestan a du pain sur la planche…

Le mélange entre intrigue et humour grinçant est bien dosé. Là où l’on pense avoir affaire à un ouvrage dont le style prime sur l’intrigue, c’est tout l’inverse ! Cela n’en a pas l’air au premier abord, mais Poulets grillés a une intrigue policière qui peu à peu tisse sa toile à merveille. C’est bien amené et assez subtil pour qu’on ne voie pas venir le pot aux roses trop vite ! Et surtout, quel régal que les dialogues concoctés par Sophie Hénaff… elle réussit à donner un petit air pince-sans-rire à ses personnages, c’est juste parfait.

Alors, oui, lire Poulets grillés c’est avant tout pour se distraire et passer un bon moment de lecture entre humour et suspense. Mais la construction du roman est tout aussi importante que son style corrosif à l’humour noir. Si vous avez envie de dévorer un livre génial et atypique, le tout sans prétentions, c’est le roman parfait.

Poulets grillés a deux suites : Rester Groupés et Art et Décès.

Chronique : Marche ou crève

Carrie, Christine, Salem, Misery, La peau sur les os, La ligne verte… autant de romans emblématiques de l’œuvre du maître de l’horreur, Stephen King ! Mais je suis loin d’avoir tout lu et j’ai fait la découvert récemment d’un de ses romans les plus populaires : Marche ou crève. Sorte de dystopie où des ados courent jusqu’à la mort pour remporter un potentiel magot, Marche ou crève est un roman violent et glaçant.

L’ouvrage est paru en 1979, mais c’est seulement en 2018 que l’on entend parler d’une future adaptation cinématographique !

Mieux que le marathon…. La longue marche

Ils sont cent sur la ligne de départ… il n’en restera plus qu’un à la fin. Interdiction de marcher à moins de 6,5 km/h sous peine d’avertissement. Au bout de trois, vous êtes mort. Pas de pause, pas de repos. Vous satisferez vos besoins – manger, pisser, etc – en marchant. Autant dire que les paramètres rendent La longue marche très brève, quelques jours à peine.

Voici les principes de base qui régissent La longue marche. Tous les ans, ils sont très exactement cent à y participer. Le gagnant remportera une énorme somme d’argent ainsi que tout ce qu’il souhaite. C’est pour cela qu’il y a toujours autant de participants d’années en années…

C’est ainsi que nous suivons Ray Garraty, originaire du Maine (comme Stepehen King), personnage principal de cette terrible histoire, il porte le numéro 47 dans la course.

Ancienne couverture de Marche ou crève aux éditions J’ai Lu.

Un roman cru à l’extrême

Bien avant la mode des dystopies, Marche ou crève avait déjà tous les ingrédients qui en font une excellente. Des règles rigides au point d’être mortelles, une société qui se délite mais dont ignorera tout ou presque en dehors de la terrible Longue marche…

Nous allons ainsi suivre la course de Ray Garraty du début jusqu’à… la fin de son parcours. Réussira-t-il ? Sera-t-il éliminé comme les 99 autres participants ?

La narration de Marche ou crève a beau être tapissée de dialogues, il y a énormément de passages à vides où Ray cogite. Il a beau avoir presque une centaine d’adversaires, son pire ennemi reste lui-même. Mettre un pas devant l’autre devient de plus en plus dur, surtout quand on commence malgré tout à se lier d’amitié aux autres marcheurs… Certains vont être tués par balle sous ses yeux, d’autres vont connaitre une fin plus terrible : hémorragies, crampes mortelles, évanouissement, délires…

C’est un roman très dur que celui-ci car on sait qu’il n’y aura pas de fin heureuse, que Ray gagne ou non, ce qu’il vit dans cette course est terrible, traumatisant. Il faut bien avouer que c’est le genre de livre qu’on ne lâche pas, on veut connaitre l’issue le plus vite possible pour Ray et ses concurrents ! La moindre phrase qu’ils partagent les humanise incroyablement. Certains sont d’ailleurs très jeunes (ce sont tous des ados) mais l’approche d’une mort imminente les rend lucides, admirables pour certains.

Marche ou crève est donc une très bonne dystopie, même si sa conclusion m’a quelque peu laissée sur ma faim. J’aurais aimé que Stephen King développe un peu plus sa fin, pour moi, il manque un dernier petit chapitre afin d’être parfait.

Ce roman reste toutefois excellent, mais c’est loin d’être mon préféré de l’auteur. Je préfère quand il s’essaye au fantastique et au surnaturel avec Simetierre ou Christine.  

Chronique : Dans les angles morts

Un roman d’ambiance dense et prenant aux allures de polar…

Premier roman d’Elizabeth Brundage à paraître en France, Dans les angles morts est un livre à part. Paru en janvier 2018 chez Quai Voltaire, l’ouvrage est à la fois un roman noir, un polar à haute teneur psychologique et un magnifique portrait de l’Amérique rurale des années 70/80. Bienvenue donc dans la petite ville de Chosen…

Un terrible meurtre à la hache 

Tout débute avec un mari paniqué qui vient de découvrir le cadavre de sa femme dans son lit, une hache en pleine tête. Qui a bien pu commettre un crime aussi terrible et violent ? Pour quels motifs ? Et dire que leur fille Franny est restée pendant des heures dans la chambre d’à côté, si proche du cadavre de sa mère…

C’est ainsi que l’on part à la découverte du couple que formaient Catherine et George, des relations qu’ils avaient avec leurs proches, leurs collègues… et comment un tel drame a pu se nouer. Hautement psychologique, regorgeant de portraits humains fascinants, Dans les angles morts est un roman parfait et captivant…

Bienvenue dans la petite ville de Chosen…

Chosen : cette ville, Catherine n’a jamais désiré y vivre, et encore moins habiter dans la maison que George leur a trouvée pour eux et leur fille Franny. Surtout quand on connaît le terrible passif de la famille qui y a vécu avant eux. Comme si le malheur était attiré par cette vieille ferme solide mais singulière…

On commence donc à découvrir Chosen, ses habitants, le couple George/Catherine, les mécanismes qui constituaient leur quotidien, leurs habitudes… et leurs travers.

Dans cet ouvrage, que l’on peut assimiler à du roman noir (pas franchement du polar ni du policier), la psychologie des personnages est absolument primordiale. Ils sont d’une profondeur insondable, complexes… vivants. On découvre leurs aspirations, leurs regrets, leurs rancœurs… et peu à peu, un portrait se brosse.

On navigue alors entre le monde professoral et artistique de George et celui beaucoup plus terre à terre de Catherine, qui gère le plan domestique. On alterne également entre l’année 1978, où les Hale habitaient encore leur ferme laitière avant de faire faillite et 1979, quand les Clare se sont installés.

L’un des points les plus positifs de ce roman dense mais fluide, ce sont ses personnages. Ils sont extrêmement précis et clairs dans notre esprit quand on lit leurs descriptions, leurs perceptions… Chacun est minutieusement décrit, chacune de leur pensée décryptée, expliquée, ce qui les rend terriblement réalistes. Parmi les plus touchants, on peut citer la fragile Willis, le charismatique Eddy, et la petite Franny… Ils sont uniques et terriblement touchants.

Et sans parler d’attachement, la complexité de ce qu’il se passe dans la tête de George et de Catherine est également magnifiquement bien pensé. On monte crescendo en puissance, avec de petits détails, puis peu à peu d’autres choses sont amenées et on en vient presque à trouver tout ce que nous écrit Elizabeth Brundage « normal » et logique… malgré tous ses aspects terrifiants.

……

Pour ceux qui aiment les romans d’ambiance où l’on peut se faire hypnotiser par certains personnages (je pense aux superbes frères Clare en écrivant ces lignes…), Dans les angles morts est pour vous. Mélange de genres, flirtant parfois avec l’étrange (quelques lignes à peine sur 530 pages !).

C’est une très belle escapade dans l’Amérique profonde et rurale des années 70 qui ne vous laissera pas indifférent.

Chronique : Journal d’un vampire en pyjama

Un roman/témoignage magique de Mathias Malzieu sur la maladie qu’il a traversée et ce qu’il a décidé de réaliser quand il la vaincrait

Mathias Malzieu est le chanteur/compositeur du groupe français Dionysos. Il est également écrivain (et il est doué). Que l’on connaisse on non son groupe de rock, que l’on apprécie ou non sa musique, peu importe car il est ici question d’un récit de vie touchant, rien d’autre.

Il a déjà écrit les romans poétiques suivants : La mécanique du cœur (il y a également un film), Le plus petit baiser jamais recensé, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi… et d’autres encore !

Une maladie du sang extrêmement rare…

Alors que tout va bien pour lui, du jour au lendemain, Mathias Malzieu est fatigué, s’essouffle vite, n’a plus la force de faire son travail. Il souffre pendant les heures de tournages de son clip, mais ne dit rien à personne. Le lendemain, il part faire une prise de sang… C’est ainsi que tombe le terrible diagnostic : Aplasie médullaire.

Un nom étrange pour une maladie du sang qui est extrêmement rare… Commence ainsi pour Mathias un parcours du combattant où le courage est omniprésent. Difficile d’être optimiste et combattif dans ce genre de situation, et pourtant, il n’a rien lâché et va tout entreprendre pour survivre.

Voici l’histoire touchante, romancée et magnifique de Mathias Malzieu, de sa douce Rosy qui va l’épauler, et des nymphirmières qui vous papillonner autour de lui pour le guérir…

Un roman-témoignage d’une poésie poignante

Inattendu et magnifique, Journal d’un vampire en pyjama est à la fois un roman, un récit de vie, et bien plus encore… C’est d’une poésie infinie, chaque mot est pesé pour donner un effet magique à chacune des phrases de ce roman. Et quand ce n’est pas poétique, c’est beau, tout simplement. On arrive même à rire parfois malgré la tension dramatique qu’une telle histoire vraie peut apporter.

  • De quel groupe êtes-vous ? demande-t-elle.
  • Dionysos, je réponds.
  • Je parlais de votre groupe sanguin.
  • A oui… O+.

Et puis, il y a tous les noms et mots inventés par Mathias Malzieu, comme pour exorciser ce mal qui le ronge de l’intérieur, qui fait de lui un vampire (il se décrit ainsi).

Il y a les nymphirmières, ces femmes de l’ombre qui vont tout faire pour le sauver à coup de prise de sang, de petits soins, de sourires, d’attention. Il y a également Dame Oclès, personnage récurrent qui vient visiter notre narrateur durant ses rêves ou ses périodes de fièvre, menaçante, elle personnifie le danger omniprésent que vie Mathias Malzieu.

Et puis, il y a aussi Rozie, bien réelle, « l’amoureuse » de Mathias comme il l’appelle. La façon dont il parle d’elle est incroyable. Il la décrit comme une nymphe, une fée, un petit être magique qu’il a eu la chance de rencontrer et qui a accepté de faire du chemin avec lui… Elle semble fragile, mais elle est forte, je ne sais pas à quoi elle ressemble, mais les descriptions qu’il fait d’elle sont incroyables.

« Rosie n’est pas dans le déni de la maladie, ses pulsions d’espoir n’en sont que plus salvatrices. Son corps ressemble à s’y méprendre à un michonnier, cet arbre fruitier qui ne produit que deux fruits par vie. On raconte que lorsqu’on s’endort entre ses branches, on se réveille amoureux.

Histoire vraie… A l’hôpital, quand il faudra qu’elle s’en aille la nuit, je dévisserai sa poitrine. Je la poserai sur ma table de chevet, et quand je me sentirai trop angoissé, je la presserai comme deux oranges. Je la cacherai dans le petit meuble à côté du lit et le matin elle pourra venir la récupérer pour aller au travail ».

Ainsi, Journal d’un vampire en pyjama est un magnifique texte à la fois touchant, magique, prenant. Entre onirisme et réalisme brut par moments, on passe un merveilleux moment de lecture…

De plus, pour ceux qui auraient la version chez Le livre de poche, il y a en fin d’ouvrage Carnet de Board (un carnet de bord fait en skate board !). Un court texte d’une cinquantaine de pages qui raconte l’épopée folle que s’était promis de faire Mathias s’il guérissait : un road-trip en skate à travers l’Islande. Le tout est parsemé de photos couleurs pour nous permettre de vivre de plsu près encore cette folle aventure !

….

En somme, ce livre est une pépite. Il donne confiance en soi et en l’autre. Il prouve que l’on peut s’en sortir malgré parfois des parcours terriblement difficiles. C’est une belle histoire, et cela d’autant plus qu’elle est véridique… A découvrir donc !

TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Idaho

Un roman captivant, aux personnages tellement humains et réalistes qu’on les suivrait jusqu’au bout du monde… 

Initialement paru aux éditions Kero en 2016, Idaho est sorti chez Le livre de poche en mai 2017. Il n’a pas fait grand bruit à sa sortie, et c’est bien dommage. Je vais donc essayer de réparer cela, car Idaho est un roman qui a réussit à me captiver de bout en bout, ce qui est assez rare pour être souligné.

Il s’agit du seul roman d’Andria Williams écrit à ce jour, mais j’espère en découvrir d’autres de sa plume…

Inspiré d’une histoire vraie, dans les États-Unis des années 60

Saviez-vous que les Etats-Unis avaient eux aussi eu leur incident nucléaire ? Les toute premières pages du roman en parlent : un réacteur nucléaire militaire a explosé le 3 janvier 1961, près d’Idaho Falls. Idaho nous conte cette histoire, de façon romancée tout est étant axé principalement sur l’histoire du couple que forment Paul et Natalie. Comment en sommes-nous arrivé à l’incident du 3 janvier ? Ce roman vous l’explique.

Paul est militaire de profession, il emmène femme (Nathalie) et enfants (deux) à Idaho Falls pour travailler dans un centre militaire. Il ne le sait pas encore, mais Paul va travailler sur les débuts de ce qui sera un réacteur nucléaire…

Idaho, c’est l’histoire d’un incident, certes, mais également celle d’un couple extrêmement humain, attachant que l’on a envie de suivre jusqu’au bout. J’espère pouvoir vous donner envie de découvrir ce roman qui m’a tant plu et même marquée grâce à ses personnages forts.

Un roman merveilleux, une histoire captivante entre réalisme et amour

Lire Idaho, c’est découvrir un pan de l’Histoire américaine très méconnu, mais c’est également la découverte d’une auteure. En effet, Andria Williams m’a sidérée par sa maîtrise de l’intrigue où elle noue réalisme et romance à la perfection.

Le couple formé par Nathalie et Paul est cirant de précision. Les relations complexes que vit Nathalie au quotidien, notamment son intégration au sein des autres femmes de militaires, les jeux de pouvoirs sous-jacents, etc.,  tout est y est mené de main de maître.

Comme si nous y étions, nous découvrons les ressentis, les pensées de chacun. C’est si bien mis en scène que l’on se croirait là-bas avec à eux à réfléchir à ce qui les torture chacun. Nathalie est peu à peu tourmentée par sa vie de femme de militaire isolée, avec ses enfants. Paul quant à lui commence à voir les problèmes s’accumuler à la base où il travaille… personne n’écoute ses nombreux avertissements sur la sécurité défaillante du système…

Les derniers chapitres sont les plus effrénés, (mais aussi les plus fous et les plus incroyables) on ne peut résister à l’envie de savoir quelle sera l’issue d’Idaho.

…..

Quelle sera l’issue de cette histoire pour Nathalie et Paul ? A vous de le découvrir au travers de ce MERVEILLEUX roman. Je suis rarement subjuguée par un roman, mais Idaho m’a vraiment fait cet effet. Impossible de décrocher tant au niveau de l’intrigue qu’à celui des personnages à la psychologie finement traitée. C’est un roman qu’il ne faut louper sous aucun prétexte car ses quelques 570 pages se dévorent au final très rapidement !

Ci-dessous, découvrez la playlist idéale à écouter durant la lecture d’Idaho.

Actualité éditoriale : Ces romans à paraître en fin d’année 2017 qui me tentent énormément… – Partie I

La rentrée littéraire 2017 approche à grands pas… et avec elle son lot de tentations ! Que ce soit en littérature dite blanche ou dans le domaine de l’imaginaire, il y de quoi contenter tout le monde, dans tous les formats. Il y en a d’ailleurs tellement qui me tentent que je suis dans l’obligation de couper en plusieurs parties l’article (au moins trois), pour ne pas que vous frôliez l’indigestion livresque. Comme d’habitude, cet article de présentation est TOTALEMENT subjectif et n’est que le reflet de mes envies. Le but étant encore et toujours de remplir la bibliothèque des plus merveilleux livres possibles. (Pour les curieux, j’ai rédigé le même type d’article sur les nouveautés en albums jeunesse à paraître).

La fée, la pie et le printemps – Elisabeth Ebory – ActuSF

Et on commence les hostilités avec un roman au visuel magnifique et à l’argumentaire tentant. « En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine...« 

Un résumé aux allures féériques, une aventure qui a l’air un peu folle… Il n’en faut pas plus ! D’autant que je viens de voir que l’ouvrage sera publié sous le label Bad Wolf, collection d’ActuSF que j’adore tout particulièrement pour son format et son esthétique… Bref, ça sort le 19 août 2017.

Pour les plus curieux, vous pouvez même découvrir les 30 premières pages du roman dès maintenant sur le site de l’éditeur.

Derniers feux sur Sunset – Stewart O’Nan – Points

Un roman sur le monde du cinéma ayant pour personnage principal Francis Scott Fitzgerald ? Je prends ! L’ambiance, l’époque, l’atmosphère… tout contribue à donner envie de lire ce roman qui fut très plébiscité lors de sa parution en grand format. Il arrive en poche le 17 août prochain.

« En 1937, Francis Scott Fitzgerald devient scénariste pour la Métro Goldwyn Mayer. C’est l’Age d’Or d’Hollywood, du jazz et des parties mémorables. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Humphrey Bogart, Greta Garbo. Loin de sa chère Zelda, internée, et de sa fille Scottie, Fitzgerald est perdu. Il tente de préserver leur vie familiale, mais tombe amoureux de Sheilah Graham, une journaliste mondaine qu’il a prise pour une aristocrate anglaise. Ces trois dernières années-là sont celles de la lutte acharnée que mène Scott contre ses ennemis : l’alcool, la dépression, et le peu d’estime qu’il a pour lui-même. Oui, Hollywood sera pour lui « l’envers du Paradis », un lieu de souffrance et peut-être d’expiation… Ecrivain de l’intime, conteur de talent, Stewart O’Nan dévoile dans Derniers feux sur Sunset le vrai visage de Fitzgerald : celui d’un homme brisé par la vie, tandis que la fête bat son plein. Un livre poignant et plein de nostalgie.« 

Le monde flottant – Alan Spence – Editions Héloïse d’Ormesson

Dès qu’un ouvrage, qu’il soit documentaire ou romancé à propos du Japon paraît, ça m’intéresse ! Dans Le monde flottant, l’Écossais Alan Spence nous propose un roman « typiquement » nippon. Il s’agit d’une réédition d’un ouvrage déjà paru chez le même éditeur en 2010. Affaire à suivre, mais ce titre m’intrigue fortement et je pense qu’il peut être très intéressant à découvrir, d’autant que les éditions Héloïse d’Ormesson ont un catalogue aussi varié que qualitatif.

« 1858. Tom Glover, 15 ans, est courtier maritime à Aberdeen, lorsqu’on lui propose le poste de contremaître du comptoir d’import-export, à Nagasaki. Sans trop hésiter, le jeune aventurier quitte son Écosse natale pour tenter sa chance en Orient, et voit vite son audace récompensée. Prêt à relever tous les défis, il se lance dans le commerce de la soie, du riz, des armes, de l’opium, des navires ; il fonde une manufacture de thé, ouvre une mine de charbon. Glover, rebaptisé Guraba-san, est l’un des moteurs de la révolution dans ce Japon sur le point d’être propulsé du système féodal à la modernité.
De 1859 à 1945, ce personnage hors normes, doué d’une énergie incomparable, connaît une réussite industrielle et financière époustouflante. Trafiquant et capitaliste intrépide, il nourrit également une passion sincère pour le pays et se révèle un redoutable stratège dans les relations entre Occidentaux et Japonais. Initié à l’éthique samouraï, au zen et à la poésie haïku, Glover devient l’allié des clans rebelles. Amant fougueux, il épouse deux geishas et connaît des amours tumultueuses.
Son extraordinaire histoire accompagne celle de l’île à travers le siècle. Sa destinée rocambolesque inspira le personnage de l’officier de marine dans Madame Butterfly.« 

A la table des hommes – Sylvie Germain – Le livre de poche

Comme j’étais passée à côté à sa parution en grand format, voici que le poche arrive (et le fait qu’il y ait un corbeau sur cette couverture également est du pur hasard). La quatrième de couverture donne tout simplement très envie, entre réalisme merveilleux et nature sauvage… Ce roman semble cacher une très belle histoire qu’il me tarde de découvrir. Parution le 23 août 2017.

« Son obscure naissance au cœur d’une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines. S’il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l’espèce animale, dont une corneille qui l’accompagne depuis l’origine. A la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain. Comme Magnus, c’est un roman hanté par la violence prédatrice des hommes, et illuminé par la présence bienveillante d’un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission.« 

Les stagiaires – Samantha Bailly – Le livre de poche

Les stagiaires de Samantha Bailly arrive en poche ! Pour moi qui l’attendais depuis des années, c’est une merveilleuse nouvelle. Le grand format était chez Milady à 18,20€ et comme on ne peux pas toujours s’acheter à ce coût un ouvrage, l’arrivée en poche est une aubaine.

L’histoire est celle d’Ophélie, Arthur, Hugues et Alix qui veulent tous une chose : intégrer l’entreprise Pyxis, référence dans le monde du manga et des jeux vidéos. Mais l’étape du stage est incontournable pour qui veux travailler dans le « merveilleux » monde de l’entreprise…

Je pense que c’est typiquement le genre d’ouvrage fait pour moi. Réaliste mais pas barbant, totalement ancré dans son temps. Affaire à suivre, mais je pense que ce livre mérite que l’on se penche dessus ! Parution le 23 août 2017.

« Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne. Etudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. à leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro… Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?
Quand la « génération Y » entre en collision avec le monde du travail : un récit marquant dans lequel beaucoup de jeunes adultes se reconnaîtront.« 

Hemlock Grove – Brian McGreevy – Super 8

Que serait une rentrée littéraire qui détonne sans une nouveauté Super 8 ? Fade. Et heureusement, des nouveauté chez eux, il y en a !

Leur rentrée littéraire commence avec Hemlock Grove, à paraître le 24 août 2017, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça a l’air de déchirer (aïe). Littéralement. Et comme je ne suis JAMAIS déçue par leurs publications, je ne vais pas me gêner pour « libérer la bête en moi » comme ils disent dans leur présentation.

« Hemlock Grove (Pennsylvanie) n’est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d’une jeune fille vient d’être retrouvé. Une chasse à l’homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l’œuvre d’un homme ? Et si certains en savaient plus qu’ils ne voulaient bien le dire ?

Page-turner impitoyable, chronique adolescente dark en diable, roman gothique 2.0, Hemlock Grove est une plongée sans retour dans le miroir inversé du rêve américain. C’est aussi une série à succès dont les trois saisons ont été diffusées sur Netflix.« 

Moriarty – Kim Newman – Le livre de poche

Alors, personnellement j’ai déjà ce titre en grand format, chez Bragelonne (une édition sublime avec les pages argentées, c’est une merveille…). Mais je me dis que ça peux fortement vous intéresser de savoir que cet ouvrage paraît en poche ! Je vous fait confiance pour vous laisser tenter… Tous ceux qui aiment la littérature aux élans british et mystérieuse devraient être séduits par Moriarty.

« Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson… Vous obtenez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty – serpent d’une intelligence remarquable, aussi cruel qu’imprévisible – et le colonel Sebastian Moran – violent, libertin et politiquement incorrect. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, tenant dans leur poing police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants : membres du Si-Fan assoiffés de sang, Vampires de Paris, et même une certaine Irène Adler…

Un style élégant et plein d’humour typiquement britannique. Une revisite impertinente de l’œuvre de Conan Doyle. On s’amuse énormément.  Ariane Marquis, actusf.com. »

Journal d’une princesse – Carrie Fisher – Fantask

Avant de décéder, l’actrice emblématique de la saga Star Wars Carrie Fisher a écrit quatre ouvrages. Journal d’une princesse est le tout premier à paraître en France ! J’ai déjà eu la chance de lire le livre, et je l’ai trouvé très intéressant, on découvre la jeune femme qui se cache derrière la princesse. Ce livre, c’est la compilation des écrits de Carrie Fisher lorsqu’elle avait 19 ans. On y découvre ses ressentis, l’image (assez négative) qu’elle avait d’elle, son humour… Et sa relation avec Harrison Ford, dont elle parle beaucoup. Oui.

En somme, j’ai trouvé cet ouvrage très intéressant. Je pense qu’il est à réserver aux lecteurs fans de la culture geek et de Star Wars, mais on y apprend énormément de choses ! Sa vision du monde du cinéma et du succès de Star Wars m’a beaucoup plu, de même que le respect qu’elle a pour ses fans. Jusqu’au bout, Carrie Fisher était une belle personne. Elle a connu un succès fulgurant trop jeune, qu’elle n’a jamais su vraiment gérer, et elle a fait confiance aux mauvaises personnes, c’est peut-être là ses seuls défauts. Parution début octobre 2017.

Chronique : Légion – Tome 1

Légion 1Je ne suis pas fou vous savez….

On ne présente plus (ou presque) le grand auteur de l’imaginaire qu’est Brandon Sanderson. Nous avons presque tout lu de lui, et à chaque fois, c’est un coup de cœur… Légion ne fait pas exception. L’ouvrage est toutefois à classer à part dans l’œuvre de l’auteur. Bien loin de la fantasy de Fils-des-brumes ou du roman fantastique tel que Cœur d’Acier auquel nous a habitué Brandon Sanderson, Légion est en quelque sorte le journal d’un fou… Voici l’histoire du plus génial des… schizophrènes.

Légion pour les intimes

Stephen Leeds, ou Légion, voici le nom de ce nouveau héros atypique. Légion a des dizaines de personnalités et un manoir entier pour les loger. Grâce à ces dernières, il est l’homme le plus intelligent de la planète… et aussi l’un des plus riches. Il peut résoudre tous les questionnements, toutes les énigmes pour peu qu’il s’en donne la peine.

Mais le poids de ce prestige est cependant est lourd : chacune de ses personnalités est un peu borderline, pour ne pas dire complètement givrée.

Il y a d’abord J.C., celui qui adore les flingues et les armes en tous genres ; Ivy, son « aspect » à l’esprit de déduction incroyable ; Kalyani, son « aspect » parfait pour dialoguer en Israël… et la liste pourrait être très longue.

Le jour où Stephen Leeds se voit proposée une enquête pas comme les autres, ce dernier accepte de creuser la question avec ses hallucinations. Et oui, découvrir qu’un appareil photo qui remonte le temps existe, cela change la donne… à l’échelle mondiale.

Superbes personnages, bonne enquête, délicieux dialogues !

Encore et toujours, Brandon Sanderson nous offre un nouveau concept fantastique. Ce très court roman (ou longue nouvelle de 90 pages) et génialement pensé et écrit. Les nombreuses hallucinations (ou aspects) de Légion sont toutes attachantes et surtout vivantes. Si vivantes, que Légion doit réserver autant de place dans un avion qu’il emmène d’hallucinations avec lui. Si réelles qu’elles ont parfois leur vie propre, leurs tracas…

L’enquête sur cet appareil photo qui a le pouvoir de produire des clichés qui remontent le temps est bien construite, et passionnante jusqu’à la dernière phrase. Cette investigation va mener Légion et ses aides en Israël, et le mener également sur le chemin de son propre passé… Le tout est net, efficace et cruellement trop court.

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Que de questions à la fin de cet ouvrage ! Et pour cause… Légion n’est qu’un premier tome. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il arrive très prochainement en France et qu’il sera deux fois plus épais. Son titre : A fleur de peau. La traduction sera assurée par Mélanie Fazi, qui retranscrit à merveille les romans de l’auteur.

Chronique : Les Tommyknockers

Les TommyknockersPour décrire de façon brève ce livre de Stephen King il y a un mot : déception. Ce livre n’est pas un échec cuisant, mais pas loin. Voici ma petite liste de tout ce qu’il y avait de décevant et de « gâché » dans ce livre…

Déception au niveau de l’écriture : Il faut avouer qu’habituellement, Stephen King est parmi les meilleurs pour nous « foutre les jetons » ; sauf que là il n’y avait rien ou presque (le seul passage terrifiant se trouve sur la fin, quand Gard entre dans le fameux Hangar de Boby), hormis cela c’est le néant le plus total… l’ennui est remplacé par la peur, dommage. De plus, les personnages, qui sont creusés (ce qui en soit est positif et intéressant) le deviennent trop parfois, je pense au personnage alcoolique de Jim Gardener, ou Gard où l’on a le droit à plus d’une centaine de pages sur sa dépravation… bof bof.

Déception au niveau du rythme : Même si l’évolution des Tommyknockers n’est pas très rapide, le rythme du livre est d’une lenteur exaspérante, à tel point que l’on est parfois tenté de sauter des pages (oh ! Sacrilège que je n’ai heureusement pas commis).

Déception au niveau de l’histoire : Eh oui… pauvre de moi, je me suis dit « Oh ! Du Stephen King dont le sujet traite d’une petite invasion extraterrestre dans une bourgade perdue du Maine. Ça peut être très intéressant, on échappera aux stéréotypes ! » Eh bien oui… et non. Il faut avouer que la façon dont le sujet est traité change des grandes guerres contres les martiens qui veulent conquérir notre planète de façon violente. Sauf que, même si la façon de procéder des Tommyknockers pour conquérir Haven, puis le monde est différente de d’habitude : insidieuse, sournoise, psychologique, Stephen King n’a pas su la mettre en valeur. Résultat on s’ennuie, et la fin est décevante…

Au final ce livre a très peu de rebondissements, même si l’on ne peu pas décrocher à certains passages, il reste truffé de longueurs. En somme, je vous déconseille de lire les Tommyknockers, surtout si vous n’avez jamais lu de Stephen King, ce livre pourrait vous rebuter. Je vous conseille de commencer par Christine par exemple, qui lui est génial !